Pas de titre « pute à clic » sur cet article, je vous donne mon avis sur le dopage dans le sport, c’est tout. Pas d’attaques gratuites ni de haine à balancer sur telle ou telle personne non plus. Je ne suis pas un de ces journalistes sans scrupules qui utilise tout ce qu’il peut pour faire du like, de la vue. Évidemment il y en a qui traitement très bien le sujet. Mais il y en a aussi qui sautent sur tous les sujets chauds sans vraiment se poser de question et ça c’est dommage !
Bref, personnellement, j’essaye de ne jamais réagir à chaud sur un sujet. Ce qui m’intéresse, vous le savez, c’est d’essayer de comprendre le fond et de m’interroger sur le pourquoi du comment. Et autant dire que sur le sujet du dopage le questionnement est complexe.
À quel point le dopage dans le sport est-il répandu ?
La facilité voudrait que je crache sur les athlètes dopés, que je dise que le sport est pourri. Ou pire que je fasse comme beaucoup en couvrant les athlètes de fleurs un jour pour les jeter au fond d’un trou le lendemain. En toute hypocrisie bien sûr car on sait très bien aujourd’hui que le dopage dans le sport existe. Il n’est sûrement pas généralisé non plus (en tous cas je l’espère et j’y crois). Mais faire comme s’il ne flottait pas un peu partout serait être bien naïf. Et pour ceux qui veulent tout voir sur un système de dopage organisé depuis les hautes sphères d’un puissant état, je vous conseille le documentaire Icarus.
La triche fait partie de la nature humaine. Il y aura toujours des gens qui essaieront de tricher pour obtenir mieux que ce qu’ils méritent. Et plus l’enjeu est grand, plus le risque de triche l’est en conséquence. Alors quand on parle de sportifs dont c’est le métier et que ce qu’ils ramènent à la maison dépend de leurs résultats, c’est sûr que la tentation peut être plus grande, surtout dans des sports qui ne payent pas énormément comme la course à pied ou le triathlon !

De là à cautionner le dopage, ne comptez pas sur moi !
Je reste ferme sur le fait que tout athlète pris pour dopage devrait être banni à vie, point barre. On pourra me parler d’erreurs de jeunesse, de donner une deuxième chance, je pourrais être d’accord avec ça mais il y a un problème majeur. On pense aujourd’hui que certains produits dopants offrent un avantage sur le long terme et pas juste pendant la période ou un athlète s’est dopé ! Ce qui pourrait expliquer les cas d’athlètes qui reviennent aussi plus fort qu’avant leur suspension ? À moins qu’ils se soient à nouveau dopés évidemment !
Bref, si le dopage permet de faire progresser certaines caractéristiques physiques et que cela reste dans le futur, alors tout athlète qui s’est dopé aura un avantage à vie sur ses concurrents donc suspension à vie, un point c’est tout !
>> À VOIR : À quel point la génétique est importante dans la performance ?
Le vrai problème du dopage dans le sport
Mais le vrai problème vient de la pression que l’on peut mettre aux athlètes à être plus performants ! On ne peut pas leur demander de battre des records sous peine de leur supprimer ou réduire un contrat et ne pas penser que certains vont utiliser le dopage pour arriver à leurs fins. Et je ne vous parle même pas des pays d’Afrique de l’Est ou la course à pied est un moyen de sortie d’une grande pauvreté.
Encore une fois je ne cautionne pas ! Mais pour eux les enjeux sont tellement grands, la concurrence tellement forte que je peux comprendre pourquoi certains passent par la case départ pour toucher 20 000 francs ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais avouez que la pression sur l’athlète est bien plus grande dans ce cas ?

Les athlètes que j’aime suivre sont pros mais simples !
Pour finir, je voudrais vous dire que les athlètes que j’aime suivre ne sont pas forcément les meilleurs. Vous n’en entendez pas souvent parler, ils ne sont peut-être pas assez « bons » pour ça. Leurs performances sont malheureusement banalisées par la masse de chronos hallucinants que l’on peut aujourd’hui voir, en particulier sur marathon ! Mais voir l’abnégation et la passion d’un Benjamin Malaty qui plafonne à 2h12/2h13, j’aime ! J’aime aussi les chronos tout juste sous les 2h10 d’Hassan Chahdi et Morhad Amdouni, les deux meilleurs de leur génération qui se battent depuis les catégories jeunes !
Voir que tout ça n’a que très peu d’attention du public est vraiment dommage ! Car oui, on est loin des 2h03/2h04 qui sont réalisées à tour de bras désormais. Mais je vois beaucoup plus de passion pour le sport dans ceux là que dans la multitude de kenyans inconnus au bataillon qui courent 2h04 à leur premier marathon dopés ou pas dopés ! Et je ne parle pas d’Eliud Kipchoge. Je le classe à part. C’est le meilleur, il est présent depuis plus de 15 ans au très haut niveau et c’est un vrai passionné. Lui j’admire ce qu’il fait même si ça ne me dit en aucun cas s’il y a dopage ou pas dans ces performances évidemment.
Y a-t-il du dopage dans le sport amateur ?
En fait je crois que les gens que j’aime le plus suivre, ce ne sont même pas les pros mais les amateurs passionnés qui comme moi mettent toute leur énergie pour essayer de bien faire les choses et progresser. Car là on peut espérer que le dopage n’existe pas ! Même si au fond je sais que ce n’est pas vrai, il suffit de se dire que tous les ans on voit des athlètes prendre le métro sur le marathon de Paris, tout ça pour quoi ? Pour réaliser un chrono anonyme mais qui leur permettra de briller en société.
On voit aussi en triathlon ceux qui n’ont aucune gêne à drafter massivement à vélo alors que c’est interdit ! S’il existe tant de gens capables de tricher d’une manière aussi facilement repérable et sans scrupule, je me dis qu’avec le peu de contrôle dans le monde amateur il doit y avoir de nombreux cas d’athlètes qui n’ont pas de scrupules non plus à se doper pour réussir ?
>> À LIRE : La récupération ? Loin du dopage mais quand même efficace !
C’est là que le dopage me fait encore plus gerber
Car contrairement aux cas que j’expliquais plus haut, l’amateur n’a rien à gagner autre que de flatter son ego et de se vanter de ses performances qui au final ne valent rien. Les sports d’endurance c’est pour les gens qui en veulent, qui sont prêt à travailler fort pour réussir, qui sont à la fois patient et qui ne lâchent rien. Prendre des raccourcis pour réussir, au final c’est n’avoir rien compris à l’esprit du sport et c’est pathétique…


