Pour espérer progresser en course à pied, il faut s’entraîner efficacement. Et s’entraîner efficacement… ce n’est pas aussi simple ! Faire des erreurs en course à pied c’est un classique ! Parce que l’entraînement en course à pied est pleine de bonnes pratiques qui sont contre-intuitives.

C’est donc tout à fait normal de faire ces erreurs ! Au final, c’est en faisant des erreurs qu’on apprend à mieux s’entraîner. En les comprenant et en modifiant notre façon de faire. Mais pour s’améliorer, il faut prendre conscience des erreurs que l’on fait à l’entraînement.

Je vais donc vous décrire les 5 erreurs principales que font la majeure partie des coureurs (moi compris, je les ai toutes faîtes par le passé). Des erreurs qui n’ont pu que freiner ma progression. Si vous faîtes attention à ces différents points, je vous garantie que vous serez déjà sur la bonne voie ! Ça aussi je l’ai testé. Et si vous regardez ici vous verrez ma progression depuis que je fais attention à ce genre de « détails ». Détails qui sont en fait loin d’être des détails ! 🙂

1. Aller trop vite en footing (ne partez pas!)

On commence par l’erreur que vous n’avez peut-être pas envie d’entendre. Pourtant elle est majeure donc je DOIS la mettre en n°1 ! C’est une erreur que 99% des coureurs ont fait à un moment ou à un autre tellement elle est contre-intuitive. Car courir plus vite pour progresser semble assez logique. Et c’est vrai… mais pas pour le footing !

Aller trop vite pendant les footings va avoir un effet négatif qui va se répercuter sur l’ensemble de votre entraînement. Car le but de l’entraînement en endurance fondamentale est principalement de développer notre système cardio-respiratoire, notre endurance musculaire et tendineuse. Ce qui demande de longues heures d’entraînement. Heures d’entraînement qu’on ne peut pas réaliser uniquement à allure rapide, notre corps ne tiendrait pas le rythme (trop de fatigue ou des blessures en résulterait).

Et pour le développer, il suffit de courir au-dessus de 60% FCM (Fréquence Cardiaque Maximale). Si vous avez une montre-cardio-fréquencemètre, vous verrez que c’est très lent ! Bon, comme la course à pied est un sport qui sollicite beaucoup le coeur, 60% c’est utopique pour la majorité. En bref, courir à 70 / 75% de FCM est largement suffisante pour avoir les bénéfices recherchés.

Courir trop vite en footing, c’est donc générer plus de fatigue, une fatigue inutile qui est néfaste pour le reste de l’entraînement. Le but des footings est de générer peu ou pas de fatigue. Si on court trop vite, on va créer une fatigue qui va empêcher d’être à 100% au prochain entraînement fractionné. Et du coup on ne progressera pas autant avec cet entraînement que l’on aurait dû. C’était un court résumé de mon article sur le paradoxe de l’endurance fondamentale que je vous invite vraiment à lire !

>> À LIRE : Comprendre comment le corps progresse avec l’entraînement

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2. Augmenter brutalement son volume d’entraînement

Ça parait évident que pour progresser plus vite, augmenter son volume d’entraînement est une bonne option ! Plus on en fait, plus le corps va s’habituer et plus on va progresser ! Certes, mais doubler son volume du jour au lendemain en pensant progresser est une hérésie car le corps a besoin d’un temps d’adaptation à tout changement.

Augmenter brutalement son volume, c’est infliger un gros stress à son corps. Stress qu’il vous fera sûrement payer à un moment ou à un autre ! Baisse de performance par surentraînement, blessures, les issues sont rarement sympathiques ! Ne pas augmenter son volume de plus d’une séance par semaine par saison paraît raisonnable.

Cette augmentation de volume devrait d’ailleurs se faire de manière graduelle : démarrer par un footing de 10′ et ajouter 5 à 10′ par semaine à cette nouvelle sortie. Et lorsqu’on augmente le volume, on augmente pas l’intensité dans le même temps sinon là aussi le corps peut nous le faire payer ! Tout est affaire de dosage ! 😉

>> EN LIRE PLUS : Pourquoi courir plus ne fait pas forcément progresser plus ?


