Chaque marathon est une aventure totalement différente et ce marathon de Prague n’a pas changé cette règle pour moi. Venir courir le marathon de Prague était autant un plaisir sportif que personnel. Cette ville est réputée magnifique… et elle l’est ! Alors bien sûr, en restant 3 jours, et avec un marathon, je n’ai pas tout vu. Mais ce que j’ai vu m’en a mis plein les yeux !

Avant d’aller dans le détail de la course, je tiens vraiment à remercier l’équipe de RunCzech de m’avoir offert l’opportunité de venir courir ce marathon de Prague. Il faut le dire, ils ont tout géré, tout a été simple une fois sur place et ça c’est un gros plus avant un marathon ! Navette depuis l’aéroport, hôtel proche de la vieille ville (ça me change des airbnb ou des hôtels pas cher loin du départ), repas inclus… Ajoutez à ça une petite visite de la ville avec un guide… et vous retirez tout le stress de la découverte d’une ville et de devoir constamment tout chercher… Bref, toutes les conditions étaient réunies pour que le marathon de Prague se passe de la bonne manière ! UN GRAND MERCI!

le départ du marathon de prague 2018

Dès le départ j’ai quelques doutes…

Une belle journée de printemps, un ciel dénué de tout nuage… ça risque de chauffer le crâne ! Je décide de mettre une casquette pour me protéger en espérant que ça suffise. 15 degrés à 30’ du départ, température que j’ai dû avoir… 2 ou 3 jours à Montréal en 2018 ! Pour moi, c’est chaud et je n’aime pas le chaud, alors ce facteur risque de jouer un rôle en fin de course. Les organisateurs qui diffusent un message incitant à adapter son allure à la météo n’a d’ailleurs rien de rassurant. Mais je ne change pas mes plans, je veux faire ce marathon de Prague en écoutant mes sensations avant tout.

Et dès le départ c’est ce que je fais. On part sur « les Champs Élysées de Prague », une belle avenue en bitume, plate et ombragée… si seulement les 42 kms pouvaient se faire ici ! Car plus que la météo, d’autres facteurs vont me faire déchanter rapidement. Le parcours du marathon de Prague est globalement assez plat si on ne le regarde pas de trop près… Mais une fois dessus, on se rend compte qu’il y a énormément de petites embûches. Les passages pavés d’abord où la foulée est beaucoup plus difficile à tenir musculairement, les rails de tramways aussi… et surtout la succession de faux-plats / mini-côtes que ce parcours comporte. Si on ajoute les pavés aux tunnels, ponts et petits reliefs naturels de la ville, sentir son rythme sur ce parcours est mission impossible.

le marathon de prague 2018 une sacré aventure

Définitivement mon passage préféré de la course, magnifique !

Un métronome : 20’02 au 5ème km, 40’04 au 10ème km

Je répète, sentir son rythme est mission impossible. Le fait que mes 2 premiers 5 kms soient exactement sur le même temps, n’est pas vraiment une résultante de ma gestion. Ce sont vraiment mes sensations qui ont dicté ce rythme. Car je ne fais pas confiance au GPS (et j’ai raison) dans un cadre rempli de virage, tunnels et autres câbles électriques du tramway. Je me fie un peu à la puissance de mon Stryd et les 256 watts travaillés à l’entraînement. Mais je suis souvent au-dessus en moyenne… Avec toutes les relances que ce parcours force à faire, compliqué de vraiment savoir où l’on en est. Du coup je suis trop rapide, presque 45” d’avance sur le plan initial après 10 km. J’espère ne pas le payer plus tard mais pour le moment tout va bien.
Je prends le temps de bien me ravitailler, de mouiller l’intérieur de ma casquette à chaque point d’eau, et surtout je profite de la ville. C’est toujours agréable de pouvoir courir dans une grande ville sans voiture, et Prague ne fait pas exception. Le passage du Pont Charles et des petites rues du centre-ville est vraiment magique, j’adore ! Dommage que ce soit aussi dans ces parties où il y a le plus de pavés !
le marathon de prague 2018 a été une sacré aventure

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En gestion jusqu’au semi-marathon

La suite est un peu plus classique. Une grande avenue à remonter pour nous emmener jusqu’au semi-marathon avant de faire demi-tour pour la redescendre. Moins de monde, moins de choses à voir, le meilleur moment pour commencer à cogiter un peu. Je tiens toujours une bonne allure avec 20’16 du 10ème au 15ème km mais je commence tranquillement à penser à la suite après l’euphorie du début de course.

