La question est posée : un plan d’entrainement pour courir vite est-ce utile ? Est-ce que s’imposer un programme d’entrainement course à pied, un plan d’entrainement est l’élément magique qui permet de progresser en running ? Il y a plusieurs écoles à ce sujet. Les amateurs du “courir libre” fuient les plans d’entrainement comme la peste (c’est légèrement caricaturé). Ils préfèrent se faire plaisir avant tout, suivre leurs envies et leurs sensations. D’autres ne vivent que par eux et sont perdus dès qu’ils n’en ont pas. Soyons donc un peu rationnel dans l’approche de l’entrainement et définissons ensemble l’intérêt d’un plan d’entrainement. D’ailleurs vous êtes plutôt adepte ou pas ??

Le plan d’entrainement qu’est-ce que c’est ?

Un plan d’entrainement c’est un programme prédéfini des entrainements que vous allez devoir faire pour réussir votre un objectif. On touche un point qui je pense est important!
Que l’on soit amateur de plan d’entrainement ou pas, il existe une étape indispensable pour tous les runners : Fixer ses objectifs. Avant de courir il faut savoir après quoi on court. Une fois que ces objectifs fixés on a la ligne directrice. Alors? Pas de plan d’entrainement allez-vous me dire? J’y arrive!

Un plan d’entrainement c’est adaptable

Car si vous devez retenir une chose c’est bien qu’en running, les sensations doivent prévaloir sur tout le reste. Un plan d’entrainement pour courir vite ? Peut-être mais il faut avant tout savoir s’écouter. Et s’écouter ça peut vouloir dire écourter, décaler ou supprimer une séance sans avoir de scrupules. Car un plan d’entrainement c’est très impersonnel! Ce qui marche avec quelqu’un peut ne pas marcher avec quelqu’un d’autre! Nous sommes tous différents, avec une expérience et des qualités différentes.

Un exemple concret ? Lorsque vous voyez une séance de 5x1000m à 90% VMA récup 1’30. Faire cette séance telle quelle sans se soucier du niveau de chacun est une hérésie! Elle est beaucoup plus éprouvante pour nous que pour un coureur de niveau national! Le volume effectué n’est pas le même pour un même pourcentage de VMA. De même pour le 10km en lui-même, il est beaucoup plus éprouvant pour quelqu’un qui vise 55′ que pour les coureurs qui passent allègrement sous les 30′, regardez ils sont plutôt “frais” à l’arrivée ! Il faut prendre en compte cela lorsqu’on s’astreint à un plan d’entrainement!

Pensez également à la période de récupération. Des 200m récupération 30″ c’est bien quand on les court en moins de 40″ mais au dessus ça devient un peu léger. Un dernier conseil? Attention à votre état de forme lorsque vous commencez un plan. Ne tirez pas sur la corde si vous sentez que la forme n’est pas optimale! 😉


Principes d’entrainement plus que plan d’entrainement

En fait un plan d’entrainement pour courir vite… ce n’est pas obligatoire ! Il suffit seulement de respecter quelques principes. L’entrainement ne doit pas être un grand freestyle sinon on peut dire adieu à ses objectifs et même aller vers une blessure assurée dans certains cas.

Pour les débutant en course à pied, pour tout ceux qui ont du mal à se cadrer ou tout simplement pour ceux qui souhaitent prendre l’autoroute vers leur objectif, prévoir de suivre un plan d’entrainement peut-être judicieux. C’est rassurant car il n’y a pas de questions à se poser, on prend son plaisir en courant sans se casser la tête pour savoir si on va y arriver. Mais attention à ne pas tomber dans les excès de ce mode d’entrainement.

Alors ? Intéressé à vous entraîner avec un plan d’entrainement ? Je vous apprend comment construire votre propre plan ici.

 

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

9 COMMENTS

  1. Je suis plutôt un adepte de la planification et de l’organisation. Cela “m’oblige” à m’entraîner, à caser mes sorties pendant la semaine. Pour moi, l’objectif de la séance est tout aussi important que l’objectif final. J’aime savoir pour quelle raison je coure de cette manière à ce moment là. J’ai besoin de savoir avant de partir courir, ce que je vais faire. Bien entendu, je me permets de l’adapter en fonction des imprévus, mais j’essaye de garder au maximum le fil conducteur. Je dois bien avouer qu’entre 2 objectifs, donc entre 2 plans, je zone un peu 🙂 et tâtonne… Vite le 17/02 que je débute mon plan trail 56km 😉

  2. C’est le gros avantage du plan d’entrainement, pas de place aux approximations et envies passagères n’ayant rien à voir avec l’objectif! 😉
    Je retiens de ton commentaire que c’est le fil conducteur qui importe le plus!! Il faut savpir vers quoi on court lorsqu’on s’entraine, plan d’entrainement ou pas!

