On ne choisit pas d’être compétiteur, c’est quelque chose d’instinctif, de naturel. Je cours pour le plaisir avant tout mais en tant que compétiteur, mon plaisir passe aussi par la performance. L’un ne va pas sans l’autre. Je ne dis pas que dès que je pars courir c’est pour me dépasser. Mais j’ai régulièrement besoin de cette adrénaline, que ce soit en course ou à l’entraînement. 

Pas de compétitions “pour l’entraînement”

C’est un fait en tant que compétiteur, mettre un dossard est toujours une action spéciale, un rite qui annonce le dépassement de soi. Plusieurs fois je me suis inscrit à des compétitions “pour l’entraînement”. Mais ce n’est pas quelque chose de naturel. Accrocher le dossard à mon maillot m’a immédiatement remis dans un état d’esprit de compétiteur.

En fait, je n’ai jamais réussi à faire une compétition sans me dépasser. Un 10km avant mon semi ? J’ai tenu seulement 2km à courir avec le frein à main à allure semi avant de lâcher les chevaux et d’aller battre mon record au 10km. Et au mois de Juin, un 20km en sentiers avant la grande échéance du 50km ?

Je l’ai finalement couru à un allure proche d’un semi-marathon, bref loin d’être un entraînement, mais bien une vraie compétition. Et je suis sûr que tout compétiteur qui se respecte se reconnaît dans ce genre d’exemple (car j’en ai plein d’autres en stock !)

competiteur2

Compétiteur dans un mauvais jour : attention dégâts !

Le revers de la médaille pour le compétiteur, c’est que ça ne laisse que peu de place à l’à peu près. Je cherche toujours ce qui peut m’amener à la meilleure performance possible. Je m’entraîne pour être au top le jour J et essaye de m’occuper du moindre détail. Or, ça ne peut pas être rose tous les jours. Un jour sans, un petit détail mal géré pendant la course et tout s’effondre.

Pourtant malgré ça le compétiteur cherche toujours à donner son meilleur coûte que coûte. Pour un premier 50km la semaine dernière, j’aurai sûrement dû y aller en dedans en début de course. Commencer à un rythme plus faible, m’assurant de ne pas souffrir par la suite. Voyant que j’étais dans le top 5 sans forcer, j’ai sûrement été grisé par cela et me suis laissé entraîner tout doucement vers ma propre chute ! Mais encore une fois je n’ai rien lâché et ai réussi à aller au bout.

Être compétiteur ça a des avantages et des inconvénients, personnellement, je retiens d’abord les avantages ! On prend des claques parfois, certes, mais quand ça fonctionne c’est tellement grisant…

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

8 COMMENTS

  1. Comme tout compétiteur qui se respecte j’imagine que l’orgueil prend vite le dessus sur la défaite (s’il en est), et ça c’est positif!
    Je me demandais, fais-tu une pause annuelle où tu arrêtes totalement la course à pied, pendant disons, plus de 5 jours? Je me questionne un peu sur l’importance de faire un break sachant que depuis septembre je n’ai été capable de tenir que 5 jours sans course à pied en février.

  2. En lisant le titre de mon article, je me suis dit: non, tu n’es pas une compétitrice. Mais la description que tu en fais me fait dire que je le suis assez, même si ça reste une compétition contre moi-même. Je m’impose souvent des chronos, et quand je pars bille en tête que j’y vais à la cool, un bon début de course me pousse à ne rien lâcher jusqu’au bout. Et forcément, les déceptions peuvent être grandes, mais sont vite passées!

  3. Effectivement ce petit sourire en coin sur la dernière photo me fait penser que tu vas rebondir très vite … avec plus de motivation et riche de cette frustrante expérience
    On apprend de soi à tout âge !

  4. @Aurélie @mlzun0 @firerasta @coptere
    Après des mois de « rush » comme on dit au Québec, je prend un peu de temps pour répondre à vos commentaires… Mieux vaut tard que jamais comme on dit !
    Compétiteur un jour, compétiteur toujours mais désormais avec modération !
    Compétiteur ne veut pas dire penser à ça tout le temps pour moi. Mais quand on est dedans… Dans une atmosphère de compétition, avec un dossard, ça veut dire avoir toujours envie de se dépasser…
    Meilleur exemple ? Mes prochains objectifs sont loin mais ça ne m’inquiète pas, je prend assez de plaisir à l’entrainement pour m ‘en passer 6 mois !

    Pour @aurelie je fais en général un mois avec quasiment pas de course (ce qui n’empêche pas de faire du velo, de la natation ou autre sport porté! :)) et une reprise avec 50% maximum de mon volume habituel ! Indispensable pour moi pour repartir en pleine forme !

    A bientôt dans d’autres commentaire amis runners !

  5. Je suis comme toi aussi: compétiteur dans l’âme. Et pareil, là je me prépare pour les championnats d’Europe de Canicross et je vais prendre les prochaines courses comme des entrainements, mais je vais y aller avec l’intention de faire mon max!

    Et pareil au dernier jogging que j’ai fait.. Je me suis dit “bon il fait chaud et je me suis entrainé le matin, je vais y aller molo..”. Me suis retrouvé dans le peloton de tête après 50m et ayant vu la vitesse diminuée petit à petit, j’ai embrayé et fini ma course seul devant.. C’est presque impossible pour moi de ne pas me surpasser pour être devant ! C’est tellement gratifiant de faire son max 🙂

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.