Courir sur tapis de course, quand tu vis au Québec et que tu ne veux pas passer ton hiver à te morfondre au fond de ton canapé en attendant le Printemps, c’est une nécessité. J’ai donc décidé de vous parler de ma passion pour le tapis de course. En fait, j’écris cet article en réponse à celui d’Aurore du Blog d’une Mademoiselle. Tout d’abord pour vous dire d’aller absolument lire son article. Si vous courrez sur tapis ou que vous y songez ça vaut le coup elle vous décrit en détail comment bien courir sur tapis de course. Mais comme je suis quelqu’un de contradictoire, j’écris aussi pour vous dire que je ne suis pas du tout d’accord avec elle sur un point! 😀

Le tapis de course, c’est pratique mais qu’est ce que c’est chiant.

Le titre est un peu exagéré car je prend quand même du plaisir à courir sur le tapis de course. Car sinon je ne le ferai plus. Mais j’en prend tellement moins que lors d’une séance en nature, ou sur une piste d’athlétisme (ah une piste, je crois que j’ai oublié ce que c’était… Paix à mon âme de pistard…). Le problème du tapis c’est que en faisant du sur place, le paysage ne change pas, jamais. Imaginez le hamster, tourner dans sa roue. Et bien quand je cours sur tapis c’est pareil. Sauf que (attention je vais choquer les Brigitte Bardot en herbe, âme sensible s’abstenir) un hamster c’est c** comme un balai donc ça ne doit pas avoir grand chose à foutre.

Moi j’aime observer mon environnement quand je cours. C’est d’ailleurs pour cela que je cours rarement avec de la musique. Pas besoin. En ville j’observe les gens, les voitures, en nature j’observe la faune, la flore, son évolution avec les différentes saisons et… ça me suffit. Ça fait du bien de voir du pays après le boulot, de respirer le grand air, de laisser son stress à la maison pour profiter. Sur le tapis de course tu vois… Ton reflet dans la glace, pendant 1h… A moins d’être ultra-narcissique, difficile d’y trouver grand plaisir. En fait lorsque tu est en séance de qualité, ca passe car tu es à fond, concentré sur ton effort. Mais faire de l’endurance fondamentale sur tapis de course, ca passe environ 10 fois moins vite… Je vous laisse imaginer…

Plaintes à propos du tapis de course, acte 2

Sur le tapis de course, il fait chaud. Autant dehors il fait -20 degrés et avec l’index éolien on atteint des sommets en ressenti, autant à l’intérieur il fait +20 degrés et le fait de courir en “statique” faut aussi atteindre des sommets en terme de chaleur corporelle! Faisant mes footings en extérieur et mes séances en salle, c’est un peu comme si je courrais un jour au Québec et le lendemain chez Marjolaine en Californie! (Ce qui au passage me plairait pas mal! :D). Vous imaginez un peu mieux pourquoi mon cerveau n’y comprend rien du tout? Pas des plus agréables de ce côté non plus la course sur tapis…

Les bons côtés du tapis de course

Et oui j’arrête de me plaindre, il y a aussi des bons côtés ! Un entrainement cadré, millimétré est possible grâce au tapis de course. Pas besoin de regarder sa montre pour voir si on est dans le bon rythme, si on est encore debout par définition c’est qu’on est dans le bon rythme! 😀

Et puis ça fait travailler le mental. Les entrainements fractionnés ou les intervalles durent plus de 3′ donnent l’impression de durer plus longtemps qu’en extérieur, il faut donc être fort dans sa tête pour ne pas céder à la tentation de raccourcir la séance. Je suis sûr qu’à un moment à un autre ça pourra resservir. Je me vois déjà au milieu de mon marathon à me dire “penses à cet hiver sur le tapis c’était dur aussi mais tu ne lâchais pas pour autant”.

La bonne nouvelle c’est que Février se termine, les -15 degrés celsius de moyenne sont derrière nous et les séances en extérieur vont bientôt pouvoir reprendre. Je n’attends que ça! 😉

Et vous le tapis de course vous en pensez quoi?

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

12 COMMENTS

  1. Moi le tapis, j’en pense que la seule fois où je l’ai utilisé, c’était chez mon podologue, et que j’ai détesté. C’est bizarre et ça doit être royalement ennuyeux.
    Quand je pense que je connais des parisiens qui courent dessus en hiver pour raison de nuit, de pluie, de pollution ou de froid. Autant pour vous c’est obligatoire, autant pour nous…

  2. Je suis pas chaud du tout pour courir sur tapis…mais si y a pas le choix c’est mieux que rien!!
    Et sur le fait de courir comme un hamster j’aurais bien critiqué vivement cette pratique mais pour préparer mentalement mon 24h j’avais fait une ou deux sorties longues autour d’un terrain de foot (a des heures ou il n’y avait pas de match a regarder)… donc en fonction des besoins, tout est possible 🙂

  3. Et je suis bien d’accord avec toi : C’est CHIANT ! Je n’en peux plus, heureusement le soleil commence à pointer le bout de son nez. Vivement les sorties sans neige, en t-shirt et short ou du moins avec une seule couche.

    Bis 🙂

    • Du coup je te réponds le lendemain d’un footing dans les conditions que tu évoques (enfin presque mais sortant de l’hiver tu en as vite l’impression!)
      Avant goût de Printemps… Vivement qu’il soit vraiment là! L’hiver c’est fun mais c’est quand même cool quand il finit! 😀
      Biz!

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