Ce Marathon de Paris 2017 était une folie sur le papier. Il cumulait énormément de détails qui font rater une course. Que ce soit le décalage horaire, la fatigue qu’un jour et demi à fond au Salon du Running génère, une nutrition pas aussi saine que pendant ma prépa ou même ce marathon de Paris en lui même… Journée chaude au programme et parcours parisien pas le plus facile… La confiance énorme accumulée pendant ma préparation marathon était au final un peu ébréchée par toutes ces incertitudes. Mais avec une motivation au top et un mental de feu, tout est possible non ? C’est en tout cas ce que je voulais croire.

Organisation optimale !

5h50, le réveil sonne. Une nuit agitée par l’excitation mais je sais que ce n’est pas la dernière qui importe le plus, ça ne m’inquiète pas. J’ai la chance d’être à 400m des Champs Élysées (chance ou tout simplement organisation avec un airbnb réservé 1 an à l’avance) ce qui permet d’optimiser le temps pré-course. 10′ d’échauffement à 7h40, enfilage de la tenue de course spéciale marathon de Paris et départ pour être dans mon sas à 8h10 avant sa fermeture pour un départ à 8h20. Jusque là tout est nickel si on excepte que j’ai déjà eu un peu chaud à l’échauffement… Oui il fait 10° mais je vous rappelle que je viens de l’hiver canadien et qu’en plus je chauffe vite de nature… Cet aspect là est ma principal inquiétude depuis le début, j’y suis préparé, je veux faire avec, je vais faire avec.

départ du marathon de paris 2017

Départ entre excitation et concentration

Quand le décompte pré-départ commence, je sens le cardio augmenter au fur et à mesure que les secondes descendent. Ce Marathon de Paris je l’attends depuis un an et l’excitation est au summum. De fait quand je passe la ligne j’ai un push d’adrénaline énorme que j’ai du mal à canaliser. Les jambes semblent dans une super forme et après les 200 premiers mètres à 3’40 je mets le frein à main pour ne pas hypothéquer la suite. Cette descente des Champs Élysées est exceptionnelle mais il faut en même temps regarder par terre car le sol est très irrégulier…

Dans ma concentration, j’apprécie intérieurement le moment. La Concorde est magnifique avec le soleil levant. Il y a du trafic et pour garder une trajectoire optimale il faut être attentif à tous les détails. Mes souvenirs de cross remontent, je suis à l’aise dans ce contexte et je double pas mal de monde dans ces zones « techniques » avec virages, pavés, trous, trottoirs, spectateurs mal placés et autres photographes… L’allure est bonne les kilomètres s’enfilent entre 4’00 et 4’05 (je calcule à chaque borne, je ne me fie pas au GPS pour éviter les erreurs). Je râle sur les coureurs qui doublent et se rabattent directement sur tes pieds… on se croirait dans le métro parisien… Je bénis le fait que la rue de Rivoli soit encore à l’ombre car je transpire déjà pas mal…

tete de course marathon de paris 2017

Le Canadien est reconnaissable !

Je passe au 5ème km en 20’19 et attaque mon plan gestion de la chaleur au 1er ravitaillement. Une gorgée d’eau de bue et une bonne demi-bouteille sur la tête, les jambes et les bras. Je suis le seul à faire ça, mon maillot canadien comme justificatif de ce besoin. La chaleur toute relative à ce moment a un effet multiplié sur moi car je sens que ce n’est pas du luxe de commencer cette stratégie dès le début. 2 autres gorgées d’eau quelques centaines de mètres plus tard et je laisse la bouteille dans le dernier bac de recyclage. Je répéterais ce plan à chaque ravitaillement.

C’est déjà l’heure de la première difficulté du parcours, la rue de Reuilly. Celle qui m’avait fait si mal au semi en 2014 et qui en début de marathon passe très bien. Aussi parce que je ralentis volontairement. Je ne veux pas laisser d’énergie dans les montées, quelques secondes de gagnées n’en valent pas la peine, elles se payent cash sur la fin. J’y croiserai et discuterai avec Jerem que je suis sur Instagram et qui reconnaîtra ma tenue Canada. Puis la descente vers Vincennes se fera rapidement, mais sans en rajouter, en déroulant simplement la foulée.

