Aujourd’hui on parle bigorexie du sportif. Pour ceux qui ne connaissent pas le mot, ça ne fait pas rêver je sais mais ça peut tous nous concerner. La bigorexie c’est une addiction au sport très intense qui amène de nombreux effets néfastes dans la vie du sportif. J’ai pas mal lu à ce sujet depuis plusieurs mois et je suis aujourd’hui à même de répondre à une question qui trotte sûrement dans la tête de certains : “Être Running Addict peut-il être assimilé à de la bigorexie” ?
La bigorexie qu’est-ce que c’est ?
C’est une vraie maladie. Elle est en effet reconnue en tant que telle par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Être addict au sport c’est bien, sauf quand on tombe dans le côté obscur de la bigorexie et ses excès.
Amateurs ou professionnels, tout le monde peut être concerné cette maladie. Lorsque le sport devient la priorité numéro 1, au point de mettre de côté d’autres activités fondamentales de la vie quotidienne, on peut se dire qu’il y a un problème.
Pourquoi la bigorexie ? C’est en partie physiologique !
On connaît les effets positifs des endorphines, le bien être que procure cette hormone après une course. Cette sécrétion d’endorphine est bénéfique tant qu’on ne penche pas dans le “besoin” de retourner courir pour “avoir sa dose”. Le parallèle dans les mots est fort par rapport à une drogue quelconque mais ces mots sont choisis.
Je pense qu’il vaut mieux être drogué au sport qu’à la cocaïne. Mais la bigorexie est tout de même dangereuse ! Car les endorphines partagent tout de même des propriétés biochimiques avec la morphine ! Tout est dit, l’accoutumance et le besoin ne sont plus à expliquer.

Symptômes typiques de la bigorexie
Le symptôme numéro un de la bigorexie du sportif est simple : sa vie tourne autour du sport. C’est même le point central de sa vie et tout ce qui pourrait y faire entrave va contrarier le bigorexique. Tout le temps libre de l’individu atteint de bigorexie est tourné pour optimiser sa pratique sportive. Il a besoin de toujours plus de sport pour se sentir satisfait.
Satisfait ? Il vous répondra sûrement oui mais son point de vue est au final biaisé. Souvent cette satisfaction ne rime avec un grand plaisir au final.
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La frontière entre Running Addict et Running Bigorexie est mince !
Et c’est bien là où la frontière entre bigorexie et Running Addict se fait ! Non, un Running Addict n’est pas la définition d’un coureur atteint de bigorexie. La frontière est mince mais existante et clairement identifiable par un mot : “plaisir“. Je l’ai déjà écrit, ma philosophie de Running Addict c’est “s’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux”.
Je suis convaincu qu’avec cet état d’esprit, on est assuré de rester du bon côté de la barrière. Un Running Addict est capable de sacrifier (ou au pire reporter) une séance d’entraînement pour une activité familiale ou entre amis. Le sportif atteint de bigorexie aura du mal à faire la part des choses.
Morale de cet article sur la bigorexie ? Faites-vous plaisir, ne vous prenez pas trop la tête, sachez écouter votre corps, écouter les autres et vous serez un bon Running Addict sans pour autant tomber dans la bigorexie.
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Effectivement la frontière est mince mais très importante.
En phase avec toi, la vie de sportif doit rester un plaisir et la vie de famille une priorité :D !
@pixeltriathlon exact, trouve son équilibre doit rester la priorité ! ;)
je viens d’apprendre quelque chose….je me coucherais moins bête, mais surtout bien contente du plasir que je peux avoir à faire du sport..!
On ne parle pas de la personne addict mais qui ne peut plus courir pour cause médicale. Je courre depuis 50 ans, j’ai connu le marathon de Paris à 300 participants, mais voilà, rattrapé par une arthrose galopante ( j’ai un prothèse de hanche et il m’en faudrait aussi beaucoup ailleurs), j’ai énormément de mal à courir, mais je ne peux m’en passer. J’ai essayé d’autres sport (du sport porté), mais c’est comme offrir un verre de lait à un alcoolique. Je suis désespéré.
Chatlut les addicts!
Un test simple de dépistage : une semaine sans sport et à l’écart de tout ce qui vous en rapproche. Pas de montre de sport au poignet pas d’entraînement, pas de régime, ni lecture sport. Vous verrai vite de vous même si vous êtes bigorexique ou pas.