Le marathon de Boston est une course mythique et je suis fier de pouvoir dire que j’en suis finisher ! Mais croyez-moi, ça n’a pas été une mince affaire, le parcours du marathon de Boston est réputé difficile ? Il l’est vraiment avec sa forte descente dès le départ (sans temps d’échauffement avant la course !). Et quand le moment difficile de la course autour du 30e kilomètre se profile, eh bien c’est là que sont situées les 4 grosses cotes du parcours (toutes avec environ 25 m D+ sur 600 à 800 m !). Bref, je vous laisse revivre cette course de l’intérieur. En prime l’ambiance du marathon de Boston et de ses exceptionnels supporters américains !
Résumé du marathon de Boston
Si je devais résumer cette course, je le ferais par ces quelques mots :
- Une ambiance de feu qui porte tout le long du parcours
- Des jambes pas exceptionnelles ce jour mais pourtant ça a bien tenu avec un mental plus fort que jamais après une préparation marathon hivernale compliquée
- Un mur du marathon qui se profile mais sans totalement flancher pour la première fois face à lui : tout le renforcement, l’entraînement en côte et les sorties longues vallonnées auront payé !
Retour à J-1 avant le marathon de Boston
Comme souvent avant une course, la grande question que tout le monde me pose c’est « tu vises combien ». Déjà en temps normal, je n’aime pas donner des chronos précis parce que j’ai toujours plusieurs plans en tête. Au Petit Train du Nord, j’avais le plan A, le plus plausible avec ma forme du moment ⇒ 2h48 pour garantir ma qualif pour Boston. Le plan B si tout se passait super bien était d’aller chercher les 2h45. Et le plan C si ça devenait compliqué était de m’accrocher au fait de battre mon ancien record de 2h55.
Ça, c’était avec assez peu d’inconnues sur la course en elle-même.
Mais là à Boston, c’est différent parce que je vais découvrir un parcours difficile, parce que la météo est souvent capricieuse, parce que l’avant course va être difficile à gérer. Bref on va revenir sur tout ça mais grosso modo si on était sur un marathon standard et dans des conditions correctes, j’ai fait toute ma prépa sur la base de 2h40. À Boston, ce chrono ne pourra arriver que si tout se passe à merveille. Donc mon plan A est plutôt de réussir à refaire un 2h45 comme au Petit Train. Le plan B c’est donc les 2h40 et le plan C et bien c’est de s’accrocher parce que si ça commence à aller mal, ça peut finir très loin à Boston, je connais beaucoup de coureurs qui ont totalement explosé sur ce parcours !
Bon évidemment j’ai tout analysé en détail pour éviter ça et j’ai une stratégie !

