Je ne sais pas si courir quand on est malade est une bonne idée… Mais une chose est sûr on l’a tous fait non ? L’hiver, c’est la période où presque tout le monde passe par sa petite période de rhume ou autre maladie plus ou moins grave. Et évidemment courir quand on est malade est une idée qui nous passe par l’esprit. Qui ne s’est pas déjà posé cette question ? On a un entraînement de prévu, ça nous embête de ne pas y aller, alors on envisage de courir en étant malade. Mais est-ce que c’est vraiment une bonne idée ? N’y a-t-il pas plus à y perdre qu’à y gagner au final ?

Courir quand on est malade selon son état

Commençons par la base : évaluer si on peut courir quand on est malade se fait évidemment en fonction de l’état dans lequel on se se trouve. Je sors de maladie avec un jour où j’arrivais à peine à me déplacer de la salle de bain à mon lit. Évidemment, la décision de courir ou de ne pas courir se fait assez facilement. Tout état de faiblesse est dicté par notre corps pour nous empêcher de dépenser notre énergie à autre chose qu’à combattre la maladie. Et c’est tant mieux !

On peut donc dire que généralement si on peut courir quand on est malade, c’est que notre corps nous y autorise. Le degré d’affaiblissement que l’on subit pendant la maladie est le meilleur des indicateurs. Mais au final, même si on en est capable, est-ce que courir quand on est malade est une bonne idée pour autant ?

>> À LIRE : Courir bien équipé en hiver pour éviter de tomber malade !

Courir quand on est malade ne ralentit pas la guérison ?

Une bonne nouvelle pour commencer, courir quand on est malade ne semble pas ralentir la guérison lorsqu’on parle de maladie bénigne. Attention à bien intégrer les derniers mots de cette phrase ! 😉 Une étude de Weidner existe sur le sujet et porte sur 50 individus volontairement infectés par un virus (à lire ici, en anglais). Cette étude partage le groupe en deux. 16 individus ne font que se reposer et les 34 autres incluent un footing en endurance fondamentale de 40’.


Pas d’aggravation des symptômes, ni de temps de guérison allongé. Il semble même que ceux qui ont couru se sentaient en meilleure forme légèrement plus tôt. Amélioration de l’état ou pas, cela montre que dans un cas bénin, on peut courir quand on est malade. Je répète, dans un cas bénin ! Attention à ne pas se persuader qu’on est plus en forme que la réalité juste pour aller courir !

Fiévreux et fatigué ? Pas de course !

Il ne faut par contre pas oublier que cette étude porte sur des maladies bénignes… S’il y a fièvre et une vraie faiblesse, je suis convaincu que cela ne fonctionne plus. Dans ce cas, on a un signe clair que le corps utilise ses ressources pour se guérir. Aller courir ne servirait alors qu’à lui prendre une partie de ces ressources et à nous rendre encore plus faible. Pas d’étude là-dessus mais pour l’avoir testé, s’entraîner en étant vraiment malade n’apporte rien d’autre qu’une maladie qui s’éternise…

Courir quand on est malade ou se reposer ?

Courir quand on est malade pour ne pas perdre la forme

Ne tombez pas dans la psychose du « si je m’arrête, je vais perdre mon niveau, alors je ne peux pas m’arrêter ». C’est totalement faux ! En tous cas quand on parle de quelques jours comme avec la majeure partie des maladies classiques. L’entraîneur américain Jack Daniels avait notamment analysé ce sujet. Sa conclusion : en dessous de 5 jours d’arrêt, il n’y avait aucune incidence sur le niveau de forme.

Alors pourquoi se forcer à courir quand on est malade ? En particulier si on est faible et qu’on ne se sent pas de sortir ? C’est au final le meilleur moment pour prendre un break. Laisser son corps combattre la maladie et revenir plus fort par la suite !

courir quand on est malade, quel effet sur la forme ?

La réalité est elle conforme à la théorie ?

