Si l’article sur la psychologie d’une séance de fractionné vous avait plu, place donc à la psychologie d’un entraînement en côte. Courir en côte est sûrement ce qui parait le plus fou pour le non runner, devant même l’entrainement fractionné sur piste.

Imaginez-les : « Courir ok, c’est bon pour la santé, si ça leur fait plaisir… Mais choisir de courir en montée pour redescendre, pour remonter, et ainsi de suite jusqu’à être tout rouge et donner l’air d’être au bord de la syncope… Franchement il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond chez ces coureurs… ». Oui j’avoue sûrement…

Car si vous vous reconnaissez dans ce que je vais écrire plus bas, et que vous le montrez à un non coureur, il risque vraiment de vous prendre pour une personne très bizarre ! 😉

L’avant séance de côte, la préparation mentale

Un peu comme pour la séance de fractionné, on peut craindre la séance de côtes, car on sait que l’entraînement en côte, c’est dur. On sait qu’il faut y aller au mental pour pouvoir progresser en course à pied grâce à elle. On se prépare donc mentalement à donner le maximum de son énergie pour cette séance!

Mais l’avant séance c’est surtout un échauffement conséquent. Car on ne s’attaque pas à un entraînement en côte avec un échauffement fait à la va vite. Non il faut être bien chaud musculairement sous peine de se blesser ! L’entraînement en côte va exploiter les muscles au maximum de leur potentiel, il faut donc les préparer à cette demande intense.

Un bon entraînement en côte est idéal pour progresser !

C’est parti pour un gros entraînement en côte !

Une fois qu’on est chaud, qu’on arrive en bas de notre côte favorite, on la toise du regard pour la défier car on sait qu’elle va nous faire mal ! Et c’est parti. Dans la pente, on sent qu’il faut pousser fort pour courir au bon rythme. Dès la première répétition il faut s’y employer, ça annonce la couleur.

La redescente est encore agréable. Si on est plusieurs on discute, on rigole, comme pour mieux oublier la suite. Deuxième, troisième fraction, on entre vraiment dans la séance de côtes, l’effort se fait plus intense et les muscles commencent à comprendre ce qui leur arrive, mais c’est toujours l’apéritif.

Milieu de séance : Le moment de vérité

Mais comme pour l’entraînement fractionné (d’ailleurs on ne parle ni plus ni moins que d’un fractionné en côte !), c’est à la moitié de la séance que tout commence vraiment. On a déjà les muscles qui fatiguent et le lactique qui est présent. Bref, on a brûlé pas mal d’énergie. C’est dans cette deuxième partie que tout commencer, qu’on va réellement pouvoir progresser.

Encore une fois, c’est ici que tout se joue. La fin de séance est encore loin et on a qu’une seule envie : lâcher ! Autant sur le plat c’est difficile quand on a mal aux jambes et que le cardio est à fond. Autant en côte c’est un degré de difficulté supplémentaire. Le moindre ralentissement est multiplié par la côte… Plus on ralentie, plus la côte nous ralentie… Bref il ne faut rien lâcher sinon c’est le début de la fin !

entrainement-fractionne-running-addict

Fin de l’entraînement en côte : ça pique !

Plus les fractions passent et plus on serre les dents pour maintenir le rythme. L’arrivée en haut de chaque montée se fait totalement essoufflé, les mains sur les genoux…  C’est dur mais c’est normal, c’est ça une séance de côte ! La redescente en marchant de manière un peu bizarre avec cette sensation de « grosses cuisses ». Et il n’en reste plus que trois, puis plus que deux. On tire sur les bras pour arriver en haut. Le temps de récupération devient à peine suffisant pour retourner au départ.

Et on part pour le dernier sans avoir l’impression de pouvoir ne serait-ce qu’arriver en haut de cette satanée côte. Mais on est fort dans la tête, on est des Running Addicts ! Donc on le fait, coûte que coûte. On a l’impression d’être dans l’Alpe d’Huez, les cuisses prêtes à éclater! Et comme toujours en jetant nos dernières forces dans la bataille on arrive en haut, à la ramasse, penché les mains sur les genoux. Mais on est fier car on l’a terminé ce si difficile entraînement en côte !

Vous avez déjà testé l’entraînement en côte ? Pas sûr que mon article vous donne vraiment « envie » de vous y mettre mais sachez que courir en côte est extrêmement efficace pour progresser ! Sinon, il y a plein d’autres conseils pour progresser dans les conseils running du blog ! 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

7 COMMENTS

  1. Pour une bonne séance en côte, qu’elle doit être la longueur de cette côte ou quelle durée ?
    Combien de répétition doit on faire ?
    Je sais que chaque personne est différente, donc pour moi qui ai 40 ans, FCM à peu près 190 et un record de 35’20 au 10km réalisé il y a quelques mois.
    Merci

  2. Commençant à être addict aussi, pourrais tu aller plus loin ? Ça fait maintenant 3 ans que je cours et afin d’atteindre mon objectif , je comprends que moi aussi je dois donner plus ! Pour toi, une bonne séance , en côte, c’est quoi ? Quelle est la distance de la côte, à quelle vitesse ou rythme, le temps de repos, combien de montées. ..? Cette année c’est mon année du 10km en – de 40′ et je me donner les moyens d’y arriver . Ayant vécu à Paris tu sais que les buttes de Chaumont sont au top !

    • Salut @jaja !
      C’est prévu, je suis justement en train d’écrire un article sur les séances de côte pour les prochaines semaines ! Si tu es abonné à la newsletter tu le verras passer ! 🙂

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