La course à pied est un sport simple et complexe à la fois. Je le vois bien par le nombre de personnes qui me posent cette question : “Pourquoi je ne progresse pas“. En fait on se l’est plus ou moins tous posée à un moment ou à un autre, moi le premier. C’est même cette quête de réponses sur comment bien s’entraîner en course à pied pour progresser qui m’a amené à donner des conseils sur ce blog. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas de réponse unique à cette question, chaque cas est différent.

Mais à force de m’intéresser en détail aux différentes personnes qui m’ont posé cette question, j’ai pu retrouver des tendances, des ressemblances entre les concernés. Et ce que je vais faire aujourd’hui, c’est prendre ces différents exemples typiques et tenter d’expliquer ce qui est sûrement le problème. Peut-être allez-vous vous y reconnaître, si c’est le cas j’espère que vous pourrez retrouver la voie des progrès ! Sinon, ça pourra peut-être vous éviter de devenir l’un de ces cas classiques et continuer de progresser ! 🙂

1- Je ne progresse pas car je m’entraîne trop dur

“On m’a dit que pour progresser plus en course à pied, il fallait s’entraîner plus dur que les autres. Alors je suis aveuglément le dictat du No Pain No Gain, je suis vraiment prêt à tout pour progresser. Prêt à me donner à 200% à chaque entraînement et à en faire toujours un peu plus que ce qu’on me demande. Une fraction de plus que prévu dans la séance ? Un tempo run pour remplacer le footing de récup ? Pour progresser il faut courir vite, pas lentement, alors autant ne pas perdre de temps avec du footing. La récupération entre les séances ? Je ne peux pas dire que je fasse attention ni à mon sommeil, ni à ma nutrition… mais c’est secondaire non ? l’important c’est avant tout de courir !”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

S’entraîner dur fait progresser, bien sûr. Mais seulement si ça s’intègre dans un programme d’entraînement intelligent. Plus un entraînement est difficile plus il a de chance de faire progresser mais plus il demande une récupération importante. Et si on n’attend pas suffisamment avant de se ré-entraîner, la récupération est incomplète. Ça veut dire que les progrès seront également incomplets, qu’on n’aura pas bénéficié de tout ce que cette séance pouvait nous apporter. Dommage ! Et ce stress chronique sur le corps est aussi ce qui va amener les blessures… Bref, on a plus à y perdre qu’à y gagner ! Et je ne parle même pas de l’aspect gestion de la récupération… Il y a tellement de choses que l’on peut faire pour aider son corps à mieux récupérer… Allez lire les articles ci-dessous, ça vaut le détour ! 🙂

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> No Pain No Gain ? Mal utilisé on est sûr d’être blessé !
>> S’entraîner c’est régresser, c’est la récupération qui fait progresser
>> Récupération : 10 Conseils pour progresser

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés

Tenue de course : Cuissard Compressport Run / TriChaussures Altra VanishCeinture cardiaque Wahoo

2- Je ne progresse pas à cause du footing

“Je ne pense pas être dans le cas ci-dessus… Certes, je fais mes fractionnés de manière intense mais ensuite je fais ce qu’il faut pour récupérer ! Au quotidien, je mange équilibré, je m’hydrate correctement… Je ne suis pas obsessionnel là-dessus mais ça doit suffire pour ma pratique ! Et pourtant je ne progresse pas… Lors de mes footings, j’ai calculé mon allure d’endurance fondamentale à 5’30/km avec mon cardio. C’est vrai que je suis plus souvent autour de 5’15/km. Et j’ai le sourire quand je vois un kilomètre couru sous les 5′ ! En fait, je me sens bien et je ne force pas du tout pour faire ça. Je suis sûr que le problème ne peut pas venir de là… Si ?”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

Et bien si justement ! Aller trop vite en footing est une des causes principales du “je ne progresse pas”. Car la différence entre l’endurance fondamentale et une allure plus rapide de 15 ou 30″/km est très importante ! En particulier pour les coureurs peu expérimentés en longue distance, ces allures vont générer une vraie fatigue. Elle sera peut-être imperceptible mais même minime elle a son rôle. L’endurance fondamentale n’est pas censée générer de fatigue (exception faite des sorties longues qui sont des cas à part). Courir trop vite en footing pourra donc entraver la récupération de l’entraînement précédent et surtout compromettre le prochain. Il faut savoir s’entraîner dur sur les séances de fractionné et y aller de manière relax sur les footings, c’est la clé des progrès !

