Capteur de puissance running Stryd : l’avenir de l’entraînement ?

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Capteur de puissance running Stryd : l'avenir de l'entraînement ?
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Le capteur de puissance running Stryd est encore assez méconnu chez les coureurs. Pourtant le capteur de puissance est un outil très présent et reconnu pour son efficacité redoutable dans le milieu du vélo. Est-ce que la prochaine révolution de l’entraînement course à pied ? Cela fait un moment que je suis intrigué par ce capteur de puissance running Stryd en le voyant sur les blogs américains… Je suis ravi d’être le premier à en rédiger un test complet en France ! Contrairement aux tests habituels, j’ai pris presque 3 mois pour le tester proprement. Le capteur de puissance running est quelque chose de très nouveau et je voulais donc me faire une idée très précise à son sujet. Et à 239€ l’unité, ce nouveau joujou pour coureur n’est pas donné alors je voulais être le plus précis possible ! Je vous dis tout sur ce nouvel outil technologique au service de la performance des Runners !

Qu’est-ce qu’un capteur de puissance running ?

Pour partir sur de bonnes bases, je vais vous expliquer ce qu’est un capteur de puissance running et on reviendra au produit de la compagnie américaine Stryd par la suite. Comme son nom l’indique, un capteur de puissance running est un outil qui permet de mesurer la puissance (mesurée en watts). La puissance que l’on mesure est celle que l’on « envoie » au sol à chacune de nos foulées. Autrement dit, à chaque passage du pied au sol, la phase de propulsion / de poussée de la foulée est mesurée.

Cette puissance représente l’intensité de l’effort que l’on produit. C’est logique mais plus on accélère, plus on pousse fort lorsque notre pied est au sol pour avancer. La mesure de la puissance est donc très représentative de l’effort réalisé. La puissance est d’ailleurs bien plus représentative que la fréquence cardiaque. Quand la fréquence cardiaque varie énormément (en fonction de la forme du jour, de la météo ou encore de notre niveau de stress, etc), la puissance elle est indépendante de tout facteur extérieur. C’est simplement une mesure brute de la puissance immédiate développée par notre foulée. Interessant donc sur le papier pour mesurer précisément l’intensité de son entraînement.

Comment fonctionne le capteur de puissance running Stryd ?

Si le capteur de puissance running Stryd existe depuis plusieurs années, c’est sa dernière version qui est la plus intéressante. Elle prend la forme d’un footpod qui s’accroche à l’une de nos chaussures. Pesant 7g et s’installant avec un simple clip en plastique sur les lacets, on ne sent absolument pas sa présence. Il est totalement waterproof (il serait censé résister à une submersion pendant 30’… Je n’ai pas testé pour autant de le mettre à la machine à laver ! 🙂. Côté fonctionnement, le calibrage est automatique donc rien à dire, c’est au final super simple d’utilisation. On l’accroche à sa chaussure et on part… Ou presque, si on veut pouvoir enregistrer les données, il faut coupler le capteur avec sa montre running ou avec son téléphone via bluetooth. Une application Stryd existe sur iOS et Android et je vous parle de l’intégration sur les montres juste en-dessous.


Capteur de puissance running Stryd : l'avenir de l'entraînement ?

Intégration des données de puissance Stryd avec les montres Garmin et Suunto

J’ai testé le capteur Stryd avec la Suunto Spartan Trainer et avec la Garmin Fénix 3. Chez Suunto, on peut directement le coupler avec la montre comme un capteur cardio ou un footpod de la marque. C’est top car du coup les données sont intégrables directement dans les écrans classiques de la montre. On peut donc tout paramétrer de manière assez libre, top !

Chez Garmin, c’est un peu plus compliqué au premier abord mais quand on cherche un peu ça se débloque. En cherchant comment utiliser le capteur Stryd avec une Garmin, on tombe rapidement sur l’application Garmin iQ nommé « Stryd IQ ». C’est une application indépendante du mode course classique avec sa propre disposition de champs prédéfinis. J’ai couru avec pendant un mois en trouvant que c’était loin d’être parfait… Notamment car ces champs n’incluent pas les fréquences cardiaques et que je voulais pour le test suivre les deux à la fois. Et puis j’ai découvert qu’on pouvait tout simplement ajouter la donnée de puissance via une autre application Garmin IQ nommée « Stryd Power ». Je ne sais pas pourquoi Stryd ne met pas directement en avant celle-ci, c’est tellement plus simple de jouer avec les écrans dont on a l’habitude.