Une erreur qui pourrait jouer des tours…

Le 10km est avalé en 40’53, toujours sur les bases de 2h52, le temps passe vite à courir dans Paris ! Ça le sera un peu moins dans le Bois de Vincennes, un peu vide à cette heure matinale. L’épisode commence mal car je laisse échapper la bouteille au ravitaillement… je viens de m’enfiler mon premier gel et j’ai bu une mini gorgée d’eau avant de la perdre… Je m’en veux et je le paierai logiquement de méchants gargouillis dans l’estomac pendant les 5km qui suivront… Heureusement ça ne sera rien de plus sérieux mais désagréable quand même. Les jambes sont en pilote automatique, ça tournemon marathon de paris 2017

Ce Marathon de Paris 2017 est magique !

Passage en 1h01’26 au 15ème km. Je suis content de voir qu’on se rapproche de Paris car le fait de courir en silence dans le Bois fait cogiter ! Pour la première fois j’ai pensé à la suite en espérant ne pas regretter ce départ tout de même rapide. Mais mon cardio est bas (je n’ai pas de ceinture mais je le sens) et à part le fait que j’ai chaud tout va bien pour le moment. A l’entrée de Paris intra-muros, il y a beaucoup de monde ça booste, je leur souris, je profite, je tape dans les mains des enfants… Mais à chaque fois que je sors de ma concentration, j’accélère inconsciemment.

Je me remets dedans en me disant à la fois que c’est bon signe mais qu’il faut éviter ces changements d’allure inutiles. Un ravitaillement se profile au 20ème km. Je n’avais pas celui-là en tête, je le pensais au 23ème (qui existe aussi au final… parfois c’est un ravitaillement tous les 6km parfois tous les 3km… bizarre). Dans le doute je prends mon 2ème gel pour pouvoir l’accompagner d’eau. Il ne m’en restera plus qu’un jusqu’à la fin.

Semi à hauteur de mon record de 2014 !

Le semi est atteint en 1h25’49, je cours encore avec le frein à main malgré l’allure toujours sur les bases de 2h52 ! L’euphorie va quand même se calmer quand à la descente pavée vers les Quais de Seine, mon quadriceps gauche va commencer à donner des signes de fatigue. Je n’ai pas fait autant de renforcement que je l’avais prévu et j’espère ne pas payer ce petit manquement dans ma prépa…

Toujours sur mon nuage !

Au 25ème km, 1h41’31 au chrono soit un dernier 10km en 40’05, le plus rapide depuis le départ malgré les buttes et tunnels. C’est bon signe, je me souviens de ma détresse à Toronto déjà au 25ème… Là je ne suis évidemment pas frais mais j’en ai quand même encore un peu sous le pied. Le soleil commence vraiment à taper mais ma stratégie d’arrosage me permet de rester mouillé tout le temps et de ne pas trop le subir. Un regard sur la Tour Eiffel à gauche, un sourire, un court moment où je savoure avant de me remettre dans la course. Le chemin vers la médaille est encore loin…

médaille marathon de paris 2017

Le muret avant le mur !

Le 30ème km passera sans heurt en 2h01’44, je suis même sur les bases de 2h51 à ce moment. Ravitaillement liquide Isostar où j’ai l’impression de boire de l’eau colorée quand j’attendais ma dose de sucre… ça commence à tirer fort dans les cuisses mais le rythme est toujours bon. Pas de mur jusqu’au 34ème km. Le premier mur de ce marathon sera un un mur du parcours… Une côte qui me fera mal, obligeant à puiser dans un stock d’énergie qui commence évidemment à manquer à ce moment de la course.

Je ne m’en remettrai jamais totalement. C’est ce type de détails qui font la difficulté du Marathon de Paris. Un 34ème km plat et j’aurais peut-être continué encore plusieurs km sur mon rythme de croisière. Là, mon dernier gel et le ravitaillement qui nous attend en haut n’y feront rien, j’ai commencé à basculer. Seulement 10″ de plus par km à ce moment, c’est rien mais dans la tête je le sais, le pire arrive, le mur, le vrai, celui qui fait toute la difficulté et le mythe du marathon est proche…

Un marathon ça se mérite !