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> Endurance fondamentale, la base pour progresser en course à pied
>> Le footing, courir lentement pour courir vite !
>> Comment progresser grâce à la sortie longue ?

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés

Tenue de course : Chaussures Adidas Boston – Cuissard Adidas – T-shirt Running Addict

3- Je ne progresse pas à cause… de la vie !

“J’essaye de m’entraîner intelligemment, j’ai même fait appel à un coach pour valider que ce que je faisais était bon. Et pourtant je ne progresse pas. C’est frustrant car malgré un emploi du temps de fou, j’arrive quand même à caser mes entraînements entre le boulot et mes obligations familiales. Souvent, je me lève à 4h pour faire certaines séances, j’utilise le moindre temps que je peux trouver entre deux réunions pour suivre mon plan à la lettre… Je suis souvent en déplacement au boulot mais j’essaye quand même de faire ce que je peux pour dormir et manger correctement. Bref je ne vois pas quoi améliorer dans mon entraînement !”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

Quand on ne progresse pas, ce n’est pas forcément directement l’entraînement qui est en cause ! Car le but de l’entraînement, c’est simplement de stresser notre organisme pour l’obliger à progresser. Si on applique le bon stress, ni trop, ni pas assez, le corps se renforce et on progresse. Simple ! Mais il y a un détail important à prendre en compte. Si on doit gérer le niveau de stress spécifique à la course, il y a aussi le stress général qui rentre en jeu. Notre jauge de tolérance au stress n’est pas infinie. Si on a une vie stressante dans de multiples aspects, vouloir coller un plan d’entraînement par-dessus ne fonctionnera pas forcément.

Surtout si on doit pour ça couper sur des points essentiels comme le sommeil… Si on dépasse le niveau de stress que notre corps peut accepter, on ne va pas progresser, juste se fatiguer pour rien. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas progresser du tout quand on a une vie bien remplie. Mais ça veut dire qu’on doit adapter son entraînement à sa vie et pas l’inverse ! On progressera sûrement moins vite qu’un coureur au niveau de stress dans sa vie en général faible, c’est sûr. Mais dans la vie, on ne peut pas tout avoir en même temps… Tout est question de gestion de ses priorités ! Et mettre la priorité sur le travail ou la famille est une bonne chose évidemment ! Il faut juste avoir des objectifs en course à pied qui soient cohérents avec ça !

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> Dormir plus pour progresser plus
>> Courir plus pour progresser plus, pas toujours vrai !
>> À VENIR : Comment adapter son plan d’entraînement à sa vie de tous les jours ?

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés

4- Je ne m’entraîne pas trop dur, je ne suis pas stressé…

“… mais je ne progresse pas ! Pourtant, je suis sûr à 100% de ne pas être dans les cas précédents. J’ai une vie plutôt simple qui n’amène pas énormément de stress. J’ai toujours fait attention à bien manger et je dors suffisamment en moyenne. Et puis je fais tout pour éviter le surentraînement. Je cours quasiment tout le temps en endurance fondamentale, à un rythme où je profite à fond de ma course. J’adore ça, mes sorties se passent super bien mais je ne progresse pas… Sans avoir des désirs de performances très élevés, j’aimerais vraiment m’améliorer un peu… Je ne suis pas vraiment fan du fractionné, j’en fait de temps en temps car je sais que ça fait progresser mais il m’arrive souvent de faire une sortie en nature à la place, je m’y amuse plus.”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

Si le fait de ne pas progresser est souvent une conséquence d’un “trop” quelque part qui empêche la progression de se faire correctement… l’inverse est aussi vrai ! Ici on est dans un cas typique de sous-entraînement. Le stress que l’entraînement produit sur le corps doit être suffisamment important pour que le corps ressente la nécessité de s’adapter. Ces adaptations se passent avec simplement du footing quand on débute.

