Aujourd’hui je voudrais mettre les choses au clair sur un sujet fondamental ! On s’en fout de la vitesse ! 
Pour commencer, je voudrais préciser que cet article n’est en aucun cas une critique pour quiconque, bien au contraire. Le but, c’est juste de vous aider à vous recentrer sur vous, votre pratique, votre progression et surtout votre plaisir ! Je le répète souvent mais plus que la performance, pour les amateurs que nous sommes, c’est le plaisir qui devrait être l’objectif numéro un !

On s’en fout de la vitesse… qu’est-ce que je veux dire par là ?

Je voudrais simplement que certains arrêtent de regarder la vitesse de course de manière brute, avec une once de tristesse en disant qu’ils sont nuls !

Vraiment ça ne vous aide pas !

C’est même pour cette bonne raison que j’avais arrêté de partager le contenu de mes entraînements pendant un temps pendant un moment. Et puis j’en ai eu mare de recevoir des commentaires du style « tu fais quoi à l’entraînement » ou « partage nous tes séances » alors je me suis remis en mode transparence absolu : tout le détail de mes séances sur Strava ici et quelques posts sur les réseaux sociaux.

On s'en fout de la vitesse !
Pour voir mon stage en Arizona et ses paysages magnifiques, c’est ici !

Ne croyez pas que que j’ai pris le melon en affichant mes performances

Moi aussi je pourrais dire que je suis nul si je me compare à des coureurs que je connais ou à ceux que je suis sur les réseaux sociaux ! Car oui mes performances sont à chier par rapport aux pros ! Comme je le disais récemment sur Instagram, pour avoir une chance de suivre Eliud Kipchoge, c’est pas des Vaporfly 4% qu’il me faudrait mais des Vaporfly 400% ! Bref on est tous le nul de quelqu’un de toute manière !

Si je reviens à mes moutons, parler de vitesse… ça ne sert à rien car ça n’apporte rien au débat ! On est des amateurs ! La priorité, ce n’est pas la vitesse à laquelle tu cours mais « est-ce que tu prends du plaisir à courir ? » Et si ton plaisir passe par la performance, alors la seconde question est « es-tu meilleur que tu ne l’étais il y a un an ? ». Et s’il n’y a pas de progrès, souvent, il faut juste remettre les choses à plat et comprendre ce qu’on doit changer pour progresser.

>> À LIRE : Pourquoi je ne progresse pas : 5 exemples analysés

La seule personne à qui on devrait se comparer, c’est soi-même !

D’abord parce qu’on est tous différent donc on aura tous une progression différente. Ensuite parce que regarder les performances de quelqu’un qui court régulièrement depuis 15 ans quand soi-même on pratique depuis 1 ou 2 ans… c’est évidemment incomparable !

La course à pied est un sport d’endurance et l’endurance se développe lentement, très lentement. C’est comme ça et on ne peut rien y faire ! Alors si vous voulez progresser, il faut retrousser vos manches, courir régulièrement, courir intelligemment et c’est à force d’entraînement et de sérieux dans cette pratique que les progrès viennent, il n’y a pas de secret ! Du sérieux et un entrainement adapté, car ça n’est pas celui qui en fait le plus qui progresse forcément le plus. Il faut adapter son entrainement à ses besoins individuels !

>> À LIRE : Les 10 conseils les plus importants pour progresser sur le long terme

On s'en fout de la vitesse !

La recette parfaite pour ne pas progresser

Et ça m’amène à mon dernier point. Regarder les performances des autres et se rabaisser en se disant qu’on est nul, c’est le meilleur moyen de ne pas progresser. Car la progression passe autant par le physique que le mental ! Vous pouvez ne pas avoir un physique de champion du monde, si vous avez un mental et une motivation au top, vous pourrez énormément progresser ! Si si, je vous jure, vous seriez curieux de savoir ce qu’on peut peut faire avec un état d’esprit positif et une motivation de fer !


