SPOILER ALERT : Kipchoge est humain !
Lui aussi fait des erreurs et il s’est même pris le mur du marathon de Boston ! C’est important d’en parler car ça montre que la réussite sur marathon tient parfois à peu de choses.
D’ailleurs, nous aussi on a fait une erreur : celle de banaliser les victoires de Kipchoge sur marathon. Malgré cette défaite, il est important de rappeler qu’il a à son actif 15 victoires en 18 marathons. Il reste le roi et de loin mais pour combien de temps ? Kipchoge est sur la fin mais son successeur est là, prêt à le détrôner !
Qu’est-ce qui peut expliquer la défaite du roi du marathon ?
Sur le marathon de Boston (que je connais bien pour l’avoir couru en 2022), plusieurs éléments qui pourraient justifier cette défaite.
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Marathon de Boston, parcours atypique et déstabilisant

Tout d’abord, on pourrait penser que le parcours de ce marathon atypique pourrait lui avoir joué des tours.
Si on regarde le profil de Boston de plus près, sur le papier c’est un long faux plat descendant et ça semble plutôt facile. Enfin… C’est ce que diront ceux qui ne l’ont pas couru !
Dans la réalité, la première partie en descente impacte énormément le capital musculaire et avec un premier 5km couru en 14’17 en tête de groupe, on peut dire que Kipchoge ne s’est vraiment pas préservé sur cette partie. Malgré ça, il a tenu le groupe de tête et l’a même mené pendant les 3/4 de la course.
Bref, il a couru en patron mais une fois arrivé dans les 4 côtes du parcours, entre le 26ème et le 34ème km, il a pris un bon coup derrière la tête quand le tanzanien Geay a mis une grosse attaque à la redescente d’une des côtes. En effet, Kipchoge n’a pas était en mesure de répondre à l’attaque, se retrouvant rapidement en fin de groupe avant de lâcher complètement.
>> J’ai pris le marathon de Boston, mais j’ai tenu !
Un problème musculaire
La grande question qu’on peut se poser : Peut-il s’agir d’un problème musculaire ? Car c’est quand même un grand classique du marathon de Boston ! Venant de Kipchoge, ça semble étonnant car, en temps normal, il est solide sur cet aspect.
Il ne serait pas impossible que ce soit un problème musculaire mais il y a une autre théorie beaucoup plus probable.
Une mauvaise gestion de ravitaillement

Si on regarde les images du marathon, Kipchoge aurait manqué sa bouteille sur un ravitaillement. Quant on connaît sa stratégie de ravitaillement ultra agressive en glucides (on parle de 100g/heure), ça ne laisse aucune place à un loupé, sous peine de prendre le retour de bâton et une hypoglycémie réactionnelle.
C’est ce qu’on voit dans les images de la fin de sa course c’est vraiment ce qu’on y voit :
Bref, c’est comme si on avait ralenti les images des habituelles fins de courses de Kipchoge.
Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est que le marathon se joue toujours sur des détails et la gestion parfaite du ravitaillement est au cœur d’un marathon réussi.
Si vous vous êtes préparé de manière sérieuse vous avez fait 80% du travail pour réussir votre marathon mais il faut encore respecter les 10 conseils qui font une stratégie de course réussie.
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Kipchoge est sur la fin MAIS son successeur est là !
Kiptum, la relève prometteuse

À seulement 23 ans, Kelvin Kiptum est à son 2ème marathon et il a couru 2 fois en 2h01 et 2 fois en gros negative split avec un deuxième semi en moins d’une heure. WOW !
Cette étoile montante semble avoir une carrière très prometteuse devant lui. D’ailleurs, je pense même qu’il sera sûrement le premier à courir un sub 2h au marathon en conditions régulières et pas Kipchoge. Les paris sont ouverts !
J’entends déjà les pessimistes dire ” Il n’aura pas le temps de le faire, il sera pris pour dopage avant ça “. C’est vrai que les scandales pour dopage sont nombreux au Kenya en ce moment mais jusqu’à preuve contraire, cet athlète est un diamant brut qui est fait pour les longues distances !
Les forces de Kiptum : qualité et accélération en fin de course
Si on analyse de plus près la fin de course et notamment sa foulée, sa cadence, le temps de contact au sol et sa très faible d’oscillation verticale, c’est rare de voir aussi peu de dégradation à ce stade de l’épreuve.
Jusque là, c’est Kipchoge qui nous montrait ça mais sans pour autant avoir cette faculté d’accélérer fort sur la 2ème partie de course.
Une stratégie de course qui laisse espérer de meilleurs chronos
Avec Kiptum on peut clairement se dire qu’il y a de la marge d’évolution. À Valence comme à Londres, il n’est donc pas parti sur des bases stratosphériques (environ 1h01’40 dans les deux cas au premier semi donc sur les bases de 2h03’20).
C’est ensuite au moment d’attaquer qu’il a été impressionnant car, sur ses deux marathons, il a été capable de placer un 10km autour des 28’. Ça démontre son énorme potentiel puisque sur ces deux marathons il a finit très fort.
Si on imagine une course avec des lièvres pour l’amener sur une base un peu plus proche des 1h au premier semi, on peut espérer voir cette fameuse barrière des 2h cassée en marathon officiel.
>> À LIRE : 8 conseils pour éviter le mur du marathon et finir fort
Kipchoge est sur la fin mais son successeur est là. Alors, team Kiptum ou Kipchoge ? Donnez-moi vos pronostiques en commentaire !
>> Et si vous vous demandez encore comment font les kenyans pour être si fort, j’ai analysé l’entraînement de Kipchoge dans cet article, sa méthode est infaillible !

