Courir son premier semi-marathon et surtout terminer cette course, c’est un sacré challenge ! Pour vous donner mon avis sur comment gérer cette course, retour 5 ans en arrière lorsque je m’apprêtais à courir mon premier semi-marathon… Les bonnes choses ? Les mauvaises choses ? Je vous détaille tout sur ce premier semi-marathon. Il pouvait soit me donner envie d’y revenir, ou me dégouter des longues distances… Ce qu’on veut évidemment éviter au maximum et que j’ai réussi ce jour là ! Bref, c’est parti !

Une première expérience qui en amènera plein d’autres !

Une préparation semi-marathon quasi inexistante, ce n’est pas idéal pour être serein avant de courir son premier semi-marathon ! (le mieux c’est quand même de suivre ce que je vous explique dans cet article sur la préparation semi-marathon) Et la douche que l’on va prendre sur la route pour ce rendre au circuit Bugatti des 24h du Mans ne va pas me rassurer. Mais une éclaircie nous attendais à l’arrivée pour nous encourager, ouf ! Récupération du dossard, de la puce, on installe ça tranquillement, à l’avance, on discute avec les collègues, le temps passe sans stress…

Courir son premier semi-marathon, c’est prendre de l’expérience

Et à partir delà je vous présente tout ce qu’il ne faut pas faire ! Je me décide en effet un peu tard de retourner à la voiture déposer des affaires superflues. J’entends au loin le speaker annoncer un départ dans… 7mn. Aïe il y a un bon kilomètre jusqu’à la ligne de départ c’est donc parti pour un échauffement actif ! Tout est bien qui finit bien je serai sur la ligne 1′ avant le départ. Mais s’il vous plait, ne faite pas comme moi ce jour là, c’est le scénario parfait pour avoir le stress au maximum avant même de courir !

Coup de pétard, les kényans s’élancent en mode TGV, c’est parti pour 21km de course. Les premiers kilomètres sont clairement faciles, j’ai décidé de partir sur une allure très conservatrice (4’25/km dans mon cas soit 30″/km plus vite que mon allure de footing). Courir son premier semi-marathon, c’est avant tout courir pour le finir ! Découvrir la distance, se familiariser avec. Bref pas de folie, on part tranquille. J’en ai profité pour apprécier le parcours en prenant la corde sur les vibreurs des virages. Quel plaisir de courir sur le circuit des 24h du Mans, le cadre est génial ! Les kilomètres défilent et je prends le premier ravitaillement sans m’arrêter… il va falloir travailler ça, ma technique pour boire en courant n’est pas au point, je me suis plus arrosé de boisson sucrée qu’autre chose…

Terminer un semi-marathon
Courir sur le circuit, un privilège!

L’heure de vérité dans la deuxième moitié !

Première moitié de course avalée en passant dans la ligne droite des stands, les klaxons des supporters dans les tribunes du circuit donnent le sourire et un regain l’énergie se fait sentir ! C’est parti pour le 2ème tour motivé comme jamais ! Comme tout va bien, que je suis à l’aise, je décide d’accélérer un peu pour tester les jambes. Au 12ème kilomètre, c’est le bon moment pour le faire si on sent qu’on en a sous le pied. Mais attention à bien connaître le parcours de la course. Ici, le parcours n’est pas totalement roulant et pour ne pas le regretter plus tard il faut vraiment doser cette accélération. J’ai augmenté d’environ 10″/km seulement pour me placer autour de 4’15/km, mais je sens que le souffle est plus court à cette allure.

Mais je suis dans la phase euphorique de la course, alors ça passe bien ! Je remonte petit à petit les concurrents qui ont pris un départ moins prudent, le moral est au beau fixe. Le ravito du 14ème kilomètre est consommé tant bien que mal (manger en courant est encore plus compliqué que de boire, je me rappellerais de ce morceau de banane que j’ai mis 2′ à avaler !). Et le passage au 15ème qui me faisait si peur se profile déjà. Je sens que les forces ne sont plus optimales mais ça devrait suffire pour aller au bout. De toute façon le dernier quart d’une course se fait toujours au mental, que ce soit un semi-marathon ou une autre course ! Je me cale derrière un coureur qui a un bon rythme et me permet de continuer ma remontée au classement.