Je n’ai pas testé avec toutes les montres running mais le capteur de puissance running Stryd est aussi compatible avec :

  • Garmin : la majeure partie des Garmin de ces dernières années sont compatibles (FR230, FR235, FR310XT, FR630, FR910XT, FR920XT, FR735XT, FR935, Fenix 2, Fenix 3, Fenix 5).
  • Suunto : Ambit3 Sport, Ambit3 Peak, Ambit3 Vertical, Spartan Sport, Spartan Ultra, Spartan HR
  • Polar : chez Polar c’est uniquement la V800
  • Tomtom : Aucune

Mon impression sur l’utilisation du capteur de puissance Stryd

Ce capteur de puissance running Stryd est un outil qui prend un peu de temps à apprivoiser. Ce chiffre de puissance est totalement nouveau et vouloir l’analyser de but en blanc, dès le début, n’a pas vraiment de valeur. Au début il vaut mieux enchaîner les sorties, comme d’habitude, sans vraiment se soucier du chiffre de puissance. Surtout que le footpod s’auto-calibre donc il peut y avoir un ajustement (comme j’ai eu) au bout de quelques sorties. Ensuite au bout de quelques temps, on se rend compte que ce sont les mêmes chiffres qui sortent tout le temps.

Je suis un métronome à l’entraînement (c’était mon surnom sur la piste ! :)) et suis capable de reproduire une intensité d’entraînement de manière assez précise juste avec mes sensations. Ça s’est clairement vu avec l’utilisation du capteur de puissance… En footing mes données de puissance ne bougent presque pas autour de 220 watts… Au seuil aérobie c’est 240, au seuil anaérobie c’est 280, à 105% VMA c’est 330 et dans des côtes de 30″ en puissance c’est 380…

Confirmer par le test de Stryd pour définir ses zones

Et si je vous donne ces chiffres c’est parce qu’ils ne proviennent pas d’un test mais de simples observations sur des séances que j’ai faites. Les chiffres de puissance que j’ai trouvé sont en effet tellement stables d’une fraction à l’autre et d’une sortie à l’autre qu’il est facile de les utiliser comme indicateurs sur les séances « connues ». Évidemment, la deuxième chose à faire si on veut utiliser son capteur de puissance le plus efficacement possible, surtout quand on a moins d’expérience, c’est le test recommandé par Stryd. C’est une sorte de test VMA en version optimisée.

Un protocole (3’ à fond, récupération totale puis 9’ à fond) que je n’ai pas encore suivi car je suis assez tôt dans ma saison pour ce type de test mais que je vais faire prochainement. Je pourrais alors avoir le coeur net sur les données que je vous ai indiquées plus haut et peut-être affiner un peu plus mon entraînement.

Les données du capteur de puissance running Stryd


En attendant, je vous laisse observer le graphique ci-dessous qui est pour moi très parlant… Faire une séance de fractionné court avec la fréquence cardiaque, c’est impossible, comme vous pouvez le voir sur la courbe rouge. Du coup pour ne pas se tromper on fait généralement ces séances rapides sur piste. Cela évite que les approximations potentielles des montres GPS nous trompent sur l’allure réelle travaillée. Et bien avec la constance des données de puissance, je pense qu’on a trouvé comment être précis sur son intensité de travail quelle que soit l’allure ou le lieu. On a juste à se fier aux données de puissance pour fixer l’allure et c’est tout.

le capteur de puissance running stryd dans une graphique power vs fréquence cardiaque vs allure de course
Un autre point que je trouve intéressant, c’est l’utilisation de la puissance comme indicateur quand il y a du dénivelé. Se fier à l’allure quand ça grimpe, ça ne dit pas grand chose. Alors souvent on se fie à la fréquence cardiaque qui elle monte assez rapidement si on a augmenté le rythme pour grimper ou pas. Ça fonctionne plutôt bien, il n’y a aucun souci là-dessus. Le seul problème, c’est le même que celui évoqué plus haut de l’écart qu’il y a entre la réalisation d’un effort et l’effet observable sur la fréquence cardiaque. Ce n’est pas grand chose, mais il y a toujours un décalage entre la fréquence cardiaque observée et l’effort produit ce qui peut vite induire en erreur. Ce lag n’existe pas avec la puissance, elle est instantanée comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous. L’augmentation de la puissance est immédiate lorsque ça monte.

