Nous sommes le 26 Octobre, j’entame mon 3ème jour sur le sol québecois. Quoi de mieux pour se sentir chez soi qu’une course? Qui plus est au Mont Royal, cette petite montagne niché au coeur de Montréal! Idéal pour courir le monde comme je l’aime! Rendez vous sur l’article présentant le Tour du Mont Royal Brébeuf 2014 pour en savoir un peu plus, ici on va parler trail running avec le compte-rendu d’une course pas comme les autres.
Une préparation avortée pour courir ce Tour du Mont Royal Brébeuf 2014
Depuis le 10km Paris Centre je dois avouer que la course n’est pas une priorité et que les séances de qualité sont… Rares voire très rares! Qu’importe je ne pouvais pas me passer de cette première course en terre québecoise. C’est donc un dimanche classique pour un Running Addict qui commence. Levé à 6h, dans les transports à 6h45 et avec son dossard en main à 7h45. Le départ de la course est pour 9h mais nous sommes au chaud dans un grand gymnase, c’est grand luxe! J’ai même le temps d’aller discuter avec un gars de chez Salomon trail running Montréal avant la course qui du coup se fera avec des Salomon Sense Ultra Soft Ground de prêt. Pour le reste de l’équipement il est composé de mon cuissard compression Kalenji, du gant hydratation Salomon et de ma Garmin Forerunner 220 pour suivre l’allure!
Une première partie de course pas facile
A 9h pile le départ est donné dans la bonne humeur et c’est parti pour 25km de découverte. Installé dans le top 10 de la course je laisse partir un groupe de cinq qui vont trop vite pour moi aujourd’hui! Ne surtout pas se mettre dans le rouge quand on sait que sa durée de vie est loin d’être optimal (une sortie longue de 16km pour plus grosse sortie de ce dernier mois et un volume ridicule ou je n’ai même pas fait 25km en 2 semaines…)
Le parcours ne m’aurait pas permis de suivre les locaux de toute façon. Il est composé de deux tours du Mont Royal. Mais c’est dans la première partie qu’il est le plus piégeux. Boue, feuilles par milliers, pierres cachées sous les feuilles et rendues glissantes par la pluie… C’est casse-gueule, je suis donc prudent. Ça monte, ça descend… Les organisateurs ont vraiment joué avec les lieux pour nous fournir un bien joli parcours de trail running.
Des parties plus faciles pour remonter
A la peine dans certaines parties techniques, on passe également sur des chemins rectilignes ou ma foulée s’adapte totalement. Résultat un beau terrain de jeu pour remonter. Je colle aux basques d’un concurent qui me lâche dans les parties en sous-bois et me voit revenir déployant ma foulée de pistard dans les descentes. Nous sommes déjà au 10ème kilomètre et ce petit jeu durera jusqu’au 14ème ou une grande descente m’offrira la possibilité de le distancer fortement grâce à un kilo parcouru en 3’50. C’est jouissif de pouvoir aller à cette vitesse pendant un 25km! Je suis encore en forme à ce moment de la course, j’en suis presque étonné, mais je ne paie rien pour attendre… Dans la montée suivante je croiserai ma supportrice numéro un, ça fait toujours plaisir et ca donne le moral!
Un deuxième tour aux deux facettes
Le deuxième tour du Mont Royal démarre donc seul mais par une bonne nouvelle, on ne passe pas par les parties pentues ou j’ai un peu galéré au premier tour! je garde un bon rythme mais me fait tout de même ratrapper par trois coureurs. Un s’envolera litéralement (que faisait-il dans le premier tour??), je me tirerai la bourre avec les deux autres pendant quelques temps. La grande descente? Je tente d’en mettre une belle comme au premier tour! L’allure est entre 4′ et 4’10 au km mais ça suit. Et c’est comme ça du 18ème au 22ème ou finalement c’est moi qui lâcherait.