Le 35ème avalé en 2h22’46, la ralentissement me laisse quand même sur un 2h52 au final si je maintiens le rythme mais je sais qu’il n’en sera rien. Je me motive en me disant qu’il ne reste que 6km et qu’à Toronto je marchais régulièrement depuis le 32ème… aussi en me disant que le sub 3h est quasiment acquis si je ne lâche pas dans la tête. J’essaye en tout cas. Car ça ne va plus du tout… L’allure va decrescendo et les kilomètres semblent alors durer une éternité. Eux-mêmes que je ne voyais pas passer il y a à peine 15’… J’avance toujours malgré tout à 4’30/km mais jusqu’à quand ?…

Je tire sur les bras, mais je n’ai plus l’énergie de pousser sur les jambes, je subis chaque foulée… Tirer comme un forçat sur une machine qui n’a plus d’essence fait ratatouiller le moteur… Pour moi c’est l’estomac qui va se retourner. Le fait de voir une athlète vomir sur le côté me mettra proche du même résultat. Une sensation qui ne me quittera que 15′ après la ligne d’arrivée. Je croiserai Sylvain qui me donnera le conseil d’augmenter la cadence. Je m’accrocherai à ça jusqu’au bout. Maintenant autour de 4’45/km sur ma montre (je ne suis clairement plus capable de calculer) je me dis que les 3h c’est bon mais qu’il faut se battre pour aller chercher tout ce qui est en-dessous !

Pourquoi s’infliger ça ?!

Comme pendant toute la course je reçois plein d’encouragements, les « Allez Nico » ou « Go Canada » font du bien. Je ne suis plus capable de répondre par un sourire, une grimace est comme figée sur mon visage. Je ne pourrais d’ailleurs pas vous dire grand chose sur les kilomètres 40 à 42, je pense que j’ai aussi débranché la partie souvenir du cerveau pour continuer à courir. Et la borne 42 arriva finalement avec cet effet toujours magique où le cerveau comprend que c’est la fin et qu’il peut lâcher tout ce qui reste, il n’y a plus rien à perdre. Et comme par magie l’allure augmente à coup d’adrénaline. Et le chrono au bout affiche 2h55, le sourire revient sur le visage et je trouve le regard d’Élodie après la ligne. Je lève les bras face à elle en passant la ligne au bout de 2h55’26 d’effort

ligne d'arrivée de mon marathon de paris 2017

Tenue de course : Collant KalenjiChaussures Adidas Boston – Haut exclusif Team Canada

Plus c’est dur plus la fierté est grande !

Le sourire sera de courte durée. Les célébrations viendront plus tard. L’euphorie retombe d’un coup, les douleurs reviennent, l’envie de vomir est au summum et je m’écarte au cas où… je vacille, m’accroche à une barrière sous le regard attentif des secouristes prêts à intervenir si ça va plus loin. Même si à force je connais bien l’état dans lequel peut laisser une course, je pense que j’ai aussi battu mon record de ce côté. Je resterai de très longues minutes sans pouvoir bouger de la ligne d’arrivée, vidé, retourné, assommé.

Le sentiment de victoire viendra longtemps après tout ça, au moment de récupérer la médaille. Un premier chrono sous les 3h à la triple saveur. Une belle réussite évidemment, effaçant les 3h08 de Toronto. Un bel encouragement aussi, les 2h50′ seront atteignables, je l’ai senti dans cette course. Et évidemment le plus beau des cadeaux d’anniversaire, le plus mérité car je ne le dois qu’à moi…. Et un peu à vous aussi en fait… que ce soit par commentaires ou encouragements sur le bord de la route, j’ai été porté de la prépa jusqu’à la ligne d’arrivée ! Merci à vous tous !

Envie d’en savoir plus sur mon plan d’entraînement ? Je vous en parle ici. Et si vous voulez mes conseils pour créer votre propre plan d’entraînement marathon je vous en parle ici !

sub 3h du marathon de paris 2017

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

93 COMMENTS

  1. Coucou Nico!
    Félicitations pour ton chrono! Franchement deuxième marathon à moins de 3h c’est juste incroyable.
    De la passion et clairement du travail qui ont fait une récompense largement, amplement, complètement méritée!
    Merci pour ce partage et bon courage pour la suite.
    Vive la course à pied.

    PS : Moi tranquillou je poursuis mon objectif simple de débutante d’un 10km en moins de 60 min. On a tous commencé quelque part…

    😉

    • Merci @stella ! J’aime dire que le travail paye toujours ! Parfois à retardement mais en persévérant on a toujours les fruits de son travail dans tous les cas ! 🙂
      Et quand le travail est un pur plaisir… c’est le pied ! 😀

  2. Bravo, félicitations.
    Je m’attaquerai à la distance mythique en octobre mais en trail et tes conseils et surtout ta philosophie me serviront sans nul doute.

