99% du temps est passé à l’entraînement !
Le voyage c’est l’entraînement et la destination c’est la course. On passe tellement de temps à s’entraîner que partir du principe que le plaisir, on l’aura juste le jour de la course, c’est une hérésie. La course c’est la récompense d’un bon entraînement oui. Mais un bon entraînement ne peut se faire qu’avec le bon état d’esprit. Il ne faut pas voir ça comme une obligation ou un sacrifice comme on peut parfois l’entendre. C’est tout le contraire de l’état d’esprit positif qui permet de vraiment progresser.
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La motivation c’est le carburant de la progression
Plus on est motivé, moins un effort nous semble difficile et plus on est capable d’aller chercher en soi les ressources pour se dépasser. Et pour moi c’est là que la compétition se joue, pas le jour J. À l’entrainement on se prépare physiquement bien sûr mais aussi et surtout mentalement. Plus on arrive à se mettre dans un état d’esprit positif, à réussir à dépasser les barrières mentales que l’on se met naturellement… Plus on va être performant le jour de la course ! On aura réussi à se dépasser régulièrement et à se prouver qu’on peut le faire à l’entraînement, il ne suffit « que » d’appliquer la même stratégie lors de la course.
Bien choisir son objectif pour apprécier l’entraînement
Là on touche un point crucial : le choix de son objectif. C’est pour ça que j’attire souvent votre attention sur le fait de bien réfléchir les objectifs que vous allez poursuivre. Car c’est le critère numéro un d’une motivation sans faille et donc d’un entraînement qui va être efficace comme je vous le disais.
Plus l’objectif va nous faire rêver, plus la motivation à s’entraîner sera grande. Ainsi, n’importe quelle sortie va nous sembler intéressante car on fera le lien avec l’objectif que l’on poursuit. On va avoir envie de faire cette sortie, de respecter ses allures… Et au final, on va se rendre compte qu’on y prend beaucoup de plaisir !
>> À LIRE : Comment se fixer les bons objectifs ?
Réussir sa préparation c’est 50% de l’objectif validé
Il y a un principe pour moi qui permet de relativiser toute course compliquée. Celui de beaucoup valoriser l’entraînement. Car il y a plein de raisons qui peuvent empêcher l’atteinte de son objectif le jour j. En analysant sa course et son entraînement, il faut savoir être objectif sur l’entraînement que l’on a suivi.
Est-ce qu’on a mis toutes les chances de son côté de réussir (avec la connaissance que l’on avait à ce moment là) ? Si la réponse est oui, il faut sa satisfaire de cela et simplement reprogrammer une autre tentative. En attendant on va essayer d’améliorer les choses que l’on peut améliorer… Et simplement voir cet échec comme un apprentissage qui nous permettra se réussir la fois suivante !
>> À LIRE : Bien analyser sa course pour s’améliorer de compétition en compétition
Le plaisir c’est tous les jours, sinon à quoi bon ?
Mais la principale raison de cet article est liée au plaisir de courir. Si le voyage est plus important que la destination, c’est avant tout parce qu’on doit absolument privilégier le plaisir pendant ce voyage. Trouver un objectif motivant ne suffit pas, il faut aussi trouver une manière de s’entraîner qui nous convienne !
Ça peut parfois vouloir dire abaisser un peu la difficulté de l’objectif que l’on a en tête ! Car plus un objectif est dur à atteindre, plus il faut être prêt à se donner pour l’atteindre. Il n’y a pas de secret. Si on se lance dans un objectif difficile il faut donc s’assurer qu’on en a VRAIMENT envie. Qu’on a envie de l’objectif mais aussi de l’entraînement qui va avec car comme je le disais, c’est 99% du temps passé…
Ensuite, comme je le disais plus haut, si la motivation est vraiment là… Le plaisir suivra de toute manière ! Pas à 100% du temps évidemment, on a tous nos petites périodes moins positives, quelles qu’en soient les raisons… Mais au global, on doit aimer s’entrainer !
Alors, le voyage est plus important que la destination ?
Cette réflexion me vient de ma dernière semaine d’entraînement. J’ai eu beau passer 12h à m’entraîner, j’ai l’impression que c’est passé vite… Preuve que la quantité d’entraînement n’est pas un critère dans le plaisir que l’on prend. On peut se faire chier sur une semaine de 3h seulement si on ne sait pas pourquoi on s’entraîne, qu’on fait ça sans but, sans envie particulière…
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça m’intéresse! ;)