J’essaye de penser à ma technique et à ne pas tomber quand le pavé et les rails croisent le parcours. Ça m’amène tranquillement au semi-marathon en 1h25’02 soit… exactement le temps pour atteindre mon objectif le plus ambitieux à 2h50. Celui qu’au fond de moi je pense trop ambitieux ! Vais-je l’atteindre ? C’est pas gagné, mais je m’en suis donné les moyens en ce début de course au moins.

La traversée du désert jusqu’au 30ème

Le soleil tape, ça commence à bien chauffer. Trop chauffer ? Je ne ressens pas de coup de chaleur particulier. Je continue de bien m’asperger tous les 3 km aux points d’eau, ce qui permet quasiment d’aller jusqu’au prochain sans sécher. Mais cette partie est aussi un peu moins fun. Entre le 15ème et le 30ème kilomètre, le parcours pourrait être résumé à 4 lignes droites. 2 allers-retours sur une sorte d’auto-route urbaine qui laissent le temps à la réflexion et à l’installation des premiers doutes !

C’est vers le 25ème que je me dis que ça commence à être difficile pour la première fois. Ce sentiment va évidemment aller crescendo par la suite. Mais je suis motivé à ne rien lâcher. Et je remonte pas mal de coureurs simplement en essayant de conserver mon allure. Je me dis que ça doit être pire pour eux ! 2h01’40 au 30ème kilomètre, soit sur les bases de 2h51. J’ai légèrement ralenti sur ce dernier 5 km en 20’40 mais rien de catastrophique pour le moment. Le 30ème kilomètre, là où la course commence vraiment… Le moment de vérité de ce marathon de Prague !

le marathon de prague 2018

Le fait de course… maudit 34ème kilomètre !

En fait, je sens que je commence doucement à perdre le fil. Les jambes sont lourdes, ça devient dur de tenir le rythme. Pas totalement anormal me direz-vous à ce moment de la course. Je vois la puissance que m’indique mon Stryd baisser kilomètre après kilomètre. Je suis toujours entre 4’10 et 4’15/km donc rien de catastrophique non plus mais c’est un peu tôt pour ce type de sensations. Surtout que je sens ma lucidité doucement partir avec mon rythme. On revient dans la ville, on retrouve les ponts et les pavés, ça n’aide pas non plus à conserver une allure qui était déjà difficile sur le bitume plat !

Et puis vient ce 34ème kilomètre… Celui-là même qui m’avait détruit à Paris avec sa célèbre côte. Kilomètre maudit de mes marathons ! Ici pas de côte, mais du pavé… Je bute sur un pavé pour la 3ème fois de la course… Cette fois sera la bonne, le déséquilibre me propulse en avant, la tête la première… J’ai encore le réflexe de mettre mon bras en avant mais le mal est fait. Je suis allongé de tout mon long au sol. Combien de temps ?

Je ne sais pas mais j’ai l’impression que ce moment a duré des heures. Arrêter son effort de la sorte est vraiment horrible… Le simple fait de rouvrir les yeux et d’essayer de se relever est en soi un effort énorme. Une dame m’aide à me remettre debout, les secouristes accourent en me demandant si je suis ok… je suis dans le vague, mais je semble ok. Alors je marche pendant 10 mètres et me pousse à repartir tout de suite sinon je sais que ce sera trop dur…

