Repoussez vos limites et acceptez que ça va faire mal ! Évidemment, ce n’est absolument pas obligatoire de vouloir repousser ses limites comme je le disais dans cet article sur la zone de confort. Mais si votre objectif est de vous dépasser alors… Ce que je vais expliquer va vous être indispensable ! Car quand on sort de sa zone de confort, ça fait mal c’est le principe et c’est ce qui va permettre à notre corps de progresser !

Et pourtant, ce n’est pas parce qu’on est décidé à sortir de sa zone de confort qu’on va avoir moins mal. Être capable de gérer cette douleur n’est pas aussi simple que ça… Et avoir peur d’avoir mal n’aide vraiment pas ! Je voudrais vous donner quelques conseils à ce sujet. Quelques conseils pratiques mais surtout, la philosophie à adopter pour mieux avancer avec la douleur !

Embrace the Pain !

Pour moi c’est l’expression « Embrace the Pain » en anglais qui résume le mieux ma pensée sur le sujet. Difficile pour autant de vraiment traduire littéralement cette expression. Traduire par « Embrasser la douleur » amène plus de questions que de réponses. Même si en tirant un peu les ficelles on y est.

Ce qu’il faut, c’est accepter la douleur, ne pas en avoir peur ou chercher à la fuir. La douleur que peut amener un effort intense fait partie du processus normal par lequel tout compétiteur passe. Accepter cette douleur, c’est intégrer dans son esprit qu’elle va arriver et ne pas y porter une attention démesurée.

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Avoir peur de la douleur, c’est encore plus la ressentir !

Si avant la course on a peur d’avoir mal, on est très stressé, on redoute énormément ce moment, c’est sur que ça va être compliqué. Car quand cette sensation commence à arriver, on ne pense alors plus qu’à ça. Et tout devient dur, vraiment dur ! Car plus on pense à quelque chose, plus on va le ressentir intensément. C’est ainsi que notre cerveau fonctionne !

Quand on parle de cercle vertueux ou de cercle vicieux, c’est quelque chose qui définit bien l’être humain ! On est rarement au milieu quand on veut bien faire les choses. Soit on arrive à passer outre les difficultés, on se rend compte que ce n’est pas si terrible et ça rend les choses plus faciles. Soit au contraire, on s’enferme dans un cercle vicieux ou, parce qu’on a peut de la douleur, on l’appréhende, on y pense beaucoup plus et on décuple la difficulté qui y est associée.

Peut-on oublier la douleur ?

Non, on ne peut pas oublier totalement la douleur. Elle va être là c’est sûr. Et plus on se donne, plus elle est intense, ça fait partie du jeu maso associé à la recherche de performance. Mais on peut faire avec et la voir comme un compagnon de l’effort ! Après tout, il ne faut pas être contradictoire avec soi même. Si on est en recherche de performance, la douleur est nécessaire.

Sinon, il faut simplement accepter de ne pas être en recherche de performance et donc de rester dans sa zone de confort comme je l’expliquais à la fin de cet article. Être entre les deux est un non sens à mon avis. il ne faut pas se mentir. Soit on recherche la performance et on en assume les côtés moins agréables, soit on accepte de changer d’objectif.

repoussez vos limites pour progresser et pas peur d'avoir mal

Comment gérer la douleur pour en réduire l’intensité ?

Rester calme et concentré sur sa course

Quand la douleur monte, le simple fait de rester calme et de continuer à penser à sa course sans détourner son attention vers la douleur permet de mieux vivre le moment. Le moins on passe de temps à penser à la douleur, le moins elle affecte notre manière de courir ! Et pour ça, je voudrais prendre deux exemples.

Le premier vient de mon dernier duathlon sprint. Une course toujours intense et qui démarre par un 5km de course. Mon objectif était de suivre mon concurrent principal. Sauf qu’il est parti plus vite que ce que je pensais et m’a pris une vingtaine de mètres. Et au bout de 500m, je soufflais déjà fort et ma limite était proche. Bref, après même pas deux minutes d’une course d’une heure, je savais que ça allait faire mal. Mais plutôt que de penser à cette douleur montante, j’ai mis le focus sur ma technique de course.

