Dans l’article sur comment commencer à courir et rester motivé, je parle de la “traversée du désert” que connaissent les coureurs. On la connaît en débutant la course mais c’est aussi courant pour les expérimentés. Et c’est normal ! Être motivé tout le temps c’est envisageable… mais le contraire est bien plus courant aussi et il y a de bonnes raisons à cela… Et bien sûr je suis passé par là. J’ai pensé que ça serait intéressant de vous raconter ma traversée du désert, une période difficile qui a duré presque 6 ans ! Simplement pour vous montrer que quel que soit le visage qui parait aujourd’hui, ça n’a pas toujours été comme ça loin de là !

Une longue traversée du désert…

La traversée du désert d'un coureur qui se cherche

Je vous le racontais dans cet article, ma première compétition s’est plutôt… mal passée ! J’avais tout simplement fini bon dernier. J’ai ensuite travaillé fort pour progresser et comme le travail paye toujours en course à pied, je suis passé en quelques années de 2’32 à 2’06 au 800m. Une belle progression pour le coureur très moyen que j’étais au début. Ça c’était en 2007. Ensuite ? Plus de progrès… donc moins d’envie… donc moins d’implication… donc moins de progrès… La spirale infernale était enclenchée…

J’ai ensuite pas mal vagabondé pour les études. J’ai donc commencé à m’entraîner seul, sans vraiment de succès, ni de motivation profonde à progresser d’ailleurs. Entraînement intensif par période, plus rien à d’autres… Bref la vraie traversée du désert. Celle qui aurait pu me pousser vers la sortie. Mais non, je n’aime pas vraiment l’échec en général… Alors en entrant dans la vie active en 2011, avec plus de stabilité, je me suis remotivé, j’ai beaucoup bouquiné, observé et aussi discuté à propos de l’entraînement en course à pied et ce qui tourne autour… et depuis je n’ai pas arrêté ! L’auto-formation sur l’entraînement en course à pied est devenu une vraie passion ! Je ne le savais pas, mais les bases de Running Addict étaient en train de germer dans ma tête !

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Un coureur qui se cherche et qui se trouve !

Résultat ? Une période d’adaptation sans progrès mais l’impression que quelque chose se mettait en place progressivement. Et en 2014 le vent commencera à tourner. C’est l’heure de mon passage sur la route et mon premier semi-marathon (1h28). Tout ça me motivera encore plus et les progrès qui se voyaient à l’entraînement commenceront à payer en compétition. La suite, vous la connaissez, de plus en plus de plaisir, de plus en plus de progrès… À nouveau une spirale… positive cette fois… L’histoire est toujours en cours et j’espère qu’elle va durer encore longtemps ! 🙂

Conclusion de tout ça ?

Oui c’est normal de traverser le désert. C’est ce qui arrive quand on stagne, on se démotive et on abandonne, que ce soit partiellement ou complètement. Quand on sait à quel point la régularité dans l’entraînement est importante dans la progression et qu’on maîtrise les quelques bases indispensables pour progresser… L’envie revient avec les progrès ! J’espère que cet article très personnel en aidera certains. Quand on regarde ce que je fais aujourd’hui on se dit que c’est facile que je suis le genre de coureur où tout à toujours roulé non ? Je ne sais pas si ce type de profil existe mais on doit souvent passer par une phase comme celle-là. Ça permet d’apprendre sur soi et de fixer les bases de ce qui va nous faire apprécier encore plus la suite ! 🙂

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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

2 COMMENTS

  1. Hello Niko,
    Tres bon article et qui rassure. Je suis dans une situation differente, mais on va dire que c est ma traversee du desert a moi 🙂
    Reprise en fevrier 2016, avec des progress assez fulgurants : je passe de 1h sur 10km a 50’19 fin 2016. Je cours mon premier semi en mai 2016 en 1h54. (le 2eme en 1h59 : 26 degres et 70% d’humidite) et mon 3eme en mars de cette annee en 1h49. Ce qui est plutot pas mal..
    Sauf que… depuis decembre : mon PR sur 10 km a 50’19, j ai refait 2 tentatives, 51’17 en fevrier et 51’19 en avril (pour le premier, je suis revenue de 3 semaines de periostite), que nous sommes quasiment en juin, et que ca commence a me titiller, sur le fait de ne plus progresser… 🙁 c est un peu dur comme periode ! Le temps ne facilite pas, car il fait 27 degres le matin et 33 l après midi, avec entre 70 et 100% d humidite, ce qui rend les entrainements difficiles !
    J ai mon prochain 10 km en juillet en France, j espere que le temps m aidera (je m entraine en Chine du sud, dans des conditions extremes :-))…
    Ahhhh elle est dure la vie de runner :))

  2. salut niko,
    pour moi, pas encore de traversée du désert, ça ne fait qu’un an et demi que je cours sérieusement. Mais je serais au courant quand ça arrivera. En tous les cas je tiens à te remercier pour tes articles pertinents que je suis depuis environ 1 an et qui m’ont permis de de courir mon 2eme semi marathon en 1h53 (2h12 un an avant).
    I AM RUNNING ADDICT

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