Courir pour le plaisir ? Ceux qui suivent un peu le blog vont dire que je radote, j’ai déjà publié un article très similaire il y a quelques mois. J’y racontais mon attrait pour le “sans concession”. S’entraîner oui, passer à côté des plaisirs de la vie non ! Aujourd’hui je suis à Montréal, j’ai encore plus envie de profiter du monde qui m’entoure donc la notion de plan d’entraînement passe clairement au second plan. Est-ce que mon niveau de forme va inéluctablement s’en ressentir ? Je ne pense pas et je vais vous dire pourquoi.
entraînement peu structuré = Mauvais entraînement ?
L’entraînement structuré c’est quoi ? Avoir un plan d’entraînement et le suivre à la lettre ? Je vous ai déjà dit que je n’étais pas fait pour ça. Ou alors dirigé par un coach, dans un groupe ! (Et encore j’y allais un peu à ma sauce le week-end, on ne se refait pas). Non mon entraînement se fait uniquement à l’envie en ce moment ! Ça donne très peu de séances rapides depuis plusieurs mois, (voire aucune, au bas mot une séance de côte depuis le 10km Paris Centre).
Est-ce que ça m’empêche d’être en forme ? Je ne crois pas. Lors de mes sorties il y a de l’envie donc les efforts se font sans m’en rendre compte. Courir pour le plaisir, en m’amusant dans la neige, comme cette sortie dimanche dernier de 21km en 1h53 avec 400m de D+ ou encore ce footing ou les jambes ne demandait qu’à “envoyer”, alors j’ai envoyé pendant 10km en 42′ et quelques mais plus que les chiffres je retiens les sensations ! Courir pour le plaisir, c’est plus que des chiffres, je dirais même qu’on s’en fout carrément des chiffres rendu là.
Et là, c’est comme si mon cœur m’envoyait un signal “si tu avais un cardio tu serais surpris du résultat”, j’ai eu beau dépasser allégement les 15km/h, rien y fera j’étais sur mon petit nuage. Si ça pouvait être comme cela toute l’année, je signe tout de suite.

Courir pour le plaisir, progresser sans y penser
Je suis dans cet état de plénitude sportive que l’on recherche à longueur de temps. Dans une période sans compétition avant belle lurette (ce qu’on connaît au final rarement en France avec notre calendrier à rallonge), j’ai le loisir de ne pas me soucier de ce que je fais à l’entraînement. Je cours simplement parce que j’ai envie de courir.
- Si j’ai envie de courir vite, j’accélère.
- Si j’ai envie de grimper une côte jusqu’à l’essoufflement, je donne tout.
- Si j’ai envie de profiter du paysage, je m’arrête et je vous fais profiter sur Instagram
Bref j’ai envie de courir alors je cours et je prends du plaisir !
Et je suis convaincu (les sensations aidant) que cette phase d’entraînement sans contraintes, sans structure sera le socle de ma future progression ! Rendez-vous au printemps, un dossard épinglé sur le torse (enfin sur le t-shirt, sur le torse ça doit pas être très agréable) pour voir si j’ai raison ! ;)
Et vous, l’hiver sera plutôt studieux ou débridé ?


hum, je crois qu’on est tous différent, j’ai couru “comme ça” pendant 1 an, ne voulant entendre parler ni du cardio ni de plan d’entrainement et j’ai fini complètement sur les rotules…depuis j’ai changé mon fusil d”épaule et je revis, avec plan et cardio pour moi les sensations et le plaisir de courir sont très intenses, comme quoi…au final tout le monde à raison de son point de vue mais il se peut bien que tout le monde ai tord (je suis en forme ce matin, citation de Gandhi ) ….
Donc personnellement et pour répondre à ta question l’hiver, que dis-je? la vie entière, sera studieuse (question Running, parce que pour le reste bof…)
Le paradoxe c’est que je sais très bien que je me suis fait super plaisir aussi lors depériodes d’entrainement très structurées pour aller vers un objectif précis et du coup savoir qu’on va y arriver en bossant comme ça est un plaisir qu quotidien…
Je réagis beaucoup à l’instant présent ou je n’ai pas de compétitions prévu et du coup je redécouvre l’entrainement au feeling!
Après, on n’a ni le même age, ni le même niveau, donc pour toi sans doute que courir au feeling peut être bénéfique et dans ce cas pourquoi s’en priver en effet surtout si tu n’as rien de prévu dans l’immédiat… mais moi si je relâche un peu mes efforts, oups, je retourne un peu au point de départ…tu as l’air de très bien gérer tes paradoxes alors pourquoi s’en priver ;o))
Ça c’est sûr que ma personnalité est faîtes de paradoxes… Donc ma pratique du running inmanquablement aussi!
Je suis intimement persuadé que le plaisir vient de la variété. En running, ca peut vouloir dire : longue distance ou courte, route ou trail, plan d’entrainement ou feeling. Je suis sûr que s’aérer l’esprit en ne suivant pas de plan maintenant ne fait que renforcer ta motivation au moment d’attaquer les choses “sérieuses” et de s’atteler à un objectif précis. De plus, en ce qui te concerne, tu as un peu d’expérience, donc je suis sûr que tu ne fais pas n’importe quoi, même quand tu cours au feeling.
En tout cas, perso, j’essaye d’alterner et de ne jamais courir le même lièvre trop longtemps…
Je crois que tu as tout compris! Même ce que l’écriture de cet article m’a inspiré… Tu verras dans les prochains articles que ton commentaire est juste sur tout la ligne! ;)
Disons que ça fait partie de mes réflexions du moment aussi … mais comme tu es plus prolifique que moi question écriture, tu m’enlèves les mots de la plume ! :)
Tu as bien raison, mais je pense que c’est par moment ! des fois c’est du plaisir sans plan ni autre et puis souvent c’est à la lettre :)) Bonnes séances et fais toi plaisir !