Gros objectif de mon année, devenir finisher d’un 50km et tester ma capacité en trail long. Samedi j’étais au Mont Saint-Anne au nord de la ville de Québec pour le Quebec Mega Trail. Mon premier essai sur un ultra-marathon ! Je m’y suis consciencieusement préparé, et j’étais motivé comme jamais à donner le meilleur de moi-même. Autant vous le dire tout de suite, j’ai dû aller chercher plus que ce que j’imaginais être le meilleur de moi-même. Je peux facilement valider que j’ai réalisé ma course la plus dure depuis que je cours et je l’ai finie !

Top départ pour plusieurs heures d’effort !

L’ambiance est, comme toujours sur les courses au Québec, conviviale, on est de bonne humeur, on ne se stresse pas, ce n’est que de la course après tout, j’aime cet état d’esprit ! Le soleil tape déjà pas mal au moment du briefing de départ, on est tous dans les starting blocks pour aller s’amuser dans les sentiers ! Côté équipement c’est du classique pour moi en compétition de trail, Salomon Sense Ultra aux pieds , mon cuissard Salomon et le sac Salomon Hydro 5 sont notamment de la partie.

Et à 8h15 tapantes, la meute d’une centaine de coureurs est lâchée. Passée l’euphorie des 200 premiers mètres, je me calme et me rappelle que l’objectif est d’être finisher d’un 50km, pas d’un 10km… Je commence donc à marcher dans le premier mur qui nous est proposé. Pas question de commencer à dépenser gratuitement son énergie ! Tout le monde y marche ou presque au final ! S’en suit une section en sous-bois que j’avais noté roulante… Avec les pierres, les racines, la boue et les faux-plats, ça n’a rien de roulant ! Mais pour le moment ça passe tout seul, les jambes sont fraîches, c’est un plaisir !

Quebec Mega Trail 2015

Je vais bien tout va bien !

La grosse difficulté du parcours arrive dès le début. 3km à plus de 10%, dans un terrain toujours assez… varié ! Tranquillement, en marchant comme prévu, le cardio ne monte pas plus haut que le raisonnable. Je gère, je laisse les autres me doubler, je fais ma course. J’essaye de me rappeler régulièrement cet objectif d’être finisher d’un 50km pour me calmer, moi le coureur de courtes distances. Un peu de plat et une autre montée plus tard, on traverse une zone relativement boueuse (comprendre on a de la boue jusqu’en haut des chevilles !), pas de quoi impressionner un crossman, on passe tout droit !

Quebec Mega Trail 2015

Je suis gai tout me plaît !

1km de descente où je me fais plaisir, un ravito vite expédié, et le sommet du parcours est là au km 12,5. J’attendais une descente roulante, elle ne l’est pas totalement. Tout trailer expérimenté la trouvera roulante en fait. Mais pour moi les grosses pierres rondes placées de manières aléatoire et qui empêchent d’avoir un rythme constant, ce n’est pas roulant. Je viens de la piste ne l’oublions pas ! 😀 Je me surprends tout de même avec un kilo en 4’05 sans forcer, j’ai le sourire. Pas grand chose à dire jusqu’au kilomètre 20. Je suis vraiment facile, je prends un plaisir monstre à gambader dans ces sentiers !

>> AUTRE RÉCIT PALPITANT : Mon premier marathon !

Je ne vois pas pourquoi, pourquoi ça n’irait pas !

En même temps je me demande si le retour de manivelle ne va pas être d’autant plus dur que cette première partie est facile ! Ce kilomètre 20 signe le début d’une longue section de single track le long de la rivière. Très piégeux avec ses racines par milliers, je manque plusieurs fois la chute, dont une qui aurait pu être vraiment costaud.

Mais j’adore ce terrain ! Mon genou un peu moins, je commence à sentir une petite gène sur la partie extérieure. Je me dis que ça devrait passer je n’ai jamais eu mal là. La mi-course se profile déjà et avec elle son passage au niveau du départ avant d’attaquer la 2ème boucle. Je me ravitaille, je confie que j’ai un peu mal au genou. Et surtout c’est à ce moment que je sens le coup de moins bien arriver…

Quebec Mega Trail 2015

Finisher d’un 50km, tu le veux vraiment ?