Mais lorsque le footing devient facile, il ne sert plus directement à progresser, mais à entretenir ce que l’on a développé (il est loin d’être inutile pour autant mais ce n’est pas le débat ici !). C’est là que l’introduction d’allures plus rapides dans l’entraînement devient indispensable. Pas besoin de faire des séances de fractionné de fou pour autant. Faire une séance plus active avec une section de tempo run est aussi quelque chose d’intéressant quand on veut progresser sans se mettre la pression d’entraînements très structurés !

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> Débuter le fractionné sans se stresser
>> Le 30/30, un séance de fractionné simple et ludique !

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés

5- Je ne progresse pas car je ne suis pas régulier

“Je suis super motivé à courir et je m’entraîne dur pour progresser depuis le retour du printemps. Pourtant lors de mon dernier 10km, le même que j’ai fait l’an dernier, mon chrono n’a quasiment pas bougé. J’ai fait 8″ de mieux que l’an dernier donc autant dire que j’attendais mieux avec l’entraînement que j’ai fait jusqu’à l’automne dernier et ce printemps.”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

Encore un cas classique… S’entraîner efficacement fait progresser, les différents cas précédents vous ont je pense bien montré comment juger de cela. Mais bien s’entraîner ne suffit pas. Plus important que cela encore, il y a la régularité à laquelle on court tout au long de l’année. Car si le corps s’adapte et progresse quand on lui inflige un stress, il se désadapte aussi vite qu’il s’est adapté quand ce stress n’existe plus. Il faut donc essayer d’être le plus régulier possible et les progrès seront eux aussi réguliers.

Et cet exemple concerne aussi les gens qui sont blessés régulièrement. Éviter les blessures doit être la priorité numéro 1 du coureur qui veut progresser. En fait, tout ce qui empêche de courir régulièrement 3 fois par semaine toute l’année est un frein à la progression (hors coupure annuelle) .

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> S’améliorer en course à pied, c’est être régulier !
>> Comment rester motivé à courir au quotidien ?

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés

Bonus : Je progressais mais je ne progresse plus…

“J’ai l’impression de faire les choses comme il faut. D’ailleurs ça se voit parce que je cours depuis 4 ans et j’ai toujours progressé régulièrement. Mais là depuis un peu plus de 6 mois, c’est comme si quelque chose s’était cassé. Je n’ai rien changé à mon entraînement, je cours toujours 3 fois par semaine, je fais mes fractionnés habituels et pourtant je ne progresse pas.”

Les raisons qui peuvent empêcher la progression :

Une progression qui s’arrête peut être le signe de beaucoup de choses, on l’a vu. Mais lorsque tout est fait “normalement” à l’entraînement et qu’il ne semble y avoir aucun signe justifiant cette stagnation… il y a une réponse qui fonctionne en général très bien : le changement ! Dans de nombreux cas, si un entraînement qui fonctionnait ne fonctionne plus… c’est que le stress imposé au corps par cet entraînement est devenu “habituel” et donc insuffisant pour nous faire progresser.

Pour reprendre la progression il faut alors générer plus de stress… en s’entraînant différemment ! Ça peut être en ajoutant une sortie par semaine. (Voir l’article ci-dessous pour ne pas faire de bêtises avec ça !) Mais ça peut aussi vouloir dire en intensité. Répéter régulièrement les mêmes séances les rendent à force moins efficaces. Ajouter ou changer ses séances de fractionné, faire des choses différentes de ce que l’on a l’habitude de faire pour casser la routine du corps… Bref, essayer de faire différemment !

Les articles à lire pour détailler ce sujet :

>> Combien de fois courir par semaine pour progresser?
>> À VENIR : 5 séances de fractionnés originales basées sur les avancées scientifiques

Avez-vous compris pourquoi vous ne progressiez pas ?

Alors, est-ce que je vous aidé à répondre à cette interrogation classique du “Pourquoi je ne progresse pas” ? Si c’est le cas dites le moi dans les commentaires. Sinon, dites le moi aussi, expliquez votre cas et j’essaierai d’y répondre du mieux que je peux ! Au passage, sachez que le “je” que j’utilise dans cet article n’est pas juste pour mettre un personnage en situation. Il vient aussi du fait que je suis passé par cinq des six cas classiques lors des années où je ne progressais pas… Je vous laisse deviner lesquels ! 🙂

PS : J’ai volontairement occulté l’aspect “atteinte des limites physiques”, l’article est déjà assez long ! C’est une option qui je pense ne concerne pas tant de monde que ça. Car on peut toujours aller chercher un peu plus en s’entraînant plus. On peut par contre dire comme dans le cas bonus qu’il y a une limite aux résultats que l’on peut atteindre en fonction de son investissement dans la course. Si progresser plus passe par en faire plus, vous êtes alors seuls juges pour décider si oui ou non le jeu en vaut la chandelle ! Réaliser et accepter que la réponse est non peut être une belle preuve de réalisme… La course à pied reste un loisir ne l’oublions pas !