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3. Un entraînement en course à pied sans variété

Oublier la variété dans son plan d’entraînement est une erreur classique du coureur. ON fait ce que l’on aime en priorité, c’est humain ! Or s’entraîner toujours sur les mêmes schémas, les mêmes types de séances va perdre en efficacité si on ajuste pas l’entraînement. Déjà côté plaisir, refaire inlassablement les mêmes séances, c’est le meilleur moyen pour en avoir marre et lâcher prise. Et côté progression, votre corps va s’habituer au type de séance proposée et la progression sera moindre.

Au diable les semaines types où on fait de la VMA courte sur 200 ou 300m le mardi, de la VMA longue sur 1000m le jeudi et une sortie longue le dimanche ! On peut en faire bien sûr, mais l’entraînement en course à pied offres des possibilités de variations multiples, il suffit de les utiliser !

Quand je parle de variété je ne dis pas qu’il faut changer de focus toutes les semaines. On peut en effet entraîner pendant 2 ou 3 mois une même qualité pour la faire progresser. Après par contre il est bon de passer à autre chose, d’avoir un autre focus comme je L’explique dans cet article dédié aux différentes qualités du coureur. Et puis varier c’est aussi dans un même cycle. De semaine en semaine on varie. On augmente la difficulté de la séance petit à petit. Ça peut se faire avec + de fractions, des fractions + longues ou encore en diminuant le temps de repos entre les fractions.

>> À LIRE : 5 exemples de séances de fractionné originales pour varier !

4. Négliger l’échauffement

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Chaque séance d’entraînement en course à pied devrait être précédée d’un de 15 minutes de footing en endurance fondamentale pour échauffer correctement le corps. Et ce particulièrement pour les séances intenses ! Idéalement il faudrait même suivre l’échauffement complet (décrit et filmé dans cet article). 15′ de footing, c’est le minimum pour que celui-ci soit prêt à fonctionner à plein régime lors de l’entraînement.

Le négliger c’est à la fois risquer de se blesser et de démarrer son entraînement “un cran en dessous”. Car l’organisme n’aura pas eu le temps de chauffer assez. Idem pour la récupération ! Après un effort intense, faire un peu de course à rythme réduit en footing voire même en-dessous de ce rythme fait du bien. Ça permet au corps de se remettre progressivement en mode récupération en continuant de faire circuler le sang.

>> À LIRE AUSSI : Mes 10 astuces pour mieux récupérer !

5. Négliger la récupération… qui est la base de la progression

S’entraîner c’est seulement 50% de l’entraînement course à pied. Je sais ça parait bizarre. Pourtant c’est la réalité ! la récupération c’est un des incontournables pour qui veut progresser en course à pied. La négliger n’est pas une option.

S’entraîner dur sur une séance de fractionné et négliger la récupération derrière… c’est mettre à la poubelle une grosse partie des progrès que l’on aurait dû obtenir ! C’est en effet avec la récupération que les progrès se matérialisent via le principe de surcompensation. Ce serait très dommage quand on sait qu’une bonne récupération passe par des choses simples. Des choses simples qui vont aussi avec une meilleure santé en général et vont donc compléter les bienfaits de la course à pied :

comprendre comment éviter les erreurs classiques de l'entraînement en course à pied
Chaussures : Altra Vanish R (voir le test)

Bonus : Entraînement course à pied = Compliqué ? NON !

En 2020, j’ai décidé d’ajouter une erreur bonus. Car je me rend compte que pour beaucoup de coureurs entraînement compliqué = entraînement efficace. Quand on voit des acronymes compliqués, des séances difficile à comprendre… ça rime parfois dans notre cerveau avec efficacité. À tord !