Courir son premier semi-marathon et le terminer au mental

Au 17ème kilomètre, cette fois mon corps me fait clairement sentir que je ne suis pas préparé pour une course de cette longueur. Je commence à perdre ma lucidité en même temps que ma capacité à contrôler pleinement mes gestes. 18ème, 19ème kilomètre… la tête est seule maîtresse à bord il ne faut pas lâcher, je me cale dans la foulée de mon partenaire d’un jour. Du coup je double toujours et le rythme ne faiblit pas. Je me dis que les autres doivent juste avoir encore plus mal que moi. C’est motivant et ça pousser à redoubler d’efforts.

Et puis le panneau 20km se profile, la fin est proche ! Il est suivi de la montée vers la célèbre arche Dunlop ou on prend presque 30m de dénivelé positif. À ce moment de la course, c’est un vrai calvaire ! Les muscles tétanisent mais il faut serrer les dents, dans 5mn la ligne d’arrivée sera passée ! Souffrir 5mn c’est acceptable alors je pousse jusqu’en haut et relance dans la descente qui suit. La dernière ligne droite est là, le coureur de 800m que je suis (enfin que j’étais à l’époque ! ;)) se réveille…

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courir son premier semi-marathon comment terminer la course ?

Une expérience que je conseille à tous les coureurs !

Mais j’ai les deux mollets perclus de crampes suite à la relance que j’ai faite… Je n’ai pas le choix, je finis en roue libre. Je jette un œil sur le chronomètre : je suis sous les 1h29 et même 1h28mn08, temps officiel. Vu l’entrainement réalisé c’est une très bonne performance ! Avec une préparation semi-marathon digne de ce nom, le semi-marathon de Paris que je prévois quelques mois plus tard devrait faire exploser en miettes ce chrono ! (et en effet, ce fut le cas, récit à lire ici !)

J’espère avoir donné envie à ceux qui hésitent ? Courir son premier semi-marathon et le terminer est une superbe expérience, un beau challenge à relever ! Peu importe le chrono sur cette première course, le but est de se faire plaisir et de découvrir. Le chrono viendra ensuite ! Depuis j’ai par exemple descendu le chrono de cette course de près de 11′ avec un 1h17’10 en 2016 (à lire ici).

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

4 COMMENTS

  1. C’est plutôt correct en effet! J’ai réussi à me retenir sur la première partie et surtout me faire plaisir sur la deuxième en remontant le peloton!
    Demi-fondu je suis et je reste mais il n’est pas exclu qu’au sortir de l’hiver je fasse un semi-marathon en le préparant un peu plus histoire de voir jusqu’où le chrono peut descendre… 🙂

  2. Je cours mon premier semi Annecy samedi prochain et l angoisse commence à se faire ressentir le mental des derniers kilomètre les intestins qui j espère me lâcheront pas les jambes lourdént et la fameuse barrière horaire de 2h30 alors que je sais que je peux faire moins mais je suis tétanisé à l idée de ne pas pouvoir finir

  3. Cela fait environ un an et demi que je cours. J’ai couru mon premier semi au mois de mars, sous la neige . Je n’étais pas vraiment prête je n’avais pu finir la préparation .je n’avais jamais fait plus de 13km. Je l’ai fini en 2h04’35´´. Grâce à un coureur qui m’a rattrapé au environ du 15e km et qui m’a aidé à maintenir mon allure jusqu’au bout. J’avais Aussi des supporters ( mon mari et mon fils) . Les derniers km se sont vraiment fait au mental . Sans soutien je pense que j’aurais Ralenti . Mais après j’ai été euphorique toute la journée. C’était le top. A refaire…..
    merci pour tous les conseils que l’on trouve sur ton site.

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