Peut-on vraiment garder son niveau de course en faisant du triathlon ? C’est une des choses qui me préoccupaient le plus quand je me suis décidé à me lancer dans mon World Championship Project. Je suis un coureur avant tout et c’est le sport où j’ai évidemment le plus développé mes capacités. Et aujourd’hui c’est le sport que je dois pratiquer le moins… Ce n’est pas l’envie qui manque mais la priorité est bien sûr ailleurs ! Je dois équilibrer mon niveau en natation et en vélo pour faire un bon triathlon ! Bon je m’amuse aussi beaucoup dans ces deux autres sports, donc tout va bien ! 😀

Côté course, j’essaye tout de même de faire ce qu’il faut pour conserver mes acquis en course à pied. Mais avec 22km de course par semaine en moyenne, il y a de quoi s’inquiéter non ? Petite analyse de la situation.

Depuis le marathon, la course est entre parenthèses

Le marathon de Prague, c’était le 5 mai. Presque 3 mois sont passés depuis cette course. 3 mois où le volume de course a donc quasiment été divisé par 3 ! Beaucoup moins de volume c’est sûr mais l’intensité à tout de même beaucoup moins baissé. Entre mes duathlons et des enchaînements vélo/course endiablés, ce faible kilométrage ne reflète qu’un côté de ma pratique de la course.

>> À LIRE / REGARDER : Récit d’un marathon dantesque…

le marathon de prague 2018 une sacré aventure

Faible volume ne veut pas dire inutile loin de là !

Quand je fais un enchaînement vélo course, je pars directement dans le dur ! Ces sorties ne durent que 10 à 30’ mais elles sont super efficaces ! Pas d’échauffement donc ça coupe tout de suite dans le volume. Et très peu de récup à la fin parce qu’avec la sortie vélo en amont, je limite au maximum le temps de la partie course pour ne pas générer trop de fatigue. Court et intense, parfait pour entretenir les qualités durement développées pendant l’hiver !

C’est d’ailleurs quelque chose d’utile pour tous les coureurs. En période chargée / stressante, mieux vaut diminuer un peu le volume / le nombre de sorties et miser sur une bonne séance d’intensité. On ne progresse pas forcément, mais on conserve les acquis avec un risque de blessure moins important qu’avec une stratégie basée sur le volume coûte que coûte !

>> À SUIVRE : Mon Strava avec un exemple d’entraînement court et intense !

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Quelques sorties longues pour conserver l’habitude !

Je le dis souvent, la sortie longue est une sortie importante pour un coureur. Elle crée une habitude dans le corps et renforce l’endurance des muscles et des tendons. Supprimer du jour au lendemain les sorties longues fait perdre cette habitude. Essayer de garder une sortie longue (1h15 à 1h30) toutes les deux semaines au minimum est donc une bonne chose. Et puis j’ai un semi à faire à la fin de mon Ironman 70.3 dans quelques semaines donc… c’est indispensable ! Surtout que c’est un semi avec 250m de dénivelé positif ! 😅

Bref, ai-je gardé mon niveau de course ?

Difficile d’être formel évidemment car en avril comme en juillet, je n’ai pas de compétitions équivalentes à comparer ! Mais si on regarde du côté de l’analyse de ma Vo2 Max via Garmin (valeur que je n’utilise qu’à titre de comparaison de forme de période en période !), cette donnée se maintient ! Entre 63 et 65 en mars et toujours 63 et 65 en juillet : bingo ! Je pourrais presque considérer que ça indique une progression… Car quand je suis à 63, c’est à chaque fois sur des sorties après vélo (fatigué donc) ou sous une grosse chaleur (ce qui augmente significativement le cardio !). Dans tous les cas, pas de baisse ! Et comme cet indicateur a toujours plus ou moins suivi ma forme… je reste confiant !

Surtout que lors de mes duathlons et triathlons « d’entraînement » la partie course a été plutôt très bonne ! Sur mon dernier duathlon, le premier 4km a été couru à 3’26/km de moyenne avant qu’on ralentisse un peu en prévision du vélo. Reste à voir si sur la longue distance mes jambes seront aussi efficaces ? Mais comme je vous le disais plus haut les sorties longues que je conserve devraient faire le travail !

>> À VOIR : Mon premier triathlon en vidéo + l’analyse détaillée écrite

Jusqu’à quand vais-je garder mon niveau ainsi ?

Est-ce une réponse officielle à mon article « peut-on progresser sans faire de footing » ? Non ! La période est encore trop courte pour confirmer, mais c’est déjà une bonne indication… car mon volume de course est vraiment minimal ces derniers temps donc conserver la forme est déjà une belle réussite !

Ce sujet est une analyse très personnelle… et je vais rapidement la compléter d’un test VMA pour amener une confirmation (ou pas !) de cette analyse. Je serais d’ailleurs curieux de connaître votre avis là-dessus ! Pensez-vous que dans un an, à la fin de mon World Championship Project, je serai capable de faire les mêmes temps en course à pied qu’actuellement ? 🙂

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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

1 COMMENT

  1. Bonjour Niko,
    Merci pour tout ces bons plans et tes articles! Je suis en cours de prépa pour le marathon d’Avril (mais au Sénégal – qui est aligné sur ce lui de Paris). Objectif ambitieux mais réaliste de 3h45 avec ton plan à 4 séances / semaine . Bref de ce coté tout va bien. Par contre, étant donné ton expérience, je me demandai si tu pouvais nous concocter un plan d’entrainement sur le tri. Je ferai pour ma part celui de Paris fin juin, ce qui laisse 11 semaines entre le marathon et le tri… Avec une bonne grosse semaine de repos après le 42km ca doit être jouable. Allllllez…. un plan stp… 🙂
    Bon… merci encore et bonne suite
    Sportivement
    Michael

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