C’est l’heure du débrief du marathon de Prague ! La course est maintenant derrière et même les courbatures m’ont maintenant totalement quittées. Signe qu’il faut aller de l’avant et chercher quels enseignements en tirer pour s’améliorer en pensant au prochain ! J’ai déjà donné quelques pistes dans mon compte-rendu de course, je vais approfondir ça aujourd’hui. Le but : comprendre comment arriver avec toutes les armes pour passer sous les 2h50 sur mon prochain marathon… et pourquoi pas mieux si mes jambes tiennent 42km ! Ce qui ne m’est encore jamais arrivé sur mes 3 premiers marathons, certes… Je dois encore dompter cette distance, mais j’adore le processus d’apprentissage qui va avec !

Avant ça, je vous incite vraiment à regarder la vidéo que j’ai fait de mon weekend marathon de Prague. Il y a énormément de boulot derrière cette vidéo et (ça n’est pas la raison principale pour laquelle je veux que vous la regardiez… mais forcément ça joue un peu) pas mal de choses intéressantes à en tirer je pense !

Débrief du marathon de Prague et futur entrainement

Dans ce débrief du marathon de Prague, il y a 3 points concrets que je veux explorer. Explorer mais surtout améliorer avant mon prochain marathon. Est-ce que ça m’amènera à mon objectif ? Je ne sais pas. Mais c’est en continuant d’améliorer les choses à chaque tentative que je pourrais en avoir le coeur net !

1. Une préparation marathon plus longue :

D’habitude, je suis plutôt bon dans la manière de gérer mon programme annuel. Cette année, il faut le dire je pense que j’ai merdé de A à Z sur ce début de saison. Ça aurait pu passer évidemment mais le risque que ça finisse avec 2 courses « ratées » était important. J’aurai d’abord dû mettre mon semi-marathon de la Nouvelle-Orléans en dehors de mes courses objectifs et me concentrer sur l’approche du marathon. Et puis 8 semaines de plan d’entraînement marathon « officiel », c’était trop court. Je suis fragile, sujet aux blessures. J’ai donc besoin de monter le volume très progressivement si je veux que ça se passe bien.

PS: Une dédicace spéciale à cet enf***** d’hiver 2018 à Montréal qui m’a obliger à constamment adapter mon plan, ce qui a sûrement joué un rôle là-dedans !

2. Un programme de renforcement musculaire adapté :

Deuxième point qui ne fait pas de doute dans ce débrief du marathon de Prague. J’étais bien au niveau cardio-respiratoire sur ce marathon. L’aspect nutrition/ravitaillement me semble avoir été plutôt efficace. C’est sur l’aspect musculaire que je pense avoir pêché. Si je ne lève plus assez les jambes au 34ème et que j’accroche un pavé avant de me vautrer… c’est aussi parce que musculairement je commençais à vraiment avoir du mal ! Il y a du travail à faire de ce côté là et je vais le faire sérieusement.

Pas maintenant par contre, car ce n’est pas le moment. Je commencerais ce travail après mes triathlons, après ma coupure annuelle à l’automne. Et je sais déjà qu’une partie se fera avec la Run Squad Montréal. Animé par Jérôme, un coach aux connaissances énormes en biomécanique et à l’expérience en coaching tout aussi énorme… J’ai déjà pu voir de près à quoi ressemblent ces sessions… Je suis convaincu qu’en suivant ça dès la reprise, les résultats vont être là… Affaire à suivre ! 😉

3. Un parcours rapide pour ne plus avoir d’excuse :

Je n’aime pas les excuses mais je vais m’en donner une dans ce débrief du marathon de Prague. Le fait d’avoir un parcours semé d’embuches comme à Prague en donne. Et si pour moi je ne valais juste pas 2h50 le jour de la course, pas d’autres excuse que ça… il subsiste toujours un doute, une question… Et si cette course s’était déroulé sur un billard quelle aurait été l’issue ? Et le doute ça n’aide pas à progresser. Avoir une vision très claire de ce que l’on vaut est une des clés pour s’améliorer.

