L’avantage d’un blog c’est d’être à la fois rédacteur et rédacteur en chef et donc d’avoir une liberté de propos presque infini. Aujourd’hui je me pose et je vous pose la question suivante : diplôme obligatoire pour donner des conseils ? De plus en plus je penche vers le non avec les retours que beaucoup d’entre vous me font notamment après la publication de mon Guide pour progresser sans se stresser.

Et j’ai bien l’intention de publier un jour un livre complet sur le sujet, je vous le dis. Car cette idée se fait de plus en plus claire dans ma tête ! Pour autant, je n’ai jamais eu la prétention de remplacer un coach professionnel, je le dis ouvertement aussi . J’ai même longtemps été sur la retenue côté publication de conseils, ne me sentant pas légitime à le faire. Je suis d’ailleurs toujours dans cet état de remise en question permanente qui je pense est sain. Bref diplôme obligatoire ou pas ?

Le diplôme obligatoire c’est n’importe quoi !

Nota bene : J’ai un diplôme d’ingénieur. Et loin de moi le fait de renier son intérêt, il m’a donné un sens de l’analyse et de l’organisation bien utile que j’utilise au quotidien. Mais malgré ce statut, j’ai toujours été le premier à critiquer la volonté maladive de certains recruteurs à regarder le diplôme avant les compétences. Oui, on dévie du running, mais j’ai besoin de passer par là pour arriver à ma conclusion. Un diplôme ça rassure et, statistiquement, les gens qui ont un diplôme disent moins de conneries. Je suis totalement d’accord avec ça ! Pourtant cette statistique peut-être retournée…

1. Il y a des gens avec un diplôme qui disent de grosses conneries, un diplôme n’offre pas la science infuse !

2. Il y a des gens sans diplôme qui par auto-formation sont compétents


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Sans diplôme mais pas sans ressources !

Non un diplôme n’est pas pour moi la seule chance de se former et d’être compétent. Premièrement l’expérience est tout aussi, voire plus importante que les compétences théoriques en elles-même. La preuve, tu as beau être en dernière année d’école d’ingénieur, tu passes quand même par le rôle de petit stagiaire qui n’y connait rien au « monde réel ». Ce monde, il faut s’y confronter et apprendre à le comprendre et le dompter pour y trouver sa place et réellement être compétent. La théorie, c’est très bien mais je ne vois sa valeur que dans la confrontation à la pratique.

Mais surtout, nous sommes en 2018 les amis. En 2018, on a une chance énorme que n’avaient pas nos parents : celle d’être dans l’ère du numérique ! On peut s’auto-former à coût minime, voire nul. Attention quand même à tout ce qu’on peut trouver en ligne, il y du bon mais aussi du très mauvais. Je me fie encore personnellement beaucoup aux livres mais internet est quand même une richesse énorme pour s’auto-former.

Un exemple qui n’a rien à voir avec la course

Je ne connaissais rien au fonctionnement d’un blog, de wordpress ou aux outils du « web marketing » quand j’ai commencé. Ça prend du temps, un gros investissement et de la patience, mais c’est possible ! Apprendre sur le tas ne semble pas donner de si mauvais résultats quand je vois où le blog est rendu aujourd’hui ! (EDIT : 15 000 pages lues en moyenne chaque jour au 01/11/2018, diplôme obligatoire vous dites ?)

>> À LIRE : La liste des articles de conseils préférés des lecteurs

Et le running dans tout ça ?

Diplôme obligatoire pour donner des conseils ?

Je n’ai donc aucun diplôme qui justifie les conseils que je peux donner ici. J’essaye pour autant d’éviter le plus possible de dire des choses que je ne vérifie pas sérieusement avant. Et puis je teste tout ce que je dis ici sur ma personne avant d’en parler. Théorie + Pratique qui me permettent d’être du côté des « amateurs éclairés » comme j’aime le dire. Le mot « amateur » n’est en aucun cas péjoratif pour ma part et j’en suis même fier.

J’offre simplement mon expérience et ce que j’apprends depuis des années. J’offre un résumé parfois volontairement simpliste / incomplet de chaque sujet. Je garde en fait l’essence de ce qu’il faut absolument savoir et comprendre pour que tout un chacun puisse l’appliquer simplement dans son entraînement. Il y a toujours plus à aller chercher sur chaque sujet mais clairement qui viendrait sur mon blog s’il ressemblait à un manuel scientifique ?

