Salut les Addicts ! Je cours depuis 12 ans maintenant et des souvenirs de course, j’en ai vraiment beaucoup. Des bons, des mauvais… Surtout des bons en fait. Mais revenons sur ma première compétition. Dans la lignée de l’article “A quoi bon courir?”, j’ai décidé de me confier sur cette expérience vieille de 12ans, celle qui aurait pu faire que je ne sois pas derrière le clavier aujourd’hui. Cette première expérience en compétition qui peut être le précurseur de belles choses ou la fin prématurée d’une expérience de course. La frontière est parfois mince entre les deux.

Ma première compétition, sans concession.

Ma première compétition : La dure loi de la course

Clairement ma première compétition est un souvenir assez spécial. J’ai commencé l’athlétisme en club à la rentrée de septembre et deux semaines plus tard je me trouvais au départ d’un 800m, en running, ne sachant pas vraiment ce qu’il en était de ce type d’épreuve. Je me souviens juste d’un conseil qu’on m’a donné : “Mets toi tout de suite dans le rythme, un 800m c’est court, c’est violent”. Ok…

Au coup de pistolet, j’ai tout de suite compris que l’athlétisme était un monde où l’à peu-près n’a pas sa place. Je suis parti vite, mais je me suis quand même retrouvé en queue de peloton. Et je me suis accroché pour suivre. C’est court un 800m? Pas si sûr. Passage au 400m, j’entends 1’04. À ce moment je n’ai aucune idée de ce à quoi ça correspond… Une centaine de mètres plus loin, je ferai une première rencontre avec mon ami acide lactique et comprendrais que oui c’était rapide pour un débutant

Après avoir complètement décroché du peloton, un long calvaire à commencé ou les 200 derniers mètres m’ont semblé durer 2km. 2’32 au chronomètre, dernier bien sûr avec quasiment 20″ de retard sur l’avant dernier et une simple envie, m’éclipser de ce monde qui semble-t-il n’était pas fait pour moi.

Une longue réflexion après ma première compétition

Ma première compétition : La dure loi de la course

Ma première compétition fût donc une “mauvaise expérience”. Je ne me voyais pas parmi les “bons” évidemment, mais je suis quand même tombé de haut. J’aurai pu arrêter là, vraiment. À 16 ans, finir dernier à des années lumières de l’avant dernier est assez honte. Je n’avais pas vraiment l’âge pour relativiser ! Je suis parti frustré, déçu, honteux, écoeuré.

Et puis, quelques jours plus tard, j’ai décidé de retourner au stade… Et j’ai pris du plaisir à l’entraînement avec les copains, je me suis dit qu’avec du travail, il devait y avoir de la place pour au moins devenir un “mec moyen”. Je me suis donc remonté les manches, je me suis entraîné dur et au fur et à mesure j’ai réussi à faire descendre ce chrono. 2’20 après un an 2’15 deux ans plus tard. Puis seconde par seconde j’ai raboté ce chrono jusqu’à 2’05 lorsque j’ai arrêté l’athlétisme. Je n’étais toujours pas bon, je n’ai jamais approché la barre des 2’00 qui fait les bons coureurs de 800m (je vous présente mon teammate ici qui lui en fait largement partie !). Mais peut importe, j’étais devenu ce mec moyen qui n’en a rien à faire parce qu’il prend plaisir à “jouer des coudes” au milieu du peloton. La suite vous la connaissez, une orientation route/trail que je relate depuis 2 ans sur le blog, et un plaisir toujours plus grand jour après jours.

Morale de cette histoire : Certains sont bons naturellement, une minorité. Pour tous les autres, ce n’est qu’à base de constance et de persévérance qu’on peut “réussir” ou du moins se faire plaisir en progressant !

