L’aspect psychologique dans une course est aussi important que l’aspect physique. Et les supporters ne se doutent pas du rôle qu’ils peuvent jouer dans la performance des coureurs ! alors aujourd’hui je voudrais exprimer nos besoins en tant que coureur et inciter le plus de monde possible à venir sur le bord de la route en tant que supporter ! Cet article est aussi bien pour les coureurs que pour les non coureurs.

Un coureur DOIT être un bon supporter lors d’une course !

Pour les premiers, je voudrais les inciter à se déplacer le plus possible sur les courses et à venir supporter les autres. Vous savez à quel point ça a déjà pu vous aider… alors venez rendre la pareil sur une course proche de chez vous où vous n’êtes pas inscrit !
Comment être un bon supporter lors d’une course ?

Un non coureur doit prendre conscience de son impact en tant que supporter

Pour les seconds, s’il vous plait, prenez le temps de sortir quand vous savez qu’une course se déroule proche de chez vous. Vous allez voir que votre rôle peut énormément aider certains à se dépasser et donc à être fiers d’eux une fois la ligne d’arrivée passée.
En fait j’ai déjà fait la moitié du travail en vous incitant à sortir… car un bon supporter c’est avant tout un supporter qui se déplace ! Les courses sont souvent le dimanche matin, c’est facile de choisir de rester dans son lit ou son canap au lieu de sortir… Alors bravo et merci si vous passez ce cap !

Les détails qui font un bon supporter qui aide vraiment les coureurs

Maintenant, pour être vraiment qualifié de bon supporter lors d’une course il faut un peu plus que faire acte de présence ! Et je ne vous dis pas d’apporter la panoplie de supporter de foot et de vous mettre en mode party ! Non, ce que recherche un coureur lorsqu’il est en course est très simple ! Un applaudissement, un petit « allez allez », un « lâche pas », un « go go go » ou simplement un sourire lorsque le coureur croise votre regard… ces petites attentions aident vraiment quand on est au cœur de la course.
Comment être un bon supporter lors d’une course ?
D’ailleurs s’il y a un conseil que je peux vous donner, c’est de vous placer si possible dans la deuxième moitié voire dans le dernier tiers du parcours. Car c’est dans cette partie là que les supporters peuvent jouer le rôle le plus important ! Le dernier tiers d’une course, c’est la partie vraiment difficile psychologiquement.
À ce moment là, la moindre petite attention, le moindre petit encouragement compte triple ! Vous ne savez pas le nombre de fois où lors d’une course, ça devenait très compliqué et c’est la réaction d’un supporter qui m’a reboosté et m’a fait accélérer l’allure ! Vraiment je vous le dis votre rôle peut être énorme!

Un des nombreux exemples d’un bon supporter qui m’a beaucoup aidé !

Lors de ma dernière compétition, mon premier demi-Ironman où j’avais des crampes aux cuisses énormes, je marchais dans une montée tellement j’étais dans le dur… Et bien c’est le « come on run again » d’une supportrice qui m’a remotivé à courir et à ne plus marcher jusqu’à la fin de la course !
Comment être un bon supporter lors d’une course ?
Vous avez des enfants ? Emmenez-les !! Les meilleurs supporters du monde ce sont les enfants si vous leur expliquez ce que je viens de vous dire, que grâce à eux les coureurs vont accélérer… dîtes leur de tendre la main et les coureurs qui passeront à côté leur taperont dedans avec plaisir (je le fais à chaque fois personnellement !)

Être un bon supporter, c’est simple et je vous en remercie d’avance !

Vous le voyez, il n’y a vraiment rien de compliqué là-dedans, il suffit simplement de donner de l’attention aux coureurs, de leur montrer que vous êtes avec eux ! C’est tout ce qu’ils recherchent à ce moment ! Et plus il y a de monde, plus c’est motivant alors n’hésitez pas à inciter vos amis à vous suivre dans l’aventure, il y a de grande chances que vous vous amusiez en plus d’être utile, c’est tout bénef ! 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