Et puis à la fin, charge au lecteur de choisir si mes propos lui seront utiles ou pas. Croiser les sources d’information reste d’ailleurs la meilleure manière de s’assurer de la véracité des propos qu’on lit.

L’amateurisme est une richesse !

En fait, je trouve surtout qu’il serait très dommage de ne pas profiter de la richesse qu’on peut trouver dans ce type de partage. Richesse dans les échanges qui en découlent et dans les retours que je reçois de gens qui progressent en me lisant. Attention, ils ne doivent qu’à eux mêmes leurs progrès. Mais si je peux leur donner quelques conseils pour aller dans la bonne direction, devrais-je m’en priver faute d’avoir le diplôme adéquat ? Je ne pense pas et je vais vous laisser sur ces deux citations qui m’inspirent au quotidien :
 
“C’est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose.”
Charlie Chaplin
“Un expert est un homme qui a cessé de penser. Pourquoi penserait-il, puisqu’il est un expert ?”
Frank Lloyd Wright
Je ne suis pas un expert, je suis un amateur passionné qu’on se le dise ! Alors, diplôme obligatoire selon vous ou pas ? 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

33 COMMENTS

  1. Très sympa ton article.
    Pour ma part hors le running, je pratique depuis des années le tennis de table. Je suis entraineur bénévole dans mon club et sans diplôme ou presque (entraineur départemental simplement que tout le monde peut passer).
    Au début de l’article, je me suis dis ” un diplôme : of course ” puis j’ai lu tes arguments et je me suis retrouvé en toi .
    Certes tes articles se basent plus sur de l’expérience mais c’est au final ce qui compte le plus qu’à le théorie.

    • Merci @seb !
      J’ai ce complexe d’infériorité du “je n’ai pas la légitimité” de le faire qui revient de temps en temps mais dans le fond je préfère me baser sur les retours positifs que je reçois ! 🙂

    • Bonjour Seb,

      Je pratique moi-même le tennis de table et je suis entraîneur diplômé bénévole (Entraîneur Fédéral). Cela peut avoir un sens dans l’apprentissage mais rien ne vaut effectivement la pratique et l’expérience. C’est d’ailleurs de cette manière que j’ai progressé. Bonne continuation à toi

  2. Je pense que la pratique et l’experience ont plus de poids que la theorie !
    Je continuerai a lire tes precieux conseils, qui m’aident dans ma pratique de la CAP et confortent les propos de mon coach 🙂
    Libre a chacun de piocher ce qu’il veut, dans tous tes conseils !
    Tu n’as certes, pas la science infuse, mais tu as l’experience, que tu partages avec nous, et on te remercie pour ca !

    • Merci @julie très bon résumé de ce qu’il faut faire, prendre mes conseils pour ce qu’ils sont = Rien de nouveau, des choses prouvées, juste une manière différente de la présenter par rapport à tout ce qui existe déjà ! 😉

  3. Le fait que tu n’aies pas de diplôme de coach en CAP ne fait pas de toi un charlatan, tu nous fais partager ton expérience et c’est tant mieux. Après, si tu voulais proposer des formations payantes, ça serait sans doute une autre histoire…

    • @pascaline oui je suis bien d’accord avec toi ! De toute façon si un jour je veux proposer de vraies activités de coaching, c’est sûr que je passerais un diplôme qui me permettra de l’exercer. Ne serait-ce qu’en terme de responsabilité. Au canada tu peux coacher en étant rémunéré sans être diplômé, en France c’est interdit ! (Et c’est tant mieux ça évite les arnaques de profiteurs qui feraient ça juste pour l’argent :))

  4. Pas forcément d’accord… ce qui fonctionne chez les uns ne fonctionnent pas forcément chez les autres. Tout le monde peut se dire “entraîneur”, mais au final il vaut mieux être bien conseillé par un professionnel qui analysera l’athlète au sens large avant de lui proposer un plan d’entraînement.

