Si vous voulez progresser en course à pied, cet article vous sera sûrement très utile. Pas avec des conseils techniques ou pratiques mais par une philosophie que vous devez comprendre pour aller dans la bonne direction. Car progresser en course à pied, ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là ! Et si je devais comparer la progression en course à pied à une épreuve, ce serait clairement au marathon. Il y a en effet de nombreuses caractéristiques communes entre la gestion de sa progression et celle d’un marathon. Et je vais vous expliquer en détail pourquoi je pense ça.

Progresser en course à pied c’est regarder loin devant !

La qualité principale du marathonien ? La patience. Car lors d’un marathon, tout se joue dans le dernier quart de la course. Avant ça, il faut juste être patient, y aller à l’économie et tout faire pour arriver à ce moment avec un maximum de fraîcheur.

La progression en course à pied fonctionne exactement pareil ! Il faut être sérieux tout le temps si on veut pouvoir espérer des résultats. Mais il ne faut pas les espérer rapidement. Le bénéfice de l’entraînement en course à pied se regarde toujours sur le long terme. Certes, on en voit une partie rapidement, en quelques semaines. Mais si on est sérieux et qu’on ne se fatigue pas prématurément à vouloir trop en faire, c’est encore plus intéressant.

Les progrès vont s’étaler dans le temps et être continus. Ce qui va nous permettre de donner le meilleur de nous même parfois plusieurs mois après ! Et le « trop en faire » n’est pas juste une question de volume ! Trop en faire, ça peut juste être aller trop vite pendant ses footings, générer de la fatigue inutile. Fatigue qui s’accumule progressivement et met en péril les progrès sur le long terme !

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Progresser en course à pied c’est dur…

On peut avoir parfaitement fait ses devoirs, se connaître parfaitement, connaître le parcours en détail… et malgré ça un marathon sera toujours dur ! Il y aura toujours des choses à gérer qui vont remettre en cause nos plans. Comment courir les côtes, les tunnels, gérer les pièges au sol ou encore le vent… De toute manière, un marathon c’est dur dans tous les cas (allez voir mon dernier ici si vous en doutez). On surfe sur une frontière physiologique majeure. La gestion de son énergie est primordiale pour éviter de frapper le mur. Mais, même si une course est parfaitement gérée, on sait que ce sera dur à un moment ou à un autre !

>> À VOIR : Comment bien courir les côtes en compétition?

Progresser en course à pied, c’est la même chose, c’est accepter qu’on ne peut pas tout maîtriser ! Ce sera forcément dur à certaines périodes. On pensera bien faire et on se trompera. On corrigera le tir pour se remettre sur le bon chemin. L’entraînement en course à pied est un ajustement constant aux sensations que l’on a, ainsi qu’aux chiffres que l’on observe. C’est normal que certaines périodes soient plus dures que d’autres. On ne peut pas être au top de sa forme tout au long de l’année !

Progresser en course à pied c'est comme un marathon !

Progresser en course à pied, c’est une affaire de détails…

Quand on court un marathon, on doit être attentif à tous les détails. Que ce soit pendant le plan d’entraînement, la dernière semaine avant la course, la veille de la course et bien sûr pendant la course. Le marathon est tellement complexe qu’un détail peut faire capoter l’ensemble… Que ce soit pour trouver son pic de forme avant la course, pour définir une stratégie de nutrition et de ravitaillement adaptée, le choix des équipements ou encore se mettre dans un état d’esprit positif pour réussir… Tous ces détails et bien d’autres vont jouer sur le résultat !

Et bien, c’est bête et méchant, mais plus on fera attention aux détails dans son quotidien, plus on se donnera les chances de progresser. La progression, ce n’est pas juste mettre bout à bout quelques entraînements et attendre que les résultats viennent. Évidemment, c’est la base ! Mais cette base tout le monde la connaît et essaye de le faire. Là où l’on peut faire la différence, c’est sur la récupération ! La récupération est aussi importante que l’entraînement en lui même pour progresser en course à pied ! Et au final, on peut maîtriser de nombreux facteurs de la récupération en faisant un peu attention… Être sérieux sur son entraînement et sa récupération, semaine après semaine, mois après mois, c’est la clé des progrès sur le long terme !