Le début d’un long chemin de croix

J’avais du mal avant cette chute. Mais là, j’ai définitivement laissé tout mon influx nerveux sur le pavé. Je suis en footing mais j’ai l’impression d’être à fond. Et puis mon genou gauche a dû prendre un sacré coup car ça fait mal à chaque foulée… Malgré tous mes efforts pour me reconcentrer et essayer d’accrocher le monde qui me dépasse pour me remettre dedans, rien y fait. Je suis comme perdu sur ce parcours. Le passage au 35ème se fait en 2h25 et en calculant rapidement dans ma tête, j’en suis rendu au point de me dire que même les 3h vont être dures à aller chercher… 4’50/km de moyenne à tenir jusqu’au bout… C’est exactement l’allure sur laquelle je suis à ce moment et… il faut la tenir encore 7km !
Du coup les pensées deviennent de plus en plus noires. J’ai envie de m’arrêter pour marcher, puis de m’arrêter pour abandonner. À ce moment je me dis juste « à quoi bon se faire mal pour rien ? ». Le type de pensées classiques que je chasse d’habitude rapidement. Mais là je ne sais pas si c’est la chute ou si mentalement je ne suis pas là mais j’ai vraiment du mal. 4’53, 4’58… Je perds du terrain sur les 3h et je n’arrive pas à me relancer… Pourtant il y a urgence si je veux atteindre ce nouvel objectif !

Un vrai sursaut d’orgueil au 38ème km !

Un faux plat descendant me relance naturellement… Et le 38ème kilomètre approche, un autre moment critique de ma course. C’est le moment où je repense à la GoPro qui est dans ma poche (vidéo à venir !). Je ne dirai que quelques mots à la caméra mais ils vont me rebooster. Hors de question de marcher, je dois me battre pour aller au bout. Et le déclic mental va se faire pour réussir à aller chercher un peu plus profondément en moi l’énergie pour rattraper le retard. Je n’arrive plus vraiment à juger où j’en suis sur les 3h mais je me mets juste à donner le maximum. 4’43 et 4’48 au 39 et 40ème, je reprends du temps, on ne lâche pas, ça va se jouer à coup de secondes ce sub 3h !

La fin de parcours fait vraiment mal avec plusieurs tunnels à passer. Tunnels où je ne vois absolument rien. Le passage de la lumière intense du soleil au tunnel + un haut niveau de fatigue = vision totalement trouble. C’est flippant, je ne vois pas où je met les pieds et j’ai l’impression d’avoir la tête qui tourne… Mais le plus dur est en fait de ressortir du tunnel. Car la remontée du dernier tunnel est assez marquée… et suivie par une autre montée, pavée celle-là… Bref ce 41ème km est un calvaire ! Je le passe quand même en 4’50… Tout va se jouer avec les tripes sur le dernier kilomètre !

Un sprint avec l’énergie du désespoir !

Une longue ligne droite nous amène jusqu’à l’arrivée. Je relance l’allure autant que je le peux et la vue du panneau « 500m to go » me pousse à en remettre encore un peu plus. Je ne sais pas si je vais le faire mais je ne veux pas regretter, alors je donne tout. Je ne regarderai pas la montre au panneau 42km, l’important c’est de finir le plus vite possible. Je ne sais pas d’où je sors cette énergie mais je sens que l’allure augmente considérablement dans ce dernier 200m et quand j’aperçois le chrono au loin, c’est la délivrance, ça va le faire !

Je pousse jusqu’au bout pour arrêter le chrono à 2h59’35… et démarrer une agonie qui durera de longues minutes. Plusieurs fois pendant la course, je me suis dit que c’était peut-être juste mon mental qui était trop faible aujourd’hui. Quand je vois mon 42ème kilomètre où je donne tout et où je vais seulement chercher un 4’36… je me dis que non, définitivement, le physique ne suivait pas. Car 4’36 j’en ai fait des centaines, des milliers de kilomètres à cette allure, mais jamais je n’ai dû me rentrer dedans comme ça pour tenir une telle allure. En fait si, au Marathon de Toronto 2016 et au Marathon de Paris 2017, j’ai déjà eu cette sensation…

Un bilan contrasté évidemment !