En résumé, recentrez-vous sur votre plaisir, votre propre progression, ayez un état d’esprit positif (voir les caractéristiques que partagent les coureurs qui progressent ici) et vous serez engagé dans une bien meilleure voie pour progresser ! 😉

Êtes-vous d’accord avec ça ?

Que la réponse soit oui ou non je suis intéressé à avoir votre retour dans les commentaires pour en discuter ! Vous le savez, j’aime donner mon avis… mais ce qui m’intéresse c’est de créer la réflexion, de faire avancer les choses… Et le fait d’avoir des avis contraires, ou des éléments auxquels je n’ai pas pensé… c’est ce qui fait avancer le débat alors n’hésitez pas à vous lâcher ! 🙂

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

42 COMMENTS

  1. Salut Nico
    Pour ma part je suis d’accord ! Je cours depuis moins de 10 ans et avant j’essayais à chaque fois de faire mieux que la fois d’avant…frustrant par moment car on n’a pas tous les jours le même état de forme ou de fatigue…de plus courir à à llire fondamentale à augmenter la sensation de plaisir
    Néanmoins L’age Peut il entrer en compte dans la progression? J’ai bientôt 45ans et donc je n’ai plus mes jambes de 20ans
    Les blessures ont été un frein également mais je sais que je ne fais pas tout non plus comme les séances de fractionné utilisées dans la préparation marathon et que je vais utiliser plus régulièrement pour progresser sur 10kms dans un premier temps

    • Bonsoir Olivier

      Je cours depuis 10 ans, j’ai 50 ans et viens de faire mes deux premiers marathons.
      Effectivement l’âge rentre en ligne de compte. A 50 ans je ne rattraperai pas un jeunot 🙂
      Néanmoins, pour mon exemple personnel, je suis passé d’une allure de footing de 6’40 à 5’50. j’ai pourtant un passé sportif.
      Alors ne pas désespérer, se faire plaisir et le seul repère c’est soi.
      Comme vu sur le marathon de Paris : la seule personne à dépasser c’est celle que tu étais hier !

      • Salut Nico.
        J’ai 57ans et 25ans de course à pied mon grand soucis c’est les blessures musculaires un jour mon médecin ma dit on n’a pas l’âge de nos artères il faut faire attention aux séries de vitèsses eh bien je suis arrivé même à une abcence de 6ans de compétition depuis mon dernier semi de 2014 en 1h30′ , j’espère bien que 2020 me portera chance !

  2. Un vrai bonheur de lire cet article merci de nous remettre les idées en place . Je serai moins triste et penserai à votre coup de gueule!

  3. moi j aime bien me comparer à des gens de mon niveau voir un petit peu plus rapide. ça donne une sorte d etalin sachant qu eux aussi peuvent avoir de belles progressions ou des coups de mous. je compare aussi mes courses d une année sur l autre maintenant que je le peux et j analyse ma progression. ciao !

  4. Bonjour, » je bois votre récit »
    Je ne suis pas à convaincre..
    Coureur depuis 2 ans quasi jours pour jours mon premier 4.2 km où j’ai cru « mourir »..
    Aujourd’hui, je prépare deux courses, mon premier marathon ainsi mon premier trail de 44km
    Étant passé par trois semi l’an dernier.
    Je vous rejoins complètement car ma priorité fût depuis le début me faire plaisir, écouter mon corps et peut importe mon timing ou classement mais mon but, de terminer sans lâcher dans la difficulté.. Une fois réalisé, ce n’est que du bonheur..