L’entraînement en course à pied et la progression qui va avec peut être très simple au final. Le but, c’est de trouver le bon mix entre les différentes qualités en fonction de votre niveau. On travaille beaucoup son endurance de base. On ajoute du travail de résistance, de VO2max. Et pour ceux qui veulent passer un cap, passer du temps sur le travail de vitesse pure et de renforcement est clairement utile !

>> À LIRE : Je vous aide à construire votre semaine d’entraînement ici

Voilà les erreurs principales, mais il y en a d’autres !

L’entraînement course à pied est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Il est très facile de faire des erreurs en pensant bien faire. Et si je vous ai parlé aujourd’hui des 5 erreurs classiques que la majeure partie des coureurs ont déjà faite… Ce sont loin d’être les seules ! Dans cet autre article, je vais plus loin en analysant le cas de 5 personnes qui m’ont écrit en me disant ne pas réussir à progresser.

Chacun de ces cas à une cause différente. Et pour chacun je vous donne des pistes de solutions pour progresser. Si vous vous êtes reconnu dans au moins une des erreurs classiques de cet article… Il y a de grande chance que celui-là vous aide aussi ! Donc n’hésitez pas à continuer votre lecture par ici.

Sinon, y a-t-il d’autres erreurs de l’entraînement en course à pied que vous auriez fait dans le passé et que vous voudriez partager pour qu’on les évite ? N’hésitez pas à commenter cet article, ça ne pourra qu’aider les autres coureurs !

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

26 COMMENTS

  1. Encore un article intéressant 🙂 Je retiens surtout (en ce qui me concerne) le point sur la variété. Je suis convaincue qu’il faut surprendre son corps (et son esprit) pour progresser. En théorie. En pratique, c’est moins évident …

    Exemple concret : ma coach, qui m’a déjà préparé 5 plans marathon, propose toujours le même schéma. La première fois, j’ai adoré, mais plus ça va, plus je “m’ennuie”. Pourtant, c’est efficace, car ma progression est toujours assez marquée pendant cette période. Mais la lassitude fait diminuer le plaisir … Et à te lire, je pourrais peut-être même progresser plus en variant. La question est : comment ?

    Dans mon cas, c’est toujours seuil le mardi, footing le mercredi, côtes (toujours de 1′ – récup en descente) le jeudi dans une première phase, puis vma ( toujours des 1’/1′), des 1000 m le samedi et sortie longue le dimanche. La seule “variété” est l’augmentation des durées (seuil / longue) et nombre de répétitions (côtes / vma). Alors après 12 semaines … Ben franchement on en a marre.

    Ma question est comment varier en restant dans les mêmes filières ? Je me pose souvent la question : par quoi remplacer 10 x 1’/1′ ? Idem pour les 1000 m. En bref, quels efforts équivalents pour une même filière ? Je sais bien qu’on trouve mille articles sur le net avec pléthore de plans d’entraînements, mais on s’y perd à force … Ce qui serait bien, ce serait comme un “menu” avec les différentes filières et leurs “mets” 😉 (si j’ose …)

    Merci en tous les cas, te lire est un vrai bol d’oxygène !

    • Pour les côtes, varier les pourcentages (côtes longues et faible ou courtes et raides), pour le fractionné au lieu de faire des 1000m ça peut être des 300-400m plus intenses, ou au contraire des fractionnés très longs (séries de 3-4km) avec une intensité un peu plus faible. Pour remplacer les 10 fois 1/1 tu peux faire des séries de 30”/30” en montant à 25 répétitions, plus intenses que les 1/1…
      Pour les sorties longues, faire une sortie en progression comme ça : dernier kilomètre (on va dire le 15ème) couru à allure 10km (disons 14kmh par exemple), le précédent (14ème) couru un peu moins vite (10s de plus au kilomètre, ou 0,5km/h par exemple), le précédent encore moins vite. L’idée c’est de rajouter un peu de vitesse à cjaque kilomètre en finissant sur une allure dure à tenir sur sortie longue. La sortie longue devient beaucoup moins chiante et plus qualitative.

