Faites ce que je dis pas ce que je fais, c’est un grand classique ! Je passe une grande partie de mon temps à vous donner des conseils pour vous aider à vous améliorer. Est-ce que ça veut dire que je suis parfait pour autant et que je les respecte tous, tout le temps ? Bien sûr que non ! On est tous humain et ce n’est pas parce qu’on sait ce qu’il faut faire qu’on prend les bonnes décisions à chaque fois ! Je vous dis ça car après mon début de saison « raté » et notamment mon marathon à Prague, j’ai reçu pas mal de messages privés pour me dire que j’avais fait des erreurs. Des messages bienveillants donc je n’ai pas de souci avec ça évidemment mais je pense que ça vaut bien un petit article ! 😃

J’ai fait des erreurs, je le sais et je sais aussi que j’en ferai d’autres ! Car ce n’est pas toujours facile de faire les bons choix ! Surtout quand on veut mélanger marathon et triathlon… Mais ça je l’ai choisi, je connaissais le risque et si je devais le refaire… je le referais car je prends beaucoup de plaisir là-dedans ! :))

La théorie et la pratique sont deux choses bien différentes !

Faites ce que je dis pas ce que je fais… C’est tellement facile de savoir mais de ne pas appliquer à la lettre… Et on le fait tous ! S’il y a bien un message que je voudrais faire passer dans cet article c’est celui-là. D’abord, ce n’est pas parce qu’en théorie tout est censé bien se passer que ce sera effectivement le cas. Si le simple fait d’appliquer la théorie fonctionnait à chaque fois, ce serait trop simple.

Pour commencer, il y a toujours des choses imprévues qui viennent perturber les plans établis. On doit constamment s’adapter et changer son plan. Autant dans l’entraînement que dans les compétitions. C’est même une des qualités les plus utiles pour progresser. Au final, sans ça je n’aurais sûrement même pas pu courir le marathon de Prague… Si vous avez suivi ma préparation perturbée, vous savez qu’y aller était déjà une victoire en soi !

Plus on a d’expérience, moins on se trompe

Autre point important sur la mise en pratique de la théorie : plus on a d’expérience dans quelque chose, moins on se trompe. Si on prend ça dans l’autre sens, moins on a d’expérience, plus on peut se tromper. Et c’est normal, il ne faut pas s’en inquiéter ! D’ailleurs pour moi, les erreurs font partie du processus et si on ne les répète pas, c’est très sain. Car les erreurs font apprendre plus vite. Il faut parfois passer par là pour comprendre certaines choses et progresser encore plus par la suite.

>> À LIRE : Les 5 erreurs les plus communes et comment les éviter !

Faites ce que je dis pas ce que je fais !

Celui qui ne se trompe pas est celui qui n’essaye pas !

S’il y a une chose que j’aime en Amérique du Nord, c’est cette idée qu’il vaut mieux essayer et se tromper que de ne pas essayer du tout. J’ai toujours adhéré à ça. Ça n’empêche pas la déception évidemment. Se louper et avoir un résultat qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on visait, c’est décevant. Mais quand ça marche, on se surprend et on réussit à aller chercher mieux que ce qu’on avait prévu. Comme on dit, si on vise la lune et qu’on se rate, au pire on atterrira dans les étoiles… c’est très cliché mais aussi très vrai à mon avis !

Au final, je ne valais sûrement pas 2h50 à Prague avec ma prépa et sur ce parcours. Donc partir sur ce rythme relevait un peu du suicide je le conçois. Et si j’étais parti sur 2h55 je l’aurais peut-être terminé sur ce rythme ? On ne le saura jamais. Mais dans tous les cas, je préfère mon 2h59 en ayant essayé que de ne pas avoir essayé du tout. C’est comme ça que je fonctionne et que j’apprends à me connaître pour revenir plus fort les fois suivantes ! Car j’ai beaucoup plus appris sur moi grâce à ça. Et puis le plaisir passe aussi par le fait de respecter ses envies parfois, quoi qu’il en coute !

La prochaine sera la bonne !

Et puis je reste convaincu qu’il ne me manquait pas grand chose. Les conditions un peu plus difficiles que ce que j’avais imaginé et les faits de course ont eu raison de moi. C’est sûr que si j’avais su tout ça à l’avance, j’aurais été un peu plus conservateur… Mais si on pouvait connaître le scénario à l’avance, ça n’aurait plus aucun intérêt non ? Bref, moi je ne regrette rien, si je devais revenir en arrière, je referais tout de la même manière (en évitant la chute peut-être… :D), je suis sûr que ça me servira dans le futur ! Et j’essaierai de repenser à cette phrase « Faites ce que je dis pas ce que je fais ». Peut-être que je serai plus sage au départ ? 😉

>> À VOIR : Mon marathon filmé avant, pendant et après la course !

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Suivre son instinct tout en restant réaliste !