    • Je suis un peu partagé sur la question. Dans mon cas me comparer me fait progresser. J’ai un ami qui est médaillé d’or olympique et qui a maintenant le même âge que moi, 44 ans. Ma femme m’a juré que je ne pourrai pas le battre au 5km à Parkrun. Le jour où je l’ai battu j’étais aux anges! Il me servait d’objectif et cet objectif a été atteint. Toujours sur Parkrun, maintenant j’ai un vieux qui court dans la catégorie des 55-59 ans et qui me mets au moins trente secondes tous les samedi. Là encore il me sert d’objectif. Par contre il ne faut pas que cela devienne un frein et une raison de se dévaloriser. Comme Niko disait dans un article sur les valeurs communes des gagnants j’ai mon objectif à long terme et c’est ça que je regarde. Je sais que ça passe par des hauts et des bas. Et aussi je sais que mon principal adversaire c’est moi. Les autres sont des exemples à suivre ou des sources d’inspiration. Je précise pour ceux qui ne connaissent pas Parkrun c’est des courses de 5km organisées tous les samedi un peu partout en Angleterre. C’est gratuit et on est chronomètre pour voir comment on évolue dans le temps. C’est juste la plus grande invention de la Terre! Et le mot d’ordre est « It’s a run, not a race »

  5. Oui je suis vraiment d’accord avec toi
    Moi personnellement je veux bien courir lentement en endurance fondamentale mais comme je cours toujours tous seul je n’arrive pas a tenir cette allure d’essai toujours mais j’ai pas pu …!
    Tu peux voir mes entraînements sur strava..et merci beaucoup pour tes conseils.

  6. Depuis que je cours sans regarder mes allures, même sur des séances d’allure spécifique, je prends mon pied et quel plaisor de faire ensuite un marathon (même deux) sans embarquer sa monrre gps, tout au feeling et de se sentir merveilleusement bien à l’arrivée, sur un nuage,
    Faut essayer, va vaut le coup

  7. Ton texte m’a donné vraiment envie de prendre le temps de le commenter. Comme ton article me donne du baume au cœur moi qui me considère comme la petite De mon club d’ailleurs malheureusement n’ayant pas trouvé une coureuse qui court comme moi j’ai fini par m’entraîner seule pour mes sorties marathons.
    Je n’ai recommence à courir qu’il y a presque 6 ans et grave à ma famille qui m’a soutenue j’ai franchi la montagne du marathon après avoir progressivement couru des 5 à des 23,7 km et ce jour du 23 avril 2017 à Londres je ne savais pas à quelle sauce j’allais être dévorée ! Mon mari qui pourtant était dans le SAS des 3h15 m’a pris la main et est venu dans le mien. J’étais tétanisée ! Et pourtant au bout de 4h55 je l’ai termine dans un état d’euphorie générale mes amis m’attendant a l’arrivée.
    Un an après le 23 septembre 2018 je terminais mon 3e marathon à CapeTown avec 10 mn de mieux comme quoi les progresse et avec une dizaine de plus au compteur. Vraiment ton article me touche merci.
    Sylvie

  8. Tout a fait d accord !!! Je dirai même que parfois ma Pratt s eloigne de ce que je pense être bon pour ma progression..Simplement parceque je le fais plaisir et que j’ ai envi de faire tel ou tel parcours qui ne correspond pas forcément à l entraînement optimal…. Parce-que je cours essentiellement pour l plaisir !!!

  9. Comme tu le dis, la course ne doit être que personnelle et se comparer à autrui n’apporte pas grand chose. En effet, à la différence des machines, nous sommes tous différents et donc avons tous une biomécanique propre à soi et donc une vitesse et allure différente de son prochain.
    L’entrainement à allure fondamentale est vraiment nécessaire et est une bonne chose pour le coeur, notre muscle cardiaque. Il ne faut pas oublier que le coeur n’est ni plus ni moins qu’une pompe et donc il faut l’entraîner, à savoir faire varier les allures durant sa période d’ entrainement avec un maximum, pour nous sportifs amateurs menant une vie professionnelle principalement, d’allure fondamentale.
    Mais dans ton article, tu parles aussi de la demande de certains de voir tes séances sur Strava. Je ne suis pas très fan des réseaux sociaux, car cela peut entrainer la nécessité de mettre sa vie au vue et au su de tout le monde. Et n’oublions pas, Strava autorise aussi à se comparer à d’autres sur des segments qui est en contradiction avec ma première phrase.
    Courir pour un sport plaisir, pour soi OUI