Comme le jour et la nuit, la 2ème boucle démarre tout de suite dans la difficulté. Les jambes qui étaient encore impeccables avant le ravito montrent des signes de faiblesse. La partie non-roulante du début passe beaucoup moins bien, j’ai droit à mes premières crampes. Je suis un peu circonspect. J’ai fait des 25km à l’entraînement sans soucis et là on est au 26ème km et j’ai des crampes ?

Je me dis que ce 2ème tour va être long, mais je ne sais pas encore à quel point. Arrivé dans les 3kms les plus durs, je grimpe vraiment lentement par rapport au premier tour. Et sens pourtant mon énergie se vider à vitesse grand V, comme si mon réservoir était percé. Mon ami François m’a dit qu’il fallait encaisser et laisser passer l’orage. J’essaye mais là ça ne veut plus. Je suis en plein dans la découverte du fameux mur du marathon même si c’est un trail.

Je n’arrive plus à manger sans avoir envie se vomir

Bref c’est pas la joie, arrivé sur le plat je n’arrive pas à repartir à la course, je n’ai plus aucune lucidité, bref je suis cuit. Heureusement un « concurrent » avec qui j’ai fait un bout de route au premier tour s’arrête gentiment. Il voit mon état, me donne une pastille de sel, et fait tout pour me remettre dedans. J’arriverai à le suivre 500m mais le laisse filer ensuite en le remerciant chaudement ! Je me sentirai un petit peu mieux 10′ plus tard.

Quebec Mega Trail 2015

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…

Arrive le km en descente roulante que j’ai dévalé au premier tour et… Les vrais ennuis qui commencent… Le coup de mou c’était de la rigolade ! Je blague bien sûr, je n’ai jamais été aussi mal en course… Cette descente montre que mon genou gauche n’est pas à la fête non plus. À chaque fois que je plie la jambe à la course, la douleur grandit. Ravitaillement, je fais une pause de 5′ en espérant me requinquer en me demandant si c’est raisonnable de repartir pour 20km avec ce genou…

Je trouve un collègue en souffrance et repart avec lui. Tout petit rythme, marche dès que ça monte, ça va un peu mieux. J’avance au mental, mais si ça va comme ça jusqu’au bout je sais que j’y arriverai. Le hic c’est qu’une fois en haut, il faut descendre et là je sens qu’avec mon genou ce n’est vraiment plus possible. Au bout de 100m de descente j’ai le tendon qui me fait serrer les dents comme pas possible… Je marche, essaye de courir, rebelote, remarche… Comme je suis têtu je vais essayer un très grand nombre de fois avant de m’avouer vaincu… Je me pose sur une pierre, nous sommes au kilomètre 37 et je suis perdu sur ce que je dois faire…

La blessure éloigne l’objectif d’être finisher d’un 50km…

Autant gérer le coup de barre j’y étais préparé, ce fut très dur mais l’orage est finalement passé, autant la blessure, je ne voulais même pas y penser… Les gars s’inquiètent tous de mon état en me dépassant, j’ai du mal à dire que « ça va » alors que je suis au fond du trou… Je repars à la marche, croise un signaleur, discute un peu avec lui et me motive à aller jusqu’au ravitaillement à un peu moins de 2km. Je n’ai qu’une pensé en tête, en finir avec ce calvaire…

Tout de suite sur abandon ? J’en suis vraiment proche… Surtout que ces 2km jusqu’au ravito sont une belle descente, où je me suis vraiment fait plaisir au 1er tour alors que là… Je galère même en marchant… Mais je pense à tous les copains blogueurs qui ont fait des exploits récemment. Aurore sur son marathon du Mont-Albert, FireRasta sur l’ultra-marin, Greg dans les Alpes et tous les autres…

Je pense aussi au livre de Scott Jurek que je suis en train de lire. Ce gars a réussi tellement de choses avec son mental qu’à ma place il arriverait tout de même à courir… Non définitivement l’abandon n’est pas une option. Je tiens sur mes deux jambes, j’ai de la marge sur le délai pour être mis hors course, je serai finisher de ce 50km, c’est non négociable.

Quebec Mega Trail 2015
Première Femme du 50km

Quand ça va pas, on lâche pas !

Encore un de ces ravitaillements avec une équipe de bénévoles au top… Ils sont là depuis le matin dans une zone où les moustiques sont nombreux… Avec le sourire, à essayer de te remonter le moral, de te proposer ce qui va le mieux passer comme nourriture… Un grand merci ! Je me fais poser un strap pour maintenir un peu le tendon et essaye de me ravitailler un peu. Il reste 9km pour finir cette course, mais il n’est plus question d’abandonner. J’active le mode guerrier, mets le casquette à l’envers en pensant à Aurore et repars.