Bref j’étais trop court pour tenir les 42,195 km aujourd’hui… C’est mon 3ème marathon et pour le moment j’ai toujours eu l’impression qu’il manquait quelque chose. Cette année ma prépa a été un peu perturbée et je n’ai pas fait autant de sorties longues que ce que je prévoyais. Ça a forcément joué. Mais je pense qu’il va aussi falloir que je me penche sur un programme de renforcement plus intense en début de saison prochaine pour éviter de faiblir comme ça en fin de course.

Le marathon est une course d’endurance, où le facteur énergétique joue beaucoup (je n’en ai pas parlé mais aucun souci aujourd’hui de ce côté). Mais c’est aussi et surtout une course musculaire. Et c’est là que je pense encore pêcher aujourd’hui. Je tiens mon allure marathon sans problème mais après 30 km, je n’ai juste plus assez de fibres musculaires en bon état pour continuer d’assurer le travail. Je reviendrai sur marathon en ayant travaillé ça, pas avant. Je ne dis pas que la prochaine fois sera la bonne, mais inutile d’y retourner si je n’ai pas fait ce travail de fond. Voilà pour l’analyse du pourquoi.

le marathon de prague 2018

Maintenant suis-je satisfait de ce marathon de Prague ? Oui. Pour moi, je suis toujours en apprentissage de cette distance. Je suis convaincu que je réussirai à la dompter. Ce type d’expérience ajoutée à mes deux autres marathons est un passage important pour réussir une course pleine. Ça viendra, je le sais, je vais travailler pour, je ne lâcherai pas le morceau, vous vous en doutez bien ! 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

50 COMMENTS

  1. Alors la..moi..je dis “bravo!!! Respect!! Belle lecon de courage et de force mentale”…me vient tout de suite a l esprit une question : comment va le genou? Le reste du corps!?..il faut penser les blessures de l ame et du corps maintenant…le reste viendra en son temps….felicitation ….quel exemple pour nous..simple debutant du 10km..j aurai assurement une pensee pour toi a ma prochaine course.si tu as pu le faire!!!! Moi aussi je tiendrai!!! La fille du sud
  2. Bravo Nico et merci de nous faire partager tes emotions sur ta course. Je me reconnais bien dans ce que tu as ressenti. Nous, coureur a pied, nous passons par tous ses moments positifs mais aussi de doutes, de douleur…. mais parfois e mental permet le depassement de soi.
    Ton site est vraiment très bien, je me suis permis d inciter mes amis d aller le consulter.
    Bonne recup a toi.
    Confinement
  3. Bravo Niko et félicitations.
    Merci pour ton analyse et compte rendu de ta course ; toujours justes et sans fausses excuses .
    Tu t’es relevé après cette chute et malgré tes doutes et la fatigue de plus en plus présente , tu t’es littéralement arraché sur les derniers kilomètres .Et quelle performance !
    Comme tu l’as précisé préparations et marathons sont chaque fois différent mais ils enrichissent notre expérience .
    Place aux prochains objectifs et au plaisir de suivre tes futurs conseils …
    Encore bravo Niko
    Gilles
  4. Juste bravo !!! Il n’y a qu’en faisant un marathon que l’on se rend compte du travail complet sans ennuis qu’il faut tenir absolument afin de parvenir à terminer celui-ci. Mais souvent les temps espérés ne sont pas là mais viendront au fil du temps. Le bonheur est malgré tout de finir tant les traumatismes rencontrés vous mettent dans le doute.
    BRAVO !!
  5. Bravo, beau mental. Un peu déçu certainement, mais sous les 3h, pour un 3ème ! Et bravo pour tous les posts en général. Plein de réussite et de belles choses pour la suite !
  6. Incroyable et très inspirant, plus qu’un coach, un guerrier Niko ! Ton récit en plus d’etre bien écrit est patronnant, comme d’habitude a vrai dire. Merci de nous avoir partagé cette expérience qui nous fait grandir avec toi. Bonne recup chef
  7. Bravo Niko!