Salut.
Ha la la … Le dopage et le sport … Toute une histoire.
Comme tout serai plus simple si c’étais moins difficile…
On pense souvent dopage pilules, dopage génétique, transfusions sanguine….
Mais que penser de tous les artifices qui entour le coureur?
Montre GPS / capteur de puissance / ceinture cardio / chaussettes de compression… etc…
Serions nous aussi performant sans cela?
N’es pas une certaine forme de dopage?
La parole est à la défense.
Bonne journée.
Salut Chatlut !
Certes sur d’autres sports les (r)évolutions liées au matériel sont évidentes, mais pour ce qui est du running…pas vraiment sûr qu’une montre GPS ait un impact sur les performances et puisse être assimilée à du dopage :) C’est certes un outil génial pour mieux cerner ses points forts / faibles, mais ça ne remplace pas un entrainement digne de ce nom. Mais si quelqu’un veut m’offrir une fenix pour que je puisse comparer avec ma vieille forerunner, je veux bien :) :) :)
@+
La question à se poser est de savoir où commence le dopage. J’en veux pour exemple, les triathlètes que je vois prendre de l’aspirine avant le départ afin de couper les 1ères douleurs. Pour moi, cela relève du dopage à compter du moment où l’on utilise une aide pour améliorer sa performance. Et encore, dans cet article, il n’est question que du dopage “médicalisé”. Quid du dopage technologique notamment dans le monde du cyclisme ?
La question reste ouverte et ne trouvera, je pense, aucune réponse satisfaisante.
Salut,
Le dopage pour réussir. Tu serais surpris de voir ce que font certains jeunes en STAPS, pour pouvoir encaisser leur 14h de sport par semaine. :(
@+
Bonjour,
Incompréhensible de se doper quand on est amateur, on veut seulement se faire du bien et taper un peu les limites lors de compétitions sympathiques.
En général les gens qui ne pratiquent pas n’ont aucune idée de ce qu’est une performance remarquable, alors quel intérêt de tricher ?
J’ai mis 6 ans à gratter 10 minutes sur une compétition que j’aime bien, à la loyale. Une très grande victoire, surtout le côté loyal !
Pour les pros c’est une autre chanson, tricher c’est aussi voler leur victoire à d’autres qui ont été courageux et ont travaillé dur. Un peu révoltant !
OK pour bannir à vie, mais il faut bannir **tous** les tricheurs, et pas seulement ceux qui ne sont pas assez malins ou pas assez copains…
Salut
La compétition est motivée par l’orgueil déjà ce n’est pas sain. Soit pour battre ses adversaires ou pour se dépasser soi-même peu importe au fond. Par la seule volonté on atteint nos limites (exemple à part par la volonté on peut tenir la posture de karaté kiba dachi 1h en face d’une mitrailleuse 3h et sans dopage, expérience faite par la fameuse unité 731) , en ajoutant le dopage on dépasse nos limites physiques. D’ailleurs plusieurs bodybuilders ont tellement joués avec leurs physiques qu’ils en sont morts, c’était leur choix. De plus les gens veulent du spectacle toujours plus extraordinaire. Bref sur les sports d’endurance, réflexions personnelles le sport c’est un maximum d’intensité genre sprint et l’endurance genre marathon mène à l’épuisement. Au final par-delà victoires et défaites le sport nous apprend l’humilité et la sagesse. La victoire donne la gloire et n’apprend rien, pour les champions seule la victoire compte et comment les plus doués (car le don est plus important que le travail en sport) vont ils se départager sans dopage ? Orgueil, victoire et le petit plus qui va de soi. Même à la guerre les soldats se dopent, c’est malsain tout ça.