PS : Ne vous méprenez pas, 2 photos sur 3 c’était il y a 6 ans pendant mon Erasmus en Finlande 😀 … pas au Canada… La 3ème photo de piste est vieille mais ne date pas non plus de ma première compétition… difficile de retrouver des photos de sa première compétition… les smartphones n’existaient pas encore 😛

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

20 COMMENTS

    • Merci @francois !
      A cet age là c’est sûr qu’on rêve à être devant! J’espère que ça l’aidera à prendre du plaisir “en milieu de peloton” ! 😉

  1. Wow !!! Ben moi je trouve ça ultra-rapide pour une première compète (et même pour une ixième) !!! Faut dire que les courses sur piste, c’est un autre monde quand même … Chapeau, tu m’impressionnes beaucoup ! Et chapeau pour t’être accroché, parce que ça doit vraiment pas être facile d’arriver dans ce monde-là. Belle leçon d’humilité, en effet !

    • @valcox C’était à fond à fond j’étais au bout de ma vie après ça ! 😀
      Comme tu le dis la piste est un autre monde… Surtout sur des distances courtes comme ca, se prendre un demi tour de piste en 800m ça fait mal ! lol

    • @dreyliciouss 12 ans de plus tard, ca fait jamais de mal de se rappeler d’ou on est parti, ca permet de garder à l’esprit que le travail et la persévérance (et le plaisir !! :D) sont les meilleurs alliés de la progression ! 😉

  2. Chapeau bas Niko. J’ai decouvert ton blog il y a maintenant 2 mois, ayant débuté la couse à pied, et j’apprécie vraiment tous les bons conseils que tu distilles, en toute humilité, le présent article en est encore un exemple.
    “Kepp up the good work” comme disent nos amis Anglais ! 🙂

  3. Ah tiens, c’est super chouette, ce partage. Ca fait relativiser et aussi, ça montre bien ce que je pense de toi : t’es un mec qui s’accroche, un battant. Ca me le confirme. Aussi, ça te rend plus “accessible” dans le sens où tu es tellement rapide qu’on en oublie presque que, toi aussi, tu as eu des débuts. Bravo à toi. Tu as bien fait de ne pas laisser tomber !

    • @marjolaine-rapog J’ai en effet l’habitude de ne rien lâcher… Quand je veux quelque chose je fais tout pour l’obtenir !
      Je me suis longtemps battu pour m’approcher des 2’00 au 800m, en vain… Il y a des fois ou il faut juste accepter que tu as des limites… j’ai toujours été mauvais en vitesse, le travail ne m’a pas amené ou je voulais mais… Ca forge le mental quand tu passes aux plus longues distances…
      Mes débuts sont loin mais s’il y a une chose dont je suis fier, c’est des progrès depuis cette période. Petit à petit, à force de travail… Quand on veut, on peut ! 😀

  4. c’est tellement ça…
    Mon fils a fait sa 1ere course, un 2km avec un groupe de jeune de moins de 16 ans.
    je l’avais prevenu de la difficulté de cette distance, qui tellement courte demandait enormement de punch et de cardio pour arriver à la finir en tête… bon il eu fini mais pas dans les 1er, à ses regrets
    et à ressenti également la frustration d’un manque de.. ou de passer assez de pour y arriver
    il continue à courir avec moi et l’année prochaine s’attaquera aux 5km… trop content 🙂

  5. Je ne comprends pas comment un éducateur sportif peut faire ça. Envoyer un jeune sur 800 m alors qu’il vient d’arriver au club c’est extrêmement dangereux on passe les 17 mmol.kg-1 au 400. La moindre petite infection non diagnostiquée et ça peut être une perte de connaissance à l’arrivée.
    Je ne parle même pas des échauffements de 20 à 30 minutes seulement très souvent pratiqués.
    Quand le sport mal pratiqué peut ruiner votre santé.
    Tu as un sacré mental Niko, bravo à toi.

    • J’étais demandeur comme beaucoup de gamins @jean-marc ! Difficile de te faire rester sur le côté à cet âge là ! 😉
      Pour le mental… Oui mon travail sur le mental a débuté au tout début !! S’en est suivi une saison de cross préparée à l’ancienne, à la dure et voilà des débuts qui forgent ! 😉

  6. On a un point commun au moins 🙂
    Première compet. :interclubs a 16 ans, sur 800, terminé dernier en 2’35. Et en prime un faux depart (sur 800m c’est pas banal).

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