  2. Bonjour Nicolas

    Dans ton billet fort intéressant tu as écrit “impondérable” là où je pense tu as voulu dire “incontournable”.

    Pour ma part au mois de mai j’ai ajouté une séance de fractionné a mon unique séance du dimanche puis j’ai allongé le temps de course progressivement jusqu’à faire 1:40 le dimanche et 15+fract+15 le mercredi…….a priori pas assez progressivement puisque je me retrouve avec une gêne pied droit qui m’oblige à raccourcir ma sortie longue.

    En revanche cette blessure m’amène à varier et faire de plus en plus de fartlek de la préparation physique hors CAP et du vélo.

    Après les progrès sont quant même très liés à l’individu et même un entrainement très bien mené ne fera pas progresser au delà d’un certain seuil. Perso : 43 ans ancien gros fumeur si je parviens a courir un 10 en 45 min ce sera une énorme victoire.

    Tout de même en étant plus progressif et méthodique on sent que le corps s’adapte mais il faut être effectivement ultra patient. En l’etant le gros progrès constaté c’est que j’ai regagné le poids de forme de mes jeunes années soit 62kg pour 1,80m et c’est très certainement dû à la progressivité de l’augmentation de mes entrainements…..qui n’étaient que du jogging jusqu’alors.

    Bonnes fêtes à tous.
    Jérôme

  3. Salut @valcox
    Très intéressante ta réflexion. Il y a l’aspect plaisir qui pour moi est le numéro un quand je parle de variété. J’ai besoin de varier les entrainements pour avoir envie d’y aller et de me dépasser. Est-ce que ton plan d’entrainement course à pied marathon est répété inlassablement ou est-ce que tu ne le fais qu’une fois par an? Cette année je vais répéter un plan qui a bien marché l’hiver dernier pour voir s’il fonctionne à nouveau ! C,est assez loin dans ma mémoire pour que je reprenne à nouveau du plaisir sur ces mêmes séances ! 🙂
    Mais en bref, mon point de vue, c’est que tant que ça progresse c’est que le plan est bon ! 😉

  4. Salut @jerome
    Bien vu, c’est corrigé ! 😉
    On a tous notre limite physiologique, ce potentiel qui demanderait d’optimiser 100% des secteurs pour réaliser la performance ultime. Pour un pro cela pourrait l’amener à un record de France ou du monde, pour nous simplement à savoir qu’on a réussi à s’améliorer petit à petit jusqu’à notre meilleur niveau ! Se dépasser soi même est la plus belle des victoires ! 😉
    Pour ton entrainement, cela peut être lié à pleins d’autres choses, tu sembles avoir fait ca progressivement comme tu le dis.

  5. @dreyliciouss Oui c me trotte dans la tête on peut dire ! 🙂
    Mais ça met la pression de se dire que si tu te trompes, cette fois ce n’est pas juste toi qui en subira les conséquences !

  6. Si tu prends les personnes comme moi qui debutent et ne s’y connaissent pas trop mais qui veulent progresser, y a de fortes chances que ca marche vue la marge de progression lol
    Mais faudra bien se lancer 😉

  7. Bonjour, et merci pour tout ces bon conseilles je suis débutant qui se lance dans le runing j’ ai perdu en 6-7 mois 38 kilos j’ était en obèsité morbide j’ ai fait du cardio en salle (tapis) en marche puis marche rapide. je suis toujours en obésité d’ après l’ imc mais bcp moins je pèse 87kilos pour 1m82 , 83 je sais plus ^^

    je prend note de tout ces conseilles, 🙂 mais comment varié courir c’ est courir non ? ma question peut paraître bête mais à part courir sur tel chemins tels minutes je voit pas.?

    Sinon je commencerais par du footing 5 minutes ensuite courir 20-25minutes ensuite 5minutes de récup pour commencer est ce bon ? par après 45 minutes courir ensuite 60 etc mais pas de suite.