  10. Alors je suis 200% d’accord avec toi…le plaisir de courir avant tout..le plaisir de se dépasser et dépasser ses limites..la competition c’est uniquement avec moi même…se fixer des objectifs qu’on peut atteindre et s’entraîner pour les atteindre..je viens de courir mon premier marathon..mon objectif temps à été respecter…4h55 ..mon objectif pour l’année prochaine 4h30…j’ai les bases et référence de 2019 pour mieux appréhender 2020…

  11. Pour moi, la quête de performance amène nécessairement une forme de frustration.
    Car, et j’ai pu le remarquer, si un ami me donne son chrono sur une course et même si ce fameux chrono est honorable, sa seconde phrase sera : « J’aurais pu faire mieux mais ce foutu vent, ou cette foutue ampoule ou encore cette montre GPS qui s’est arrêtée … » en fait, on se retrouve toujours à donner une bonne excuse pour ne pas avoir fait mieux. La quête de performance c’est une quête de son estime de soi et donc cette quête est tout simplement sans limite.
    J’essaye souvent de me trouver des amis coureur ayant une VMA inférieure à la mienne pour faire mes entrainement en EF. Ainsi, je ne cherche pas à me surpasser ; juste à courir et discuter en même temps même si l’ami, lui, se retrouve un peu au « seuil » …:-)

  12. Bravo pour cet article très intéressant, il est vrai que courir pour le plaisir reste une priorité mais il est toutefois intéressant de lire pas mal de commentaires qui, bien que tout à fait d’accord avec ça, parlent de chrono, de temps de gagné, de performances…
    Je pense que le dépassement de soi reste également un plaisir et qu’il faut donc savoir trouver le juste équilibre entre plaisir et performance.

  13. Pour ma part, j’ai commencé à courir après une grosse entorse où la kiné pouvait plus rien pour moi ! Elle m’a dit marcher !!! Puis ma tante m’accompagnait et elle m’a aidé à commencer ! Pareil que Francisco Cano j’j’ai cru mourir mais premiers kilomètres !!!
    Et petit à petit j’j’ai augmenté le temps puis la distance.
    Je ne suis pas une « grande coureuse » je me dévolarise beaucoup et je suis très « négative » malgré mon entourage qui me soutient dans ce que je fais !
    Je cours mon premier semi marathon dans un mois ! C’est mon objectif de l’année ! Le but est de le terminer après mon verra bien.
    Votre article m’a fait beaucoup de bien et j’ai eu plaisir à le lire car effectivement je me compare beaucoup aux autres !
    Je penserai à vous quand je m’entrainerai la prochaine fois !

  14. moi je me dis que je cours toujours plus vite que celui qui est resté assis dans son canapé. Ou que je cours toujours plus vite que moi-même qui avait la flemme de sortir 5 minutes plutôt 😉

  15. Je cours pour le plaisir et si je progresse ce sera pour moi! Bien sûr il y a des champions mais nous amateurs , faut courir pour le plaisir et franchir la ligne d’arrivée

  16. bjr, je cours depuis 2 ans, pdt 3 mois je me suis mise à la marche avec parfois un peu de course sur mon parcours marche..Puis j ai courru plus que marché..j ai fait ensuite mon premier 5 kms, puis 8, 10, 15, 18, mon premier semi marathon un an apres mes débuts..J ai ensuite attaque un 23, 26, 30, 40 et 45 kms la seconde année , mais tjs en mode nature ou trail, car j ai du mal à etre tjs sur bitume..Cette annee j attaque un gros defi ,un 60 kms…et bcp de dénivelé 4300 de D+…j espere etre en forme et aller au bout…j ai 48 ans en fin d’annee, et je suis heureuse d etre allee au bout pour l instant de chacun de mes defis..La vitesse est bien, effectivement j ai progressé, mais je n’irai jamais à la vitesse d’une gazelle, mais je vais à mon rythme et à celui du moment present, là est l essentiel , se faire plaisir sans souffrir… desormais j avance sur des defis qui me permettront aussi de voyager lors de leur realisation, et découvrir la France à travers mes trails montagne, ou nature ..L essentiel etant de se sentir vivant…

