Et si je vous parlais un peu de piste ? Entraînement 800m ? C’est peut-être pas le sujet qui vous passionne le plus mais moi je suis fan alors j’en parle ! Et puis si vous aimez l’entraînement, si vous voulez connaître les coulisses d’une performance, vous devriez aimer car les pistards sont des gens besogneux qui font tout pour arriver à leurs objectifs! Et puis je n’ai pas pris n’importe qui puisque j’ai choisi celui qui a partagé mes entraînements pendant des années ! Nous l’appellerons le teammate! 😉

Ce n’est pas Pierre-Ambroise Bosse et ses chronos hallucinants mais c’est quand même très fort ! Surtout quand on pense que c’est un Running Addict, un amateur, comme vous et moi. Il cale ses entraînements sur son temps libre après le boulot, parfois en sacrifiant d’autres activités par passion pour la course à pied. De quoi apprécier un peu plus les performances réalisées. Et puis vous verrez, ça va quand même très très vite! La photo à la une de cet article ? C’est quand on a partagé un 4x400m l’année dernière, un super souvenir!

Résumé du passé athlétique

Il a débuté l’athlétisme quand il faisait 1m02 donc oui il a toujours baigné dedans. Du cross comme tous les pioupious runners avant le demi-fond, 800m ou 1500m de préférence. Des années à pratiquer l’entraînement 800m sans relâche pour progresser avant de voir la vie de jeune cadre dynamique (c’est le terme pour parler de l’exploitation des jeunes non? :D) demander d’autres sacrifices et de voir le running s’éloigner, petit à petit. Jusqu’à cet automne où la flamme est revenue et a été plus forte que tout le reste. Il a donc recommencé à se donner corps et âme pour sa passion. Résultat ? Un 800m bouclé en moins de 1’56. Ça ne vous parle pas ? Ok, un 800m à 24,9km/h de moyenne c’est mieux ? Pas mal le teammate non ? 😉

mon teammate, un running addict fan de l'entrainement 800m
En plein effort, concentré comme à l’habitude ! Crédit photo : Athlé en Normandie

L’entrainement 800m est intense

Commençons par le commencement et les explications de qu’est-ce que c’est que l’entraînement 800m pour quelqu’un qui vise la performance. Sa semaine type d’entraînement c’est “en préparation générale, un rythme de 6 entraînements par semaine”

– 1 séance au seuil
– 1 séance de fractionné
– 1 séance de vitesse / préparation physique générale / allure spécifique 800 ou 1500
– 1 séance de musculation
– 2 ‘footings’ de 20 a 40´ allures entre 70 et 80% VMA


Bref une semaine bien remplie. Quand on lui demande les sensations qu’il éprouve en courant un 800m, voilà sa réponse : “Une sensation de vitesse mais tout en ayant la possibilité d’accélérer, c’est la sensation la plus plaisante, ce que je ne retrouve dans aucune autre course”. C’est vrai que pour l’avoir pratiqué cette distance est atypique car on a vraiment une impression d’aisance pendant le premier 400m. Cette marge qui disparaît au fur et à mesure que la course avance, que l’acidité monte dans les muscles…

Le 800m, course pour maso ?

“Oui je pense qu’il faut aimer se faire mal et surtout accepter d’être parfois dans des états de souffrance très particuliers pendant et après la course”. Voilà c’est dit… Le coureur en général est un peu maso car il aime se faire mal pour atteindre ses objectifs. Le coureur de 800m encore plus car sa résistance à l’acidité est forte. “C’est grâce à l’entraînement 800m, ces douleurs se préparent”. En supportant des taux de lactates jusqu’à 20 mmol/L de sang en fin de course, le coureur de 800m est comme tétanisé une fois la ligne d’arrivée passée. En comparaison sur un 10km le taux de lactate est autour de 4 à 6mmol/L maximum en fin de course pour quelqu’un de très entraîné.

D’où une question existentielle, où va-t-on chercher la force de ne pas ralentir en fin de course quand les jambes brûlent? “Au moment de la course où les jambes s’alourdissent et commencent à brûler, c’est là qu’il faut que la tête prenne le relais. Sans le mental à ce moment là, c’est la descente aux enfers, la dégringolade chronométrique, c’est là que toutes les courses se jouent”. Plus encore que sur des distances longues, il faut un mental d’acier. Pas le temps de tergiverser, à la moindre petite défaillance mentale, vous avez déjà ralenti et votre course est terminée.

Le 800m est ingrat avec le coureur. Quel que soit son résultat, il est souvent difficile de le célébrer après une course. Des sensations plutôt désagréables vous en empêchent… “Personnellement l’heure qui suit la course est le pire moment que je puisse ressentir, bien plus encore que pendant la course. Le moment ou le corps relâche la pression, et qu’on sent les effets de l’acide lactique dans les jambes mais surtout dans le ventre. J’en ai passé des heures plié en quatre de douleur attendant impatiemment que ça passe… ou que ça sorte…” Voilà c’est dit !

On a fait le tour je pense !… J’espère que ça vous a plu d’en apprendre sur l’entrainement 800m, la course et sur mon teammate en particulier ? Parce que je vous en prépare d’autres et ça va envoyer du lourd vous verrez !

teammate de running addict, pas facile comme métier. l'entrainement 800m est intense!
Petit bonus, une photo de cross, à la bagarre, à la loyale, on donne tout, toujours…
Crédit photo : Athlé en Normandie

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

3 COMMENTS

  1. Oh putain le 800 en 1’56!!! Oh putain !! Je peux te dire que j’ai relus plusieurs pour être sûr de bien lire!!! Je viens de faire ton défi sur 1000m. ..et j’étais content de mes 3’36…
    Putain!!!

  2. Bonjour,

    Quant vous dites musculation, es le même programme pour quelqu’un qui fait du 400 m. Des demi squats, 1/2 squat bondissement, arraché, épaulé … etc ?

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