Lorsqu’on se blesse, on cherche toujours un coupable ou une excuse. Pour ne citer que quelques excuses classiques : « Je suis blessé, c’est la faute à mes chaussures, à mon plan d’entraînement ». Pourtant, toutes les blessures en course à pied ont la même cause et je vais vous expliquer pourquoi !
Toutes les blessures en course à pied ont la même cause, mais qui est fautif ?
Nous sommes responsables de nos blessures
Dans la grande majorité des cas, ce ne sont ni les chaussures, ni le plan d’entraînement qui cause des blessures. Toutes les blessures en course à pied ont la même cause : NOUS sommes les seuls responsables !
Attention, je ne cherche pas à blâmer les coureurs. C’est humain de chercher des excuses quand quelque chose de négatif nous arrive. C’est un mécanisme de défense naturel d’essayer de trouver une cause qui nous rassure sur le fait qu’on y était pour rien.
Ce qui explique que toutes les blessures classiques en course à pied ont la même cause c’est simplement d’en faire plus que ce que notre corps est capable d’encaisser.
Trop de kilomètres ? Trop de fractionné ? Dans tous les cas la raison c’est un TROP ! (on excepte évidemment les entorses ou autre blessures liées à des traumatismes etc.)

La faute à pas de chance ?
Je dois tout de même admettre que des fois, c’est aussi la faute à pas de chance… En effet, c’est possible qu’un élément indépendant de notre volonté fasse partie de l’équation comme la mauvaise qualité du terrain par exemple.
Mais ça n’est qu’un des facteurs ! Le principal étant à mon avis entre nos mains : en avoir un peu trop fait à l’entraînement.
Remettre sa pratique en question
Plutôt que de blâmer ses chaussures ou son plan d’entraînement, il faut se poser les vraies questions:
- À quel moment on a voulu aller trop vite ?
- Qu’est ce qu’on a fait de trop qui nous a amené à se blesser ?
Si le problème est vraiment le plan d’entraînement car il n’était pas adapté à votre profil, essayez un programme individualisé comme ceux que je vous propose sur Campus.coach, ce qui va grandement limiter les risques de blessures.
Pourquoi on se blesse ?
Des mauvais choix
Une blessure c’est juste le fait d’en demander plus à une structure du corps que ce qu’elle n’est capable d’encaisser. Et ça vient principalement de nos choix.
Évidemment que si le plan d’entraînement choisi n’est pas du tout adapté à notre niveau on va se blesser à cause du plan en question. Mais encore une fois, c’est souvent de notre faute : Choix de plan qui ne nous correspond pas, objectif trop optimiste etc. Une erreur ici peut coûter cher.
Pour éviter ce genre de déconvenues, l’idéal est de partir sur un programme individualisé comme ceux que je vous propose sur Campus.coach, ce qui va grandement limiter les risques de blessures.
Une mauvaise pratique
Mais, même avec un programme d’entraînement adapté à notre profil on peut se blesser.
En effet, l’entraînement est fait pour challenger le corps, le stresser et l’inciter à progresser par le processus de surcompensation. Il va vous challenger suffisamment pour progresser mais pas au point de passer la ligne rouge de la blessure.
Mais un échauffement mal exécuté, une allure de course trop rapide sur les intervalles (ou pire sur les footings), un temps de récupération entre les séances non respecté, une récupération inadéquate en particulier la nutrition et le sommeil, de la course 100% sur bitume, des chaussures trop usées.
Apprendre à (re)connaître ses limites pour progresser

Vous l’aurez compris, il y a tout un tas de facteur sur lesquels on a un rôle à jouer et c’est là que ça devient intéressant !
On a le choix :
- D’être fataliste en se disant qu’on a pas eu de chances quand on s’est blessé ou,
- Essayer de voir le positif et en tirer des apprentissages.
En réalité, est-ce qu’une blessure doit forcément être vue comme la fin du monde ? Même si ça n’a rien d’agréable évidemment, ça fait partie de la vie du coureur et c’est même un message hyper important que nous envoie notre corps sur ses limites actuelles et sur ce qu’on peut travailler si on veut repousser ses limites et progresser.
Agir rapidement sur la douleur pour éviter une blessure
D’ailleurs si on agit suffisamment tôt sur une douleur, on peut souvent éviter qu’elle ne se transforme en blessure handicapante sur le long terme. J’en avais déjà parlé dans un autre article ⤵️
>> À LIRE: Comment gérer une douleur en course à pied et éviter la blessure

Mais que vous arriviez à endiguer la douleur avant qu’elle ne devienne blessure ou pas, la logique à suivre est la même. Il est important de prendre en compte ce signal du corps et agir en conséquence pour renforcer la cause de cette douleur.
Depuis quelques années, ma petite satisfaction personnelle n’est pas d’avoir eu 0 blessure, mais d’avoir réussi à transformer ces problèmes en opportunités de m’améliorer. Et si je regarde mes douleurs des 5 dernières années, elles ont été dans l’ordre :
- Au genou
- Au bas du dos
- À la voûte plantaire et enfin,
- Au tendon d’Achille.
Mes douleurs sont toujours à des endroits différents, signe qu’à chaque fois, j’ai réussi à renforcer suffisamment la partie lésée pour que ça ne soit plus un facteur limitant.
Progresser c’est se heurter à des facteurs mécaniques limitants
Progresser c’est repousser ses limites au fur et à mesure et se heurter à des difficultés. Dans cette logique de progression, un nouveau facteur limitant remplacera toujours le précédent. En d’autres mots, il y aura toujours un petit quelque chose qui, à un moment ou à un autre, nous empêchera d’aller plus loin.
Pour certains, cela peut-être par exemple la limite est cardio-vasculaire et dans ce cas précis, ce n’est pas forcément une blessure au programme. Si on à de la marge de ce côté et bien c’est la mécanique qui vient forcément nous limiter à un moment ou à un autre !
>> À LIRE également : Les blessures en course à pied, pourquoi on se blesse ?