    • Salut @jecoursennord !
      J’ai du mal à te répondre car ce que tu dis est un point de vue que je partage. J’ai du mal m’exprimer du coup ! Je ne me considère nullement entraîneur, je ne donne pas de plan d’entraînement, pour cette phase complexe j’estime qu’avoir un entraîneur qui individualise le plan d’entraînement est primordial (ce qui ne veut pas dire que dans le fond le diplôme soit un requis fondamental mais au moins le diplôme te permis de t,assurer de ne pas t’adresser à un pur imposteur)
      Pour le “ce qui fonctionne chez les uns ne fonctionne pas forcément chez les autres” c’est une formule que j’ai souvent utilisé dans mes articles, d’ou le fait que je suis contre les plans d’Entraînement tous fait que l’on trouve régulièrement sur internet ! 🙂

  5. Bonjour Niko,

    Je réponds dans un premier temps à “Jecoursennord” Tout d’abord à propos du titre “Entraîneur”, en France celui-ci est attribué et délivré par la FFA pour l’athlétisme mais pour cela, il faut satisfaire à la réussite de différents examens partie commune : BEES1 puis BEES2 et ensuite acquérir différents modules (UV) de spécialisation dans une discipline. Tout cela est cadré au final par le Ministère de la jeunesse et des sports.

    Pour ma part je n’ai que le BEES1 passé en candidat libre sur une année de formation, ajouté d’une formation EPS de 6 mois passée à l’école Interarmées des Sports à Fontainebleau pour un diplôme titré de “Moniteur EPS”. Ce diplôme m’a permis de former et de préparer, encadrer plusieurs personnes dans le domaine sportif, pour une préparation de diplômes, examens ou concours.
    Ce que je peux dire de cette formation reçue, c’est vraiment un plus en terme d’informations physiques, psychologiques, administratives, etc …. mais rien ne vaut en complément l’expérience de 33ans de course à pied en tant qu’athlète et compétiteur.
    C’est une part très importante et prépondérante dans l’écoute de soi et un enrichissement sur ses différents échecs, blessures et victoires tout au long de la pratique.

    De toute évidence on ne se proclame pas entraîneur ou pseudo entraîneur du jour au lendemain. Retranscrire ce que l’on a appris dans les bouquins et les différentes formations sans avoir pratiqué la discipline à un niveau raisonnable (Régional) ne sert à rien.

    Je m’explique : j’en vois et entends quelques uns qui donnent des conseils sur le bord d’une piste d’athlétisme alors que leur palmarès amateur est = à 0, donc je te retranscris ce que j’ai appris dans les livres.
    Comment veux-tu que ce genre de personne puisse ressentir les faiblesses morales et physiques du coureur, déceler les erreurs commises avant, pendant, après l’entraînement ou la compétition puisqu’il ignore ces différentes sensations ressenties durant le travail ou l’effort, ne les ayant jamais eu, perçues et développées.
    De toute évidence, les différents programmes d’entraînement actuels ciblent en général une grande majorité de personnes. Mais il y a et il y aura toujours les bases fondamentales à respecter et à appliquer, avant de pouvoir commencer et finir une épreuve puis ensuite progresser et passer à un stade supérieur. Après ce qui est le plus dur et le plus difficile est de déceler, d’évaluer le niveau de chacun en fonction des temps et performances réalisés et de pouvoir ainsi adapter au plus près, un entraînement personnel. Nul n’est divin dans cette activité sportive et on apprend tout le temps durant sa carrière sportive en tant que compétiteur et pseudo entraîneur.
    Maintenant ce que je constate sur plusieurs cas, c’est que certaines personnes sont à l’écoute et prennent en considération les quelques infos pour les appliquer au mieux, d’autres s’en contre foutent et ce n’est que plus tard on constate la différence : entre la personne qui a écouté et l’autre qui a passé son chemin mais qui se trouve blessée et au repos forcé pour quelques mois.

    Donc Niko continue d’enrichir ton site qui donne un ressenti sur la course à pied dans sa généralité et aussi sur des points particuliers.
    Si cela peut éventuellement aider certains et certaines et même toi Niko , j’avais créé un site à l’époque ou le transfert se faisait par modem en 33600 (Galère), j’étais alors en région parisienne (77) c’était en Avril 2001, je ne peux plus y accéder depuis 2004 cause familiale mais dessus on peut encore y trouver de bonnes informations : ou Conseils
    http://bruno.capel.pagesperso-orange.fr/meesportathle/

    Alors à bientôt te lire, sportivement Bruno.