    En marche rapide je fait 1 heure sur tapis sans courir

    Avec le temps qu’ il fait je suis pas chaud lol

    je veut me maintenir en forme

  8. Je regarde régulièrement vos article et je les trouve très intéressante. J’ai repris la course a pied depuis 10 mois et sa fessait au moins ans que je n’avais pas courue ,travaillant en restauration et en me consacrant 2 jour en moyenne de Running je ne comprend pas toujours quand vous parlé de récupération j’ai souvent les jambe lourde après des heure de service et le week end les muscle ne sont pas toujours la même si l’envie lui ai la..comment y remédier?

    • Salut @julien !
      Merci pour ton commentaire sur le blog ! Je travaillais debout il y a longtemps (vendeur) et oui en fin de journée les muscles sont raides, c’est malheureusement une contrainte ou tu ne peux pas faire grand chose… Si tu arrives à caler un footing en totale aisance en milieu de semaine, ça pourrait aider à ce que tes muscles récupèrent mieux. Et puis au final, ton travail est déjà une forme d’entraînement en soi ! 😉

  9. Salut Niko,

    On dit qu’un homme averti en vaut deux. En ce qui me concerne j’ai dû lire tous les articles de ton blog (certes tu n’es pas champion olympique mais tes RP sont excellents et surtout tu dis ne t’être jamais ou très rarement blessé).

    En plus de ton blog j’ai lu “La bible du running” de J. Sordello et “Daniel’s Running formula” de Jack Daniels donc on peut dire que je suis un peu au courant des erreurs à ne pas faire.

    Et bien plus con que moi tu meurs puisque j’ai repris comme toi la CAP en novembre, en ayant prévu une première période d’entraînement foncier de 12 semaines. Donc que de l’EF et PPG le premier mois. Sauf qu’en sortie longue un dimanche je me sentais super bien, il faisait la température idéale et là, je cours 21km en EF. Bonnes sensations. Sauf que dès le lendemain tendinites achiléennes et un mal de chien sous le pied (je soupçonne une aponévrose plantaire). On est mis décembre et ça ne part pas donc résultat je vais devoir tout stopper. Je suis dég, et pas qu’un peu.

    La morale de cette histoire c’est que peu importe ses sensations du jour: TOUJOURS RESPECTER son plan d’entraînement !

    Au plaisir de te lire.

    • Oui, malheureusement, on est tous pareil, on a tous envie à certains moments d’en mettre plus que ce qui est prévu ! C’est naturel ! Quand il s’agit de longue distances ou de séance à grosse intensité, c’est là ou on a le plus de risque si notre corps n’est pas encore prêt à ce type de travail… Ça peut être frustrant d’y aller très progressivement mais au final, c’est encore plus frustrant d’être blessée, c’est ce que j’essaye de me dire dès que l’envie me prend d’improviser ! 🙂

  10. Salut Niko,

    D’abord merci pour ton blog que je lis avec passion depuis quelques mois maintenant !
    J’écris pour une question :
    J’ai rapidement augmenté mon volume d’entrainement en passant de 0,5 séance à 3 séances par semaine et pas su détecter les premiers signaux de fatigue => j’ai fait une fracture de fatigue au pied gauche => l’enfer
    Je reprend tout juste par de petits footings et je me pose la question du volume d’entrainement que je pourrais adopter.
    D’après ton conseil général de n’augmenter que d’1 séance par semaine et par saison je ne pourrais pas faire 3 séances mais plutôt me limiter à deux ? J’ai 28 ans et cours des 20kms depuis 5 ans mais sans entrainement très régulier sur la saison.
    Je me sens physiquement capable de faire bien plus et bien mieux.
    Qu’en penses tu ?

    Merci d’avance et encore merci pour tes articles !

