Le syndrôme du tout, tout de suite

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Le syndrôme du tout, tout de suite
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L’impatience et la course à pied, ce n’est pas compatible, un point c’est tout ! Le fait de tout vouloir tout de suite est plus que jamais présent chez les coureurs. Beaucoup de choses s’obtiennent en un claquement de doigts aujourd’hui… Mais avec la course à pied on touche un secteur où c’est tout le contraire qu’on va trouver ! Prendre son temps, ne pas brusquer son corps et progresser doucement mais sûrement… Elle est là la formule des coureurs qui s’améliorent année après année !

Savoir ce qu’on veut et s’y tenir !

Souvent on veut tout, tout de suite, et en plus on est en mode girouette. Un jour on veut ça et le lendemain on a une autre idée et on veut autre chose… Quand on a l’objectif de progresser, une certaine routine s’installe dans l’entraînement. Et même s’il est possible de rendre celui-ci plus ludique avec quelques astuces… il reste qu’une certaine routine est nécessaire au progrès.
C’est à force de reproduire un schéma d’entraînement efficace, semaine après semaine, mois après mois et même année après année, que la progression sera la meilleure. S’installer dans cette routine, s’y tenir et ne pas attendre des progrès du jour au lendemain, c’est le meilleur moyen d’y arriver !

La progression n’est pas linéaire !

Le syndrôme du tout, tout de suite
Parfois il va y avoir une belle progression, d’un coup, et parfois rien ou presque. Même quand on s’entraîne comme il faut, regarder le court terme n’est pas forcément une bonne idée. La progression n’est pas linéaire et le seul réel objectif que l’on devrait avoir est de s’améliorer sur le long terme.
A quel horizon ? Personnellement j’aime regarder la progression d’une année sur l’autre. Sur un horizon plus court, si on voit des progrès tant mieux, mais il y a tellement de facteurs qui peuvent brouiller les cartes… Quand on regarde d’une année sur l’autre, ça ne ment jamais. On regarde ce qu’on était capable de faire au même moment (ou si on est sur un schéma de préparation différent, au moment où on a une forme équivalente) et on compare. En plus, se rendre compte qu’on passe une même séance d’entraînement plus facilement, ou plus rapidement, c’est un énorme boost pour le moral ! Parfait pour rentrer dans un cercle vertueux d’auto-motivation à s’entraîner encore plus sérieusement !

Mais le travail paye toujours !

À l’inverse, il ne faut pas broyer du noir si on ne constate pas de progrès. On a tous des périodes plus difficiles. Des périodes sans progrès, de compétitions ratées ou encore des blessures… Ça fait aussi partie du jeu ! Si la progression en course à pied était un sujet hyper simple, je n’aurais pas écrit tous ces articles sur le sujet !
Mais dans les périodes où c’est plus difficile, il faut faire le dos rond, chercher le positif où il y en a, trouver les choses à corriger pour s’améliorer car il y en a toujours… Mais dans tous les cas, à moins de faire les choses à l’envers, le travail payera forcément un jour ! C’est un des aspects positifs de la course à pied. Si on s’entraîne efficacement, on obtient le résultat de ce qu’on entreprend tôt ou tard !

La formule est simple non ?

Avoir une vision à long terme, s’y tenir et essayer d’être le plus régulier possible dans son entraînement… Si celui-ci est bien dosé il payera, pas de doute là-dessus ! Ah oui, une dose d’optimisme est aussi utile ! Ça vous aidera à ne pas vous décourager dans les moments difficiles. Ce n’est pas quand tout va bien qu’on écrit ses futurs progrès, mais plutôt quand ça va moins bien et qu’on garde le cap ! 🙂
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Athlète touche à tout, de l’athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon.
Autodidacte passionné des méthodes d’entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise “S’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux” pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

7 COMMENTS

  1. Exactement mais franchement c’est dur d’arriver à se dépasser et se dire que ça va aller!
    Demain j’ai une grosse session d’accélération et je dois me racheter de la semaine passée où j’ai du laisser tomber 🙁
    • Salut !
      Se racheter, ça dépend comment tu le prends ! Sauter une séance, si ce n’est pas régulier, il en faut pas en faire un drame ! Oublie là, c’est du passé, concentre toi sur bien t’entraîner au présent ! 🙂
      On ne peut pas changer le passé, et vouloir le rattraper est parfois la source de futurs maux ! Sur le long terme, une séance ne change pas grand chose !
  2. Effectivement, la pratique de la course à pied est véritablement une école de la patience. L’obstacle principal que je rencontre quand je discute avec d’autres personnes (et je m’inclue dedans parfois), c’est ce décalage entre ce que le coureur projette dans ses perfomances et la réalité de sa forme physique. A ce moment critique, la frustration nous guette. Je ne dis pas qu’il ne faut pas maintenir d’objectif mais il faut simplement que cet objectif soit en adéquation avec notre progressivité générale.
    Le maître-mot est l’acceptation. Accepter que notre corps ne soit pas une machine, que notre progressivité ne soit pas linéaire, que la méforme physique voire parfois la blessure fassent partie de la pratique nous incitent à plus d’humilité et de bienveillance. C’est notre meilleur remède pour établir une vision à long terme de la pratique. Nous sommes parfois trop impatient et trop dur avec nous-même.
    • Totalement !
      Il n’y a rien de plus dur que d’accepter que l’on est pas au niveau que l’on voudrait… Même si parfois cela vient juste du fait que l’on a fixé la barre trop haute ! Quand on se fixe des objectifs, il faut avant tout qu’ils soient réalistes sinon on se fait plus de mal que de bien avec…
      Se fixer de petits objectifs réguliers, atteignables permettra d’atteindre les objectifs de long terme de toute manière si on est patient ! 🙂
  3. Slt nico,
    Sympa cet article 🙂 . Un de mes posts aborde aussi ce sujet. La patience et l’écoute de ses sensations est vraiment la clé. Comme dit l’adage: doucement mais surement!!!
    J’ajoute que c’est à l’image d’une époque où seul le résultat compte. Bien sûr, nous sommes nombreux à vouloir voir le fruit de notre travail. Mais le chemin emprunté est tout aussi plaisant.
    Par exemple, pour un marathon, j’apprécie bien plus la prépa. Pourquoi? Car c’est la phase où j’apprends le plus sur moi-même. Le jour J n’est que la cerise sur le gâteau 😉
    Bravo pour le travail de qualité 😉
    • Totalement d’accord avec toi !
      J’ai autant de bon souvenirs voir plus (vu que ça dure 10 semaines) de la prépa que du marathon de paris en lui même ! Et pourtant j’ai adoré cette course… Bref, c’est un tout à mon avis ! Aimer s’entraîner au quotidien, bien le faire et… prendre la cerise quand elle se présente ! 😉
  4. Salut Nico,

    Totalement d’accord sur les notions d’objectifs court-moyen et long terme et celui de plaisir. Je pense que le plaisir de la course à pied est un indicateur qui joue sur la motivation et va permettre de progresser sur le long terme. Celui qui cherche le plaisir uniquement finira par progresser car le corps finit toujours par demander plus, c’est la sensation que j’ai parfois en courant, que mon corps en demande plus. Comparer ses propres performances va nous confirmer dans cette progression.

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