La théorie semble assez claire et dans la réalité, je l’ai testée depuis plusieurs années, ça marche. Que ce soit avec des maladies bénignes, plus handicapantes ou encore pour des blessures, lorsque l’on s’arrête de 3 à 5 jours, il n’y a aucun effet négatif sur la forme ! C’est même l’effet inverse qui s’est généralement produit. Au retour à l’entraînement, j’avais en général une super forme !

Cette période de repos avait en fait servi à bien encaisser les entraînements d’avant. Et repartir à l’entraînement sans la fatigue donne de super sensations ! En ce qui concerne le fait de courir quand j’étais légèrement malade… Ça s’est souvent réduit à des sessions de vélo d’intérieur à faible intensité. Juste histoire de faire tourner les jambes et de garder une activité cardio-vasculaire. Et ça n’a jamais eu aucune incidence sur ma maladie.

>> À LIRE : L’entraînement croisé c’est efficace !

Comment reprendre la course après une maladie ?

Mais quand on n’a pas le choix de s’arrêter après une maladie qui nous cloue au lit, comment reprendre la course après la maladie ? Et bien, il suffit simplement de s’écouter et de ne pas être impatient. Personnellement, quand je suis malade, je modifie totalement mon programme.

Je fais en sorte que cette semaine, où il y a maladie, devienne une semaine de repos. J’oublie totalement le programme initial et je décale tout. Ça ne sert à rien de se morfondre sur le fait qu’on loupe tel ou tel entraînement. Mieux vaut oublier ça et repartir du bon pied.

Courir quand on est malade ou se reposer ?

Il y a une méthode ultra simple que j’utilise. Le premier jour où j’ai l’impression d’avoir retrouvé une forme normale reste un jour de repos. C’est le jour qui sert à mon organisme à vraiment se remettre d’aplomb. Il ne faut pas oublier que pendant la maladie, même si on ne fait rien physiquement, le corps travaille quand même fort de son côté. Le deuxième jour je reprends par une sortie sans objectif. Un simple footing où je vais écouter mes sensations pour voir si tout va bien.

Si la forme est bonne, je ne force pas et je fais un simple footing en endurance fondamentale de 45′ maximum. Et si je sens que je suis encore un peu faible, je ralentis et rentre au bout de 30′. C’est le signe qu’il manque encore un peu de récupération. Vous n’êtes pas obligé de suivre ça… Mais n’oubliez pas que ce n’est pas un entraînement qui va changer votre forme ! 🙂

Courir quand on est malade ? Utiliser son bon sens !

Pour conclure, je dirais que tout est question de jugement… et de bon sens. Il ne faut pas se mentir à soi-même. On sait généralement quand on peut courir et quand on ne peut pas. Mais n’oubliez pas que le principe de précaution est votre ami. Il ne faut pas hésiter à modifier son programme pour prendre du repos. Ça n’affectera pas vraiment votre forme et vous laissez le temps à votre corps de bien récupérer de cette maladie !

>> Et pour lire mes conseils incontournables pour progresser, clique ici !

 

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

8 COMMENTS

  1. Je suis en général très peu malade – un petit rhume par hiver, qui dure 3 ou 4 jours, et c’est d’ailleurs mon état actuel (je dis « petit rhume » mais je pleurniche à la mort depuis avant-hier) et j’ai tendance à me dire que c’est justement un petit signal de mon corps pour me supplier de m’arrêter un peu et de me reposer.
    Du coup, j’avoue que c’est vraiment l’un des rares moments où je m’écoute vraiment et où je m’arrête pour de bon. Au programme : mon lit, des livres et des tisanes, et c’est tout.
    Il y a 2 ans, en pleine prépa d’une grosse Spartan Race et du marathon de Montréal, j’avais fait la bêtise de ne pas m’arrêter et de continuer coûte que coûte, j’ai dû m’arrêter 2 semaines après, parce que je n’étais plus capable de tenir debout. Je me suis trouvée bien stupide, et ça m’a vraiment servi de leçon !

