Suis-je devenu méchant en vous souhaitant d’échouer ? Absolument pas, mais je veux juste arrêter d’aller à l’encontre de la psychologie humaine.
Comme disent les américains, “fail fast, fail often”. Tout simplement parce qu’échouer pour progresser, se prendre des murs est de loin la meilleure méthode d’apprentissage, c’est prouvé. Je sais c’est pas cool, mais c’est comme ça.
Pourquoi échouer pour progresser est indispensable
« Si tu n’es jamais passé par ça, tu auras du mal à réussir ça »
L’humain est de nature optimiste en ses capacités et va souvent penser qu’il peut réussir quoi qu’il arrive. Résultat ? On se présente pas suffisamment préparé : physiquement bien sûr mais aussi mentalement, en terme de stratégie de course, de plan de ravitaillement où tout simplement de respect de ces allures en début de course. En bout de ligne on se retrouve dans le mur !
Et le mur c’est pas juste sur marathon, il peut aussi être au 7eme sur un 10km ou au 13eme d’un semi !
Et oui sur le moment l’échec fait mal. Il fait mal physiquement, parce qu’on a été au delà de ce que notre corps pouvait tolérer et ça prend du temps à bien récupérer. Mais l’échec fait encore plus mal mentalement parce qu’échouer fait mal à l’ego, à la confiance en soi, on se remet totalement en question, on doute.
Malgré ça, c’est là que ça va devenir positif et je vais vous prouver qu’échouer pour progresser est nécessaire.
Faire face à l’échec et trouver le positif

Les différentes réactions face à l’échec
Quand je dis positif, cela ne s’applique pas à tous. En effet, on peut observer différentes réactions face à l’échec :
- La fuite : j’arrête la course, je suis juste pas fait pour ça.
- La fuite est rarement une bonne option en cas d’échec.
- OU l’humain reste un des meilleurs êtres vivants en terme d’endurance donc on est tous fait pour courir, parfois il faut juste être est suffisamment patient.
- L’ignorance : se dire que c’est normal, que c’était pas notre jour et continuer à faire la même chose et espérer un résultat différent. C’est clairement se voiler la face (même si les mauvais jours ou les facteurs externes comme la météo existent mais ce n’est pas le sujet !)
- L’esprit de revanche (ou l’humilité ?) : l’échec fait mal alors je veux tout faire pour apprendre de cet échec et revenir plus fort. Accepter que c’est nous qui sommes la raison numéro 1 de notre échec ce qui n’est pas facile, mais c’est la voie qui fait le plus progresser !
Reconnaître ses échecs pour entrer dans le processus d’apprentissage
Quand on est dans ce 3ème cas, on est dans les conditions parfaites pour :
- Lire mes articles conseils running
- Regarder des vidéos de conseils Running Addict
- Lancer un programme sur Campus.coach.
On a expérimenté ce qui ne fonctionne pas et on a perdu cette naïveté qui nous faisait croire qu’on allait courir facilement. Ça y est, on est donc prêt à écouter et surtout à appliquer les conseils qu’on nous donne.
La règle d’or : écouter les conseils mais surtout, les mettre en pratique !
Écouter, c’est une chose, mais quand il s’agit de passer à l’action, combien respectent les conseils que je donne ? En réalité, personne, même pas moi je vous rassure ! On ne fait jamais tout à 100% comme il faut, on reste humain !

Faire l’autruche, ça fait perdre du temps !
J’ai écouté des centaines de fois les conseils pour bien courir son marathon. Pourtant, j’ai attendu de foiré 3 marathons avant de mettre en place ce dont j’avais besoin pour vraiment performer ! Sans surprise, mon chrono ne cesse de descendre de marathon en marathon depuis que j’applique tous ces conseils à la lettre.
La logique est la même sur des distances plus courtes, j’ai foiré des tas de 10km avant de réussir mes 34’ en 2020.
Voilà pourquoi il ne faut pas avoir peur de l’échec car au final, il fait beaucoup plus progresser que les victoires. Je vous souhaite d’échouer pour progresser et exploser le chrono à votre tour 💪
Avoir trop de confiance peut aussi te faire échouer
Tu as peut-être beaucoup progressé et n’as pas échoué depuis longtemps ? Il se peut que l’échec vienne à toi. En effet, (re)prendre trop de confiance ça amène à se fixer des objectifs trop haut et espérer des résultats irréalistes.
Je parle en connaissance de cause puisque je suis passé par là en janvier avant le 10km de Valence avec un objectif trop haut. En effet, je me suis entraîné sur des allures trop rapides, me suis laissé dépasser par les événements pro et ai frôlé le burn-out.
Bref, “chasse le naturel, il revient au galop“: On apprend de nos erreurs mais notre nature trop optimiste en nos capacités peut vite reprendre le dessus après des réussites. Je peux vous garantir qu’un échec vous remettra rapidement dans le droit chemin.
Ce qu’il faut retenir de tout cela :
- Faut-il se prendre la tête à fond avant une course ? NON, le stress est néfaste à la performance. En revanche, OUI, penser que c’est facile et se prendre un mur par manque de préparation incite à plus d’anticipation à la prochaine course pour arriver serein ET prêt !
- Faut-il se fixer des objectifs insurmontables pour progresser ? NON, on progresse plus si l’objectif est dur mais réaliste. Cependant, OUI, on apprend l’humilité et la patience en échouant