    • Merci pour ton commentaire détaillé @nono2765 !
      Tu réponds à une de mes questions. Oui les BE sont intéressants, mais non je ne pense pas qu’ils sont suffisant pour “apporter quelque chose” aux coureurs. L’aspect expérience et pédagogie à au moins autant d’importance !
      Je donnerai un avis plus complet là-dessus si un jour je peux prendre le temps d’en passer un ! 🙂

    • Bonjour,
      Une petite précision sur les propos de Bruno :
      1) La FFA organise des formations d’entraîneur, accessible à tout licencié, pour encadrement dans les clubs : ce qui ne peut permettre de prétendre à une rémunération…
      2) Le ministère de la jeunesse et des sports organise elle des formations d’éducateur sportif (ex Brevet d’état) qui permettent après succès à l’examen de pouvoir être rémunéré si l’on pratique.
      Ceci est indépendant des compétences des entraîneurs et coachs avec ou sans diplôme…Et contrairement à Bruno, je pense qu’on peut avoir un palmarès =0 et être un très bon entraîneur…et à l’inverse avoir “un palmarès long comme le bras” et ne pas donner satisfaction comme entraîneur…
      Pour faire avancer les choses… Je suis coureur depuis 30 ans et coach depuis 12 ans… et j’apprends aujourd’hui même d’un débutant !
      jfb

      • 100% d’accord, le palmarès n’a aucune valeur absolue et n’est absolument pas indispensable. Le palmarès dépend fortement de la génétique et de la pratique intensive depuis le jeune âge d’une discipline. Vous prenez 2 personnes avec une génétique complètement différent, les faites s’entrainer de la même façon pendant des années, avec le même mental, l’une aura des résultats et l’autre non. Pour autant, l’athlete sans palmarès ici en exemple sera peut être bien meilleur pédagogue, tacticien, preparateur, etc… que son copain champion.
        Et cela est vrai dans n’importe quel domaine, le meilleur exécutant n’est pas forcément le meilleur professeur. Dans ma profession actuelle je connais d’excellents professionnels incapables de transmettre correctement leur expertise, et des pros de qualité tout autant moins bons mais qui savent tirer le meilleur de leurs apprentis, élèves, ou tout autre terme qui conviendra.

  6. N’aie pas de complexes Niko. Ton expérience est d’une grande valeur ! A choisir, il vaut mieux de l’expérience (dans l’entraînement) et pas de diplôme que des diplômes sans expérience.
    Mais on voit encore trop de coureurs qui généralise leur seule expérience pour conseiller telle méthode ou tel matériel. C’est ça le danger.
    L’expertise c’est donc une alchimie entre expérience de coureur (quelque soit le niveau), l’expérience de l’entraînement des autres, et les diplômes (ou autres formations non diplômantes d’ailleurs).
    Mais ce qui fait la richesse des formations ce sont les échanges que l’on peut avoir entre stagiaires, et les contacts que cela apporte. Ce n’est pas à négliger.
    Merci pour tes articles,
    @+ coach Niko 😉

  7. Ouhlà mais y’a pas de mal… je n’ai pas dit que ce que Niko dit n’est pas juste… je dis simplement que plutôt que de lire telle ou telle chose sur des bouquins et/ou site, afin de se préparer au mieux, en ce qui me concerne, il vaut mieux être accompagné par un entraîneur diplomé… ce qui n’empêche pas de prendre des conseils à droite et à gauche.

    En reponse @nono2765. Le diplôme d’entraîneur Hors Stade 1er degré est délivré par la ligue régional, le 2ème degré est délivré par la FFA.
    Évidemment qu’un entraîneur qui n’a jamais pratiqué ne peut pas être crédible vis-à-vis de ses athlètes. Les formations, les cours, les examens c’est bien, mais faut savoir de quoi on parle.