le capteur de puissance running stryd dans une graphique power vs altitude vs allure de course

Le capteur de puissance pour analyser sa foulée

Si les données d’intensité sont très intéressantes pour s’entraîner au quotidien avec un outil plus précis que ce qui existe aujourd’hui, il y a un domaine que je trouve encore plus intéressant. On peut en effet analyser sa technique de course grâce au capteur de puissance running Stryd. Garmin offre déjà des outils très intéressants pour cela sur ses montres lorsqu’elles sont couplées à une ceinture cardiaque. Mais le capteur de puissance running Stryd va plus loin sur plusieurs aspects.

En exploitant les données de puissance et la direction dans laquelle on court, le capteur est capable de dire la part de puissance que l’on utilise « verticalement » avec l’indicateur « Form Power ». Être efficace c’est avancer vers l’avant et pas vers le haut. Même si on a toujours une composante verticale dans la course, on veut minimiser l’énergie qui est utiliser verticalement car ça veut dire qu’on l’utilise alors horizontalement, pour avancer. Regarder l’évolution du ratio Form Power / Total Power pourra valider une amélioration de la foulée.

D’autre indicateurs pertinents sont mesurés par le capteur : les classiques cadences de course, temps de contact du pied au sol, oscillation verticale… Et un autre nouveau et fort intéressant : Leg Spring Stiffness. Cet indicateur mesure l’économie de course via la raideur des muscles et tendons des jambes. Plus l’ensemble est rigide / solide, plus loin on s’écrase sur notre pied au sol et on conserve d’énergie de rebond dans la jambe qui va être réutilisée pour avancer. Donc plus cet indicateur est élevé, plus on est efficace à courir…


Vais-je continuer à m’entraîner avec la puissance ? OUI !

Vous le savez si vous me suivez, j’aime les chiffres. J’aime surtout quand ils donnent de l’information utile pour comprendre son entraînement en détail. Ces 2 mois à courir avec le capteur de puissance running Stryd ont, de ce côté, été passionnants. Mon plaisir en rentrant de chaque sortie ? Aller analyser le rendu de puissance par rapport à l’allure et à la fréquence cardiaque. Au final, ça m’a surtout prouvé que je me connaissais bien. Je connais mes forces, je sais sur quoi je dois travailler. Mais ça m’a permis d’affiner cela et maintenant travailler avec des données plus précises pour améliorer mes points faibles.

Je suis convaincu que les capteurs de puissance running vont se démocratiser dans les prochaines années. Et je ne serai pas étonné de voir les machines de guerre des montres running Garmin, Polar ou Suunto acheter la technologie et en intégrer les données à leur prochaine montre… À voir ! En attendant, ce sont encore des constructeurs indépendants qui développent ça et je pense qu’avec ce capteur de puissance running Stryd on a un produit qui est mature pour toucher le grand public. Alors évidemment à 239€ l’unité, comme toute technologie récente, c’est encore cher… Mais pour ceux qui en ont le budget, je pense que c’est un investissement intéressant pour qui veut prendre le temps d’en analyser les données ! Et pour ceux qui veulent plus de détails sur l’entraînement avec un capteur de puissance, le livre Run with Power (en anglais) est vraiment intéressant.

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Athlète touche à tout, de l’athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon.
Autodidacte passionné des méthodes d’entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise “S’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux” pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