Ça fait « un peu » moins mal avec le strap. J’en profite pour trottiner un peu et trouver une technique peu académique… Mais qui permet d’avancer sans trop de douleur, courir sur une jambe. La gauche reste tendue au maximum pour éviter de frotter ce tendon douloureux sur le genou, pendant que la droite tracte ce qu’elle peut. Efficace pendant 1km, je suis content, la suite me fera rager, le terrain n’est fait que de descentes, single pleins de virages, de racines et de pierres. Bref impossible de courir sur une jambe. La fin se fera donc en mode rando sportive, c’est pas aujourd’hui que je ferais du Negative Split! 😀

J’essaye quand même de marcher le plus vite que je peux. C’est frustrant car l’énergie est de retour et je sens que j’aurai à nouveau pu me faire plaisir dans ces chemins en courant ! Les kilomètres sont longs, les gars me passent avec tous ce petit mot gentil « lâche pas! »

Quebec Mega Trail 2015

Clap de fin : Je suis finisher d’un 50km dans la douleur…

Les 5 derniers kilomètres seront vraiment longs, techniques, avec notamment 2 passages de rivières avec de l’eau à mi-cuisse, pas facile sur une jambe et demi ! Quand au loin j’entends le speaker, que j’aperçois la ligne d’arrivée, le terrain devient plus stable. Pour autant je n’essaye plus de courir. J’ai juste envie de pleurer. Les applaudissements, les bravos… Je les voulais, je les attendais, mais pas comme ça… Je passe la ligne en marchant, triste, perdu, mais finisher.

Quebec Mega Trail 2015

32 COMMENTS

  1. Ah merde Nico, je suis tellement déçu pour toi.
    C’est un peu l’inconvénient des distances inconnues, on ne sait pas trop comment le corps et le mental vont réagir.
    Si la pastille de sel t’a fait du bien, ça veut dire que tu as eu un problème sur l’alimentation; peut etre trop de sucré et pas assez de salé (bcp d’ultra runner m’ont parlé de ce problème récurent, qui me touche régulièrement 🙂 )
    J’imagine ta déception. Faut réussir a trouver le positif, t’as pas abandonné, t’avais pourtant l’air d’être au plus mal. (c’est un peu bateau de dire ça mais pour avoie 2 abandons a min actif, je te garantie que finir n’est pas anodin)
    Ne reste pas trop là dessus et retourne au combat pour tout peter au marathon!!!!
    Et merci pour le clin d’oeil (même si j’étais dans un état bien pire que toi 🙂 )

    • Oh que oui tu étais dans un état bien pire que moi, c’est pour ça le clin d’oeil. Pour monter que j’ai dépassé mon meilleur samedi mais qu’ il me faudra le dépasser encore un nombre énorme de fois si je veux prétendre au genre d’exploits que tu fais! 🙂
      Pour la nutrition, c’est clairement à revoir c’est clair! « Plus on merde plus on progresse! » 😉

  2. Belle aventure Nico !

    Avec un peu de recul, tu penses que tu as eu des défaillances sur la préparation, l’alimentation ou l’hydratation avant et pendant ta course ?
    En tout cas bravo pour ton mental et ton statut de finisher! Cette épreuve ne te fera que progresser !
    Tu as une revanche à prendre l’année prochaine !

    Benjamin

    • Oui belle aventure merci! 🙂
      Préparation je suis convaincu qu’elle était bonne, pour preuve même au j’ai fini en marchant… 0 courbatures dans les jambes avec les 30kms de course. Alimentation avant je dirais bonne, pendant à revoir… Hydratation j’ai bu un bon litre en tout sur les 2 premières heures et 0,5l au ravito à mi-course je ne pense pas que ça manquait…
      Je manque d’expérience pour être sur de ce qui a cloché.
      Le genou… Les signes arrivent trop tot dans la course, ce n’était pas le jour, j’ai fait de grosses sorties valonnées à l’entrainement sans aucun signe de ce mal.. 🙂
      Je ne sais pas ou je prendrais ma revanche mais il y en aura une! 😉
      Merci pour tom commentaire!!