    Quel bel effort dans ces conditions! C’est ce qui s’appelle de la persévérance. WOW!
    Avec un résultat peut-être en dessous de ton objectif…mais BIEN au dessus de ce que la majorité des ours peuvent atteindre. On t’envie. encore BRAVO!

  8. Bravo,

    beau marathon, et surtout quel récit ! A lire, on a hâte de connaitre la fin. Tout y est: le contexte, la narration, le suspense, le dénouement heureux ! On en oublirait presque qu’il s’agit d’une histoire vraie 😉
    Je me pose une question de néophyte, n’ayant jamais fait de marathon dans ma vie. Est il judicieux de partir sur un rythme élevé de 15 km/h et de terminer (dans la douleur..) à 12, ou un axe de l’entrainement à suivre pourrait être de conserver une plus grande régularité sur la course entre 13 et 14 dans l’objectif de moins “griller” ses fibres musculaires au début ?
    Sportivement

  9. Je l’attendais cet article. Très curieuse de savoir ce qui s’était passé et pourquoi tu es tombé.
    Ne jamais rien lâcher nous disais-tu et c’est en fait tout simplement ce que tu as fait.

    Tu nous inspires!

  10. Bravo Niko!

    Sous les 3h c’est bien vu la défaillance physique que tu as connue… et très certainement que la chaleur (inhabituelle pour toi) doit y être pour beaucoup dans ta galère (perso je suis aussi toujours très en-dessous de mes capacités quand il fait au-dessus de 15°C): j’espère que tu pourras le prouver très prochainement lors d’un marathon couru dans des conditions plus fraiches (Boston cette année aurait du te plaire!?!)! Merci à toi de partager tes expériences, et encore félicitation pour ta leçon de courage dans les moments difficiles!
    J’espère qu’on se croisera à l’occasion sur un marathon (je pense à Boston l’an prochain!).
    Christian

  11. Félicitations Niko, c’est pour ça qu’on court, pour aller chercher cette sensation primale, ce côté reptilien qui nous fait nous relever à chaque chute et qui nous pousse à nous sublimer. Super récit ! Quid des 2 ou 3 chanceux qui ont pu partir avec toi ? ça a été pour eux aussi ?
    Bonne continuation et merci pour ton super travail, j’ai adoré ta vidéo sur Yuki Kawauchi !
  12. Bravo et mille bravo Niko hihi comme si j’étais présent avec toi au marathon j’ai tous lu ..bonne recup
  13. Félicitations ! Déjà pour moi les finisseurs de Marathons c’est des extraterrestres alors en moins de 3h, c’est énorme !
    Bravo !

    Vraiment, dis-toi que tu as encore la jeunesse et les moyens de ces exploits : c’est une chance, même si tu n’as pas exactement atteint ton objectif.

    Hâte de lire le récit de l’entraînement et de la course pour le prochain !

  14. un grand bravo ….
    J’ai vécu la course sur ma chaise là … il est vrai qu’après un vrai petit semi ce matin on sent mieux les sensations exprimées 🙂 …
    Tu as de quoi être fier , le mental nous pouvons le pousser à des limites dont nous n’imaginons pas les ressources (suffit de voir certains corps de l’armée)
    Hâte de voir quelle nutrition t’a permis de tenir sans souci !
    Encore un grand Bravo !
  15. Bravo, pour cette course, tu es finisher c’est le principal.
    Je n’ai jamais couru un marathon (couru 2 semi de Paris et quelques 10 km, je flippe surtout car bcp de souffrance.
    Merci bcp pour ton blog que j’apprécie.
  16. Bravo!!!
    Moi je n’ai fait qu’un marathon dans ma vie, et “au mental” j’ai fini avec une ostéonécrose de hanche!
    Ton récit est très bien écrit. Merci pour tes récits et tes conseils, car avec une prothèse je cours à nouveau.
  17. Bravo pour ce sub 3h. Tu as de belles capacités à la base pour le running car ce n’est pas donné à tout le monde même avec de l’entraînement.