  3. C’est un sujet intéressant. Et je suis d’accord avec Ludo, je pense que l’important est d’avoir un objectif pour chaque séance. Personnellement, je ne suis pas un plan d’entrainement formaté, mais je suis MON propre plan : je définis ce que je veux faire comme séances dans la semaine, et selon la forme, je bouge les séances prévues. Si je suis pas en forme le jour où je voulais faire de la vitesse, ben, je fais une séance plus cool et je ferais la vitesse un autre jour. Je me programme bien mes long runs pour être sûre de construire mon endurance correctement avant une course longue (semi-marathon typiquement pour moi). J’aime les choses organisées. Ca ne veut pas dire qu’il faut être super rigide et suivre à la lettre.

  4. Super intéressant tout ça et c’est typiquement des réflexions que je suis en train de me faire. Depuis ma reprise (après 9 mois de blessure !!!), j’ai voulu faire les choses “bien” et pour progresser correctement, suivre un plan d’entraînement. Je suis contente des progrès que je fais avec, après c’est vrai que ces deux dernières semaines où je n’ai pas le temps de m’entrainer (dernière année de doctorat ça aide pas 🙁 ) je culpabilise un max de ne pas pouvoir caler ma séance de 500m (2 séries de 5*500m chez moi c’est long !^^). Du coup comment faire ? Pas courir du tout, faire un petit footing de 30′ pour “sauver les meubles” ? Justement, comment tu adaptes toi ?

    • C’est là ou ça se complique! En général (car oui ça m’arrive régulièrement d’être dans ce cas là aussi selon les périodes!) je me pose certaines questions simples :
      – Est-ce une séance clé pour mon prochain objectif?
      – Est-ce que je me sens fatigué?
      – Est-ce que j’ai le temps de la replacer plus tard? (tout en respectant les règles de récupération!)
      Selon la réponse à ces questions je décide si je supprime/reporte/remplace la séance proprement dite!

      Bon c’est un peu résumé rapidement mais j’espère que ça répond à ta question! 🙂

  5. Bonjour à tous, j’ai 53 ans, après 25 ans sans sport du tout, je suis coureur depuis 3 ans. J’ai perdu près de 40 kg. J’ai commencé en club (star to run) très progressivement, j’y ai de manière surprenante “pour moi” pris tout de suite plaisir. J’ai au début suivi des groupes constitués, mais très vite j’ai préféré courir seul, au gré de mon emploi du temps, 3 fois semaines, maintenant 4 fois. Je varie les séances en fonction de la météo, du temps disponible et de mes sensations. Depuis quelques mois aussi du fractionné “maison” sur la piste du club. Depuis une blessure (la seule en 3 ans) fasciite plantaire, je me dirige progressivement vers des chaussures minimalistes (4 mm drop actuellement). Je fais pour le plaisir 3 courses de 10 Km par an, meilleur temps 41 minutes. Le maître mot, plaisir, de courir, de me regarder dans la glace, de souffrir un peu… de se sentir bien.

    • J’adore ton commentaire Vincenzo, il résume parfaitement ce que peut apporter la course à pied!
      Et puis après 25 ans sans sport, 40kg de perdus et seulement 3 ans de course, joli que d’arriver à 41 minutes! 🙂

  6. Pour ma part, j’ai commencé à courir sans aucun plan. Le but était de perdre du poids. Puis, de fil en aiguille, le premier marathon pointa le bout de son nez (MDP2014), et j’ai suivi le plan fourni par Alvarum. Comme j’étais un peu limité à l’époque (en court d’arrêter la cigarette), il y a des sessions que je n’arrivais pas à finir (je me souviens d’une séance de 7x1000m dont le 7ème est tout simplement passé à la trappe :p). Le résultat au bout, même si j’ai fini le marathon, a été très décevant, et les questions types “était-ce à cause du non-suivi rigoureux du plan que j’ai mis 40′ de plus?” m’ont un peu hanté ensuite…
    Aujourd’hui, j’organise ma semaine sans plan d’entraînement, mais avec 3 séances, une de fractionné court (30/30 ou pyramidale 15/30/45/60/45/30/15) ou long (cote de 400m en 2’20”), une d’endurance (type 2km + 3km + 2km), et une sortie longue. Ca ressemble à un plan, mais c’est concocté après avoir fait le tour des blogs de CAP. Et je dois dire que j’ai senti le résultat lors de mon premier semi en septembre, ou j’ai réussi à atteindre mon objectif d’1h45!
    Donc, mine de rien, le plan d’entraînement, je pense qu’il peut servir à se dépasser, mais à condition qu’il soit bien dimensionné comme tu l’as parfaitement dit dans ton article 😉

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.