  8. Exactitude des renseignements donnés par “Jecoursennord” mais il y a du nouveau en 2017 consultable ici : http://www.athle.fr/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=2959

    Infos FFA :
    “Avec la disparition des BE1 et BE2, avec la naissance des DES , DE et CQP, avec l’avènement des pratiques nouvelles, le système mis en place jusqu’à cette année avait besoin de vivre une nouvelle étape”.

    Malgré mon âge de 60 balais, 60 à 70% de mes entraînements se réalisent sur piste d’athlétisme et les % restants sur terrains variés, sentiers forestiers, chemins et quelques fois route pour retourner au domicile.

    Même si on privilégie essentiellement les “courses hors stade”, s’entraîner sur le bitume laisse des traumatismes articulaires et musculaires par l’impact important occasionné par le contact du talon de la chaussure sur le sol.
    Je considère que pour pratiquer cette filière CHS ou “running” terme généralement employé, rien ne vaut la pratique sur piste d’athlétisme lorsque l’on désire améliorer ses performances et son allure au Km. Sur piste, la foulée naturelle est plutôt axée sur la pointe avant du pied ou partie médio de la plante contrairement à la course sur route dont la partie talon est malmenée.

    On se forge un moral d’acier et on s’étoffe au fil du temps et des années car tourner autour de cet anneau n’est pas si simple en soi, en respectant des temps de passage et des allures. J’en veux pour preuve avoir réalisé dans mon jeune temps “l’heure sur piste” à Beaublanc (Stade de Limoges 87) ou il fallait que je passe précisément en 1’24″22 au 400m à chaque tour pendant 1heure pour faire 17km soit 3’30 au km.

    Sportivement Bruno (Hautes Pyrénées)

  9. Bonjour,
    Ce n’est pas la panacée de s’entraîner sur piste, car par expérience perso et comme coach, j’ai constaté que la piste d’athlé pour des raisons diverses pouvait être beaucoup plus “accidentogène” que la cendrée voire le bitume… A chacun de trouver ce qui lui va bien pour éviter de se blesser !
    jfb

  10. Bonjour,

    J’ai omis de préciser que lorsque je parle de piste d’athlétisme, ce n’est point automatiquement du tartan, c’est un anneau de 400m avec point de repères tous les 50m et 100m voire tous les 20m (test vma) ou 333m pour les anciennes pistes et aussi de 250m.
    Dans mon club c’est une piste en cendrée, refaite complètement il y a maintenant 2ans et c’est vrai qu’elle est très agréable pour courir et on diminue considérablement les accidents musculaires et autres problèmes physiques contrairement à une piste en tartan qui engendre bien souvent des périostites.
    Ce que je m’attache à faire pendant ces séances de vma courte ou fractionné, c’est de tourner dans les 2 sens de rotation (sens contraire horaire puis sens horaire) afin de diminuer l’usure des cartilages et de faire travailler les 2 jambes pratiquement de la même façon. Au début on a de mauvaises sensations, comme si on manquait de souffle, lorsque le coeur se situe côté extérieur de la piste (sens horaire), au fil des différents entraînements l’effet s’estompe peu à peu et les repères se mettent en place.
    Bonne journée, Bruno.

  11. Bonjour Niko,

    Je pratique l’athlétisme depuis l’âge de 14 ans j’ai 44 ans. Je peux dire que j’ai un peu d’expérience.

    Mais à chaque fois que je lis tes articles j’apprends de nouvelles choses.

    C’est sure que vous vous basé sur votre expérience et aussi vous vous documenté beaucoup (je suppose).

    Et c’est ça le plus important. Avoir de ” l’ancienneté ” dans une discipline ne fait pas de nous quelqu’un de compétant dans le domaine, et avoir juste un diplôme n’aide pas aussi.

    Pour les diplômes, la Fédération Québécoise d’athlétisme offre souvent des formations qui sont sanctionnées par un diplôme. C’est des formations de deux jours. On devient pas un expert avec ce genre de formations c’est certains mais on aura un papier qui va nous permettre de coatcher.

    Bonne journée.

    • Merci @abdel pour ton retour ! 🙂
      Pour la formation de la FQA j’ai aussi ça en tête mais pour le moment avec un travail à plein temps je n’y suis pas mais je garde ça aussi dans un coin de la tête pour plus tard ! Merci encore Abdel !