  3. J’ai eu l’impression de vivre ta course dans ton récit ! Félicitations pour ce magnifique parcours !
    De mon côté j’ai fini mon premier 10km après une bonne préparation et avec mes 124 kg j’ai réalisé un temps qui me rends fier et ma petite famille aussi, j’avais tablé sur 1h10 et je l’ai fait en 1h08,26s . Quel sentiment de fierté et d’accomplissement ! Prochain objectif passé sous les 01h00 et qui sait……Un semi d’ici 2 ans……? Avec le mental tout est possible !!!!

    • Bravo @neeko-baker !!
      Tuas exactement le bon état d’esprit, petit à petit à ton rythme les progrès vont venir, je suis sûr que tu atteindras tes 1h en continuant à prendre du plaisir à t’entraîner ! 🙂

  4. Merci pour ce partage d’expérience.
    Un grand bravo, une récompense bien méritée.
    Bonne récup.
    Pour moi, ce sera l’année prochaine et le premier. Ça me donne vraiment envie de tenter l’expérience .

  5. je n ai pas de mot pour te dire que tu es une grande source d inspiration pour moi ,étant un peu dyslexique j ai besoin d’avoir des mise en situation réels des retour de course qui se sont plus ou moins bien passé des erreurs faites des solutions et juste pour ca j ai envie de te dire merci en espérant te voir un jour

  6. Merci pour ce témoignage ! Je m’y suis clairement reconnu dans le déroulé même si je n’en suis pas au même stade ni n’ai la même ambition. C’était mon premier marathon, fini en 4:01 avec également un bon décalage horaire + perturbations gastriques (de retour d’une semaine d’Inde). Merci pour tous tes conseils !!

    • Avec plaisir @aimery !
      Le temps importe peu tant qu’on est au niveau qu’on voulait atteindre et surtout qu’on a pris le plaisir qu’on venait chercher !
      On est tous marathoniens que ce soit en 2 ou en 6h ! 😉

  7. Un immense bravo à toi ! Même si le rythme n’est pas le même je revis complètement ma course dans ton compte rendu : la chaleur et les douches à la Vittel à chaque ravitaillement, la côte du 33è km et la dégringolade inéluctable de l’allure qui s’ensuit, le pilotage automatique à un cheveux de la rupture, et cette délivrance incroyable à la vue de la ligne d’arrivée… quelle course ! Si les courbatures disparaitront bientôt, les souvenirs eux resteront pour longtemps !

    • Clairement @aurelien les souvenirs resteront gravés très longtemps c’est sûr !!
      Une très belle course, pas facile mais mythique dans les rues de Paris ! 🙂

  8. MERCI NICO super perf Sa va me servir pour mon prochain marathon mon 1er (je vise 3 h 30 max) à Toulouse et celui de …PARIS2018 !

  9. et bien Nico tu peux être fier de toi car la chaleur était très dure… je suis partie, en tortue sur 4h15 mais ai terminé en 4h33… Surtout le manque d »hydratation car la distribution d’une bouteille était trop peu mais je m’en tire pas trop mal quand je vois toutes les personnes qui ont terminées aux urgences;;;; Bravo à toi

    • Conditions difficiles @dauge il y en aura des meilleures pour le chrono ! Être finisher est déjà grand quand tu passes plus de 4h sur le bitume sous le soleil !! 😉

  10. Félicitations !

    Ton récit est au top ! Même si je l’ai couru l’année dernière en une heure de plus, on retrouve exactement les mêmes phases, stress, euphorie, mur,…

    j’adore !

    • Merci @fabien !
      C’est pour ça que je l’écris le lendemain. Assez frais pour se souvenir en détail de chaque situation et en même temps à tête reposé, tranquillement dans le train vers ma Normandie… Mon voyage est passé super vite du coup… 😉

  11. Bravo Nico, j’ai fait un 20 km en 1h46 mais j’avoue que le marathon me fait peur… En tout cas, je suis admirative, bravo à toi et bonne récup.
    Celine

    • C’est normal qu’il te fasse peut @celine ! J’écrirais surement là-dessus ,je trouve ça sain ! C’est une distance difficile, si on a pas peur et qu’on la prend à la légère… Bonjour les dégâts ! 🙂

    • Merci @stephane !
      Je n’avais pas emporté la caméra cette fois, privilégiant la performance à 100% mais je me suis imprégné de chaque détail pour essayer de les retranscrire au mieux, ça me fait plaisir que tu aimes !

