Le dimanche 2 juin 2024, à 5 heures du matin, j’étais au départ de la Marathon Race, épreuve sous l’égide de la mythique MaXi-Race. Vous savez, l’organisation (éponyme) de courses de trail running prenant place autour du lac d’Annecy. En 2024, la Marathon Race faisait d’ailleurs office de support pour les championnats d’Europe de trail.
Pour cette édition, nous n’avons pas été épargné(e)s par la météo, si bien que le comité directeur a été contraint de fermer la fin du parcours à de nombreux(ses) concurrent(e)s. Quand on sait que ces dernier(ère)s n’étaient pas situé(e)s si loin de moi… je peux vous dire que l’on mesure sa chance d’être finisher sur le parcours initialement annoncé, et pas sur celui de repli !
De la chance, oui, mais aussi de la détermination à revendre puisqu’il fallait avoir le couteau entre les dents pour boucler cette épreuve dantesque. Bref, c’était dur et fou à la fois… je vous raconte tout ça ! ⬇️
Une préparation courte mais efficace
Pour la Marathon Race, j’ai bénéficié de trois mois d’une préparation orientée trail, dont deux mois vraiment spécifiques. Évidemment — et en particulier au vu des conditions météo épiques que nous avons connues cette année-là — cette préparation fut un poil courte, mais au final suffisante (parce que j’avais une grosse base d’endurance avec des semaines à plus de 100 kilomètres avant de me lancer) ! Je me suis en effet senti solide, malgré des crampes et un cardio assez haut (82 % FCM de moyenne sur l’ensemble de la course), ce qui est d’autant plus prometteur. Et puis, il faut dire que je m’entraîne en Normandie : côté technicité du terrain et dénivelé, on repassera.
La veille de la course
Les veilles de courses passées les jambes en l’air et posées contre un mur, avachi(e) dans son lit à trépigner d’impatience, je ne connais pas (tout le temps) ! J’avais cependant une bonne excuse : avec la team Campus, nous étions présent(e)s au salon de la MaXi-Race. Et si je n’y suis finalement resté que trois heures, ces moments passés à vos côtés sont toujours extrêmement intenses, et j’en sors constamment autant boosté d’émotions et de motivation, qu’énergétiquement “vidé” !
J’ai aussi passé un moment avec Nicolas Danne qui, lors de son appel, m’a gentiment — et à juste titre — rappelé l’importance de la patience et du fait de s’efforcer de penser positivement. Les paroles qu’il a tenues envers moi m’ont suivi tout au long de ma course… Merci Nico !
J’ai aussi eu la chance de recevoir un message du vainqueur de la MaXi-Race (format de 90 kilomètres en 2024), Mathieu Blanchard, pour me prévenir de ne pas m’enflammer car la boue allait probablement me coûter cher en énergie… Conseil qui s’avèrera ultra précieux !
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Le jour J
Je ne vais pas vous mentir : le réveil à 3 heures 45, ça pique ! Et encore, je m’estime chanceux de ne pas avoir eu à monter dans la navette pour rejoindre le lieu du départ. J’ai en effet pu profiter de mon équipe vidéo (coucou Éléa) pour rejoindre le stade d’athlétisme de Faverges. Je prends mon petit-déjeuner sur la route : des pains au lait jusqu’à ne plus en avoir envie, et ce, à moins d’une heure du départ. On repassera sur le professionnalisme pour cette fois ! D’ailleurs, pour poursuivre sur cette lancée : je n’ai pas de frontale, sachant que le départ est donné à 5 heures du matin. Cela se passe de commentaire : je ne suis définitivement pas un exemple à suivre sur ce coup-là.
Le départ
La mauvaise météo des derniers jours a malheureusement rendu le parcours difficilement praticable, voire même dangereux à certains endroits. Sous l’arche de départ, le speaker nous annonce que l’organisation pourra prendre la liberté d’arrêter certain(e)s coureur(se)s au ravitaillement de Menthon-Saint-Bernard. C’est un gros coup au moral d’apprendre avant même que le départ ne soit donné qu’on ne fera peut-être pas la course dans son intégralité !
Les “vrai(e)s” traileur(se)s veulent absolument faire les 62 kilomètres initialement annoncés. Moi, j’entends “sécurité compromise”, je connais mon niveau technique, je suis partagé entre mon amour de la compétition et la raison… Mais pas le temps de réfléchir ! Le coup d’envoi retentit dans la nuit.
C’est parti pour 62 kilomètres, 3 sommets à aller chercher et 3 500 mètres de dénivelé positif à avaler. Pas de doute : c’est mon plus gros défi de l’année ! Et malgré ma non-préparation au terrain du jour, je suis déterminé à tout donner.
