Définir son allure de course, c’est toujours quelque chose de spécial dans la préparation d’une compétition. Penser à l’allure de course qu’on va adopter c’est déjà commencer à se préparer mentalement pour la course. C’est passer un pacte avec soi-même, accepter que l’on va souffrir à cette allure. C’est accepter que notre cerveau nous enverra régulièrement ce message que tout coureur redoute “comment est-ce que je vais pouvoir tenir ce rythme pendant toute la course”.

L’entrainement prépare à l’allure de course, physiquement et mentalement

A l’entrainement on se donne du mal pour se préparer à courir à l’allure de course. Habituer son corps et son esprit à courir à ce rythme n’est pas une sinécure. Outre l’aspect physique évident car comme on dit, “Rome ne s’est pas faite en un jour”, il y a l’aspect mental. A moins d’être une machine de guerre à l’ego démesuré qui trouvera tout à sa portée, je trouve plus difficile de s’habituer mentalement à son allure de course que physiquement.

Le cerveau cherche toujours à remettre en question l’objectif. S’il est bien dimensionné il est en effet censé vous faire sortir de votre zone de confort. Et ça le cerveau cherche toujours à l’éviter en vous envoyant des messages du genre “wahou mais ça va super vite” ou encore “Tu ne vas jamais tenir ce rythme sur toute la course!”. Car oui à l’entrainement on effectue des fractions du kilométrage total d’une course. Avoir l’impression d’être à fond sur des 1000 ou des 1500m à allure 10km, c’est remettre en question l’allure de course. Et pourtant… Tout est question de perception.

Lors d’une séance de 1000m, on s’est préparé à faire des 1000m et pas autre chose. On est conditionné à faire X x 1000m, pas un de plus. Si vous partez pour 5x1000m et qu’on vous dit d’en faire un 6ème, ce sera extrêmement dur mentalement. Au contraire si vous êtes venu pour 6x1000m, ce sera plus simple. Vous y serez prêt. Ecouter son cerveau comparer entrainement et compétition, c’est un peu pareil. Vous vous êtes préparé mentalement à votre entrainement, pas à la compétition, donc ne cherchez pas à comparer! D’ailleurs si vous utilisez une montre cardiofréquencemètre, vous vous rendrez compte que votre rythme cardiaque de fin d’entrainement et de course sont assez proches pour des sensations qui sont pourtant bien différentes. La course, c’est la course, ça transcende!

Si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que j’ai hâte de remettre un dossard ! D’ailleurs en préparation de mon semi-marathon objectif, je me suis inscrit à deux 10 kilomètres fin Mars et mi-Avril… Pas encore défini à quelle allure ils seront couru mai ils serviront sûrement à pratiquer l’allure semi-marathon en course!

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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

6 COMMENTS

  1. On sent que tu as la gnaque!
    Notre cerveau est vraiment une deuxième personnalité; heureusement qu’il est là, mais quelle plaie! Pour le semi de Paris, je m’étais fixée un 5’00 au kilo sachant que ce serait dur à maintenir. Résultat, j’ai tenu un 4’52 jusqu’au bout; mais j’ai dû faire taire la tête 🙂

    • Merci! 🙂 🙂 🙂
      Je vais y venir dans pas longtemps à l’allure cible!! Rien de définitif, on est encore trop loin de la date mais j’ai envie de partager là-dessus (et d’avoir des retours aussi des marathoniens!)

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