  12. Bravo Nico,
    Ton récit est magnifique, et me booste à une semaine de mon premier Marathon à Saumur (Maine et Loire).
    Je suis plein d’envies, d’incertitudes, de stress, de doutes, d’appréhension, mais le plus grand sentiment c’est la détermination qui ne fait qu’augmenter depuis le début de ma préparation.
    Te lire m’a donné les larmes aux yeux et j’ai eu l’impression de courir à coté de toi, même si je n’ai pas tes capacités.
    Cela fait maintenant quelques mois que je suis tes aventures sur Instagram et FB. Ne lache rien.
    Encore un immense bravo et surtout Merci.
     » Le corps est capable de tout, c’est la tête qu’il faut convaincre…. »

  13. Super récit captivant qui donne des frissons .Et au final ,j’ai l’impression qu’on passe tous par les mêmes étapes lors d’un marathon qu’on l’on fasse 3h ou 4h !
    Encore bravo Nico car passer sous les 3h n’est pas donné à tout le monde ;vivement le prochain en 2h50 ?

  14. Bravo Nicolas,
    Je me reconnais dans ton récit, c’était mon premier marathon, la chaleur a été très dure à gérer étant parti dans le dernier Sas.
    J’ai été opéré de l’estomac il y a 3 ans, avec une perte de 57kg, j’ai commencé à courir il y a 2 ans, les ravitaillements sont compliqués pour moi car je dois aller doucement entre manger et boire et mon estomac est tout petit maintenant.
    La cote au 34km elle pique mais j’ai rien lâché pour le finir et ce plaisir de voir la ligne d’arrivée, on a l’impression de voler 😉
    j’ai suivi ton blog depuis que j’ai commencé à courir et tes résultats sont impressionnants, encore bravo

    • Merci @pixeltriathlon ! Ce sera du duathon finalement, pas le courage de travailler la nage ! Et j’aime trop le vélo pour partager mon temps entre nage et vélo !! Mais j’espère envoyer du gros sur le vélo cet été !! 🙂

  15. Salut Niko.

    Super marathon, bravo.
    Tu fais maintenant partie de la confrérie restreinte des moins de 3 H, c’est la classe. On ne t’enlèvera jamais ça, quoiqu’il arrive à l’avenir.
    Perso, partis sur un objectif de 2H59, j’ai lâché après le 25e pour finir en 3H13.
    C’est vraiment particulier le marathon, ça fait mal, c’est dur très dur, on a envie d’abandonner, on se demande ce qu’on fout là.
    Sur le papier, je vaux largement moins de 3H, et malgré tout.. je n’y arrive pas. Et ce qu’on vaut ou pas ne compte pas, seul le résultat compte.
    Dire fait rire, faire fait taire. Moi je l’ai seulement dit, tandis que toi tu l’as fait.
    Respect Niko.
    Vince

    • Ça viendra @vince ! 😉
      Je partais sur 3h à Toronto (erreur je n’en avais pas les moyen !) et j’ai fait 3h08… Je suis revenu 6 mois plus tard bien mieux préparé et prêt à en découdre… Et là ça passe, je te souhaite la même !

  16. Bonjour nico encore bravo et merci de nous avoir partagé ton compte rendu il m’a emporté on aurait dit que j’y été bonne récupération

  17. Merci pour ce récit dés plus captivant , est chapeau pour ce record , la barre des 3 heures doit te remplir d’une immense fierté , au fina les Kényans n’étais pas si loin ( mais si il faut y croire ) 😉

    Bon courage pour ton rétablissement également un marathon sa laisse des traces , mais tu le sait déjà 🙂

  18. Bravo Niko,
    super récit, tu transmets beaucoup d’ondes positives, ça donne envie de faire et refaire un marathon, de se donner à fond,
    bravo pour tout, la préparation, l’organisation méticuleuse, le suivi, le récit, etc…
    et bon courage pour les prochaines courses, hate de te lire.

    Saad

    • Merci @saad !
      J’aime particulièrement le fait de montrer pour l’exemple qu’une bonne prépa et tout ce qui va autour donne un résultat à la hauteur de ses espérances… Quand on veut on peut ! Il peut y avoir des ratés mais souvent c’est tout de même vrai ! 🙂

  19. Bonjour Nico et surtout BRAVO,
    Je ne saurais dire plus que tout ce qui est écrit au dessus(dessous?).
    Ton récit est bouleversant et surtout captivant, on se croit avec toi en train de le vivre, ce que je ne pourrais pas faire avant bien longtemps.
    En tout cas encore bravo, bonne récup, surtout CONTINUE et encore merci !!!!