Courir le plus relâché possible

Pus on court relâché, moins on dépense d’énergie pour avancer, c’est un fait ! Alors se concentrer sur le fait de prendre les virages de la manière la plus rapides et économique en énergie possible, penser à avoir la bonne posture… Ce sont des conseils de base de technique de course mais qu’il est important d’appliquer dans ces moments d’intensité maximale. et reprendre mètre après mètre l’écart qu’il m’avait pris au début. Ça ne rendait pas l’effort plus facile (à 3’25/km, je peux vous assurer que je ne rigole pas du tout !) mais je ne pensais pas à la douleur, juste à ce que je devais faire. La douleur faisait partie de l’ensemble, comme quelque chose de normal dans ce contexte

Découper sa course en portions

En plus de ça, j’aime aussi découper ma course en portions, comme sur une séance de fractionné. Se préoccuper d’une portion à la fois, sans trop penser à la suite permet d’être plus efficace sur le moment présent. Évidemment c’est plus facile sur un duathlon qui est coupé en trois de lui même ! Mais si j’avais pensé au vélo ou pire à la deuxième course alors que j’étais proche d’être à fond après quelques minutes de course… J’aurai certainement inconsciemment ralenti pour ne pas hypothéquer la suite.

Se motiver en pensant à l’objectif !

Avoir un objectif comme celui de tenir mon concurrent lors de cette course m’a permis de repousser mes limites et de partir à fond ! Attention cet exemple ne veut pas dire qu’il faut partir au taquet, sans réfléchir ! Je connais mes allures ! J’envisageais de courir à 3’30/km en sachant que je pouvais peut-être faire mieux ! En partant légèrement plus vite, je savais que ça allait faire plus mal mais que c’était réaliste pour moi. Il faut juste accepter que pour aller chercher son meilleur, il faut repousser la limite de l’acceptable ! On sait qu’on va avoir plus mal… Et accepter que même si ça fait plus mal, on ne ralentira pas…

Pourquoi je ne progresse pas ? 5 exemples analysés
Ça marche pour les compétitions… Et aussi pour les grosses séances d’entraînement ! 😀

Repoussez vos limites, êtes vous prêts ?

Je vous parlerais bien de ma séance de natation de la semaine passée aussi… Ou après 3500m déjà bien intense, on finissait par un 1000m chronométré… Donné le meilleur de soi quand on nage déjà depuis une bonne heure… C’est intense… Pourtant c’est dans le dernier 500m que j’ai réussi à aller le plus vite de toute ma séance ! La douleur était là pourtant… Mais elle m’a boosté plus qu’elle ne m’a ralenti !

Je progresse car je repousse toujours un peu plus la limite… Alors si vous voulez faire de même… pas la choix, repoussez vos limites aussi ! Et si vous voulez un bon exemple de sortie de ma zone de confort ? Regardez la vidéo ci-dessous… 

Si vous doutiez de ma fatigue à l’arrivée… À la fin de ce test VMA, j’ai terminé le dernier kilomètre à… 99% FCM de moyenne ! 😀

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

3 COMMENTS

  1. Salut Niko,
    Super article, comme on dit “la douleur n’est qu’une information que ton corps te donne, ce n’est pas un état physique”.
    Autre chose concernant l’entrainement, je te suis sur Strava et je ne vois pas de séances à gros volume (je me trompe peut être), sortie longue >3h ou vélo> 120 bornes.
    Est ce utile pour le triathlon?
    Merci et longue vie à Running Addict!
    • Très juste ! il faut savoir interpréter cette information qu’est la douleur ! Quand elle est dans les muscles, le souffle court, c’est quelque chose sur lequel on peut pousser sans problème… il faut évidemment aussi reconnaître quand uen douleur n’a rien à voir et qu’il faut prendre ses précautions… mais ça reste très rare ! 🙂
      Pour le triathlon, oui tout à fait, j’en ai fait seulement 2 de plus de 3h en un mois et demi (90 et 125km). Pourquoi seulement deux ? Parce que j’étais dans un cycles de développement de ma puissance de base ! Je viens de terminer ce cyle et jep asse en spécifique longue distance donc à partir de maintenant le 3h et + devrait apparaître quasiment toutes les semaines ! 😉
  2. Merci pour tes articles toujours très bien faits.
    J’attends chaque semaine avec impatience ta newsletter pleine de bons conseils.
    Bravo pour ton style toujours très humble

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