  12. Tout à fait d’accord, et totalement en ligne… je pourrais copier cette phrase et la mettre sur mon blog !
    “Je n’ai donc aucun diplôme qui justifie les conseils que je peux donner ici. J’essaye pour autant d’éviter le plus possible de dire des choses que je ne vérifie pas sérieusement avant. Et puis je teste tout ce que je dis ici sur ma personne avant d’en parler”

    • @cam-dewoods je pars du principe que tant que c’est clairement dit, chacun est libre de suivre les conseils ou pas ensuite et que les gens qui critiquent ne sont alors que des personnes qui n’ont pas grand chose à faire là puisque ça ne les cible pas !
      Soit tu acceptes la manière de penser et de faire soit tu vas chercher un coach diplômé et tu acceptes de le payer pour son travail ! 🙂

  13. Moi je dis que tu as le diplôme du bon sens 🙂 et je connais une seule école qui la délivre : c’est l’école de la vie !
    Avec en bonus la générosité avec laquelle tu partages ton expérience.
    Profite de ta passion et merci pour tes précieux conseils !

  14. Salut Niko,

    Je me retrouve dans ton article car moi aussi ingénieur et moi aussi blogueur de course à pied 🙂 D’ailleur je me suis permis de mettre un lien qui pointe vers ton site parce que je le trouve très bien. A bientôt et continue comme ça.
    Julien (du blog premier-marathon.com)

  15. Hello Nicolas,

    Je suis arrivée sur ton blog par ta page Youtube, et à la suite d’une recherche sur les chaussures de running, hier soir. Donc je n’ai lu qu’une dizaine d’articles et environ 5-6 vidéos. Et c’est la première fois que je donne mon opinion sur quoi que ce soit sur internet… Mais le sujet m’a fait réagir ! D’avance désolée pour la longueur de mon message, please lis-le et supprime-le pour libérer de l’espace sur ton serveur…

    Je suis à la base une danseuse, puis une nageuse amatrice mais sérieuse, devenue “joggeuse du dimanche” à 25 ans, par revanche à prendre sur de piètres notes en EPS lorsque j’étais ado. Pour ce qui concerne le “running”, je n’ai jamais dépassé les 1h10 de durée de course fondamentale, mais ça m’arrive parfois de faire du fractionné, “quand ça me prend”…! Voilà pour mon profil rapide, et pour donner un peu de contexte à mes propos…

    1- Au sujet des “diplômes” :
    Une personne peut avoir validé un diplôme “prestigieux” en ayant bachoté comme un dingue pour les écrits, ou en ayant réalisé une performance exceptionnelle le jour de la validation… Est-ce qu’il existe dans l’athlé ou pour être reconnu en tant qu’entraîneur une validation “en continu”, voire des contrôles réguliers de “re-validation” des capacités comme il y en a pour les maîtres-nageurs ?
    Vécu : La prof de danse classique que j’ai eu durant des années avait “des diplômes”, mais venant d’une école “à la dure” d’un grand pays de l’est…, ça ne l’a pas empêchée de nous faire faire des exercices aberrants et traumatisants à vie.
    Donc : Le diplôme est partiellement rassurant pour ma part, mais pas totalement convainquant. Il ne délivre qu’une photo ponctuelle du niveau de performance (physiques et connaissances théoriques) atteint le jour de l’évaluation selon les critères d’un organisme officiel.
    Après, tout dépend du public en fait, certaines personnes sont plus réceptives à des reconnaissances “officielles”, d’autres (dont je fais partie) ne s’en contentent pas – quoiqu’elles tiennent compte de l’effort associé à la préparation de ce diplôme – , et attendront de l’entraîneur qu’il “donne aussi l’exemple” sur le terrain (ou pour mon cas, qu’il se mette à l’eau et crawle comme un cador !).
    –> Et toi, tu donnes sacrément l’exemple, est-ce qu’il est nécessaire de te le dire ?… 🙂
    Bref, question de sensibilité… Ceux qui veulent un expert iront sur le blog d’un expert “officiel et galonné”, ceux qui veulent un entraîneur dédié iront se le payer, ceux qui veulent une synthèse super claire de tes lectures, de tes entretiens avec d’autres coureurs, de l’historique de tes tâtonnements en compétition (réf. ton 1er triathlon ! 😉 ), une simplification de qualité des notions de physiologie du sport, etc… mais SURTOUT le récit de TON ressenti en toute humilité, et tes retours sur leurs commentaires, viendront plus que volontiers consulter ton blog… Parce qu’il y a aussi de l’humain et de l’affectif là-dessous, ce qui m’amène au point 2-