  20. Félicitations pour ta performance réalisée sur ce marathon de Paris 2017. Ta petite défaillance sur la fin de parcours est dû à ton départ trop rapide sur les champs élysées. Sur marathon, c’est la régularité au km qui est prioritaire et très importante. Tu précises l’absence du port de ta ceinture cardiaque, je pense que c’est une erreur sur ce genre d’épreuve car la pulsation est directement liée​ à l’allure au km et c’est un repère de référence. Au final, tu aurais pu voir lors du ralentissement d’allure , la variation​ de puls et faire un bilan ultérieurement​. Je dis : dommage. Sinon beau récit, on ressent quelques émotions remonter par rapport à d’autres éditions déjà effectués. Mon premier marathon de Paris en 1994, j’avais mis réellement 2h56’25 » temps officieux car à cette époque, les sans n’existait pas et il m’avait fallu 5′ pour passer la ligne départ pour un temps officiel de 3h01’25 ». Mais quel bonheur lors du passage de la ligne d’arrivée et je crois que cette sensation de joie unique est commune à chaque personne. Je suis pratiquement certain que plus tard tu seras aux alentours de 2h50′ mais il faut savoir écouter son corps et ne pas se bruler les ailes. La régularité est le fondement du marathon. Bon courage pour la suite de ton planning. Sportivement Bruno.

    • Salut @nono2765 !
      Je ne partage pas totalement ce que tu dis je pense que l’absence de ceinture m’a au contraire permis d’être plus à l’aise et de courir de manière plus détendue et de garder de l’énergie pour aller plus loin ! Je connais mes sensations et je pense pouvoir donner à l’aveugle les puls avec très peu d’écart ! Pour les Champs, à peine 200m rapide, pas en dessous de mon rythme semi, je suis sceptique sur l’impact…
      Bref je ne partage pas mais comme je le dis souvent, il y a plein de manières d’arriver au même résultat en course à pied ! Je suis confiant dans ce que je fais et continue de prendre l’expérience qui me permettra j’espère prochainement d’être sous les 2h50 ! 🙂

  21. hello, j’étais présente sur la boucle du 38-40e km dimanche, de 11h à 15h, pour supporter mes copains sur leur premier marathon… Sous le soleil pendant 4h, à crier, encourager tous les sportifs, à voir leurs visages, leurs grimaces (trop peu de sourires), essayer de les booster quand je voyais ceux qui marchaient (et s’en excusaient), ceux qui s’arrêtaient, qui s’étalaient au sol à cause de crampes, les jambes tétanisées, les traces de larmes sur leur joues, ceux qui n’en pouvaient plus… à -2km de l’arrivée… j’ai l’impression qu’avec la révolution du running, le marathon est « accessible », on court 6 mois, 1 an, puis allez, on se lance le défis de finir un marathon ! Quand je lis ton témoignage, je me dis que même toi qui est entrainé tu en a chié, alors merci, ça aide à relativiser (même si pour toi ça c’est plutôt très bien passé :D)… On l’oublis souvent, mais le marathon est une vraie épreuve physique et mentale… En tout cas, moi, d’avoir été présente pendant ces 4 heures sur la fin du parcours, je n’oublierais jamais la douleur que j’ai vu dans tous ces visages, le marathon n’est pas pour moi, je suis réaliste, c’est un vrai exploit ! alors encore bravo à toi pour ce beau chrono !

    • Salut @marion !
      Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec ton témoignage du coup ! 😀
      D’accord car le marathon s’est un peu trop démocratisé aujourd’hui alors que le défi du marathon est quelque chose qui se prépare sur le long terme et qui peut être dangereux si on le prend par dessus la jambe.
      Pas d’accord car placée entre le 38ème te le 40ème c’est un endroit ou si tu es à la limite en train d’essayer de battre ton record, le corps est dans tous les cas à bout. Certains ont juste ce qu’il faut pour aller au bout, d’autre ralentisse un peu presque à sec (moi :)) et d’autres sont malheureusement dans les états que tu décris ! Bref à ce moment de la course une défaillance n’est pas forcément une mauvaise prépa, ça dépend depuis quand la défaillance à commencé ! 😉

      • Hum oui je comprends ton point de vue, et c’est vrai que d’être placée en fin de parcours ne peut pas donner un aperçu global de ce qu’a été la course dans sa totalité :)… Je trouve juste dommage d’avoir vu autant de visages déformés par la douleur et la souffrance au km 40… mais peut -être que c’était tout autre chose d’être placée au km 42 😀 !! où là les sourires et les larmes de bonheur devaient être plus visibles !