Ça part fort : il faut aller vite pour passer Menthon-Saint-Bernard sans se faire arrêter… Personnellement, je me laisse emporter par le flot de coureur(se)s et passe le premier kilomètre en 4 minutes et 19 secondes.
La première difficulté
La première ascension ne se fait pas attendre : 800 mètres de dénivelé positif sur 5 kilomètres, quoi de mieux pour lancer la machine ? Au sein du peloton, on sent que la tension bat son plein. On se retrouve en file indienne dans un single. Je perds clairement du temps… mais en même temps, en jetant un rapide coup d’œil à mon cardio, je m’aperçois que je suis déjà à 152 bpm (comprenez, battements par minute) alors que je pensais plutôt être entre 140 et 145 bpm toute la course. Je décide de sortir les bâtons et de me mettre tranquillement en mode “éco”. Inutile de perdre de l’énergie en essayant de doubler.
Il me reste un petit kilomètre à 29 % de moyenne dans un pierrier pour finir cette première montée. Ça pique ! La descente, elle, se fait sur un chemin de 4×4 parsemé de quelques pierres, mais globalement, c’est assez roulant. Le cardio est toujours haut, mais les jambes ont l’air en forme. Je sais que je suis solide musculairement parlant et que je devrais pouvoir encaisser la descente, je me fais donc plaisir en courant à 3 minutes et 55 secondes au kilomètre et en profite pour doubler pas mal de monde.
Le premier ravito
Au 18e kilomètre, nous repassons au point de départ de la course, à Faverges, où est situé le premier ravitaillement. Cela fait 1 heure 35 que je cours. Je suis bien en avance sur mes prédictions de temps puisque j’avais plutôt tablé sur 1 heure 40 minimum de course à cet endroit-là. Je retrouve Éléa qui me donne une compote, une pastille de sel, une pastille de caféine et deux flasques pleines ! Je lui fais part de mes inquiétudes concernant mon cardio qui est haut. Mais malgré tout, je me sens bien : je change donc l’écran de ma montre et oublie le cardio.
La montée de l’enfer
Je rattrape deux abonnés, on discute un peu et l’un d’eux me filme : c’est chouette, j’adore ces moments ! Mais la rigolade ne dure pas bien longtemps : il est l’heure d’attaquer la montée de l’enfer : 560 mètres de dénivelé positif sur 1,8 kilomètre, soit 31 % de moyenne ! Pour moi, ça sera full bâtons, et ce, sans s’enflammer.
Pour la petite anecdote : dans cette montée, un traileur me propose du saucisson en guise de ravitaillement. C’est tellement incongru. Il n’y a décidément qu’en trail que l’on peut voir ça. Je m’imagine faire la même chose lors d’un marathon et ris de plus belle en devinant la réaction des coureur(se)s !
Je double encore et encore. Je suis plutôt très bien comparé aux autres dans cette montée de moins de 2 kilomètres qu’il m’aura tout de même fallu 30 minutes pour boucler. En haut, je n’ai pas l’impression d’avoir puisé dans mon énergie, je me sens bien, je continue de bien me ravitailler. On arrive aux 20 bornes, la redescente est plutôt sèche : ça fait plaisir de parvenir à dérouler. C’est bon : le premier tiers le plus facile de la course est passé !
C’est l’heure de l’entracte !
Depuis Faverges, nous avons changé de massif pour rejoindre Montmin via la montée des Balmettes. Au 26e kilomètre, à Montmin, je retrouve Éléa qui, à ma grande surprise, a réussi à arriver jusqu’ici. L’assistance est interdite, mais ça me fait plaisir de la voir ! Et là, ne me demandez pas pourquoi : je me suis retrouvé à manger de la poudre énergétique, sans eau… Je ne recommande pas, ça colle aux dents ! Ah, et puis j’ai failli oublier mes bâtons au ravito avec tout ça !
La première chute
On attaque la partie vallonnée de la course : une alternance de montées et de descentes, très adaptée à mon profil, je me fais plaisir ! Bon, en revanche, pour ce qui est du panorama, ce n’est pas vraiment ça. La vue est complètement bouchée. On passe dans les alpages et dans certaines portions ultra grasses… et là, après 3 heures 45 de course dans ce bourbier, c’est la chute ! Mes quatre appuis au sol (avec les bâtons) n’étaient pas suffisants pour garder l’équilibre. Il faut dire que dans la patouille, on n’avance à rien en plus d’en avoir plein les pattes.