  3. Sacré combat avec soi-même contre les éléments ! Une rude épreuve dont tu sors finisher et ça rien ni personne ne peut te l’enlever … Tu l’as fait ! Pour une première, un mega trail de 50km c’était peut-être trop mais après tout maintenant tu sais que tu peux pousser le bouchon jusqu’à 75km pour ton prochain grand défi trail
    Bravo soldat tu es rentré sur tes deux jambes en ayant rempli ta mission … BRAVO !

    • Sacré combat oui, la bénévole qui m’a vu au ravitaillement du 30ème en déroute et déjà le genou qui ne veut plus ne m’attendait pas forcément aller au bout, moi non plus d’ailleurs mais le défi est relevé! 75km peut-être mais pas dans l’immediat! 😀

  4. En lisant les commentaires, et après ce que je sais de toi en te suivant, je suis certaine que c’étai ton jour sans. Peut-être que la veille ton genou n’aurait rien dit, peut-être que le lendemain il aurait encore plus failli. Jour sans, tu avais le jus, mais le genou n’a pas voulu. Pas de chance surtout, puisque tu étais préparé. Et c’est là qu’il faut applaudir ton mental, tu devais être en permanence dans cette fameuse phase de schizophrénie du runner, passant par toutes les humeurs possibles. Donc bravo, ton mental a pris le pas sur ton genou 🙂 Finir dans ces conditions sans pour autant se mettre en danger, c’est un bel exploit!

    • Ahah oh que pui cette phase se schizophrénie a duré pendant les 20 kilos.. Ca faisait partie du jeu cette fois! J’ai beaucoup appris grâce à cette course, ça servira pour les prochains coups durs car je sais qu’il y en aura d’autres, c’est le sport!
      Le pire c’est que je n’ai pas une courbature du coup… Mes jambes ont envie d’aller courir pour évacuer cette frustration! L’inverse d’une sensation habituelle d’apres course ou on a envie de se reposer! 😀

  5. Chapeau bas pour le mental qui refuse l’abandon !! en tout cas tu finis entier même si tu es déçu As-tu des infos un peu plus « médicales » sur ton genou – souci passager ou bad day ? bizz

    • Avor fini même très lentement fait que c’est un succès et non un échec, moralement ça fait toute la difference piur encaisser! 🙂
      Le genou je dirai bad day, je vais quand meme couper 1 semaine complete sans sport + etirement, glacages, bonne hydratation et nutrition + 1 seance de physio. Je veux être sur pied rapidement, un marathon m’attends pour l’automne!

  6. Bravo pour ton mental de guerrier qui ne t’as pas fait lâcher prise.
    J’espère que tu garderas un bon souvenir de ce premier gros trail malgré la souffrance. Ça fait partie du métier tu me diras…
    Concernant ta préparation il est probable (si j’ai bien tout suivi) que tu ais manqué un peu de long pour pouvoir tester ta résistance, ton mental (même si tu sais maintenant qu’il est bon) ton alimentation et ton hydratation.
    En tout cas chapeau !
    C’est quand la prochaine ?

    • J’en garde déjà un bon souvenir au final! Maintenant quand je vais lire les récits de coureurs de long qui parlent de leurs pépins, de leurs défaillances, je comprendrais un peu mieux! 😉
      Et oui c’est le métier qui rentre, je fais du trail depuis un peu plus d’un an, j’en verrais d’autres, j’apprend!
      Je dirais que la prépa était suffisante, poussant plusieurs fois à 25km avec à chaque fois un samedi actif. Sans être un pro je dirais que la stratégie d’hydratation/nutrition serait à revoir pour le coup de mou. Preuve je n’ai pas une courbatre, j’étais loin d’être à bout physiquement mais les muscles (et tendons du coup) ont sûrement manqué de quelque chose pour avancer comme il le faut…
      La prochaine sera sûrement l’année prochaine, si on excepte le marathon fin Octobre! 😉

  7. Le genou c’est toujours le truc qui lâche en premier sur le long dans les descentes. Au pire tu choppes un TFL , au mieux un peu de repos et c’est reparti. J’ai eu exactement la même chose à Saintélyon (72km sachant que je n’avais jamais fait plus de 55). Mais une semaine après je courrai un 10 km sans bobo. Bonne récup’.