Retenez qu’il faut essayer et ne pas avoir peur de se tromper ! Évidemment il vaut mieux être réaliste et ne pas aller au suicide. Quand je prends le pari de l’optimisme, c’est que je pense au fond de moi, avoir une chance de réussite. Même si elle est petite, mon instinct me dit que ça peut le faire. Parfois ça marche, d’autre fois pas ! Mieux vaut se faire reprocher un « Faites ce que je dis pas ce que je fais » que de ne jamais essayer et d’être toujours « dans la limite » ! 🙂

Personnellement ça a plus souvent marché que le contraire donc je continuerai clairement à agir de cette manière. D’ailleurs l’inverse est vrai aussi. Il arrive parfois que mon instinct me dise d’être plus conservateur car je ne me sens pas capable de tenir quelque chose. Dans ce cas, il ne faut pas pêcher par orgueil non plus et accepter que ce n’est pas un jour à se challenger (cf semi de la Nouvelle-Orléans où j’ai rapidement réduit le rythme car je sentais que ce ne serait pas possible ce jour là).

Il faut aussi savoir tourner la page !

Bon allez, cette fois, c’est sûr, je ne vous referai plus d’articles en lien avec le marathon de Prague. J’ai perdu mon bracelet du marathon en nageant la semaine passée, c’est le signe qu’il faut tourner la page et passer à autre chose ! D’ailleurs je suis déjà pas mal passé à autre chose. 200km de vélo par semaine et un gros camp d’entraînement avec 10h d’entraînement en 48h que vous pouvez retrouver ici ! Les triathlons approchent, je vais maintenant maintenir au maximum mes qualités en course mais le gros de l’endurance se fera sur un vélo ou dans l’eau !

Mais n’oubliez pas… Vous avez beau savoir, ça ne vous empêchera jamais de vous tromper ! Faites ce que je dis pas ce que je fais, ce sont des erreurs qui ne sont pas toujours conscientes… Sur le moment on fait une erreur qu’on regrette après… Il faut aussi savoir tourner la page, ce n’est que de la course à pied après tout ! 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

5 COMMENTS

  1. Merci de partager expériences et erreurs… Ce sont tes conseils qui ont contribuer à me préparer et à me lancer sur un premier semi cette année…et au final, du plaisir et une folle envie de recommencer et de faire mieux, maintenant que je sais que je peux !!! Alors merciiiii de rendre accessible la performance (a chacun son niveau) et de faire évoluer ses propres objectifs…
  2. Salut Coach !

    Comme le disait le célèbre marathonien Napoléon, « N’interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur. »
    Je ne sais pas si ça s’applique au running, mais il arrive qu’on soit son propre ennemie 🙂 Alors, bon tout ça pour dire que les erreurs font partie de l’apprentissage et qu’il ne faut pas s’arrêter à çà… tant qu’on est assez lucide pour les reconnaître.
    La vache, je vais me coucher, j’ai trop philosophé pour aujourd’hui…

  3. Salut Niko,

    pour ma part je suis tes articles et ça m’a appris énormément de choses. Ça fait 9 mois que je cours et je suis en train de préparer un semi-marathon après avoir atteint mes objectifs sur 5 et 10K. Plans que j’ai construit en lisant tes articles, objectifs également donc MERCI.

  4. Ne pas avoir peur de faire des erreurs, OK. Mais surtout : savoir les analyser. Sans rejeter la faute sur les imprévus. Ca veut dire qu’il faut être conscient que le plan subira des accrocs, l’accepter et développer ses qualités d’adaptation.
    Comme beaucoup de tes lecteurs, j’ai beaucoup appris en lisant ton blog. Pour ma part, je suis passé en qq mois de 10K (route) à 18 puis bientôt 21 (trail). Je teste encore la distance et gagne en expérience en attendant de me lancer sur marathon, un objectif de (très/trop) longue date. J’ai longtemps cru ne pas en être capable, mais tes conseils me permettent de savoir que ça va être dur mais faisable.
    Alors merci Niko de partager tes bons conseils et aussi tes erreurs, c’est ce qui fait la force de ton blog !
  5. Encore une analyse pleine de sagesse de la part de notre coach préféré. Je partage complètement. Dans la vie soit on gagne (on atteint son objectif), soit on apprend. Je pense que l’on ne perd jamais vraiment. J’ai constaté que lorsque je n’atteins pas mon objectif, une fois le moment de déception passé, j’analyse ensuite en détail ma course. A l’inverse, lorsque j’atteins mon objectif, sous l’effet de l’euphorie, il m’arrive d’oublier d’effectuer l’analyse des évènements. Or c’est une erreur. En effet, il est important de comprendre si l’on a atteint son objectif parce que l’on a véritablement été performant, ou bien parce que soit les conditions du jour étaient très favorables, soit l’objectif été en fait facilement atteignable, car trop prudent. Usain Bolt est certain d’atteindre son objectif s’il décide de courir un 100 mètre en 11 secondes, avec 10 m/s de vent dans le dos. Mais, je ne suis pas certain qu’il en éprouvera de la satisfaction après coup.

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