Vertige envolé
On arrive dans la seconde moitié de course et je suis fier de moi : j’ai réussi à dompter le vertige que j’avais eu au Roc de l’Encrenaz (30e kilomètre) lors de la reconnaissance du parcours que j’ai effectuée quelques semaines plus tôt. Aujourd’hui, même si ça glissait, il y avait du monde autour, je me suis concentré et c’est passé.
Quand les crampes s’invitent
Me voilà pris de crampes aux mollets ! Moi qui n’en ai pas eu de toute la prépa, je ne comprends pas pourquoi aujourd’hui j’en ai si tôt dans la course, ni pourquoi je dois subir ça aujourd’hui. En plus, cela tombe bien (#ironie), il est temps d’amorcer une descente de 4 bornes à 20 % de moyenne, soit 800 mètres de dénivelé négatif. Je me rappelle les mots de mon ami, Nicolas Danne : “musculairement parlant, tu peux avoir plus de douleurs à te freiner qu’à y aller, il faut que tu sois super relâché en descente”, et j’essaye de les appliquer du mieux que je le peux.
Mon seul problème étant que lorsque je lève trop les pieds, ces fichues crampes aux mollets reviennent de plus belle ! Je déroule en faisant des micro-pauses — entre 5 et 10 secondes — pour relâcher mes muscles et mon attention. Au final, ça me coûte peu cher, puisque lorsque je recours, je reprends instantanément celles et ceux qui m’ont doublé. En plus, si l’on en croit mon allure de course, je suis toujours sur un chrono final de 7 heures 15… je ne comprends pas comment c’est possible, mais ce n’est pas sans me déplaire !
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Menthon-Saint-Bernard : l’heure de vérité
L’organisation nous l’avait annoncé : à Menthon-Saint-Bernard, elle peut potentiellement nous arrêter si les conditions météorologiques et le terrain final ne sont pas favorables. Au loin, j’aperçois Élodie qui s’affaire et je comprends que la fête va continuer ! Je suis environ à la 60e place à ce moment-là, et j’apprendrai plus tard que seul(e)s les 200 premier(ère)s ont été autorisé(e)s à poursuivre leur épopée sur le Mont Veyrier…
Je m’empare de deux flasques et engloutis une compote avec de la caféine et du sel. C’est fou : je me sens bien mieux qu’au premier ravitaillement alors que j’en suis à 5 heures de course ! Bon, par contre, mon cardio frise toujours avec les 150 bpm.
Grâce aux sourires et aux mots des bénévoles, ainsi qu’à ceux d’Élo, d’Éléa et de Raph’, je repars avec des batteries mentales chargées à bloc. Côté physique, je me sens plutôt bien en considérant que je cours depuis plus de 5 heures. C’est parti pour cette dernière étape, et avec le sourire, s’il vous plaît !
La dernière ligne droite
Depuis qu’il m’a proposé du saucisson, Thibaut et moi courons ensemble. Il a même joué au cameraman sur certaines portions.
La montée du Mont Veyrier me fait particulièrement mal, ça grimpe fort, mais au moins, la boue accroche (écoutez, on se rassure comme on le peut, hein !). En sachant que c’est très souvent mon moyen fessier gauche qui est en PLS et que le dévers est incliné vers la droite, je ne vous raconte pas la douleur ! J’ai l’impression d’avoir constamment des crampes. Je n’en peux décidément plus de toute cette boue !
En haut du Mont Veyrier, j’ai la chance de retrouver Joan, Campusien des premières heures et aujourd’hui membre de l’équipe, c’est aussi le plus gros fan de trail de ma team : autant vous dire que ces conditions ne lui font absolument pas peur.
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L’arrivée
Les dernières encablures se passent à merveille. J’arrive à bien relancer sur le plat, je double pas mal de monde dans ma quête de l’arche d’arrivée. Lors de l’ultime kilomètre, je repense au marathon du Mont-Blanc 2023 et laisse exploser la frustration engendrée par cette course. Je finis fort, avec les tripes même, et ce, malgré le fait que mes mollets crampent de partout ! Je passe devant la team Campus et mon cœur se serre… La ligne d’arrivée me tend les bras. Je sonne les mythiques cloches pour signaler mon passage sous l’arche… Quelle libération de performer à la hauteur de mes espérances et de ma courte préparation ! Au final, j’affiche un chrono de 7 heures 24 minutes et 17 secondes, et décroche une 75e place au classement général de la Marathon Race.
Et maintenant ? L’envie de me tester sur l’ultra-distance (spoiler : la MaXi-Race) !