  22. Merci pour ce magnifique récit. Je te suis depuis un an tout d’abord épisodiquement puis désormais plus assidûment. Tu peux être fier, j’espère un jour parvenir à fouler cette mythique épreuve mais chaque chose en son temps. Mon objectif de l’année est un premier semi, en juillet.
    Savoure ton super chrono, tu peux en être fier! BRAVO

    • Merci beaucoup @nel !
      Je suis fier de la prépa et du chrono qui en est sorti et j’ai hâte de m’y remettre !!! 🙂
      Vas y pas à pas tu un jour toi aussi tu seras sur marathon ! Mais ne te presse pas, attends de te sentir vraiment prête ! 😉

  23. Hello Niko,
    Après un petit mot de félicitations sur ta page FB, je viens de me régaler en lisant ton récit sur cette journée magnifique.
    Un anniv fêté de la meilleure des façon en passant sur les 3h00. Comme tu le dis, la barre des 2h50 est sûrement atteignable.
    Je coures modestement, jamais fait plus que les 20KMs de Paris et d’autres courses entre 10 et 15 KMs. Mais en te suivant sur ta page, tu m’as convaincu qu’il ne fallait rien lâcher. Et qu’une bonne préparation peut donner une bonne course.
    Encore félicitations à toi, bonne récup. Et à bientôt pour d’autres aventures.
    Sportivement

  24. Bravo pour ton chrono Nicolas !! Et merci pour tout ton ressenti, on a l’impression d’être dans ta tête à chaque minute de la course…

  25. Bravo.
    Un article qui nous offre une belle conclusion à toute la préparation qu’on a pu suivre sur ton blog.
    Oserais-je un jour me lancer ce défi, d’affronter cette distance? En tout cas tu m’en donne l’envie…

  26. Félicitations !!!! Ton compte-rendu m’a donné des frissons et malgré la difficulté décrite dans ton article…. j’ai tellement envie de me frotter à ceyye distance !!! Mais il me fait encore peur ce marathon.
    Bravo encore à toi en tout cas et la profite de ce moment avant de penser à après car avec temps comme celui-ci tu es bien au-dessus du commun des runners

  27. Bravo ! Super performance et super compte-rendu aussi ! 🙂
    Je viens de m’inscrire au marathon de Paris 2018, ça sera mon premier ! En te lisant.. j’ai tellement hâte ! 🙂

    • @maeva moi aussi je me suis inscrit un an à l’avance… l’attente est longue mais ça laisse le temps de bien s’y préparer mentalement comme physiquement !! 😀

  28. Bravo Nicolas pour ce temps impressionnant et cette préparation plus que réussie. Ton récit​ fait frissonner et me donne envie d’atteindre, un jour, le niveau pour courir un marathon, et vivre toutes ces émotions folles. Encore bravo c’est un immense plaisir de te suivre dans tes aventures !

  29. Toutes mes félicitations pour ton résultat. Comme beaucoup, je me suis reconnu dans ton récit. Je connaissais la pente de la Porte d’Auteuil au 34ème car je connaissais l’endroit, mais je ne me doutais pas qu’elle allait me maltraiter autant. Je visais un sub 3h comme toi. J’ai rêvé un moment de descendre bien plus. Mais à la fin j’étais bien content de voir la Porte Dauphine et la délivrance pour un 2h58 qui m’a comblé à 56 ans. J’ai réussi 3h06 l’an dernier et 3h26 en 2015. Merci encore et encore Bravo.

    • Super progression @saoud !!
      Je ne connaissais cette côte que par le profil du Marathon de Paris… La découverte réelle a été une belle douche froide !! lol

  30. Salut Maëva

    Tu verras c’est vraiment génial . J’étais comme toi j’avais vraiment hâte de de le faire !! C’est vraiment un très beau marathon attention à la chaleur surtout pour ceux qui finisse au heure les plus chaude 12h00 / 13h00 !!! Fais une bonne prépa et du fera ton marathon sans problème !!! BONNE COURSE

  31. Bravo Nico, c’est un super chrono, et merci pour ce beau récit!
    A te lire, ça donne très envie de tenter la distance. Je n’ai fait que 2 semis et pleins de 10km (ma distance préférée), et j’ai du mal à apprécier les longues sorties et les allures lentes. Mais ton récit bourré d’émotions me fait vraiment réfléchir. Ça a l’air tellement différent comme expérience… Tu vas finir par me convaincre d’essayer!

