Après le 3000m steeple, retour sur une distance qui m’a longtemps occupé : le 800m. Je me suis en effet rappelé à mon bon souvenir cette semaine en participant à un 800m. Sans préparation pour cette distance, pas de pression, juste aller prendre du plaisir sur un double tour de piste de folie sur la piste de Saint-Maur en région parisienne, temple du demi-fond avec ces soirées connues de tous les demi-fondeurs. Chaque Printemps est en effet ponctué de soirées chaque mercredi, exclusivement réservée au demi-fond. Ces soirées sont mythiques car elles ont tout connu et notamment des records du monde! Celui de Guy Drut avec 13″10 au 110m haies en 1975 ou encore Michel Jazy et ses 3’55 au mile (24,5 km/h pour les connaisseurs!). Bref un lieu qui inspire le respect!

Une soirée à rallonge

Courir à minuit à Saint-Maur n’a rien d’une exception, car ces soirées attirent énormément de monde. Pour exemple, près de 80 coureurs se sont déplacés mercredi pour le 5000m sur piste, course pourtant très spécifique sur seuls les spécialistes osent affronter avec ses 12,5 tours de piste dévastateurs! Résultats? Des 800m prėvus à 22h20 et qui ne démarreront que vers 23h20 et un échauffement à adapter… Qui plus est quand il ne fait que 10 degrés et qu’on s’est levé tôt le matin, le corps incite plus à aller se coucher qu’à courir! Mais c’est une course alors comme toujours, une fois dans sa bulle on oublie tout et on se met en mode guerrier.

Les soirées de Saint Maur - Des courses denses et souvent en nocturne! (image http://runonline.wordpress.com/)
Les soirées de Saint Maur – Des courses denses et souvent en nocturne! (image http://runonline.wordpress.com/)

Le 800m : Le sprint du demi-fondeur

Avec une préparation orienté très long en Mars (Semi-marathon de Paris, Ecotrail), puis plutôt longue avec le 3000m steeple, c’est mon 400m des interclubs qui reprėsente la seule fois ou j’aurai couru “vite” cette saison. J’en viens donc (comme souvent avant une course) à me demander ce que je fais là… Il faut assumer maintenant! Quelques lignes droites, les jambes répondent étonnamment bien, j’espère simplement pouvoir me faire plaisir sur cette course.

Départ en ligne, il faut donc être explosif au départ pour ne pas se faire enfermer. Au coup de pistolet, les vieux rėflexes reviennent et je suis assez aggressif pour me placer gentiement en milieu de peloton et passer tranquilement en 30″ au 200m. La course est lancée sur de bonnes bases. Les sensations ne sont plus du tout les mêmes que quand je préparais le 800m, je sens que je suis proche de ma vitesse maximale à cette allure de début de course. Il faut déjà s’accrocher au passage dans la ligne droite de départ pour un 400m en un peu plus de 1’01. Côte à côte avec un collègue d’entrainement, la non préparation de ces efforts explosifs se fait ressentir quand à 300m de la ligne il met une grosse accélération. Celle-ci me laisse sur place… Ce n’est pas faute d’en avoir envie mais sans préparation les capacités à maintenir une vitesse élevée et à relancer ne sont pas franchement optimales.

A Saint-Maur les courses s'enchainent à un rythme effréné !
A Saint-Maur les courses s’enchainent à un rythme effréné !

La fin du 800m : douleur et plaisir

Il reste 250m de course et malgré ces sensations moyennes, je prend un plaisir fou dans cette course. On s’accroche, on s’accroche et on relance et on relance. Arrive le dernier 200m et son paradoxe. Les jambes sont lourdes, très lourdes et quand arrive un adversaire à double dans le virage, il faut redoubler de force mentale pour y arriver. C’est sur ce seul moment qu’il me reste quelques regrets… Ne pas réussir à mettre ce coup de reins qui te relance avant la dernière ligne droite et te permet de grappille les dixièmes voire les secondes sur la fin de parcours. Pourquoi? Car au moment de doubler, mon adversaire du jour à relancé… Et au lieu de mettre ce coup de reins, j’ai hésite, 1/2 seconde peut-être… Suffisant pour perdre le fil, se crisper et ne plus pouvoir jamais relancer jusqu’à l’arrivée… Car c’est bien connu quand on est crispé c’est le début de la fin…

Au final ce 800m?

Ou voit-on que je ne suis pas du tout de préparation 800m? Une récupération express! Car pour ceux qui ne connaissent pas, le 800m c’est cette épreuve géniale ou une fois qu’on a réussi à se dépasser, une lente agonie commence. On a plus aucune énergie, mal à la tête, au ventre et des jambes qui avec des muscles totalement acidifiés ne sont même plus capable de nous porter. Tout cela pendant 10mn, jusqu’à 30mn pour certains! Mais hier cette phase n’est jamais vraiment arrivée et à peine 2mn après la course j’étais capable d’encourager mes collègues de la série suivante.

Et le chrono? Ce n’était pas une priorité aujourd’hui, non préparé j’étais venu chercher le plaisir de courir! Pourtant le Running-Addict est obligé de s’y intéresser… En 2’07″40 rien d’exceptionnel mais pourtant pour une première course de la saison sur cette distance et sans préparation, le plaisir ayant été au rendez-vous, c’est une satisfaction! La satisfaction de se dire que si je poursuivais avec un mois de préparation piste un nouveau record perso sur la distance (2’05″06) serait largement envisageable!

Le 800m un retour aux sources, et une course qui aura permis de me rappeler que c’est la distance sue j’affectionne le plus sur piste… Ni épreuve de sprint, ni épreuve d’endurance, c’est une épreuve à part… La Team800m est aujourd’hui endormie, mais elle reprendra du service un jour c’est sûr…

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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

4 COMMENTS

  1. Ah le 800m … J’en garde un souvenir particulièrement horrible. La seule course où j’ai bien cru que j’allais vomir à la fin. C’est donc possible de prendre du plaisir sur ce genre de course, ça me fascine ^^ ! Plus sérieusement, ça me donne envie de mettre des pointes tout ça. Juste pour trottiner sur la piste …

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