    • Ahah @camille ! Comme toi c’est avant tout en faisant des mauvaises expériences que j’ai appris ce genre de détail. Quoi de mieux que de sentir que ça ne fonctionne pas pour changer d’avis ! Ce qui est le plus dur à croire c’est que quelques jours de repos ne vont pas affecter notre forme… Je ne sais pas pourquoi mais on ne veut pas y croire… Alors que pour l’avoir maintenant souvent testé, c’est certain, quelques jours d’arrêt s’il ne sont pas répétés régulièrement sont même plutôt bénéfiques… 🙂

  2. […]   de Arnaud 31 janvier 2018 20 janvier 2018 Actu L’hiver, la période où presque tout le monde passe par sa petite période de rhume ou autre maladie… Et évidemment courir quand on est malade est une idée qui nous passe par l’esprit. Qui ne s’est pas déjà posé cette question ? On a un entraînement de prévu, ça nous embête de ne pas y aller, alors on envisage de courir en étant malade. Mais est-ce que c’est vraiment une bonne idée ? N’y a-t-il pas plus à y perdre qu’à y gagner au final ? A lire sur l’excellent site https://www.running-addict.fr/conseil-running/courir-quand-on-est-malade-ou-se-reposer/ […]

  3. Salut à tous ! Petit retour d’expérience perso :
    Je fais parti des chanceux qui ne sont quasiment jamais malade. En hiver j’ai le nez qui coule de temps en temps, ou mal à la gorge, mais ça n’affecte en rien mes jambes ou le reste de mon corps. Et le mieux, c’est que lorsque je sens un début de mal de gorge, je vais courir, et le mal de gorge, il aime pas ça du tout ! Il s’en va, et retape à la porte 2-3 jours plus tard, je cours à nouveau, il s’enfuit à nouveau. Et après plus rien. Avant d’être un coureur, je me tapais des mal de gorge qui me faisait très mal pendant une semaine environ. Maintenant, je n’ai plus aucun soucis avec cette technique.
    Attention c’est mon expérience perso, j’insiste bien sur le fait que c’est juste la gorge qui est prise dans ces cas-là, je ne pense pas qu’il faille tenter ma technique si vous êtes patraque des pieds à la tête. ^^

  4. Bonjour moi je suis un débutant j’ai 2ans que j’ai commencé à courire c’est pendant l’hiver seulement que je prends un rhum le nez et la gorge seul ,je me demande es que je peut continuer malgré sa?en sachant bien que je le fait 3 fois par semaine ?

  5. Depuis quelques temps je suis en soins pour des poses d’implants dentaires avec auparavant des traitements endodontiques nécessitant à plusieurs reprises la prise d’antibiotique par période de 8 à 10jrs. La pose du premier implant a foiré, j’ai en parallèle continué mes sorties en étant affaiblit. Les fois suivantes j’ai stoppé mes sorties le temps de durée du ttt antibiotique. Course à pied et antibio = incompatibilité.

  6. Voila vraiment un sujet d actualite…voila trois ans que je fais du sport regulierement et j ai le sentiment globalement que je suis bien moins malade l hiver. Je dis globalement parce que je n echappe pas au rhume..comme en ce moment. J ai commence a avoir mal a la gorge lundi…grosse fatigue mardi..la, impossible de penser au sport..seul finir ma journee de travail m obsede…mercredi, le pic de fatigue passe, j ai tente 45′ cardio en salle…ben..j ai pas fais une super performance…mais je me sentais bien mieux apres…”comme debarassee” de mes microbes…de fait, jeudi, vendredi, regain d energie..je mouche toujours beaucoup…mais ce matin j ai pu faire une sortie de 6km au lieu des 8 habituels..(faut pas rever..le rhume etant toujours la, respire reste difficile) ..faut etre sage quand meme, ecouter son corps, faire un compromis avec soi..se faire plaisir sans se mettre dans le rouge. Et cet apres midi, petits sieste!! A ce rythme, je rattaque la semaine nickel!!

  7. Chatlut.

    Bon article.

    Je pense qu’il serai également bien de faire une article qui détaille la reprise après une blessure, la gestion d’une tendinite, entorse etc…
    Si tu as du vécu ou une compétence en ce domaine.

    Sportivement votre …

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