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

25 COMMENTS

  1. Lorsqu’on court depuis des années, on atteint son niveau et la progression est plus difficile .Lorsqu’on avance dans l’âge la progression est également plus difficile et ce même avec des entrainements structurés.
    • Tout à fait ! C’est pour ça que j’ai précisé ne pas vouloir entrer dans ce sujet ! 😉
      Et plus difficile ne veut pas dire impossible. Ce qu’on perd en force et en vitesse avec l’âge peut se compenser avec l’endurance et l’économie de course ! Il ya de beaux exemples de gens qui progressent tard ! Évidemment ça ne fonctionne pas pour les coureurs aguerris qui courraient pendant leurs meilleures années. Là il faut faire et accepter que ça va ralentir ! 🙂
  2. Bonjour Nico, voici mon cas personnel: Après 2 opérations importantes (arthrodèse lombaire puis prothèse de hanche) et un arrêt de 2 ans, j’ai pu reprendre la course à pied il y a 6 mois avec une gène très relative. Mais malgré 3 entrainement par semaine ( EF et fractionnés), je n’ai toujours pas retrouvé le niveau que j’avais avant et pourtant ma Garmin m’annonce une Vo2max et une prédiction de course bien supérieures à ce que je réalise. Une question bonus: Penses-tu des valeurs de VO2max prédites par les cardio-gps?
    J’ai été un peu long et m’en excuse.
    Merci. Amitiés sportives.
    • Salut !
      Je n’utilise pas les valeur de VO2max comme valeur absolue, juste comme un indicateur de forme. Les prédictions de course sont irréalistes pour la majeure partie des coureurs je te rassure ! 😉
    • Et pour le niveau… après un long arrêt, quel qu’en soit la raison, c’est presque comme repartir de zéro… Il faut tout reprendre et petit à petit les progrès se font mais on ne peut pas rattraper rapidement le retard malheureusement !
  3. Très bel article encore une fois dans lequel je me retrouve en n° 2- ”Je ne progresse pas à cause du footing”
    J’ai trop longtemps cru à tort que courir vite..tout le temps aidait à progresser.
    Je me suis retrouvé complètement cuit au 30 ieme de mon dernier marathon. Je ne respectais pas l’endurance fondamentale.
    Depuis qqes semaines, je suis tes conseils. On verra à l’autopsie s’il y a progression…
    Michel (Belgique 56 ans)
    • Salut !
      trouver le bon mix entre endurance fondamentale et des séances ou on fait parler la vitesse c’est l’idéal ! L’un sans l’autre ça ne marche pas malheureusement ! Je te souhaite de beaux progrès ! 😉
  4. Merci pour l’article !

    Une chose m’échappe et ça me semble être une prémisse manquant à cet article : comment mesurer le progrès ? Typiquement si on ne fait pas de compétition, quels sont les meilleurs moyen de constater un progrès ?

    Augmentation de la FC max ? Baisse de la FC repos ? Augmentation de la vitesse pour une zone donnée ? Des conseils ?

    Merci !