    2- Ta différenciation vient de l’originalité de ton positionnement, et j’espère que le monsieur spécialiste du marketing ne me contredira pas… (hein ?!).
    Si j’ai bien compris, tu as axé ton blog sur le message: “je suis un coureur amateur qui cherche à m’améliorer, j’en bave parfois, mais je partage avec vous tout ce que je retire de mes expériences, et surtout tout le plaisir que j’éprouve dans ces activités, si cela peut vous apporter du positif voire vous inspirer…”
    A aucun moment tu ne te présentes en tant qu’expert ou entraîneur, c’est très clair… Je me disais bien, “c’est bizarre il ne présente pas d’étirements à faire, lui !”.
    Aparté perso : Et tu fais bien, c’est un peu risqué. Il me semble que tu as raison de conseiller une consultation chez le kiné. Les étirements doivent faire l’objet de conseils “sur-mesure”, par quelqu’un qui a un oeil un peu plus “médical”, à mon sens. Parce que les claquages, c’est juste à pleurer…
    –> Ton PLUS par rapport à un entraîneur qui serait piètre pédagogue, qui n’actualiserait pas ses connaissances, qui n’individualiserait pas les conseils vis-à-vis de ses “protégés” – je choisis le terme à dessein… -, et qui aurait une approche strictement pécuniaire de son activité (bref une caricature, j’ai forcé le trait 😉 !):
    Ton approche est basée sur le sérieux des analyses techniques et des comptes-rendus d’études scientifiques ; sur la pédagogie (et là, si tu veux une médaille de plus, je te la décerne haut la main !!! 😉 ) et la structuration des informations, ce qui rend ton discours très facile à suivre ; sur la bienveillance vis-à-vis de ton auditoire dans les conseils que tu délivres (en témoigne l’insistance que tu portes à la progressivité dans l’effort, dans l’intensité, etc.) ; une mise en lumière de TES efforts en toute humilité quoique avec une solide détermination, et tout cela saupoudré d’auto-dérision et d’un humour qui “détend les mollets” !
    Dans la mesure où tu n’es pas un expert auto-proclamé, où tu commences par exposer des observations factuelles, testées et éprouvées sur toi, où tu cites tes sources (c’est peut-être là que tu es le moins parfait, mais je suppose que tu n’as pas voulu rendre le blog indigeste, mais parfois un lien vers des références biblio, c’est bien…), et où tu présentes le cheminement de ta pensée, en insistant sur le fait que tu donnes TA conclusion, tu n’as pas à te sentir illégitime. Et puis je ne pense pas que les gens aient le wi-fi au fond de leur caverne, et ne lisent que ton blog… S’ils sont sensés, ils font comme toi, ils croisent les sources d’info…

    Ingénieur ? Ça peut servir pour l’étiquette “sérieux”… Au Québec, peut-être en thermo-dynamique vu les écarts de températures ? Dommage, ç’aurait été mieux en physique des matériaux, pour les runners qui ont les articulations qui rouillent par exemple… 😉 Vu la longueur de mon message, tu auras surement deviné que je suis une littéraire “estampillée”, mais moi je réfléchis avec mes pieds, c’est pour ça que je visite les blogs de running !

    Bon tu n’as pas dit si tu viens faire le marathon de Paris 2019… Je compte venir supporter l’un de mes bons amis, et avec l’espoir de voir passer les kenyans “au ralenti” – enfin moins vite -, bref : dans une côte !!! 😉

    M

    • En effet, c’est clairement un commentaire de littéraire ! (que je ne suis pas mais… à force d’écrire je le suis devenu et M’étale souvent facilement lorsque j’écris… :D)
      Bref… je vais la faire courte mais j’ai tout lu et j’ai énormément apprécié, merci beaucoup !

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