Objectif #1 : Profiter de l’ambiance du marathon de Boston
Mais j’ai aussi l’ambition de profiter un max de cet évènement. Comme ça n’est pas vraiment un marathon à chrono, j’ai vraiment envie de profiter un max de tout ça.
Le public est complètement fou sur cette course, déjà parce qu’il est américain donc c’est comme à Washington, même si on ne connaît pas les gens on peut se faire encourager comme si on passait devant sa famille ! Et à Boston il y a des endroits assez fous que j’ai hâte de découvrir comme au semi-marathon ou on passe devant le célèbre Wellesley college. On appelle ça le « Wellesley tunnel » tellement le bruit est fou à ce qu’il paraît et j’ai bien hâte de voir ça !
Après un marathon dans le calme de la forêt québécoise, ça va être totalement l’inverse et j’ai vraiment hâte d’en profiter !
Analyse du parcours du marathon de Boston
Le marathon de Boston c’est 250 m D+ et 400 m D-. Un parcours casse patte mais j’ai vraiment tout fait pour que le dénivelé ne me casse pas les jambes comme sur mon dernier marathon. Depuis novembre j’inclus des parcours vallonnés dans mes sorties longues pour m’habituer à gérer l’intensité et surtout avoir les muscles suffisamment solides pour encaisser les descentes. Bref j’ai attaqué fort dans les descentes sur ma dernière sortie longue et même à Washington pendant mon semi, j’essayais d’avoir un solide rythme dans les descentes pour habituer mes muscles à cet effort.
Je suis prêt comme jamais. Mais ça ne m’empêche pas d’être inquiet car la spécificité de Boston c’est que la majeure partie de la descente est au tout début et en particulier le premier kilomètre qui est à 5% de pente. Sachant que l’échauffement à Boston est quasi inexistant car on ne nous laisse pas aller courir avant le départ, c’est assez intimidant !
Et puis le D+ lui, il y en a un peu partout sur le parcours mais principalement entre les kilomètres 26 et 34 avec environ 4 belles côtes qui totalisent 100 m D+ dans le moment ou du marathon ou tout se joue déjà en temps normal. Il va falloir être fort mentalement à ce moment !
Mon plan est extrêmement simple : ne pas partir trop vite, c’est vrai sur tous les marathons mais encore plus à Boston avec ce départ descendant. J’ai regardé des analyses qui montrent que ceux qui réussissant à Boston partent environ 3% plus rapidement sur le premier semi que la moyenne de leur course. Donc mon but est de ne jamais descendre sous les 3’40/km de moyenne sur la première partie du parcours !

La météo du marathon de Boston
Le plan va aussi être variable car les conditions à Boston sont très variables !
Au moment où je tourne on est à J-12 donc parler de météo est utopique tellement ça peut encore changer car ça change vite dans la région. Et à cette période de l’année, tout peut arriver.
- 2018 : 2-3 degrés, pluie battante tout le long et du vent de face entre 30 et 50 km/h tout le long aussi mais ça n’est pas forcément le pire.
- 2012 : Cette année-là la température est montée jusqu’à 32 degrés et oubliez le départ tôt qui permet d’éviter la chaleur, on part à 10h à Boston. 32 degrés en venant de l’hiver québécois c’est totalement insane
- 2011 : Après l’inverse peut être vrai aussi puisque 2011 a été une année ou le vent a été dans le dos des coureurs avec une météo correcte, ce qui a résulté à l’époque en un chrono de 2h03’02 pour le vainqueur, non homologué comme record du monde évidemment puisque le parcours est avec un point de départ différent du lieu d’arrivée et un avec un profil globalement descendant.
Bref, tout peut arriver à Boston et pas seulement pendant la course puisque l’avant course est vraiment particulière. Pour un départ à 10h, on doit se rendre à un bus qui amène au départ à 6h45 et ensuite attendre pendant 2h dans une aire de départ extérieure. J’avoue ne pas avoir hâte du tout à cette partie !

Le ravitaillement du marathon de Boston ?
On ne change pas une équipe qui gagne ! Il y a assez d’incertitudes sur cette course pour ne pas vouloir innover sur le ravitaillement donc je vais refaire exactement ce que j’avais fait sur mon dernier marathon soit :
- 40g de glucides dans mes 500 ml de boisson précourse de 1h30 avant le départ jusqu’au départ
- 2 gourdes de 40g de glucides
- 3 gels ⇒ Maurten est sponso


Bravo Niko, 2h42, c’est magnifique ! ️️️
Seulement 2′ perdues en prenant le fameux mur! Et moi qui en ai perdu 14 à Paris le moi dernier
Je suis curieux de savoir quel a été ton échauffement?
Et d’en savoir plus sur tes apports énergétiques, avant et pendant la course: comment gères-tu les gourdes, les gels, les arrêts aux ravitos?
J’espère que tu nous expliqueras tout ça un de ces jours…
Bonne récup… ️
Manu, marathonien débutant
0 échauffement… on est parqué comme du bétail au départ du marathon de boston ^^
enfin si 900m de footing entre les deux zones de départ, pas assez mais on ne choisit pas à Boston ! :)