    • Salut @martin !
      Alors en fait le nombre de séances par semaine ne veut pas dire grand chose en soi ! J’imagine qu’avec une fracture de fatigue en courant 3 fois par semaine… Tu devais faire des sorties assez longues ? (ou avec des chaussures inadaptées mais c’est une autre histoire si c’est ça :))
      Car faire 3×30 à 40′ par semaine est rapidement atteignable à mon avis, même pour un débutant. Par contre si on commence à mettre des grosses distances (je vois que tu parles de 20km, est-ce régulier ?), une seule fois peut être de trop si le corps n’est pas habitué à ce type d’effort ! une sortie longue ça se construit aussi progressivement : partir de 50′ et augmenter de 5 à 10′ par semaine la durée de cette longue sortie évite la majeure partie des ennuis ! 🙂

  11. Salut Niko cet article est une fois de plus interessant et on s y retrouve très bien.
    Depuis que je cours je peux dire que j ai accumule les erreurs et etant plus dans le trail je confirme que j en ai pas fait encore le tour.
    Mais j ajouterai peut etre a cet article que les erreurs sont incontournables et utiles pour apprendre a se connaître et decouvrir son mode de fonctionnement qui est different entre chacun de nous. Et il est également different suivant son niveau.
    Je donne un exemple. Faire du fractionné trop vite est certes une mauvaise chose pour un coureur confirme qui doit optimiser ses entrainements pour progresser. Mais une sur vitesse chez un novice va entrainer un depassement de soit, de la souffrance, et une utilisation des plages cardio qui ne sont jamais utilisées. Il va decouvrir des sensations qui peuvent lui donner confiance ou lui faire esperer a devenir un jour un champion. C est peut etre un peu tiré par les cheveux ce que j ecris mais je souhaitais souligner que pour ma part mes entrainements ont toujours été jugé trop intenses ou trop léger… mais aujourd’hui on peut me dire que ca a fonctionne pour moi.
    La recette qui fonctionne pour moi c est
    1 apprendre a se connaitre en ecoutant les autres et en testant differentes solutions.
    2 etre honnete avec soit sur la qualite des exercices et de l’engagement realise.
    3 croire en soit tout le monde peut devenir un champion.

    Maintenant tes grandes lignes sont bien sur tres justes 🙂

  12. Intéressant @nico83 ! Je comprend bien là ou tu veux en venir en effet !
    Malheureusement, la plupart des gens ne vont pas respecter ta recette et “juste courir trop vite” en pensant que plus on s’entraine au max plus on progresser. Ce qui est vrai… quand on l’utilise avec parcimonie ! Chercher ses limites c’est bien, on en a tous besoin, mais il faut savoir pourquoi on le fait et jouer intelligemment avec cette limite ensuite !
    PS : Pour ton point 3, c’est beau mais malheureusement, on sait que la génétique est un facteur de la performance important. Même si j’optimise mon potentiel au maximum du maximum, peut-être irais-je chercher un 2h40 au marathon qui sait ? Ça ne fera jamais de moi un champion malheureusement ! 😀

  13. Moi j’ai tout fait de travers… et j’ai TOUT PERDU…. je REGRETTE DE M’ETRE MIS À LA COURSE À PIEDS et je DÉTESTE LA VIE…

    A un peu moins de 40 ans, j’ai voulu à tout prix courir le marathon… J’avais un passé de sportif du dimanche: foot, petit footing… et me voilà à vouloir faire un marathon… 5 mois d’entraînement plus ou moins réguliers, 3-4 fois par semaine…

    J’étais galvanisé par les différents sites sur le running, les différentes YouTubeuses qui courent leur premier marathon (si une fille y arrive…), je voulais aussi un peu rattrapé ma jeunesse… il y avait aussi les amis qui avait réussi leur 1er marathon, Ils racontaient que c’etait génial.