  32. Belle performance! Bravo!
    Ton récit est passionnant et en même temps intrigant. Tu est plutôt facile au début puis ensuite on ne sait pas si tu vas finir la course, tu nous donnes l impression que tu vas abandonner. Et on commence à se dire « non c’est pas possible qu’il s’arrête. Depuis qu’il nous parle de ce Marathon, avec tous ses conseils, tous ses investissements, toute sa motivation! » et finalement non bien sûr tu finis avec brio, avec un gros mental de guerrier. C’est la classe!
    A+

  33. Encore bravo Niko !
    Cette médaille, ce chrono et cette gestion de course tu ne les dois qu’à toi !
    Et il est clair en lisant ton CR que tu peux faire encore et ça c’est énorme aussi !!
    Ca promet 😀

  34. Bravo à toi ! Ca fait rêvé ! (Le chrono, pas les nausées…)
    J’y ai également vécu cette année mon premier Marathon en « mode découverte » (une fracture du tibia droit en octobre a sérieusement handicapé ma préparation hivernale). En te lisant, je revis le mien et pense à cette dernière sortie de tunnel sous le Troca où j’ai ressenti une pointe dans le quadri gauche ! 12 derniers km à gérer au bord des crampes… Et la bouteille d’eau qui t’échappe au dernier ravito… Bref, que du bonheur pour finir en 3h29 (objectif atteint compte tenu de mes 400 bornes de préparations…) et l’envie de relever le défi sub 3h dans un an, à 45 ballets ! 🙂
    Merci pour ton partage !

  35. Super et merci pour ton récit Niko , j’ai pris pris mon ticket pour l’édition 2018 et j’ai vraiment hâte et encore plu après t’avoir lu.

  36. Bravo ! Je lis ton compte rendu aujourd’hui et je courrai mon premier marathon de Paris le 8 avril 2018, le jour de mes 25ans ! Et comme un clin d’oeil je porterai le numéro 548 😉
    J’espère atteindre le même chrono que toi ça serait parfait pour mon premier marathon 🙂
    Bonne continuation et au plaisir de te lire !

  37. Bravo ! Je lis ton compte rendu aujourd’hui et je courrai mon premier marathon de Paris le 8 avril 2018, le jour de mes 25ans ! Et comme un clin d’oeil je porterai le numéro 548 😉
    J’espère atteindre le même chrono que toi ça serait parfait pour mon premier marathon 🙂
    Bonne continuation et au plaisir de te lire !

  38. Bon un commentaire un an après… Félicitations quand même ! Je suis un coureur d’un niveau bien inférieur pour des raisons génétiques et de mode de vie mais la passion m’anime aussi !
    Au bout de 15 marathons (enfin bientôt), mon problème reste le même : en cas de chaleur (pas canadien mais normand), cela se passe mal et au final, peu importent la qualité de la préparation, l’allure ou le mode de ravitaillement, à partir du 25 km, l’estomac pèse une tonne et je ne rêve que de St Yorre, bière et coca…
    Du coup, résolution : plus de marathon au printemps (sauf Londres cette année !, Mais printemps anglais)

  39. […] 4 mois entres deux compétitions objectifs c’est parfait si on veut les préparer de manière très spécifique ! Et puis le semi-marathon est une distance intéressante pour cela. Il génère beaucoup moins de fatigue qu’un marathon, sans être trop éloigné en terme d’allure du Ironman 70.3. L’avantage du semi-marathon est qu’on peut faire un entraînement proche de celui pour le marathon et être performant. Tout est pensé pour progresser de manière globale car à moyen terme je n’oublie pas le marathon, je ne compte pas rester sur les 2h55 de Paris 2017… […]

  40. […] 4 mois entres deux compétitions objectifs c’est parfait si on veut les préparer de manière très spécifique ! Et puis le semi-marathon est une distance intéressante pour cela. Il génère beaucoup moins de fatigue qu’un marathon, sans être trop éloigné en terme d’allure du Ironman 70.3. L’avantage du semi-marathon est qu’on peut faire un entraînement proche de celui pour le marathon et être performant. Tout est pensé pour progresser de manière globale car à moyen terme je n’oublie pas le marathon, je ne compte pas rester sur les 2h55 de Paris 2017… […]

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.