  17. Je cours vraiment depuis 1 an. Mon plaisir à moi, c’est profiter des beaux paysages, d’un lieu, d’un levé ou couché de soleil, du bruits des animaux dans les champs le matin ou les gazouillis des oiseaux en forêt,
    Ça me motive presque tous les matins pour aller courir. Je prends toujours le temps peinant mes runs de faire des photos que je poste sur strava ou Facebook pour faire partager mon plaisir de courir.
    Après le rythme ou « minutes/km » c’est un défi contre moi même.
    Essayer d’être meilleur, pour pouvoir aller plus loin mais pas forcément plus vite !! Pour découvrir encore plus d’endroit!

  18. Super article et super site en général, merci.
    Je cours depuis 2 ans (débutant en somme). Et j en suis arrivé a des conclusions proches de celles de cet article:

    Si le proverbe dit c est le 1er pas qui coute il sous entend surtout que tous les suivants rapportent.

    A chaque run le truc qui m’ennuie furieusement c’est (véridique!) De mettre mes chaussures, ajuster les fringues check la montre… Bref tout ce qui vient avant:
    Les 1eres foulées qui sont comme un réveil
    La mise en fonction du souffle rythmé
    L’air frais sous les arbres
    La terre qui gratte ou chuinte sous mes pas
    Le passage des saisons la ou je connais
    Les paysages la ou je ne connais pas
    La chaleur interieure au coeur de l entrainement
    La technicité du terrain
    La gestion de l’effort
    Le jeu d’ allures pour varier les plaisirs
    L’eau sur le visage
    Le froid qui pique
    Les pieds qui chauffent
    Le second souffle
    Les autres coureurs qu on encourage
    Le respect de ceux qui sont allé au bout de leur effort
    Les douleurs benignes
    Le retour a la base, pieds nus, gourde a la main…

    Oui, la vitesse c est pas le coeur de la course. Au mieux c est un challenge, au pire un piege.

    Voila, c’était le petit billet d’un coureur qui jouit de la chance qu il a de pouvoir couriri (ce qui avouont le n’est pas donné a tt l’monde).

  19. J’ai tout sauf le physique de la runneuse… 1m62 et 84kg. Je cours depuis 5ans et je ne peux plus m’en passer. Je m’extasie devant nos belles montagnes, notre lac local (Serre Ponçon), les chevreuils qu’on surprend fréquemment… J’aime l’effort et j’ai un mental qui dépasse mon physique inapproprié à la course à pied. Bref, maintenant j’arrive à me faire plaisir, à mon rythme, jusqu’à15 bornes avec déniv sur des singles, au delà je commence à être dans le dur. Ca me permet de partir sans appréhension à la découverte de nouveaux chemins. Je ne progresse plus beaucoup mais je me régale.

  20. C’est juste pile poil mon état d’esprit en ce moment… je m’inscris sur des courses ou des trails uniquement pour les parcours proposés, pas pour faire un chrono, pour prendre du plaisir à courir…