8 COMMENTS

  1. Ha mais clairement le dernier tiers de la course c’est the place to be !! On récupère toute l’énergie des gens qui sont là, les encouragements à reprendre la course alors qu’on s’etait mis à marcher !
    Je rajouterais aussi le petit conseil de regarder en avance le plan et de se placer également dans une zone blanche, geeeeenre le Bois de Vincennes sur le semi (ou le marathon) de Paris… C’est quasi vide sauf les ravitos et ça casse un peu là monotonie des lignes droites interminables !
    Ha et sinon petit encouragement perso : merci Niko pour tous tes contenus ! Tu es une source inépuisable de conseils et de motivation ! Il y a 2 ans je découvrais et la course à pieds et ton blog, aujourd’hui je m’en vais toujours en progressant vers mon 3e semi ! Ok mon objectif c’est de le terminer en 2h40, mais comme tu dis, la vitesse on s’en fout ! Donc continue !!! Et bon courage pour la dernière ligne droite vers l’Iron Man !

  2. On en profitera pour faire un digne hommage à tous ceux qui se déplacent. Sur certaines courses, c’est tout juste impressionnant.
    Sur d’autres, plus décevant (et pas très compréhensible, du reste). Je pense que les organisateurs de courses ne font pas toujours la bonne promo autour de leurs évènements, hormis celle destinée aux participants eux-même.
    De mon côté, ce qui me donne le plus d’énergie sur une course, c’est d’entendre mon prénom. Ça fait un peu de lecture pour les spectateurs mais quel bien fou !

    @++>

  3. Ah ben voilà une lecture qui tombe à pic !! Le semi-marathon de ma ville, qui passe à 2 pas de chez moi, est justement le week-end prochain. Honnêtement, je ne pensais pas forcément y aller…
    Je n’ai jamais participé à une course, et je ne me rendais pas compte du tout de cet effet… Mais maintenant que j’ai commencé à courir, je peux me projeter et j’imagine tout à fait !
    J’irai donc encourager les participants !

  4. Tout à fait vrai. Reboosté en compétition par des anonymes dans un moment crucial. Leur rôle est indéniable ! Une fois arrivé, il est important de se mettre derrière les barrières et de jouer notre deuxième rôle.

  5. Hello Nicolas,
    Je te remercie d’avoir pris le temps d’écrire cet article, je te l’avais demandé en off…
    Tu as tout à fait bien compris mon point d’interrogation « à quoi est sensible le marathonien, qu’est-ce qu’il perçoit de son environnement, etc ».
    NB : Et aussi un grand merci aux personnes qui ont ajouté des précisions dans leurs commentaires !
    Ça m’aidera à être une bonne (enfin je l’espère) supportrice dimanche. C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur, soutenir une personne, mais aussi plus largement…
    Donc moi, coureuse sauvage « des fonds des bois », je vais soutenir un coureur grégaire « des villes », en fin de parcours, dans une « zone blanche », depuis le haut de la côte. Bref, là où c’est pas marrant et où ça casse les pattes… Quel dommage que je n’aie plus mon vuvuzela, ç’aurait mis une ambiance appropriée dans ce quartier ! 😉

  6. Voilà c’est fait, et ma conclusion est : Très bonne expérience :-), mais ce n’est pas si facile d’être un bon supporteur… <:-\
    Et j'avais sous-estimé le bruit alentour : il faut avoir de la voix pour se faire entendre ! Alors en tant que supporteur très débutant, j'ai surtout fait des sourires, certains coureurs ont apprécié et les ont rendu, et certains ont même remercié (surtout dans le groupe des moins de 3h) ! Une dame de l'autre côté de la rue encourageait "à la hussarde", et un coureur m'a dit en passant "et en plus on se fait engueuler avec ça !" ( 😉 ), donc je suppose que c'est comme dans la vraie vie : chacun ses goûts ! Certains auront besoin que les ondes sorties d'un mégaphone les poussent littéralement de l'avant, et d'autres coureurs sauront apprécier le "soft soutien" d'un sourire discret et d'un regard plein d'encouragements…
    Et effectivement, le petit garçon de 4 ans qui était à côté de moi était aux anges chaque fois qu'un coureur venait de son côté de la rue pour lui toucher gentiment la main…
    Pour ces coureurs, qui ont su être bons dans l'effort, tout en restant ouverts sur ce qui se passait autour d'eux, je suis ravie d'avoir fait mon baptême de supportrice ! 😀

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