Chose promise, chose due : à l’arrivée de la Marathon Race, j’annonce vouloir me consacrer au trail pendant une année complète, en 2025, et ce, malgré le fait que je n’ai pas réussi à aller décrocher un sub 2 heures 30 lors de l’édition 2024 du marathon d’Amsterdam (2 heures 36). Autant vous dire que dans l’optique de signer officiellement mon entrée dans le monde du trail de manière sérieuse et totale, la MaXi-Race est un objectif qui me fait gravement de l’œil ! Déjà parce qu’à l’arrivée de la Marathon Race, j’étais fatigué, mais sans plus… La preuve, je suis rentré à mon hôtel en courant. Bon, évidemment, j’ai eu quelques courbatures — notamment à cause de la dernière descente appuyée sur le bitume — mais rien de bien méchant. Le lendemain, j’étais sur mon vélo, le surlendemain, en rando, et quatre jours après, j’ai chaussé mes chaussures de trail. Je sais que j’en ai encore sous le pied : sans prétention, j’aurais pu grimper une montagne de plus. En tout cas, j’en avais l’énergie ce jour-là. J’ai de la marge pour aller plus vite, pour prendre plus de risques, puisqu’après 7 heures 30 de course, j’étais encore dans le positif et dans l’envie (quoique, j’avoue avoir eu ma dose de boue pour les mois à venir).
En 2025, la MaXi-Race repasse sur un format de 100 kilomètres et 6 000 mètres de dénivelé positif… et j’avoue que le fait que mon ami, Nicolas Danne, me croit bâtis pour le long n’est pas anodin à ma réflexion du moment. Je suis piqué ! J’ai envie de savoir dans quel état et avec quel chrono je peux boucler le tour complet du lac d’Annecy ! Le futur nous en dira davantage.
Ma stratégie nutrition lors de la Marathon Race
J’ai plutôt bien suivi ma stratégie nutrition : je finis à 60 grammes de glucides par heure au total ; une limite que je me suis imposée par crainte de ne pas supporter davantage pendant au moins 7 heures d’effort.
En résumé, j’ai consommé :
- trois litres de boisson Näak qui sont impeccablement passés (à l’image de la récup’… la boisson y est certainement pour quelque chose, tout comme les 48 grammes de protéines ingérés qui m’ont aidé à casser moins de fibres et/ou à mieux reconstruire le muscle),
- une ou deux compotes Baouw à chaque ravito (elles sont passées toutes seules et m’ont fait du bien, même si elles contiennent peu de glucides),
- quelques gels Tā Energy.
En résumé, je ne me suis jamais retrouvé à court de ravitaillement, et je n’ai pas été écoeuré par ceux que j’avais choisi d’emporter avec moi.
>> À LIRE : Le ravitaillement en course longue distance (marathon, ironman…)
FAQ sur la MaXi-Race
Quelles sont les différentes épreuves proposées par l’organisation de la MaXi-Race du lac d’Annecy en 2025 ?
L’organisation de la MaXi-Race propose plusieurs formats de course adaptés à différents niveaux.
➡️ MaXi-Race (ultra-trail)
- Tour du lac d’Annecy en solo sur une journée.
- 100 kilomètres et 6 000 mètres de dénivelé positif.
- Samedi 31 mai 2025.
➡️ R-Race
- Tour du lac d’Annecy en relais de 2 à 4 (18, 30, 29 et 17 kilomètres).
- 93 kilomètres et 5 200 mètres de dénivelé positif.
- Samedi 31 mai 2025.
➡️ XL-Race
- Tour du lac d’Annecy en solo sur deux jours.
- 48 et 44 kilomètres, et 4 900 mètres de dénivelé positif.
- Du samedi 31 mai au dimanche 1er juin 2025.
➡️ Shokz Marathon Race
- 62 kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé positif.
- Dimanche 1er juin 2025.
➡️ Marathon Expérience
- Demi tour du lac d’Annecy.
- 42 km et 2 375 mètres de dénivelé positif.
- Dimanche 1er juin 2025.
➡️ Euro up & down
- Quart du tour du lac d’Annecy.
- 16 kilomètres et 1 000 mètres de dénivelé positif.
- Dimanche 1er juin 2025.
➡️ Parcours enfants
- De 50 à 900 mètres.
- Vendredi 30 mai 2025.
Quelle sont la distance et le dénivelé de la MaXi-Race, cette course de trail running dont le parcours fait le tour du lac d’Annecy ?
En 2024, la MaXi-Race comptabilisait 94 kilomètres et 5 100 mètres de dénivelé positif ; en 2025, elle fera 100 kilomètres et 6 000 mètres de dénivelé positif.
Comment s’inscrire à la MaXi-Race ?