  21. Un tout grand merci pour ton article, il fait chaud au coeur mais tu ne dois plus me convaincre, je l’étais déjà depuis 2 ans environ….
    Auparavant, je voyais les choses autrement et figure toi que j’étais toujours dans la frustration car je n’étais pas dans les meilleurs, bien loin s’en faut….
    Voici 2 ans donc, on me diagnostique un cancer du rein, la douche froide ! L’opération qui s’en est suivie ainsi que le convalescence m’ont privé de la moindre sortie pendant plus de 5 mois…. Autant dire qu’il m’a fallu reprendre tout depuis le point de départ….
    Depuis lors, je vois les choses différemment et sais pertinemment bien que je ne courrai plus aussi vite qu’avant….. Je m’en suis fait une raison et privilégie le plaisir et l’endurance à la vitesse…. Et puis, je me lance des défis ! Le premier étais de parvenir à recourir un semi marathon, ce que j’ai fait en octobre, à Amsterdam, avec un temps anecdotique de 2h12’…. J’avais tablé sur 2h30, je suis heureux et fier !
    Un nouveau challenge s’en suit, participer au semi de Lisbonne en mars prochain, toujours avec le même plaisir en partageant, de plus, le voyage avec ma petite femme (qui a été diagnostiquée elle-même d’un cancer mois et demi après moi !)….
    Vous comprendrez dès lors comment il se fait que nous voyons la vie autrement et le running en particulier !
    Enfin, dernier objectif en non des moindres, je me suis inscrit pour mon 1er marathon, celui de Lisbonne (nous allons commencer à bien connaitre la ville !) le 11 octobre 2020 ! Ce sera , j’en suis certain, une merveilleuse aventure…. Je me projette en train de passer la ligne d’arrivée….. Qu’importe mon temps, juste le terminer….. Et vivre l’un des plus beaux moments de ma vie !

  22. Salut Niko, merci pour ton article, je prépare mon 1er marathon avec un de tes plans d’entraînement, je kiffe!!!! Par contre j’aurai juste une question, j’ai commencé le plan sur 12 semaines alors qu’il m’en restait 13 , car je pars 15j en vacances au bout du monde, et j’avais peur de louper une semaine par contraintes , est-ce que je dois doubler une semaine ou prendre une semaine de repos complet?
    Ce serait top d’avoir tes conseils sur ce point!
    Merci
    Sylvain

  23. Ouais. Évidemment, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire et penser!
    Ceci étant dit, pour moi, une chose qui a vraiment aidé a été de faire de la course une partie intégrante de ma vie, moins dans une perspective d’entraînement et plus dans une perspective de tous les jours. J’essaie, autant que possible, de faire tous mes déplacements locaux à la course (boulot, aller chez des amis, etc, menus achats, etc.). Ça me done ~70km par semaine. Le plus, c’est que je ne ressens pas vraiment de pression de performance: je ne m’entraîne pas, je vais au travail, ou je vais chez des amis, etc. et ça me permet d’y aller au rythme qui convienne le plus à mon corps à ce moment. Parfois je pousse, parfois je prends cela plus molo….

    Je m’entraîne pour un ultra, alors je supplémente ce volume avec des longues sorties. J’ai un peu pris le point de vue que des junks miles ça n’existe pas, mais aussi qu’il n’y a pas de sortie trop courtes pour compter. Faire un aller retour total de 3km ça compte! Si j’en fait 4 des comme cela dans ma semaine, c’Est 12km de plus en volume.

    Bref, la course est moins un entraînement, mais la vie devient un training, en quelque sortes. Ça m’aide et je sens que je progress bien cette année.

  24. Je suis tellement d’accord avec toi. Je cours depuis 1979. J’ai couru avec le Club La Foulée pendant 15 ans et c’était la performance qui comptait. Maintenant, je cours avec une gang d’amis le dimanche, gang qu’on appelle le zoo. Les plus rapides attendent les plus lents et tout le monde s’amuse. Je fais mes marathons et mes trails et je m’amuse. Mes meilleurs chronos, c’est de l’histoire ancienne, point à la ligne. Merci pour ce beau billet. Tu es toujours très pertinent. J’aime beaucoup te suivre