    Après 3 mois d’entrainement, j’ai donc couru un 10km puis un mois après le semi et enfin 1 mois après le marathon…

    Puis après le marathon, plus rien, je n’ai JAMAIS réussi à récupérer !!!! 2 ans après, j’ai réussi à courir un semî, ça allait mais la mobilité des genoux n’était plus la même…

    RÉSULTAT: pour une JOIE ÉPHÉMÈRE, pour un peu d’ego, J AI TOUT PERDU: des GENOUX BOUSILLÉS , je n’ai jamais récupéré ma mobilité… des heures de kyné, des médecins me parlant du sois disant syndrome rotulien DE MERDE, des IRM avec un chirurgien qui m’a fait la leçon…

    Les douleurs sont permanentes, ASSIS, DEBOUT, et à mon avis, j’ai de l’arthrose, je dois revoir le chirurgien et faire.des radio (l’arthrose, ça ne se voit pas sur les IRM)

    ET SURTOUT, CE QUI EST DUR A VIVRE, C EST DE GÉRER MA STUPIDITÉ, DE ME DIRE QU EN RÉFLÉCHISSANT UN PEU, J AURAIS PU ÉVITER CELA…

    J’essaie de me dire que c’est le destin… Pour information, j’avais un kyné passionné de running que j’ai vu pour des douleurs à la cheville entre le moment du semi et le moment du marathon… à aucun moment il n’a cherché à.me décourager pour le marathon. Et le médecin qui avant m’a prescrit le Kyné non plus…

    Mais LA VÉRITÉ C EST QUE JE SUIS LE SEUL FAUTIF…

    Pour ceux qui se sentent super fort, super bien dans leur peau, qui estime que je suis sûrement un faible physiquement ou autre, je les invite à faire un IRM pour voir si leur genou, leur cartilage, ou leur ménisque ne sont pas un peu fatigués dans le meilleur des cas (fatigués, ça veut dire DÉJÀ UN PEU ABÎMÉS)…

    Il y a des tas de sport moins traumatisants: le vélo, la musculation, même la BOXE c’est moins violent physiquement que le RUNNING… Je ne comprends pas que les gens ne soient pas plus alertés sur les méfaits de ce sport sur le long terme…. Même un MARATHON paraît anodin aujourd’hui….

    Sans parler que je me suis aussi peut être bousillé le coeur…

    Posez vous la question de savoir pourquoi beaucoup de coureur se mettent au vélo… SANS PARLER DE TOUS CES CONS DONT JE FAIS PARTI QUI N’AVOUE QUE DIFFICILEMENT S ÊTRE BOUSILLÉ EN VOULANT FAIRE LE SOIS DISANT SPORTIF…. COMBIEN DE CON COMME MOI QUI APRÈS UN MARATHON ARRÊTE TOUT ?

    Bonne continuation à CEUX QUI PRATIQUENT SÉRIEUSEMENT CE SPORT… ET BONNE FUTURE VIE BOUSILLÉE À CEUX QUI FONT N IMPORTE QUOI, INFLUENCÉS PAR INTERNET LA TÉLÉ OU LA PUB…

  14. Salut Niko.
    Est-ce que tu crois qu’on peut courir tous les jours si c’est une petite durée ? En effet, je n’ai pas trop le temps avec mon travail de bureau donc je prefere courir tous les jours 45 minutes le midi plutôt qu’une fois tous les 48h. Est-ce que ça permet quand même de se reposer correctement et de progresser ? Merci d’avance et ton article est super !

  15. Bonjour Niko,
    Alors je réponds à mon propre commentaire de l’autre fois. J’ai voulu courir tous les jours mais j’ai senti une très grande fatigue dans les mollets. Maintenant je mets une journée de pause entre deux séances de course à pied et je n’ai plus aucune douleur.
    Voila bonne journée à tous

  16. Bonjour Niko,
    Merci pour tout ces conseils. Voilà, j’étais un ancien athlète, par la suite la vie professionnelle m’a pris de mon temps. à 52ans, je suis soulagé d’avoir du temps à consacrer pour la reprise de l’entrainement. Seulement mon poids me gène un peu même si je cours un 10km aisément. 1.86m, 102 kg, je faits 5.10 mnts au Km. Je faits du fractionné “tabata”, j’aimerais faire 48 mnts au 10 km. à mes 21 ans, j’ai faits 14.10 mnts au 5000 m et 34.15mnts au 10 000.
    Est-il possible que je descend sous la barre des 50 mnts au 10km à 52 ans ? Merci.

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