L’affûtage marathon c’est le moment que l’on attend et que l’on redoute à la fois. Car quand on y est, tout est joué… Ça ne me permet évidemment pas pour autant de prédire ma performance au Marathon de Prague. Même si ma préparation avait été parfaite, sur marathon, il y a tellement de paramètres qui peuvent changer la donne que c’est impossible. Surtout que l’affûtage marathon est une période clé. Bien gérée elle laisse des sensations de feu le jour de la course. L’inverse peut par contre faire très mal, surtout sur marathon…

Un gros bloc d’entraînement de 24 jours

Mais aujourd’hui, après le gros bloc d’entraînement que je viens de faire, je peux au moins dire que j’ai fait le travail ! J’ai donné tout ce que j’avais à donner ! J’en ressors bien fatigué mais c’était le but. Maintenant il faut reposer la machine. Et les 2 semaines et demie qui restent à la suite de ce bloc d’entraînement sont là pour ça. Qu’est-ce que j’ai fait pendant ce bloc d’entraînement ? Comment vais-je gérer l’affûtage marathon jusqu’à Prague ? Je vous en dis plus là-dessus aujourd’hui !

Ce dernier, et seul réel, bloc d’entraînement spécifique marathon aura duré 24 jours. C’est long, mais j’avais besoin de ça pour pousser mon organisme et rattraper le retard de ma préparation. On verra si le pari est gagnant à Prague ! En 24 jours, j’ai fait plus de 250km en course à pied. Si on ajoute les 35km à compter les carreaux du fond de la piscine… ça donne un volume plutôt conséquent. Surtout que l’intensité n’était pas absente pour autant. Sur une base régulière ma semaine ressemblait à ceci :

mon gros bloc d'entrainement avant l'affutage marathon Terminer le bloc par un gros morceau

3 semaines à ce rythme, c’est intense, ça laisse des traces niveau fatigue. Pour autant je n’ai jamais senti que j’allais au-delà du raisonnable. Je me suis toujours senti apte à faire les entraînements que j’avais prévus. Fatigué parfois, mais sans compromettre la technique et risquer une blessure. Alors pour terminer ce bloc d’entraînement en beauté j’ai tenté un très gros enchaînement. 3 entraînements en un peu plus de 24h. Jusque-là rien de méchant. C’est la composition de cet enchaînement qui change la donne :

  • Jour 1 – 6h30 : Une séance de fractionné test en natation où le but est de donner le maximum de ce que l’on a… Ce que j’ai fait ! Grosse satisfaction sur les chronos atteints lors de cette séance et une bonne dose de fatigue dans la besace !
  • Jour 1 – 18h : 1h15 de footing actif entre l’endurance fondamentale et le seuil aérobie. Pas un effort important mais pendant 1h15, ça vient s’ajouter à la séance du matin.
  • Jour 2 – 9h : Le gros morceau ! 2h15 de course décomposé en 1h15 de footing actif comme la veille + 1h d’allure marathon… Dès le début la fatigue s’est fait sentir. L’allure marathon fut un challenge à tenir, j’avais vraiment l’impression d’être entre le 25ème et le 35ème kilomètre du marathon.

Le but : Pousser une dernière fois l’organisme à s’adapter à cette fatigue pour trouver l’énergie d’avancer. Forcer l’organisme mais aussi travailler le mental pour ne pas lâcher dans cette situation en vue de la course… Est-ce que cette méthode sera profitable ? Je vous le dirai après Prague !

L'affutage marathon après un gros bloc d'entrainement !

Tenue de course : Collant SkinsChaussures Nike Zoom Elite 9

Objectif : Un affûtage marathon optimal !

Un gros bloc d’entraînement pour booster la forme et tenter d’atteindre un pic de forme au Marathon de Prague… ça ne peut marcher qu’avec une bonne gestion de la récupération jusqu’au jour J ! Alors maintenant, la priorité est claire : gérer cet affûtage marathon et récupérer un maximum. Diminuer progressivement le volume et conserver de l’intensité pour entretenir les qualités développées ces dernières semaines. Tous les détails sur ma méthode d’affûtage marathon ici.

Et pour le moment, cet affûtage marathon démarre de la meilleure des manières ! 4 jours après mon bloc d’entraînement test j’avais un 15km au programme dont 7km à allure marathon. Cette sortie c’était exactement la moitié de ma grosse sortie longue (bon exemple de ce que veut dire réduction du volume !). Et bien, je l’ai finie en étant très frais, en ayant l’impression de tenir facilement l’allure marathon ! Certes j’étais sûrement galvanisé par le rôle de pacer que je tenais pour mon pote Denis ce jour là… Mais quand même, ça donne confiance d’avoir ce genre de sensations ! 😉

Un affûtage marathon réussi, comme à Paris ?

Je veux retrouver cette sensation que je n’ai jamais eu ailleurs qu’au Marathon de Paris 2017. Être très facile pendant les 10 premiers kilomètres, comme si les jambes tournaient toutes seules. Puis avoir simplement l’impression de courir à allure marathon jusqu’au semi. Avoir encore beaucoup d’énergie, accélérer très légèrement l’allure sans m’en rendre compte, avec facilité. Se sentir encore en bonne forme au 30ème kilomètre… Et si possible, cette fois, ne pas avoir ce coup de mou au 34ème qui durera jusqu’à l’arrivée… J’ai travaillé cette fin de course et maintenant… j’espère que ça payera ! 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

1 COMMENT

  1. Bonjour,
    pour mon premier marathon, je vais essayer de me tenir aux conseils de base. Par contre, j’aurais aimé savoir ce que vous utilisez pour faire vos tableaux de planning d’entrainement. Visuellement j’aime beaucoup. Merci d’avance.

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