    Je dis capacité car j’ai une collègue de boulot qui a eu son record à 2h42min sur marathon… En discutant avec elle. Elle m’a dit que clairement y a la génétique qui joue :). Même si le mental intervient c’est sûr :). Je ne sais pas quel est ton objectif final sur marathon. Courage à toi. Et amuse toi bien

  18. Pour moi, c’est la chute du 34eme km qui a provoqué ton manque de « jus » sur la fin du marathon. Peut-être qu’il te manquait un peu de fibre ou de sorties longues comme tu le dis à la fin de l’article, mais la chute coupe ton effort d’un seul coup, impossible après de retrouver ton rythme.. sans parler du fait que ton corps a dû dépenser beaucoup d’énergie dans la chute elle-même. Félicitations encore, c’est quand même une énorme performance ! Et bon signe pour la suite…
    • Je crois que tu as la palme de l’analyse la plus réaliste de mon marathon !
      On est à J+4 du marathon et je n’ai plus de courbatures, je pourrais retourner courir (si je n’étais pas sérieux et que je coupais la phase de récup que j’ai prévu, ce qui ne sera pas le cas je te rassure !).
      Je n,ai jamais récupéré “aussi vite” musculairement d’un marathon. Il semblerait donc en effet que la réponse ne soit peut-être pas musculaire… Et comme mes kilomètres pré-chute sont en 4’12 et 4’14 (avec des ponts / rails / pavés de partout) je ne pense pas que j’étais au fond du trou avant cette chute. Donc perdre 30″/km (et+) comme ça d’un coup… ne peut avoir d’autre raison que le chute. Dommage, je ne saurai jamais combien j’avais de kilomètres dans les jambes… Je pense que j’étais un peu court mais j’aurai peut-être réusir à pousser du 4’10/4’15 jusqu’au 36 ou 37 ème ? Et là c’est une toute autre histoire quand il ne reste que 5 km à pousser pour terminer ! 🙂
  19. Bravo, bravo et bravo pour cette belle course et ce mental qui a magnifiquement tenu !
    Merci à toi pour le récit de ta course et de tes entraînements
  20. Un exemple tous simplement , merci pour tous sa donne envie de chausser et d’y aller… repos et ce sera réparti pour de nouvel aventures
  21. Salut Coach !

    Merci pour ce beau retour, tu as le don de bien restituer tes courses. Je ne me suis jamais lancé dans le marathon (on ne boxe pas dans la même catégorie 🙂 ), mais tes récits donnent envie… même si on mesure bien l’exigence de cette distance. La moindre faille peut être fatale et le mental est au moins aussi important que la forme physique. Mais l’essentiel reste de courir sérieusement sans se prendre au sérieux ! Félicitation à toi pour avoir tenu tête au cap des 3h !