  5. Moi je suis dans le cas 2, 4 et 5 et 5bis :
    2 : quand je cours j’ai envie d’avancer – résultat je vais sans doute trop vite, mais je cours aux sensations (pas du tout envie d’avoir le nez sur une montre, je préfère profiter du paysage !), donc pas facile de se contrôler !
    4 : il faut vraiment être de bonne humeur et bien disposé lorsqu’on court tout seul, par 25-30°C, pour en plus se pousser dans ses limites… l’été japonais fait mal à mon entrainement ! Je suis souvent obligée de revoir ma sortie à la baisse pour cause de sur-chauffe : au passage je suis preneuse d’un conseil pour la chaleur !
    5 : Pareil, conserver un rythme bien régulier d’entrainement quand on a des coupures de rythme type vacances scolaires, n’est pas simple…
    5bis : le sur poids (mais ça, j’y travaille) et l’âge (ça je ne peux pas y faire grand chose !) – forcément ça met des freins, même si le premier point est forcément un puit potentiel de progrès : plus je perds, plus je gagne…
  6. Bonjour Nico, merci pour ces précisions et analyses détaillées. Qu’en est-il de la technique de course, et notamment de l’attaque de pied dans la progression d’un coureur ? Est-il envisageable de viser des progrès en améliorant et en travaillant sur sa technique de course ? Mais modifier sa technique peut créer des difficultés physiques, des blessures, et il faut là aussi travailler progressivement à cela j’imagine, merci de vos éclairages sur ce point, bien à vous, François
    • Salut François,

      Je ne parle pas au nom de Niko, au mien c’est déjà pas mal!
      La technique de course est évidemment fondamentale à la progression, si tu parles des attaques medio, talon et autres, il faut prendre en compte chaque cas, car nous ne sommes pas tous égaux.
      Puis viens au changement de technique volontaire, chose dont je fais régulièrement pour les différents types de courses, de sols, de surtout de vitesses en fonction des paramètres évoqués.

      J’entraîne des coureurs, surtout des traileurs, toutes distances, et la chose à laquelle je peux t’affirmer, est que, si tu dois changer de technique (médio, talons, quadri, ou autres ) prendre son temps est la clef du succès…
      Pour mon cas, quand je reviens courir sur route pour travailler mes perfs vitesse,ou passer certains caps VMA, si je veux être en dessous des 1h28 au semi je suis dans l’obligation d’attaquer pointe du pied. et si je reste sur du milieu ou talon je peux rester à 1h30 (et plus!).

      Donc oui, travailler sa technique est essentiel, mais avec douceur, pour éviter les bobos.
      Et oui le progrès suivra dès que tu auras la bonne maîtrise de la technique de course, ( toujours prendre en compte les variations de facteur environnementaux ).

      L’exemple du moment, je prépare un 100km et pour la bonne prépa, je dois travailler entre 70 % et 80% de ma FCM cela représente en KM/H à 10 et 11 max, à ce moment-là, être sur l’avant du pied, me ferrais utiliser trop d’énergie pour le rendu, donc il faut adapter sa foulée et sa technicité au moment voulu.

      Cordialement, Matt

  7. Bonjour Nico, Pour ma part je progresse mais pas aussi vite que je le voudrais 🙂
    Je cours depuis presque 1 an, j’arrive a courir à 7,5 km/h c’est beaucoup mieux qu’au début…mais c’est encore très loin de ce que font mes collègues.
    J’avais espéré qu’avec 1 année à m’entraîner je pourrais faire des sorties de groupe mais là c’est juste pas possible.
    Le problème est probablement un objectif trop élevé ou pas assez d’entraînements pour l’atteindre
    • Salut !
      C’est bien tu poses la question et tu y réponds toi même ! 😀
      Objectif trop élevé, sûrement car on veut tous progresser plus vite que ce que l’on arrive à faire, c’est humain ! Et pour le pas assez d’entraînement… tu ne dis pas comment tu t’entraines actuellement donc difficile à dire mais il est sûr que pour moi, 3 fois par semaine est un minimum pour voir des progrès sur le long terme. Au début on peut progresser avec 1 ou 2 entrainement par semaine mais ça ne dure pas !
  8. Merci Niko pour ce bel article. Je pourrais presque te demander du copyright sur certaines citations tellement j’ai l’impression de m’entendre!
    Mais bien entendu, ça passe mieux et ça paraît plus clair quand c’est toi qui l’écris! 😉
    BTW, j’ai suivi un autre de tes conseil et je teste depuis une couple de semaine les entraînement de 7min, en complément.
    Les résultats ne se sont pas fait attendre, progression déjà sensible musculairement, et douleur aux lombaires car j’ai un peu trop forcé ! 😉
    On va essayer de réguler tout ça…
    • Ahah !
      Je sais de quoi je parle, les mots sont facile à trouver quand on est passé par la majeure partie des situations ! 😀
      Pour le renforcement c’est clairement un sujet important et je vais d’ailleurs en reparler de manière beaucoup plus poussée sous peu ! 😉
  9. Bonjour
    J ai 53 ans,je cours depuis très longtemps mais les fractionnés m épuisent et je régresse inexorablement!
    Je n arrive pas à trouver de plans d entraînement adaptés à mon âge.
    • Bonjour !
      Il n’y a pas d’age pour l’entrainement (et en particulier pas à 53 ans !). L’adaptation peut valoir pour tout le monde ! un entrainement qui épuise, dont on ne récupère pas assez signifie un problème soit d’intensité trop élevé par rapport à tes capacités, soit une récupération pas suffisante ensuite. Est-ce que tu gères ta fatigue après tes fractionnés et notamment les points fondamentaux de la récupération que j’évoque ici : https://www.running-addict.fr/conseil-running/sentrainer-regresser-la-recuperation-fait-progresser/
      Ensuite pour la durée de récup entre les entrainements. En effet rien ne sert de repartir sur un entrainement et en particulier un fractionné si on a pas suffisamment récupéré du précédent, ça tendance à faire stagner/régresser plutôt que progresser…
      Ce ne sont que quelques pistes, comme je ne te connais pas je ne peux pas en dire plus mais j’espère que ça t’aidera ! 🙂
  10. Bonjour Niko,