9 COMMENTS

  1. Salut Niko,
    J’étais tombé la dessus y’a quelque temps en faisant des recherches quand je lisais la “training bible” de Friel sur l’entrainement en triathlon (lecture intéressante par ailleurs). Son prix combiné à mon trop modeste niveau m’interdise toute expérience pour l’instant. En revanche c’est clairement l’avenir de l’entrainement running, quand on voit la manière avec laquelle ces appareils se sont imposés en vélo. Et comme tu le dis, ça permet de lisser les dénivelés dans la gestion de l’effort, et parfait dans l’analyse de foulée.
    Question peut être stupide, en course a pied l’analyse de puissance est integrée dans garmin connect ou tu bascules tout sur trainingpeak?
    • Salut ! Oui j’ai aussi lu le training bible de Joe Friel, intéressant comme beaucoup de lecture anglophones non traduites et donc pas très accessibles au public français malheureusement !
      Je suis convaincu que le capteur de puissance running s’imposera dans les prochaines années vu l’utilisation que j’ai pu en faire pendant le test ! Les prix baisseront avec le temps comme sur toute nouveauté et peut-être un jour directement chez Garmin ou Suunto ? 🙂
      La données s’intègrent bien dans garmin connect et suunto movescount donc on peut jouer avec les graphiques et comparer puissance et fréquence cardiaque (mes graphiques viennent de garmin connect ! :))
  2. Superbe article, comme les autres, d’ailleurs. J’ai plus de 63 ans, pratique le running à mon petit niveau depuis plus de 45 ans, mais je suis, avec un grand intérêt, ton expérience et tes analyses. Reprenant espoir après plus de 17 ans de médiocre stagnation consécutive à un ensemble de problèmes de santé, je voie enfin le bout du tunnel et j’ai réussi très récemment à boucler un marathon en moins de 4h27′ ( Enfin une base cohérente pour reprendre une vraie progression ). Je tenais à te remercier, car tu fais partie des intervenants qui m’ont bien aidé à atteindre ce 1er objectif.
    • Merci de prendre le temps de me l’écrire ! 🙂
      Que ce soit dans les articles de conseil, de réflexion ou de test comme celui-ci… J’essaye de me mettre à la place du coureur qui va le lire pour faire quelque chose que personnellement j’aimerais lire… Si je ne peux pas représenter tous les types de coureurs, visiblement je suis “dans la moyenne” puisque ça parle à la majorité ! Tant mieux je prends plaisir à partager tout ça avec vous ! 😉
  3. Article beaucoup moins bien que l’analyse qu’en fait fellrnr. Et qui sort après la sienne. Fellrnr précise bien qu’il en est fan, mais pas du tout pour les raisons que tu évoques. Il a une analyse beaucoup plus réaliste sur la pertinence des données et ne triche pas avec son lectorat. Le capteur, à part sur la distance, renvoie des données *estimées*, donc passant par des modèles. Les modèles ont forcément leurs limites et on ne sait pas quelles sont les hypothèses/limites donc il est complètement illusoire de prendre les valeurs que te renvoie le capteur comme argent comptant. Tu peux probablement leurrer le capteur qui t’indiquera une amélioration alors que ce que tu fais est/sera néfaste. De plus, sur la base de tes essais et de ceux de fellrnr, le seul gain est sur les variations d’effort rapides et brutales (fractionnes courts, petites buttes raides…), ce qui n’a que peu d’intérêt pour la grande majorité des coureurs. Le capteur cardio t’indiques également si d’autres choses ne vont pas et impacte ton effort véritable (glycemie, température, fatigue, hydratation) sans pour autant être spécifique. Ça serait éventuellement un écart entre les valeurs de référence des deux (cardio/puissance estimée) qui pourrait avoir un intérêt, mais ce n’est pas pris en compte dans les modèles.
    Er pour les fractionnés court un simple footpod fait tout aussi bien le taf et pour bien moins cher (et tu peux même le prendre sur un ultra, ce que tu ne peux pas faire avec un stryd).

    Il est donc urgent… d’attendre.
    Je suis parvenu cette conclusion il y a plusieurs mois, juste sur la base des retours publiés (et surtout des articles honnêtes comme celui de fellrnr).
    Ton article est décevant.