Progresser en course à pied c’est des hauts et des bas…

Je l’ai déjà dit mais le marathon c’est dur. C’est dur physiquement et psychologiquement. En fait, le marathon c’est comme faire un tour des montagnes russes les plus extrêmes au monde. On passe par des hauts qu’il faut réussir à contenir (sauf à l’arrivée :D) et on passe aussi par des bas et de grosses périodes de doutes. Et si vous prenez le mur… c’est dur de s’en relever (voir ici un article complet sur ce qu’est le mur du marathon)

Les montagnes russes sont moins intenses mais la progression en course à pied est tout de même assez perturbante… Car la progression est rarement totalement linéaire ! Sur le long terme, oui on peut voir des progrès année après année. Mais sur le court terme… il ne faut pas s’arrêter au résultat brut de quelques séances. On a des hauts et des bas et c’est tout à fait normal. L’important c’est d’essayer de faire coïncider les hauts avec les périodes de compétition ! Et de s’assurer que sur le long terme la courbe va dans le bon sens !

Avoir une période basse dans les semaines qui suivent une compétition objectif, il n’y a rien d’anormal à ça. Au contraire ! On relâche la pression, on se repose, on perd un peu de forme… Mais c’est pour mieux revenir ensuite ! Il faut juste faire avec et attendre que ça revienne en continuant d’être régulier dans son entraînement. Sauf si évidemment cette baisse de performance dure ! Elle peut être due à un surentraînement ou à une fatigue générale provenant de votre vie quotidienne ! Et dans les deux cas il faut essayer de comprendre ce qui ne va pas et ne pas s’acharner à s’entraîner coûte que coûte !

>> À LIRE : Pourquoi je ne progresse pas? 5 exemples analysés

Progresser en course à pied c'est comme un marathon !

Mais progresser en course à pied c’est une joie énorme quand on y arrive !

Passer la ligne d’arrivée d’un marathon c’est terminer un voyage fou qui nous aura fait passer par tous les états… C’est un mélange d’émotions intenses… Et là il y a une différence avec les progressions en course à pied. Car pour celui qui vise de progresser sur le long terme, cette satisfaction est moins intense mais plus durable. On peut régulièrement observer de petits progrès. Des progrès qui vont nous garder motivé, nous donner envie d’être encore plus sérieux sur ce qu’on fait… et ainsi se transformer en de nouveaux progrès et nous motiver à nouveau… Bref un cercle vertueux qui nous laisse constamment sur un petit nuage quand on arrive à trouver le bon équilibre !

Progresser en course à pied, ce n’est pas « simple » mais ça n’a pas à être « très compliqué » non plus. Il faut tester des choses, voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et surtout trouver ce qui nous fait envie pour garder à chaque entraînement le plaisir d’y aller ! Et si on prend du plaisir, la progression n’est jamais loin ! 🙂

>> À REGARDER : Le plaisir de courir sera toujours une priorité !

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

2 COMMENTS

  1. C est sûr, faire ses entraînements correctement, ne pas essayer d’aller plus vite , surtout pour les footings qui sont loooongs…. , changer ses habitudes alimentaires, je suis en train de tester tout ça en ce moment. J’ai repris la course depuis octobre après un très gros break. … Au début je courrais comme une fo folle ça partait dans tous les sens maintenant je lis beaucoup d’articles sur la cap ( même de la philosophie ) et je gère bien mieux mon addiction ! J’ai bientôt fini mon entraînement pour courir 10 km en 50 minutes , mercredi prochain je saurai si j’en suis capable où du moins capable de m’en approcher !!! Merci pour tes judicieux conseils , je suis contente et m’être inscrite à ta newsletter !
  2. Punaise, même quand on pense ne rien apprendre avec un tel article (quand on a la chance de fréquenter régulièrement ton site), et bien on se trompe ! Bravo pour le style, l’humilité, l’exemplarité, la cohérence dans le propos et la logique des articles qui se suivent. Rien à jeter ici comme dans le reste du site. Ce n’est “que de la course à pied”, mais un grand merci, Niko.

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