Alors c’est sûr, pour le prochain, je vais prospecter et trouver un parcours digne d’un vrai test de vitesse. Je sais que j’ai ces 2h50 dans les jambes si je suis en forme. Et je veux voir comment est-ce que je suis capable de gérer une fin de course sur un parcours qui pompe moins d’énergie sur sa première partie. Et pour couper toute source de stress/fatigue, pourquoi ne pas le faire proche de la maison ? Il y a un marathon de Printemps à 10km de chez moi qui me semble idéal pour 2019 (Longueuil pour ceux qui connaissent !). Affaire à suivre donc !

marathon de prague : 3 enseignements pour m'améliorer !

3 marathons, ce n’est qu’un début !

Je sais depuis le début que le marathon est une distance spéciale. Ce débrief du marathon de Prague ne change rien à ça ! Déjà que j’ai mis 3-4 essais avant de vraiment commencer à comprendre et à maîtriser la manière d’approcher le semi-marathon… Ici l’expérience est encore plus importante tellement l’incertitude est forte sur un marathon. Du coup mes 3 marathons me semblent encore une bien maigre expérience. À chacun d’eux j’apprend énormément de choses sur moi et sur ce que je pourrais faire pour m’améliorer. Et je sens que j’ai énormément à apprendre (et j’ai hâte !) pour maîtriser cette distance.

Mon voyage de marathonien ne fait que commencer. Il est semé d’embuche (comme pour tous !), c’est attendu, c’est voulu. Cette distance n’est pas mythique pour rien. Et c’est parce que le chemin est difficile que la satisfaction sera encore plus intense quand j’arriverais à le dompter ! Ce marathon de Prague m’a laissé motivé comme jamais, des rêves de marathons plein la tête, et ça… C’est bien le principal !

« Ne rêve pas ta vie mais vie tes rêves » – Bernard Asleyr

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

12 COMMENTS

  1. Bravo pour ta lucidité et ton humilité, c’est une démarche de marathonien ! Quant à vouloir maîtriser la distance… J’ai 14 marathons dans les jambes, et je pense que c’est une course qu’on ne maîtrise jamais complètement tant les paramètres sont nombreux. C’est sûr, il y a des erreurs qu’on ne fait plus avec l’expérience, mais il n’y a pas d’assurance tous risques sur marathon : tu en réussiras et tu penseras avoir tout compris, puis le marathon suivant te ramènera à la réalité… C’est ce qui fait sa magie ! Cela étant, la première leçon est effectivement de se donner un temps de préparation adéquat (12 semaines me semble pas mal) et, surtout, de ne pas exagérer les intensités (ton semi couru à bloc a été une erreur majeure) pour être bien frais le jour de la course. Quant à tes problèmes musculaires, je me suis posé les mêmes questions que toi, et j’en arrive à la conclusion que : 1) c’est normal, tout le monde a mal aux jambes lors d’un plein effort sur 42 km ; 2) la fatigue musculaire diminue d’autant plus que la préparation a été raisonnable et le début de course prudent (les 10 premiers km doivent être les plus lents de la course). T’inquiète pas, tu les feras tes 2h50 !

    • Salut @fredofredo !
      Merci pour ton commentaire très instructif + je partage pas mal l’état d’esprit !! 🙂
      Pour le semi, je ne pense pas qu’en soi il est posé problème, il était 9 semaines avant le marathon. C’est juste ma gestion autour de ce semi qui a laissé à désirer (pour de bonnes et de mauvaises raisons d’ailleurs !)

  2. Bravo à toi pour cette introspection qui est magistrale de lucidité et d’humilité comme le dit FredoFredo. Mais c’est à l’image de ton site et de la communauté que tu fédères, le genre de truc qui pousse à s’améliorer mais qui garde la tête froide, bref, qui inspire les gars moyens comme moi.
    Merci et surtout, ne change rien.