    • Je ne ferai pas de 10k le wd prochain mais je me souhaite la même guérison que toi pour ce bobo! Je met toutes les chances de mon côté recup pour que ça se passe comme ça, je croise les doigts! 😉

  8. Un grand bravo et bienvenue dans la monde de la course à pied un peu plus « longue distance ». Pour une première expérience, je trouve que tu t’es plutôt bien débrouillé quand même. Après cette douleur au genou c’est bizarre. Mais c’est normal de toute façon que tes tendons te rappellent à l’ordre sur une aussi longue distance, surtout pour la 1ere fois. Je n’ai pas été capable de plier mon genou pendant plus d’une semaine après l’OCC à cause d’un tendon…

    Casquette à l’envers, une philosophie de vie :p.
    De ce que je lis dans les commentaires, tu auras le goût de recommencer, et puis le trail c’est tellement bien.
    Bref, encore bravo et à bientôt autour d’un verre pour nous raconter ton aventure !

    • Au plaisir d’échanger sur nos expériences récentes! 😉
      J’aurai sûrement le gout de recommencer, mais pas tout de suite! Besoin de me remettre de mes émotions et puis la prépa marathon va vite arriver ensuite! Que ce genou se soigne tout seul est mon seul souhait! J’ai déjà connu les blessures longue durée, j’ai vraiment du mal à encaisser, on est Running Addict ou on l’est pas! 🙂

  9. J’espère que la blessure est temporaire surtout. Finir 20 bornes sur une douleur, c’est sûr qu’il y a de quoi hésiter… Tempête sous un crâne n’est-ce pas ?

    Pour tes crampes au 25ème, c’est sûr que c’est étonnant. Comme souvent, il y a plusieurs facteurs sûrement. Tu devais aller plus vite que d’habitude, course oblige, une longue longue longue descente qui a dû bien taper dans les muscles malgré ta préparation, la chaleur qui ne va pas aider, l’alimentation…. C’est compliqué ! Les sels minéraux ça peut jouer, j’essaye toujours de prendre des gels qui en contiennent (sodium, magnesium…). Les bananes, régulièrement avant une course, ça aide pour le magnesium qui joue un rôle sur les crampes. A voir.

    En tout cas chapeau, ça allait très vite sur le premier tour ! Peut-être un peu trop vu ton manque d’habitude sur les longues distances (dit le mec qui s’est carbonisé sur la Pastourelle avec un gros coup de mou au 28ème pour finir au mental, tiens tiens….). Bref, on est un peu tous pareils quand on ne connaît pas trop ces distances.

    Bonne récup surtout, en espérant que ça reparte vite !

    • La douleur n’est plus là, j’ai fait un run test sur le plat de 4km ou ça va bien… Espérons qu’elle soit liée à cette distance inhabituelle pour moi!

      Je penche vraiment pour un problème externe (nutrition, hydratation, un manque de minéraux parait plausible) car aucune courbature le lendemain malgré ce premier tour tout de même rapide et de belles descentes.

      Le problème c’est que j’étais tellement facile sur le premier tour que j,ai dû en mettre juste un peu plus que ce qu’il fallait à certains moments… La preuve j’arrive dans mon temps objectif au 25ème kilomètre alors même que le parcours était beaucoup moins roulant que ce que je pensais, il y a une erreur par là! Sûrement un peu grisé par le classement aussi… Quand tu es compétiteur ça peut te jouer des tours!… 🙂

  10. Je suis assez d’accord avec l’avis de Fred.
    Il y a pour moi un grand écart entre courir 25km et courir plus de 40km : mentalement, physiquement et sur la partie gestion qui devient importante.
    Le mental il semblait au top et bien forgé, il n’y a plus qu’à apprendre en se prenant des baffes pour le physique et la gestion de course 😉
    Je ne sais plus qui a dit : « il faut 8 à 10 ans pour faire un bon… ultra traileur » 😉

    Repose toi bien Nico pour la prochaine (et le marathon) 😉

    • Pour l’avoir testé, je suis d’accord sur la grande différence (ça n’a même rien à voir)
      Je reviendrais pour me prendre une gamelle un pue moins grosse à la prochaine, puis une encore moins grosse encore la fois suivante, jusqu’à ce que ça fasse 8 ans et que je sois rodé, je suis pas vraiment du genre à lâcher l’affaire! 😛

      C’est quand même une bonne expérience pour le marathon… Vivre le mur en forêt dans une côte à plus de 10%… Ça devrait être un peu moins raide sur le plat et le bitume! 😀

  11. Bravo Niko pour avoir complété et aussi pour avoir su tirer les avantages de cette expérience. Tu as une attitude de gagnant et je suis certaine que tes acquis te serviront lors de ton prochain ultra.