    • Salut
      Je ne fais pas dans la censure de commentaires donc je vais laisser le tiens comme tous les autres. Par contre je suis désolé mais je n’apprécie pas du tout le ton que tu y mets. Tu peux dire que mon article te déçoit, que tu n’est pas d’accord, même que tu le trouves nul si tu le penses. Par contre je te remercierai à l’avenir de ne pas dire que je triche avec mon lectorat et de remettre en cause mon honnêteté comme tu le fais ouvertement ici. J’écris chacun de mes articles en essayant d’être le plus pertinent possible et en passant énormément de temps pour cela. Alors, oui pour le contenu de ton commentaire, peut-être as-tu raison ? Je n’en suis pas convaincu du tout d’après mon test. Mais comme d’habitude j’ai essayé d’être objectif et de donner le meilleur dans mon analyse. Celle-ci inclue 3 mois de test et la lecture de nombreux documents, donc un livre sur le sujet. Ça ne prouve rien sur la “qualité de mon article” mais non je ne triche pas.
      Alors, non pour la manière dont tu traites mon article sur le sujet, ne me plait pas. À bonne entendeur !
      • Tu ne le faisais probablement pas volontairement/consciement. Mais tu ne peux ignorer que contrairement au powermeter du monde du vélo (et encore, pas tous, car certains qui regardent les vibrations de la chaine ou la torsion du moyeu de la roue sont aussi des mesures indirectes, modélisée), AUCUN outil actuellement ne mesure la puissance développée en course à pied. Il faudrait pour cela que ça soit intégré dans la semelle ou dans la chaussure. Les seules choses que peuvent permettre une mesure par dessus/coté sont la distance, la forme de la foulée, le type d’appui, le type de déroulement de pied au sol (pronateur/neutre/supinateur). Stryd ne fait que la première. Tout le reste dans les valeurs renvoyées n’est que du vent. On peut y croire ou pas, mais comme on dit le diable se cache dans les détails et si tu ne mentionnes pas ces derniers, quelque part tu ne fais pas un boulot de quelqu’un de l’ère internet, tu ne laisses pas les lecteurs se faire leur opinion (et je vois ça que trop souvent, ce qui a forcé un peu mon texte sec). Mais, comme pour l’entrainement, c’est l’enchaînement des critiques (/entrainement) et des réflexions/mise en place d’améliorations (/repos) qui permettent de progresser.
        • Salut
          Je ne me suis jamais considéré comme un geek qui teste nos gadgets de coureurs (car que ce soit les montres ou ce capteur de puissance Stryd, ce sont des gadgets dans le fond, on pourrait très bien courir sans non ?).
          En lisant plusieurs articles dont celui de Fellnr que tu mentionnes, je comprends mieux ce que tu dis et en même temps je m’en étonne. Je pensais que tu disais que le capteur de puissance Stryd était un mauvais produit. Oh surprise, je découvre que le site que tu cites trouve Stryd très intéressant pour un entraînement plus efficace… Je me suis donc rendu compte que tu reprochais à mon article simplement l’imprécision de ne pas dire que la “mesure de puissance” n’est en fait qu’une “estimation de puissance”. Alors oui, je me suis trompé. Oui c’est involontaire car je ne cherche pas à tricher ou à mentir à mes lecteurs (et oui je l’ai toujours en travers de la gorge).
          Mais mon point de vue là-dessus est très clair : Je ne suis pas un geek, je ne suis pas intéressé par la manière mais par le résultat. Si une “estimation de puissance” est appelée “capteur de puissance” et même si le terme n’est pas exact et même faux… Ce n’est pas ce qui m’importe le plus tant que le produit a une grosse valeur ajoutée. Valeur ajoutée que j’ai trouvée évidente de mon côté pour les points évoqués dans l’article.
          Je le dis en toute franchise et je pense que c’est aussi ce que mes lecteurs viennent chercher dans mon blog. J’ai toujours dit que je n’étais pas un pro, que je donnais mon avis de manière “la plus objective possible”. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai écrit cet article que tu le veuilles ou non. Je continue de regarder à chaque sortie l’évolution de mon profil sur Stryd et de comparer les valeurs… Je trouve toujours ça très intéressant dans l’optique d’améliorer la manière dont je m’entraîne. Y aura-t-il des produits plus évolués et meilleurs dans le futur ? Bien sûr ! C’est toujours comme cela lorsqu’une nouvelle technologie arrive sur le marché.
          Je pense que même avec tes propos hâtifs du début, cet échange aura été constructif et apporte de la valeur à l’article donc merci tout de même. De mon côté, cette fois-ci le débat est clos ! 😉
  4. bonjour et d’abord merci pour tous ces articles. Pour info, une appli est sortie sur garmin connect (running power) pour mesurer la puissance. c’est compatible avec les fenix 5 et la 935 + une ceinture type tri ou run. maintenant il reste à savoir comment utiliser toutes ces données. Je retrouve dans ma première course le fait que la puissance est instantanée. maintenant il faudrait presque un rapport entre la puissance et l’allure pour mesurer l’efficacité de course. Je dois continuer de tester pour voir ce que je peux utiliser facilement.

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