Les médailles de finisher, un symbole futile ?

7
2754
Les médailles de finisher, un symbole futile ?
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.
Cela fait quelques années que les médailles de finisher sont devenues populaires en course à pied. Quelques années que les coureurs les accumulent à chaque course. La médaille de finisher est un symbole d’accomplissement. Celui d’avoir réussi le défi de franchir la ligne d’arrivée d’une course. C’est sur le podcast des amis de Jogging Bonito que le sujet a défrayé la chronique. La médaille est devenue un objet de convoitise, une obligation même pour les organisateurs sous peine de décevoir une partie des coureurs. Médaille de finisher, futile objet ? Pas vraiment d’accord !

Accomplissement d’un challenge fort !

Toutes les médailles de finisher n’ont pas la même valeur à mes yeux. Plus la course a été riche en émotion, plus l’objet a de la valeur. La médaille est la première chose que l’on touche après la ligne d’arrivée. La revoir donne le frisson et ravive ces forts souvenirs. Que ce soit une course à la performance comme mes médailles du Marathon de Paris ou du semi-marathon de New-York ou celle des moments difficiles comme mes 10km à Ottawa ou mon premier marathon à Toronto

Dans les deux cas, il y a dépassement de soi, il y a une émotion intense à l’arrivée, joie ou déception. Les réussites rappellent à quel point on a été fort, à quel point on s’est battu pour y arriver. Les échecs rappellent que la course à pied a été difficile et que pour voir des réussites, il faut accepter les défaites et les prendre comme un apprentissage.

>> À LIRE : Atteindre son pic de forme et performer le jour J ! 

Les médailles de finisher, un symbole futile ?

La définition d’un challenge est personnel !

Je vous ai parlé de mes challenges. Ce sont eux qui donnent la signification profonde à la médaille. Et ces challenges, vous et vous seul décidez de ce qu’ils sont. Finir sa première course en tant que débutant est un énorme challenge. Cette médaille est forte de sens. C’est un exemple parmi tant d’autres. Une médaille de finisher, c’est un objet sans âme qui attend au milieu de centaines ou de milliers d’autres, que des coureurs viennent lui donner du sens.

Quand on voit le symbole qu’une médaille de finisher peut représenter en Amérique du Nord, certains gardant leur médaille autour du cou toute la journée, voire même la semaine suivante au travail… J’aime cette fierté qu’ils démontrent d’avoir réussi quelque chose de fort ! Je suis par contre loin de faire la même chose. Je trouve quand même que ça tourne un peu à l’égocentrisme exacerbé chez certains.”.

>> À LIRE : Courir pour soi pas pour les autres

Médaille = Podium !

Dans mon absolu de coureur à l’ancienne qui a démarré lorsque les montres GPS ou autres manchons de compression n’existaient pas… À cette époque le symbole que l’on gardait pour se remémorer les courses était le dossard. Ça existe toujours aujourd’hui mais les médailles de finisher ont clairement changé la donne. La médaille avait un symbole très fort, celui du podium, des trois premières places, des meilleurs. Les plus critiques diraient que la médaille de finisher a fait baisser l’émerveillement devant les pros, devant les médailles d’or, d’argent et de bronze du classement général.

Pourtant, à cette époque déjà, le culte de la médaille existait. il suffit de regarder parmi les coureurs régionaux, ceux qui faisaient les grosses courses pour aller vite… Et ceux qui faisaient quasi uniquement « les courses au saucisson » comme on les appelle chez moi pour rechercher podiums et médailles. Gloire éphémère, gloire illusoire !

Les médailles de finisher, un symbole futile ?

La plus belle médaille est celle du dépassement de soi

La joie que je retiens dans mes courses n’a rien à voir avec la place. Elle réside dans le dépassement de soi. Le fait de réussir à outrepasser ses limites et à se surprendre à tenir un rythme qui semble fou à l’entraînement. Et non, je ne dénigre pas mes podiums et les superbes personnes avec qui j’ai couru cette année pour autant. Mais eux comme moi, nous savons bien que nous sommes devant car le niveau en duathlon est un cran en dessous du triathlon. Quelle que soit la signification d’une médaille, sa valeur est toujours subjective.
Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

7 COMMENTS

  1. Alors là! je suis bien d’accord. Pour la débutante que je suis à 43 ans, peu m’importe d’avoir une médaille, de pouvoir l’arborer autour du cou, seul compte pour moi le dépassement de ma performance. Alors oui, j’ai gardé précieusement le dossard de ma première course, de mon premier 10 km….et je porte fièrement les tee -shirts donnés pour l’occasion…Mais une médaille, c’est pour les trois premier….ceux qui montent sur le podium, ceux qui sont vraiment très bon….et je n’ai pas besoin de médaille pour être fière de mes performance! ainsi est mon éducation, ainsi est ma valeur de la vie inculquée dès l’enfance….pas de jalousie, juste accepter ce que l’on est , être fier de donner le meilleur et savoir accepté que d’autres sont plus forts….
  2. Salut Coach !

    Ah les médailles, la gloire… Vaste sujet ! Quant ça touche à l’égo, nous ne sommes pas tous égaux… sans vouloir faire de jeux de mots 🙂 La médaille de finisher n’a, à bien y réfléchir, qu’une valeur symbolique… Rien à voir à mes yeux avec l’or / argent / bronze qui reflètent une performance digne de mention. Mais c’est vrai que c’est un beau support pour se remémorer de bons (ou moins bons) moments.
    Une petite remarque : je ne saisis pas trop l’avant dernière phrase de l’article (duathlon << triathlon)
    Bonne journée de l'autre côté de l'océan !

    Yan

  3. Je comprends complètement la notion d’objet souvenir, mais je ne vois vraiment plus l’intérêt des médailles, ni même des t-shirts finisher. On se retrouve au bout de quelques temps avec une collection de t-shirts et de médailles plus ou moins interchangeables, car rares sont les courses qui ont une identité graphique digne de ce nom …
    Finalement je préfère largement les organisateurs qui incluent les photos souvenirs dans le prix (c’est le cas sur certains trails), je trouve que ça nous replonge vraiment dans la course …
  4. La plus belle médaille est celle du dépassement de soi… je suis tout à fait d’accord ! Personnellement je me suis déshabituée des médailles en me mettant au trail ! pas de médailles mais du comté aux ravitos… on y gagne ^^
  5. Merci beaucoup pour ce sujet qui touche à l’étude de l’égo, science inexacte s’il en est. J’ai débuté la course à pied en juillet 2017. Je suis donc débutant. Je prépare mon premier semi-marathon pour mars à Bordeaux. Et ce n’est pas facile. Du tout du tout. Cette médaille de finisher aura en conséquence de l’importance pour moi. Beaucoup. Plus que celle du second ou, pire encore, du troisième semi. J’ai bien peur qu’au bout de la 10ème, on tombe dans la breloque à Papa. Mais je VEUX cette première. Comme quoi, les premières fois, ça compte toujours un peu plus 🙂
  6. Si je garde mes dossards, c’est juste pour le plaisir de me dire que j’ai fait ces courses, que je me suis dépassée parfois, souvent même si les distances sont “petites”. J’ai quelques médailles de finisher mais surtout la dernière qui me tient à cœur et je la voulais (en plus elle est belle !) : Marseille-cassis 2017 . 20 kms de paysages superbes, de montées et synonyme d’une course faite entre amis en pensant que je n’en étais pas capable… donc ma médaille c’était mon graal et me rendre compte que quand on veut, on peut ! merci pour cet article qui parle de nous tout simplement.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here