10km d’Ottawa : Une déception utile ?

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le départ du 10km d'ottawa 2017
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Salut les Addicts ! Ce 10km d’Ottawa devait être celui du record, de la vitesse retrouvée après un Marathon de Paris fantastique. Ça c’était le plan sur le papier. Dans la réalité, ce n’est pas si simple. Depuis début Mai et ce cycle spécifique 10km hyper court, ça ne tourne pas vraiment rond. C’est physique, mais c’est aussi mental et la combinaison des deux donne ce 10km d’Ottawa ! Parfois les sensations mentent et le jour J tout les voyants repassent au vert…

Prêt pour une grosse course !

Toute la journée avant la course en tous cas, je ressens cette petite pression des grands jours. Ceux où tu veux être performant. Je visualise très bien la tâche à accomplir, mon plan d’attaque est prêt. Pourtant, dans un coin de ma tête, le doute est très palpable. Et tout le paradoxe de cette période commence à l’échauffement. Les sensations sont très bonnes, ça file sans forcer. La forme est là ! Oui mais la forme des longues distances, d’une grosse endurance, je sais qu’elle ne m’a pas quittée. Une préparation marathon efficace laisse des traces aussi positives que négative. Tout ce qui est endurance est au top, mais dès qu’il faut accélérer, la machine est comme grippée.

10km d'ottawa 2017 en visite

150ème anniversaire du Canada : Grosse ambiance !

Sur la ligne de départ de ce 10km d’Ottawa, les petits plats dans les grands ont été mis car on fête aussi le 150ème anniversaire du Canada. L’hymne national évidemment, un énorme drapeau qui est déployé au dessus de la foule de coureurs et qui vu du ciel doit être magnifique… Et des avions militaires pour un show magnifique !

Parenthèse spectacle terminée, 10 minutes plus tard, le départ est donné. Fidèle à mon plan, je pars avec le frein à main et laisse les téméraires en avant. Avec un départ en faux plat descendant, les 3’27 de ce 1er km sonnent très bien. Ça descend toujours légèrement sur le 2ème km bouclé en 3’31. Si je n’ai pas de problème à tenir ce rythme, ce n’est pas non plus une l’aisance parfaite que j’aurai voulu. Ça va mais je sens pourtant déjà le besoin de m’envoyer des messages positifs, assez inquiétant à ce stade de la course !

le 10km d'ottawa 2017 les leaders10km d'ottawa 2017 apres 2 km

Tenue de course : Chaussures Nike Flyknit Racer Cuissard KalenjiMontre Garmin Fenix 3

Un début de course plus dur que prévu !

Du 2ème au 5ème km, mon plan était de contrôler l’allure, d’être dedans mais sans puiser dans l’énergie. C’était sans compter sur ce manque flagrant d’endurance spécifique. Je connais l’allure mais je n’ai aucune résistance à la montée acide qu’elle provoque progressivement dans les jambes. Du coup tout en essayant de ne pas trop forcer je me retrouve en 3’35 sur le 3ème km. Pas d’affolement mais un traitement identique au 4ème où je commence à vraiment forcer pour maintenir l’allure. Une relance en haut de la côte menant au 5ème km n’y fera rien, je passe en 17’52 à la mi course. 7 secondes de plus que prévu, si peu et pourtant énorme quand on les rapporte aux sensations de course.

Car il ne faut pas se voiler la face, constamment relancer, n’avoir aucune sensation de vitesse… C’est un plaisir qui tient juste aux géniaux spectateurs sur le bord de la route. Je continue d’appliquer la stratégie… relancer à chaque km dans la 2ème moitié… sauf que pour maintenir un rythme décent c’est tous les 500m que je dois relancer… 3’36 au 6ème, 3’37 au 7ème… si encore ces relances payaient ! C’est long, et avec un plaisir proche de zéro l’idée me prend de faire le point au 8ème km. Avec 3’41, le rythme décroit toujours et un rapide calcul me fait comprendre qu’il faut oublier le RP.

le 10km d'ottawa 2017 10 km dottawa 2017

Quand ça veut plus, ça veut plus !

Mon cerveau n’attendait que cela. Objectif inatteignable ? A quoi bon se faire du mal. Le plaisir n’est pas là et vous savez à quel point le plaisir de courir revêt une importance capitale chez moi. Si la perf n’est pas là et que le plaisir non plus… Ni une ni deux, en 1/4 de seconde je mets le clignotant, erre pendant 500m en footing, reprends mon souffle… Un éclair de lucidité plus tard je me dis que plus vite je serai arrivé plus vite cette mauvaise expérience sera terminée. Alors je remets un coup d’accélérateur pour boucler le dernier kilomètre sur un chrono de 36’44. Les félicitations des bénévoles sont amèrement acceptées mais je me force à leur sourire et à leur dire tous merci comme d’habitude. Ils sont précieux et leurs sourires font du bien !

arrivée du 10km d'ottawa 2017

Morale de ce mois de mai ?

La course ce n’est pas que des périodes où tout va bien. Il y a les pics de forme où on a l’impression de voler et les périodes creuses où c’est plus compliqué. Savoir faire le dos rond dans ces périodes, c’est encaisser pour préparer les futures victoires. Les coups durs ne sont que des coups, s’ils font mal sur le moment, ils ne font que créer la motivation qui sera nécessaire pour repartir de l’avant ! Et puis le travail paye toujours comme j’aime le répéter, rien de tout cela n’est perdu ! Le  Et souvent une nuit de sommeil plus tard, je suis déjà passé à autre chose ! Les performances ne se regardent pas individuellement mais sur le long terme et pour l’instant le trend est plutôt bon !

Les sensations post marathon, je les découvre, beaucoup m’ont dit ne pas être étonné de cette difficulté à enchaîner… Y a-t-il des marathoniens qui veulent témoigner et confirmer ou infirmer cela ? 🙂

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5 COMMENTS

  1. Tout à fait d’accord avec toi, nico. Le post marathon est compliqué à gérer mais tu décris totalement les sentiments qui traversent l’esprit pendant une course où les sensations ne sont pas au rendez-vous.
    Bravo pour tes performances et merci de toutes ces inspirations que tu apportes au quotidien à tes lecteurs.
    • Merci pour ton message ! Je repars vers de nouveaux objectifs ! Si on les atteignait tous à chaque fois, ce ne serait pas aussi passionnant au final ! 😉
  2. Salut Nico. Après quelques semaines d’euphorie post marathon, j’ai toujours un période de mou physique et mentale. C’est normal. Une préparation marathon dure au moins 3 mois et est exigeante. Je crois qu’il faut juste se laisser le temps de récupérer avant de se programmer un nouveau défis.
  3. Dur dur l’après-marathon, effectivement. J’avais fait une pause avec “Zero compétition” pendant 6 mois pour éviter ce marathon-blues…

    Sans transition, je partage un article, pour tous ceux et celles qui ont du mal à sortir les runnings parce qu’il pleut ou parce que “pas envie, on verra demain”.

    Grand respect pour cette fille qui a de l’énergie folle pour son combat !

    http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/1177/reader/reader.html#!preferred/1/package/1177/pub/1183/page/7

  4. Choisir c’est renoncer et clairement la prépa marathon laisse des traces. Tu t’es quelque peu transformé en diesel on dirait mais un bon cycle de vitesse devrait gommer tout ça.

    Et puis on est forcément déçu quand on ne bat pas un RP qui semble nous tendre les bras !

    A charge de revanche 🙂

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