    Yan

    • Exact !
      Et puis ce n’est pas comme si c’était mon unique chance, mon dernier marathon. Je continue d’apprendre et je sais qu’il y a un moment ou je transformerai mon “potentiel” en gros chrono. il faut savoir être patient avec cette distance ! 🙂
  22. Ayant le même type de foulée rasante, je me sens moins seul !! C’est économique mais le moindre défaut de concentration se paye cache. Bravo pour ne rien avoir lâché !
    D’ailleurs ça m’intéresse de suivre comment tu vas travailler la résistance et/ou la foulée…
    • C,est ça !
      En fin de course je sentais que l’avant de mon pied rasait vraiment le bitume à chaque retour du pied vers l’avant… C,est un jeu dangereux… Mais étant tombé une fois j’étais concentré évidemment pour ne pas refaire d’erreur là-dessus !
  23. Super compte rendu niko merci! Le marathon est une distance vraiment particulière et qui demande pas mal d’expériences avant d’être “maitrisée” (si toutefois on peut la maitriser un jour!)
    Récupères bien et hâte de voir si le travail de renforcement musculaire te permettrait de repousser les douleurs musculaires du 34ème kms (je ressens les mêmes douleurs musculaires que toi à partir du 30/32ème kms…je pense aussi à faire un gros travail de renfo cet hiver!)
    • Merci !
      Je pense que cette dureté après le 32/33/3ème est assez classique, donc je m’attaque au problème que tout le monde a plus ou moins… On verra ce que je retire de mes recherches sur le sujet ! Je tiendrais évidemment les Addicts au courant de toute façon ! 😉
  24. Salut Niko !
    Merci encore pour cette expérience, ce partage, et cette auto-dérision aussi ;).
    Prendre du recul sur son activité est toujours difficile, et tes exemples sont inspirants. Je n’ai pas le même objectif que toi, avec “seulement” 3h30, mais tes récits vont me permettre de descendre sous ce seuil. Merci encore pour cette energie communicative, et tes articles ! Go on !
    • Énergie communicative, c’est exactement ca Franck. Niko nous donne envie d’aller toujours plus loin…dans le plaisir!:-)
    • Salut ! 🙂
      Je reste fidèle à ma philosophie, je fais les choses sérieusement, j’essaye de tout faire pour que ça se passe bien… Mais s’il y a des petits couacs… Je n’en fais pas un drame non plus ! C’est décevant, mais il y a bien plus grave dans la vie, je suis déjà chanceux de pouvoir courir un marathon !
      Bon courage pour passe cette barrière des 3h30 ! il y a un beau symbole là-dedans, la barre du 5′ au km est belle ! 😉
  25. Félicitations Niko!
    J’ai découvert ton blog récemment. merci pour tous tes précieux conseils dans l’apprentissage de la course à pied et continue de partager avec nous tes expériences, le blog est top! 😉
    Shirley
    • Merci !
      Je n’y manquerais pas, j’adore rédiger ces compte-rendus, je revis ma course une 2ème fois on le faisant, c’est génial ! 😀
  26. Félicitations et un énorme merci pour ce beau récit! (Et pour tes articles en général, très instructifs et si bien écrits)!

    Je retiens surtout cette grande leçon de positivisme : être heureux de ce qu’on a fait, être fier de chaque progrès même lorsqu’on n’atteint pas l’objectif qu’on s’est fixé et surtout… ne pas le perdre de vue pour la fois suivante (Cette leçon qui est valable dans tous les domaines de la vie et que j’aimerais parvenir à transmettre à mes jeunes élèves).

    Bonne continuation!

    • Merci !
      Oui, c’est exactement ça ! il ne faut pas se satisfaire de quelque chose qui n’a pas été comme on le voulait mais quand c’est une épreuve comme le marathon, aussi difficile, il faut savoir accepter qu’il y a pas mal de chances que ça soir le cas ! Et du coup… Prendre le positif là ou il est, savoir apprécier le moment et tout faire pour revenir encore plus fort la fois suivante ! 🙂
  27. Quelle belle épreuve ! Quel Courage! Merci pour ce post si motivant. Tu t es bien battu! Un grand bravo! Tes articles sont très utiles et motivants! Keep on going:)
  28. Bravo Nicko
    J’ai moi-même vécu le marathon de Prague cette année
    Chaque marathon est une course unique
    Comme je dis à mon entourage ils ont tous la même distance mais les parcours sont différents
    Tous ces facteurs (pavés,faux plats,tunnels etcétéra) ne font qu’enrichir notre expérience sans oublier nos capacités physiques et mentales
    Bravo à tous les finishers
    Finir un marathon est à mon sens mon premier objectif
    Prendre du plaisir est mon second objectif
    Bonne continuation à Nicko
  29. Salut Niko,

    Bravo, pour la perf, tant physique que mentale. Car ce n’est pas une courte distance. Tu as une volonté… inoxydable et tu es réaliste. Le fait de te considérer comme en apprentissage ne peut que te faire évoluer vers le haut.

    Et encore merci pour ces conseils et retours qui profitent à tous.
    Amicalement.

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