Les inscriptions pour la MaXi-Race ont lieu sur le site de l’organisation, rubrique “inscriptions”. La plupart des épreuves affichent complet dès l’ouverture des inscriptions, il faut donc être rapide pour parvenir à décrocher un dossard.
Les inscriptions sont-elles limitées à un certain nombre de participant(e)s ?
En 2024, 7 000 coureur(se)s (1 600 femmes, 5 400 hommes) étaient inscrit(e)s à la 14e édition des différentes épreuves de la MaXi-Race. Le directeur de course, Stéphane Agnoli s’est exprimé sur le sujet.
“Malgré le fort engouement, en particulier lors de la deuxième phase avec la Marathon eXperience, Femina Race et Short Race, l’organisation a souhaité limiter à 7 000 coureur(se)s le nombre d’inscrit(e)s. Notre objectif est de rester sur une approche qualitative et pas quantitative de l’événement.”
Quels sont les résultats de l’édition 2024 de la MaXi-Race ?
Voici les résultats de l’édition 2024 de la MaXi-Race (94 kilomètres et 5 100 mètres de dénivelé positif).
Classement masculin de l’édition 2024 de la MaXi-Race
- Mathieu Blanchard – 9 heures 10 minutes et 52 secondes
- Thibaut Garrivier – 9 heures 17 minutes et 31 secondes
- Aurélien Dunand-Pallaz – 9 heures 28 minutes et 23 secondes
- Baptiste Chassagne – 9 heures 31 minutes et 55 secondes
- Vincent Bouillard – 9 heures 43 minutes et 39 secondes (oui, il s’agit bien du Vincent qui a raflé une victoire sur l’UTMB 2024).
Classement féminin de l’édition 2024 de la MaXi-Race
- Camille Bruyas – 11 heures 0 minutes et 56 secondes (19e au scratch)
- Fiona Porte – 11 heures 12 minutes et 47 secondes (25e au scratch)
- Anne-Cécile Thévenot – 11 heures 47 minutes et 50 secondes (39e au scratch)
- Ingrid Terrier – 12 heures 9 minutes et 41 secondes (55e au scratch)
- Bleunwenn Heleu – 12 heures 29 minutes et 35 secondes (72e au scratch)
Combien y avait-il de finishers lors de la précédente édition ?
L’édition 2024 de la MaXi-Race a été marquée par des intempéries survenues les jours précédents les différentes épreuves. Certaines portions du parcours étaient si boueuses et dangereuses qu’il a été décidé de faire basculer certain(e)s participant(e)s sur un parcours de repli.
- Pour ce qui est de la MaXi-Race, 837 personnes ont pu boucler l’intégralité du circuit, tandis que 785 traileur(se)s ont été contraint(e)s d’écourter leur course de 4 kilomètres.
- Concernant la Marathon Race à laquelle j’ai participé, nous étions 213 finishers du 58 kilomètres, tandis que 702 coureur(se)s n’ont pu parcourir “que” 46 kilomètres.
Comment se préparer pour la MaXi-Race ?
La MaXi-Race étant une course ayant lieu en montagne, votre préparation doit être axée sur les spécificités rencontrées sur son parcours, à savoir : le dénivelé positif, le dénivelé négatif, la technicité du terrain (cailloux, pierriers, dévers, et boue en 2024 !). Et parce que tous les lieux de vie et d’entraînement ne réunissent pas ces critères-là, il peut être judicieux de prévoir un week-end choc à la montagne en amont de l’épreuve, afin de vous acclimater un minimum aux conditions rencontrées le jour J.
Et évidemment, je ne peux que vous conseiller de suivre un plan d’entraînement adapté à votre objectif. Pour cela, rendez-vous sur Campus !
>> À LIRE : La rando-course, meilleure alliée du(de la) traileur(se) ?
J’espère que mon retour d’expérience sur la Marathon Race vous aura donné envie de vous tester à l’une des épreuves de la MaXi-Race, ou du moins au trail running, et ce, malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer… Mais bon, vous commencez à bien me connaître après toutes ces années : le franc-parler est mon meilleur allié ! Comme je vous l’ai dit, ce fut difficile, mais la satisfaction qui en découle est d’autant plus grande. Donc si vous vous posiez la question, la réponse est oui : ça vaut la peine d’en baver… on est toujours fier(ère) de soi au final !
Et pour vous immerger pleinement dans ma course, je vous conseille de visionner le vlog tourné pendant la Marathon Race 2024. La COURSE que j’ai failli NE PAS FINIR (DOUTES, CARDIO, BOUE…).