  3. Merci pour tes articles toujours très intéressants et inspirants. C’est une bonne idée de faire du renforcement musculaire, mais en plus je te conseille d’augmenter encore le nombre et la durée de tes sorties longues. Tu as le potentiel pour faire 2h50, il faut juste que tu t’endurcisses. Tant pis si tu perds un peu de vitesse, tu as de la marge de ce côté là, faire 3 sorties très longues (2h30) à faible vitesse (12,5km/h) te permettra sûrement de repousser un peu plus l’apparition des douleurs en fin de marathon.

    • Salut @hub ! Je suis bien d’accord ! 😉 J’ai voulu mettre ce marathon dans un programme annuel ou il ne devait initialement pas y être… Avec une préparation incomplète… On a un résultat incomplet ! 😀

  4. Merci pour toute ta démarche, ton site est vraiment extrêmement intéressant et particulièrement enrichissant pour tous les coureurs que nous sommes.
    Bravo pour ta très grande lucidité et ton caractère toujours très positif.
    Peut-être une piste pour rendre ta préparation marathon moins dépendante des conditions climatiques hivernales: pourquoi ne pas courir ton prochain marathon à l’automne (Berlin ou Chicago qui ont en plus le mérite d’être de véritables billards, surtout Berlin)?

  5. Pour renchérir sur ce qui a déjà été dit dans les commentaires, je pense aussi que tes 2 autres axes d’amélioration sont:
    – davantage de sorties longues, et augmenter la durée de ces sorties (sans augmenter les allures). Tu as clairement la vitesse, il faut travailler l’endurance, c’est le meilleur renforcement musculaire qui soit! Tu es beaucoup, beaucoup plus rapide que moi sur les distances courtes, mais j’ai réussi à faire moins de 3h au marathon en travaillant ça.
    – mieux gérer l’allure en course. Ca c’est plus compliqué et ça dépend des conditions de course, mais le meilleur moyen de ne pas avoir des jambes en bois au 35e km est de mettre le frein à main sur les 10 premiers. En partant vite, les quelques secondes gagnées au début peuvent se payer très cher sur la fin. C’est encore beaucoup plus important que sur les autres distances. Même si évidemment nous réagissons tous différemment.
    Merci en tout cas pour tes articles et tes compte-rendus, on apprend toujours!

  6. Tu sais Niko des excuses il y en aura pratiquement toujours sur marathon. Mon meilleur temps sur marathon je l’ai réalisé en mai 2016 à l’occasion du marathon de Ottawa. Cette année là, le vendredi avant la course, l’organisation a envoyé un message à tous les participants de la possibilité d’annuler l’événement dû à l’avertissement de chaleur accablante (33°C soit 40°C+ en considérant le facteur humidex). J’étais bien préparé pour la course et j’ai décidé d’y aller malgré tout pour mon plan A, malgré les nombreux avertissements. J’ai réalisé exactement mon objectif de 3h05′ dans c’est conditions difficiles. Encore aujourd’hui je sais que le temps que j’avais réellement dans les jambes n’est pas 3h05′ mais évidemment bien meilleur. Là où je veux en venir avec ça, c’est que sur marathon on ne pourra jamais savoir l’issu de la course si nous avions pris une décision différente sur le premier demi, sur le premier 10 ou n’importe quand. On doit apprendre à vivre avec les décisions. À mon avis, tu ne sauras probablement jamais quel pourrait être ton meilleur temps sur marathon étant donné que c’est une épreuve de longue durée durant laquelle il est essentiel de faire des choix. Courir le premier demi 2′ plus vite pourquoi pas, mais serais-je certain de pourvoir courir le 2e au même rythme Hummmm. On ne le sais jamais. On fait de notre mieux avec nos sensations du moment. Bon courage

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