Et de quelle manière! Je suis litéralement ratrappé par la patrouille, en panne d’essence, totalement hagard ou toute autre expression exprimant l’aspect pathétique du moment. Le coup de barre n’a pas prévenu, je perd près d’une minute au kilomètre sans coup ferrir… L’agonie peut commencer! Un kilomètre en 6’38 quand ma moyenne est de 4’50, ça fait mal. J’ai des crampes dans les deux cuisses et les deux mollets en alternance… Difficile de courir avec ça ! Mon cuissard compression a retardé l’échéance mais n’y peut cette fois plus rien, je suis cuit. Pour les mollets, je n’avais pas prit mes manchons de compression, je ne sais pas si j’aurai tenu plus longtemps avec mais de toute façon avec des si… Vous connaissez la chanson ! Il reste donc 2km pour boucler cette course et je me demande dans quel état je vais finir…
Finalement je réussirais à me relâcher et à retrouver un rythme de 5’20 au prix d’un effort mental très important. Je tente d’oublier mes douleurs, de déployer une foulée fluide pour éviter les crampes… Malgré ça ces 2kms me semblent durer une éternité! Un dossard orange qui me remonte à 500m de la ligne? Assez pour me donner un sursaut d’orgueil et me faire accélérer… Comme je peux! Ce sera suffisant pour garder ma position mais ça ne devait pas être beau à voir! S’en suivent de longues minutes d’agonie affalé sur une barrière… Mais c’est fait je suis finisher d’une course au Canada!!
Bilan de ce Tour du Mont Royal Brébeuf 2014 : j’adore !
Les résultats sont toujours en attente mais j’ai navigué au sein du top 10 pendant tout ce Tour du Mont Royal Brébeuf 2014, ça devrait donc sonner autour de 10 malgré la fin laborieuse! (EDIT : en fait c’est 12ème, j’ai donc perdu 2 places dans l’agonie de fin de course!)
Au chrono? 2h05 pour 25,5km soit 12,2km/h. Avec les 687m de D+ proposés c’est plutôt pas mal!
Mais ce que je retiens surtout c’est que j’ai pris un plaisir fou à gambader dans cette montagne qu’est le mont royal en plein centre-ville de Montréal!! C’est un vrai joyau qui offre un panorama unique sur la ville pour qui veut bien monter jusqu’au sommet! A bientôt pour de nouvelles aventures québécoises et de trail running! ;)


Bravo pour ce premier run sur la terre de nos cousins
Merci! C’est le premier d’une longue série!!!
Bravo pour ta course ! Si tu es intéressé à courir en communauté dans les sentiers du Mt-Royal, je te conseille le https://www.facebook.com/groups/ClubdeTrailMontreal/
Les innombrables t-shirt oranges que tu as dû apercevoir hier, c’était nous !
Salut nykosba! Je ne sais pas si tu en faisait partie mais j’ai fait environ 5km en fin de course avec “deux t-shirts oranges”!! Avec la fatigue on était toutefois plus en état de discuter… :)
Et merci pour l’info, je suis en pleine installation mais je viendrai sûrement vous rendre visite si je suis le bienvenue alors!!
Hello Nicolas t’as peiné mais bravo joli chrono sans entraînement – ah tabernacle !! mais je suis sûre que tu vas passer du bon temps… Normalement là je fais un peu “couleur locale”. Bizzzzz
Je vais passer du bon temps ça c’est sûr!! :D
Merci pour ton mot!!
On se refuse rien…un top 10 pour commencer ta ‘canadian runnesque life’….c’est fort; surtout sans entraînements. ..c’est même presque énervant :-)
Bon courage pour la suite
Bon en fait c’est 12ème j’ai perdu des places pendant ma décadence finale mais j’étais tellement dans le dur que je ne l’ai pas vu! (Il y avait plusieurs courses qui arrivaient en même temps!)
Le sans entrainement je devais encore être sur les acquis de l’été et l’entretien très minime que j’ai fait a suffit! Tant mieux!!
A bientot pour la suite! ;)
Merci de nous avoir fait partager ton expérience. Et encore une bien belle expérience d’ailleurs, wow ! Montréal doit être magnifique à l’automne et la découvrir en trail, super bien. Je suis adepte du trail, plus que du running, plus stimulant et moins difficile pour son corps que de la route à 100% (et les paysages, n’en parlons pas). J’ai couru jusqu’à des 16km en trail, prochaine étape justement pour 2015, oser courir des 20km et plus ;-)
Merci à toi! Je compte bien continuer à faire découvrir le Québec par mes sorties trail running! :)
C’est pour ça que j’adore le trail, on peut prendre un peu de temps pour apprécier son environnement! Et en effet la récup n’est pas la même! J’avais beau être cassé pendantla course aujourd’hui presque plus de courbatures! (Sur le 10km Paris Centre j’ai mis 1 semaine à me remettre!!)
A bientot! :)
Pfiou, BRAVO ! Course difficile et tu t’en sors très bien… malgré les derniers kilomètres qui, en effet, devaient être difficiles si, toi, tu es “tombé” à 5:20/km ! Bravo pour le mental :-)
LOL merci! C’est horrible pendant mais tellement gratifiant de se dire qu’on a réussi à se battre contre soi même! J’aime la compétition!!