Courir lorsqu’il fait chaud c’est compliqué alors contre la chaleur… je choisis le vélo ! Pas de blague là-dedans, c’est une stratégie qui peut s’avérer très utile. En particulier lorsqu’il y a canicule et que s’entraîner en course à pied devient compliqué… En fait, cet article a pour unique but de vous partager ma méthode d’entraînement actuelle, et de vous en expliquer la logique. Depuis la reprise, je mise beaucoup sur le vélo pour retravailler l’endurance de base. Oui j’avais prévu de travailler un peu le vélo mais pas autant.

Je dois faire quelque chose contre la chaleur

En fait je ne supporte pas la chaleur mais alors pas du tout. À Ottawa, j’ai vraiment dû m’employer pour ne pas sombrer sur 10km. Depuis j’ai subi la chaleur, essayé de la combattre, de l’apprivoiser. Mais en courant, quoi que je fasse, ça ne marche pas. M’entraîner contre la chaleur n’est pas très productif !

Pour ceux qui en douterait encore, oui il fait chaud l’été à Montréal. Les trois derniers jours ont largement dépassé les 30°C, la nuit ne redescendant pas sous les 20°c. Et surtout le facteur humidité est bien plus important ici qu’en France. Le ressenti 40° de ce vendredi était écrasant, et courir contre la chaleur n’est pas une option pour moi.

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Alors contre la chaleur, je roule !

À vélo, on transpire toujours mais il y a beaucoup plus d’air pour nous refroidir. Et surtout on un cardio qui reste beaucoup plus facilement dans ses zones basses. Ça permet donc de beaucoup plus facilement limiter la casse contrairement à la course. Alors je roule la majeure partie du temps pour faire de l’endurance. En gardant tout de même 2 à 3 sorties de course par semaine pour entretenir mes qualités développées au printemps.

>> À LIRE : L’entraînement croisé et ses nombreux bénéfices !

Quelles garanties que cela fonctionne ?

Aucune ! C’est bien pour ça que je n’ai pas mis cet article dans les conseils running. Je sais qu’avec mes treize années de course dans le bagage, retrouver la forme en course ne me prend pas longtemps. Quelques semaines avec des séances d’entraînement bien ciblées devraient suffire… ou pas ! Mais une chose est sûre je ne ferai pas coûte que coûte mon programme en pleine canicule comme l’an passé, je l’avais payé cher avec une blessure au pied et une saison terminée.

EDIT : La morale de cette histoire est intéressante puisque depuis l’écriture de cet article beaucoup de choses ont évolué. Je me suis mis au triathlon en parallèle de la course grâce à cette découverte du vélo contre la chaleur ! Ce fut donc un mal pour un bien. Et surtout je me suis beaucoup intéressé à ce sujet : peut-on continuer de progresser en course en courant moins ? J’ai réduit mon kilométrage annuel de près de 25% et pourtant mes performances en course à pied continuent de s’améliorer tout doucement… Si vous voulez en savoir plus sur cette analyse, allez lire l’article complet ici !

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

6 COMMENTS

  1. Salut Niko !
    Je pense pas que ce soit néfaste… J’ai moi-même envie à terme de m’acheter un vélo course, pour alterner et croiser les entraînements, en dehors de toute considération climatique 🙂
    Avec les chaleurs, c’est clair que le cardio s’envole vite, et les créneaux d’endurance ne sont plus bien respectés, et/ou peu exploitables. La prise de plaisir est moins présente ! 😉

    A ton niveau, ça me semble être tout bon ! et puis, quel plaisir de se faire des bonnes balades à vélo, le top quoi !

    • Salut @jeff !
      Personnellement je suis totalement convaincu de l’intérêt de ce que je fais pour la course également mais je suis toujours ouvert aux commentaires donc… 🙂
      On verra si l’avenir et les chronos parlent pour moi !

  2. Bonjour Niko,
    C’est effectivement une très bonne idée ! On pense souvent au vélo pour l’entraînement croisé, afin d’augmenter les charges d’entraînement. Mais l’idée de rouler en période de chaleur est assez malin.
    Malheureusement, pas trop de problème cet été pour courir en France 🙁

    • Salut @sylvain !
      C’est sûr qu’il faut que ça se justifie ! Normand en Amérique du nord la chaleur me fait vraiment du mal pour courir ici donc c’est venu assez naturellement ! ET mon footing d’hier me montre que le choix est sûrement bon, très bonnes jambes malgré le peu d’entraînement de course ! 🙂

  3. Bonjour,

    J’ai une petite expérience de la course à pied (seulement 2 ans) mais depuis que j’ai intégré le vélo à mon entraînement, j’ai beaucoup progressé (temps passé de 37′ à 34’30 au 10km).
    D’une part, je trouve que ça permet de moins travailler les muscles des jambes, ou du moins pas les mêmes que pour la course tout en faisant travailler le cœur. Ça permet d’augmenter le volume d’entraînement sans engendrer plus de fatigue musculaire propre à la course.
    Je fais notamment 30 à 40min de vélo juste après mes séances de fractionné pour continuer à travailler le cœur alors que je ne pourrais pas forcément le faire en course à pied vu la fatigue musculaire des jambes. Je récupère beaucoup mieux de ces séances depuis que j’ai mis ça en place.
    D’autre part, ça permet aussi d’économiser les articulations et les tendons notamment. Ayant eu une tendinopathie achilléenne en fin d’année dernière, mon kiné m’avait conseillé le vélo pour travailler le cœur tout en “préservant” les jambes.

    Dans tous les cas, c’est un plaisir de vous lire et de vous suivre au quotidien 😉

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