    • Lecteur depuis quelques mois (merci pour l’aide) 😉 je me sens obligé de participer.
      45 ans. Bon d’accord, presque 46.
      Je courre depuis… 7 mois. Ne rigolez pas. J’ai débuté juste avant le confinement pour galoper comme un hamster dans sa roue sur le tapis de course poussiéreux que madame s’était offert pour son « summer body ».
      Avant ça un 5km dans la demi-heure était une torture. Je n’avais jamais couru plus loin.
      Aujourd’hui je râle de ne pouvoir participer au 20k de Paris avec un chrono visé à 1h30.
      Chaque semaine je constate une progression à la sensation qui se mesure aussi au chronomètre, laissant envieux des collègues qui me semblaient être des surhommes il y a peu encore.
      Donc oui, le chrono me motive… indirectement. Car l’essentiel est d’atteindre un objectif atteignable : prendre plaisir en courant, puis se réjouir d’un résultat personnellement impossible il y a 20 ans.
      De toutes façon je ne peux me comparer à quiconque d’autre que moi. Je ne connais pas d’autre débutant avec mon profil. 😀

  25. Je suis tout à fait d accord que l esprit positif et le plus important. La volonté et la confiance en soit apportent forcément du plaisir et à force d efforts on se rend compte qu on peut déplacér des montagnes. Souvent un événement déclencheur permet que tout ce débloqué et qu en suite tout roule dans les courses ou entraînement. Moi c était ma première victoire en course de vélo. Après ça tout à changé. Et aujourd’hui me voilà en course à pied où je compte bien prendre beaucoup de plaisir avec les performances qu Iron avec.

  26. Un grand merci! Tout à fait dans cet optique, je cours depuis 1an 1/2 seulement, je m’entraîne pour le semi marathon Marseille Cassis (octobre 2020) et la seule chose qui compte pour moi c’est d’aller au bout de mes distances, des courses que je peux faire, peut importe le temps… Après bien sûr, si mon temps est en progression je suis forcément très contente, c’est la cerise sur le gâteau!! Mais effectivement je suis amateur et c’est très bien comme ça !

  27. Je mesure 1,85m pour 95kg. Donc clairement pas le physique idéal pour galoper…
    Ma philosophie : « j’emmerde les gazelles »
    Je cours depuis 1an et j’ai une dizaine de trails de 30 à 50km à mon actif. 80km le mois prochain et 100km comme objectif de mi-saison.
    Alors oui je suis plutôt un habitué du dernier tiers/quart des classements, mais clairement ça m’en touche une sans faire bouger l’autre !!!
    A quand les podiums par catégorie de poids ?
    Suis dispo pour me matcher à n’importe qu’elle gazelle qui acceptera de se lester à 95kg. Une fois un sac de ciment sur le dos, la sélection naturelle fera le reste

  28. Bonjour,

    Je voudrais réagir à cette phrase: « Et s’il n’y a pas de progrès, souvent, il faut juste remettre les choses à plat et comprendre ce qu’on doit changer pour progresser. »

    > Et bien parfois l’envie n’est plus car on ne partage plus d’émotions avec ses camarades de club, la vie personnelle devient tellement préoccupe que le sport ne compense plus, quand on se sent dévalorisé par rapport à la société et qu’on court pendant qu’on est au chômage ainsi que quand son ou sa meilleur(e) ami(e) ne courent plus!

  29. Totalement en accord avec ce post. Le souci de nos temps actuels c’est qu’on est toujours en train de regarder l’autre. C’est d’autant plus vrai avec tous les réseaux sociaux que ce soit insta, Fb et autres Strava…. les gens vouent un culte à la comparaison.
    Pourtant , ne se posent-ils pas la question: pourquoi je cours? Pour ma part je cours uniquement pour mon plaisir. Bien sur que je cherche à améliorer mes performances, mais personne ne m’y contraint ni ne m’impose quoique soit.
    Je partage ma passion avec mes amis et ma famille (en réel pas en virtuel) et je sais lever le pied pour faire une sortie avec untel et dire « vas-y on se rejoint à la maison » à un autre.
    Pour pouvoir progresser, à mes yeux, il faut déjà savoir s’accepter et se fixer ses objectifs (réalistes).
    Merci pour ce Blog qui apporte beaucoup de chose et notamment le plaisir de voir des gens « no stress ».

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