    Tout d’abord merci pour cet article de qualité.
    Je l’ai trouvé intéressant car j’ai bien ressenti le fait que tu avais mené une analyse poussée sur des cas concrets pour déterminer les facteurs de « non progression ».

    Tu dis que tu es passé par 5 des 6 cas que tu présentes. Ainsi, si je devais deviner je dirais que tu n’as pas connu le cas bonus (6) « Je progressais mais je ne progresse plus ».
    Ai-je vu juste ?

    Pour ma part, je pense être passé dans le cas numéro 2 « Je ne progresse pas à cause du footing » car à une période je courrais sans introduire de footing « relax ». Et il est vrai que maintenant que je le fais je vois la différence (en bien ).

    Aussi, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il est important d’attendre suffisamment après un entraînement difficile parce que sinon nous avons plus à y perdre qu’à y gagner.
    Par contre, je ne te rejoins pas complètement sur le cas numéro 3, j’ai une vision différente.
    En effet, je pense que qu’il est possible d’adapter sa vie par rapport à son entraînement en s’organisant différemment et en réévaluant ses priorités.

    Par ailleurs, un autre aspect de « non progression » à mon sens que tu n’as pas évoqué est le mental.
    En effet, c’est un facteur important selon moi qui peut avoir des effets sur la progression ou la « non progression ».
    Qu’en penses-tu ?

    Enfin, je suis d’accord sur le fait que les limites physiques sont un autre sujet à part entière que tu as bien fait de ne pas aborder dans cet article.

    En tous les cas, continue d’écriture des articles de cette qualité c’est très intéressant à lire !

    Au passage, à ce jour quel est ton prochain objectif ? Car je pense qu’après une analyse de ce type tu es plus à même d’identifier dans quel « état » tu es en ce moment pour mieux aller dans la direction de ton objectif, n’est-ce pas ?

    Merci d’avance pour tes réponses et à bientôt,
    Hâte de lire tes prochains articles.

    Julien GONZALVES
    Un autre passionné de course à pied
    https://lescoureursmotives.com

    • Salut !
      Intéressant tout ça encore une fois ! Pour la réorganisation de la vie en fonction de l’entraînement… Pour la grande majorité des amateurs je ne conseille pas d’aller trop de ce côté là car ce n’est qu’un loisir qui ne devrait pas devenir le centre de tout. Évidemment sauf si la personne en question peut réorganiser des côtés “inutiles” de la vie (comme supprimé ou réduire TV, réseaux sociaux et autre activités non productive comme je l’ai fait à une époque pour continuer de m’entrainer ;))
      Prochain objectif : qualif aux mondiaux de demi ironman en 2019 tout en gardant un focus intéressant sur la course à pied cet hiver car si pas de qualif je transformerais l’objectif de fin de saison prochaine en marathon à mon avis ! 😉

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