    • Merci Julie! Toute expérience est bonne à prendre! Il faut aller de l’avant, il y a pleins de bonnes choses à retirer de cette course! J’étais dans mon élément au premier tour et ça s’est super bien passé! Ne manque plus qu’à prendre de l’expérience pour la deuxième partie et je suis sûr que ça peut promettre de belles choses! 🙂
      Toi en tous cas tu ne t’arrêtes plus de les enchaîner et ça marche bien, c’est cool j’espère que ça va continuer comme ça! 🙂

  12. On dirait un petit syndrome du TFL pour ton genou. C’est sur l’exterieur que ca t’as fait mal ? Dans ce cas le probleme vient des muscles des hanches qu’il va falloir bien etirer pour eviter la meme chose. C’est tres commun quand on fait la transition au trail.

    • Salut Anthony!
      J’ai pas détaillé mais oui c’est un TFL! Je suis aux étirements depuis lundi déjà et je vais tout faire pour que ce soit corrigé pour la prochaine course longue! D’ici là je vais refaire un peu de terrain moins difficile, plus plat pour ne pas titiller le TFL! 😉

  13. Bravo pour le mental en tous les cas.
    Perso, j’ai été obligé de boire beaucoup plus qu’à l’habitude pour ce trail car il faisait vraiment chaud. Je tournais entre 800ml et un litre à l’heure. J’ai aussi eu un début de problème à un tendon (Achille) que j’ai contrôlé en buvant beaucoup plus. Le lendemain, après l’hydratation soit revenu à la normal, tout avait disparu.

    • J’ai essayé de boire plus qu’à l’habitude mais je pense que j’étais encore en dessous du requis! Et j’ai manqué de sels minéraux, la prochaine fois j’emporterai des pastilles de sel que je prendrais à partir du 20ème km assurément! 🙂

  14. Bravo,

    La glace est cassé, à partir de maintenant tout peut aller que pour le mieux. Cette expérience reste marquante et t’aidera pour les prochains défi.

    Je suspecte un problème de bandelette. Un petit coup de masso et voilà.

    À noter que je ne suis pas ni masso, ni osteo, ni rien dans le domaine de la santé. C’est mon flaire de coureur seulement et mon expérience personnelle.

    • Merci Seb!
      Je suis sûr que de commencer par une expérience dans la difficulté est en soi une bonne chose car ça permet pour la suite d’être endurci et d’avoir déjà vu ce que c’était d’être dans le dur! Le jour ou ça va plutôt bien tu dois avoir l’impression de voler…

      Bien vu pour la bandelette! J,ai simplement pris une semaine très cool, auto-masso, glaçage, étirements… Je pense que c’est le terrain que mon genou n’a pas aimé donc en enlevant cette contrainte… Ca va mieux! 🙂

  15. Arg je viens enfin de lire ton CR.
    J’imagine que ca n’a pas été facile de continuer mais tu es finisher et tu pourras prendre ta revanche. J’espère que ta jambe ne te fais plus souffrir.
    Des bizoux

    • Non pas facile, mais plus j’y pense et plus je me dis que ce n’était pas si terrible et que heureusement que je l’ai fait, sinon je serai encore en train de pleurer sur mon sort! 😀
      Et puis le genou semble bien aller… Etre finisher ne lui a pas trop couté!

  16. J’arrive, comme d’habitude, après la bataille mais je tenais à mettre un commentaire pour te féliciter une nouvelle fois. Je comprends totalement le sentiment que tu décris à la fin. Je pense que je serai en rage et en colère contre moi-même si je finissais une course en marchant alors que je l’avais préparé à fond et en attendait beaucoup. Malgré tout, sois fier de toi. Tu peux l’etre ! Quand tout se passe bien, tu as la joie et l’euphorie de l’arrivée pour te faire oublier le dur. Quand ca ne se passe pas comme prévu, c’est doublement difficile. Alors, un grand grand bravo à toi 🙂

    • Merci! Ca résume bien là ou j’en suis maintenant! C’était dur, j’ai plus ou moins échoué à mon objectif mais… Ca ne me rendra que plus fort pour la prochaine fois! Et je sais ce qu’il faut travailler/corriger pour m’améliorer… Rendez-vous l’année prochaine pour une revanche! (même si le marathon en représenterait déjà une belle!!)

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