Quelques semaines en arrière, c’était loin d’être gagné… Et aujourd’hui.., c’est toujours le cas, il ne faut pas se voiler la face… Mais mon challenge d’être prêt pour cet objectif marathon est tout de même en bien meilleure voie ! Avec un kilométrage qui était descendu autour de 30km / semaine pour gérer ma douleur au genou, j’avais peur de me perdre en route, de ne pas être capable d’affronter le marathon. Mais depuis, j’ai relevé la tête, je me suis battu, j’ai avancé au jour le jour… Et je dois dire qu’il ne manque pas grand chose pour que l’optimisme soit totalement de retour.

Entre optimisme et réalisme sur cet objectif marathon

Je suis quelqu’un de naturellement optimiste. Et pour se sortir de situations compliquées comme celle de ce début de prépa marathon, c’est bien utile. Mais il ne faut pas non plus tomber dans un optimisme démesuré. J’ai pris du retard dans la prépa de mon objectif marathon, c’est un fait. Et aujourd’hui je fais le maximum pour le rattraper, rien de plus. Savoir qu’il n’y a plus le droit à l’erreur oblige à être sérieux tous les jours dans la manière dont je fais les choses. Mais au final, j’ai toujours bien fonctionné sous pression… C’est au pied du mur que je suis capable de donner le meilleur de moi-même. Et ces dernières semaines tendent encore une fois à le prouver. Objectif marathon : retour de la confiance ?

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Une progression du volume et de l’intensité maîtrisée

Doucement mais sûrement, j’ai augmenté le volume. 10km de plus chaque semaine pour culminer aujourd’hui à 75km par semaine. En sachant que je maintiens une moyenne de 3 séances de natation par semaine, c’est vraiment pas mal ! Progressivité dans le volume global, mais aussi dans les sorties longues… 19, 23 et 28 km avant la dernière grosse qui devrait faire 32km (voir plus bas). L’intensité est logée à la même enseigne. Je n’ai pas fait autant de fractionné que prévu initialement… Mais quand on a du retard il faut faire des choix ! Vouloir tout faire en même temps est une erreur que j’ai déjà faite, aujourd’hui je ne tombe plus dans le panneau ! Les quelques séances de fractionné que j’ai pu faire m’ont montré que je n’avais pas perdu le rythme. C’est donc logiquement que le volume est devenu la priorité pour apprendre à mon corps à enchaîner de longs kilomètres… En espérant pouvoir bientôt tenir les 42,195km de mon objectif marathon sans flancher ! Et pour le détail de toutes mes séances, direction mon compte Strava en cliquant ici !

L’heure de vérité approche…

3 semaines, c’est le temps qui me sépare du Marathon de Prague. Le gros du travail est fait et il ne reste que mon entraînement test à effectuer dans 2 jours. Une sortie de 32km avec 2×30′ d’allure marathon (comme j’en parle dans cette vidéo sur les séances pour tester sa forme) pour valider l’allure à laquelle je vais courir ce marathon. Ensuite, plus qu’à réduire progressivement volume et intensité pour arriver avec un niveau de fatigue minimal le jour J comme je le conseille ici. Rien de plus, rien de moins. Pas de pression, simplement le sentiment d’avoir fait le maximum pour courir ce marathon dans de bonnes conditions. Et ça me suffit pour avoir confiance en moi. Il se passera ce qui se passera sur cette course. Mais quel que soit le résultat, je n’aurai pas de regret. On ne maîtrise jamais 100% des paramètres en course à pied. Et faire le maximum avec les moyens qu’on a, est le seul objectif qu’on devrait se mettre. Comme quoi (et comme toujours), le simple fait d’avancer patiemment, sans regarder en arrière, simplement en faisant le maximum à l’instant présent, celui que l’on maîtrise, est la meilleure des stratégies !

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

6 COMMENTS

  1. bon courage pour terminer ta prépa Marathon, mon coach me disait que l’expérience jouait aussi pour réussir une prépa, en jonglant avec les impératifs ET les imprévus, s’adapter constamment pour arriver prêt le jour J. Cela ressort tout le temps dans tes écrits j’ai l’impression, et j’aime ça. J’ai du moi aussi m’adapter tout le temps pour préparer mon 4 ème Marathon il y a un mois (Bordeaux, 3h08, 65ème au général). Progrès de 8 mins encore par rapport à octobre 2017. La méthode est bonne donc
    Keep on running Nico, bonne chance
    • Oui j’en suis convaincu aussi ! 🙂
      Malgré tout, avec seulement 2 marathons de courus jusque là, je pense qu’il m’en manque encore 2-3 pour vraiment avoir une expérience intéressante de la distance ! Heureusement, avec mes 15 années de coureurs derrière moi, il y a pas mal d’aspects sur lesquels je suis serein, ça aide ! 🙂
  2. Salut Nico,
    C’est marrant de voir tes petits pépins depuis quelques temps … enfin, c’est pas marrant du tout je sais ce que tu peux ressentir, j’ai un peu les même problèmes à la même période que toi …
    En fait, c’est plutôt réconfortant de voir que cela peut arriver à d’autres (je cours tout seul en autodidacte, donc pas vraiment moyen d’échanger sur mes séances, ressentis, …).
    J’ai fait “une rechute” au moment où cela allait mieux et que j’ai commencé à augmenter la charge. Avec le recul, je pense que j’ai augmenter trop rapidement. Je fais environ 4 séances/semaine, avec un volume de 40 à 70 km. Donc c’est assez proche de ce que tu fait en c.à.p. (je ne fait pas d’autres sports comme toi) : c’est pas un peu beaucoup d’augmenter de 10 km par semaines comme tu le fait ? Surtout si la baisse de kilométrage était due à une “blessure” ?
    Bon courage pour la suite de ton entraînement.
    Gab
    • Salut !
      C’est pour ça que j’adore partager ce genre d’article ! Pour moi c’est fondamentale d’accepter que tout ne sera pas toujours rose, qu’il y a des périodes qui sont meilleurs que d’autres… On doit juste accepter ça et apprendre à faire avec ! Ce sera encore plus satisfaisant si j’arrive à faire une bonne course dans ce contexte ! 🙂
  3. Bonjour Niko,
    Un enorme grand merci à toi.
    Le 8 avril j’ai couru le marathon de Rome (mon 2ème) avec mes deux enfants. On s’etait inscrits en octobre. Et pendant ces 6 mois d’entrainement j’ai trouvé dans tes articles aide, conseils et encouragements. J’ai pu mieux gerer mon stress, et chaque fois que j’avais un doute j’ai pu trouver une reponse pour mes sorties, mes allures, mes temps de repos, la nourriture (…dailleurs le Gu Spresso Love est tres bon), et pour la notion de plaisir qui m’a accompagné tout le long. Mes enfants aussi te remercient parce que du coup je ne les ai pas trop embetés.
    J’ai terminé le marathon haut la main. Contente de l’avoir terminé et super heureuse. Pour l’anecdote je portais le Tshirt Running Addict. Celui de la course n’etait pas terrible.
    Et tous les 3 on pense déjà au suivant….!
    Bon entrainement à toi.
    Encore merci,
    Paloma
    • Super merci beaucoup de ce retour, ça me fait super plaisir de lire ça !! 🙂
      C’est exactement ce que je veux ! Essaye de répondre le plus possible aux questions que les coureurs peuvent se poser et ainsi qu’ils aient une super expérience à la fois à l’entraînement et dans leurs courses alors lire ça… rien ne peut me faire plus plaisir !!! 🙂

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