L’entraînement n’est jamais un long fleuve tranquille. Même dans les périodes où tout va bien, il peut suffire d’un petit détail pour dérégler la machine. Et c’est là qu’il ne faut pas faire n’importe quoi et au contraire se recentrer sur « les bonnes pratiques ». Je ne dis pas ça par hasard, je le dis car je suis en plein dedans en ce moment. Et si mon cas ne représente qu’une des multiples choses qui peuvent « mal tourner », je pense qu’il est intéressant de s’y pencher rapidement !

Un mauvais choix, un entraînement de trop et hop c’est la blessure !

Ce n’est pas une nouveauté pour moi, j’ai toujours eu un physique fragile. Très sujet aux blessures, je les ai enchaînés dans mes premières années de course. Aujourd’hui, si l’impression que je donne est de réussir à m’entraîner sans me blesser d’années en années… C’est aussi parce que j’essaye de faire très attention à ça. Sauf que comme je le dis dans le titre, il suffit parfois d’un petit détail…

Ce détail, c’est une nouvelle tempête de neige mercredi dernier. Jour de ma sortie longue, type de sortie que j’ai souvent annulé/raccourci cet hiver pour cause de conditions climatiques défavorables. Alors cette fois, c’est non, malgré la neige j’étais décidé à faire cette sortie coûte que coûte. Un marathon dans 8 semaines, ça fait réfléchir…

Un détail qui peut tout changer !

Blessure non, risque accru oui

Le problème, c’est que je suis hyper sensible à ces conditions de neige « molle ». Je ne compte pas le nombre d’alertes que j’ai eu au genou dans ce type de conditions. Et bien jeudi, on y était une fois de plus : genou chaud au niveau de la rotule = inflammation présente. Je ne veux pas trop m’inquiéter non plus vu que c’est un mal qui va et vient régulièrement depuis toujours chez moi (ce fut aussi ma première cause d’arrêt il y a près de 13 ans).

Premier réflexe : repos et glaçage pour faire disparaître l’inflammation. Deuxième réflexe : réfléchir à ce que j’ai pu négliger ces dernières semaines. La neige bien sûr, je l’ai dit et elle a joué un grand rôle. Et puis des détails… Adepte du Foam Roller (je vous écris un article prochainement à ce sujet), je ne l’ai pas eu beaucoup à disposition ou j’ai manqué de temps pour l’utiliser. Et surtout, une certaine négligence des exercices de renforcement que j’ai gardé de mes dernières visites chez le physio… Peut-être que ma difficile course de la Nouvelle-Orléans a aussi laissé plus de traces que ce que j’imaginais ? Si on met tout ça ensemble, la sortie dans la neige aura été l’élément déclencheur.

Prendre du repos / Adapter son programme

Selon la nature de la douleur et le moment où l’on intervient, ça peut changer pas mal de choses. Vouloir insister en se disant que la douleur va partir toute seule ? D’expérience, je peux vous dire que ça ne marche pas, ça ne va faire qu’empirer votre cas. Non, mieux vaut prendre quelques jours de break et voir si la douleur s’en va d’elle même (avec glaçage trois fois par jour + utilisation du foam roller sur les endroits clés). Rappelez-vous que jusqu’à 5 jours de break, il n’y a quasiment aucune baisse de forme. Et si vous pouvez pratiquer un sport d’aérobie en remplacement… La baisse de forme est encore minimisée…

la récupération après marathon pour gérer la fatigue et faire une bonne reprise
Graphique tiré de l’article sur la gestion d’une douleur à lire ici

Le gros avantage de s’entraîner pour le triathlon, c’est que contrairement à d’habitude, je pratique déjà le sport idéal pour continuer à travailler sans risque. Le crawl n’impliquant pas de flexion du genou, c’est parfait ! Alors je nage… J’ai même battu mon record de ma plus longue nage ce weekend avec 4 500 mètres ! Si mes jambes sont plus ou moins au repos, mon système cardio-respiratoire est toujours à l’entraînement ! Et à côté de ça, je fais de la marche chaque jour, en progressif (30’ puis 45’ puis 1h). Si tous les spécialistes ne sont pas d’accord là-dessus, rester actif semble plutôt une bonne chose pour accélérer le processus de récupération… Alors je profite du paysage des derniers jours de vrai hiver (neige au sol + grand froid + grand soleil) pour joindre l’utile à l’agréable ! 🙂

Toujours voir le verre à moitié plein !

Bref, comme toujours, il faut trouver du positif dans les situations que l’on va rencontrer… Ces situations font partie du jeu et on les rencontrera tous à un moment ou à un autre. J’ai pris l’exemple du risque de blessure car c’est quelque chose qui me touche beaucoup. Mais ça pourrait aussi être au moment de faire face à un stress important, à un emploi du temps soudainement très chargé ou à toute autre raison qui vous force à réduire votre entraînement. Si ça arrive, ne vous inquiétez pas, on passe tous régulièrement par là et… réfléchissez à comment vous pourriez en tirer (au moins un petit peu) de positif, il y en a toujours, c’est une question d’état d’esprit ! 🙂

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

1 COMMENT

  1. Salut Niko!
    Ton billet tombe à pic. Grosse grippe qui m’a mise à plat. Obligation de ralentir beaucoup depuis deux semaines.
    Donc petite déprime et anxiété de mettre en péril mon objectif marathon.
    Te lire me redonne le moral! Comme tu dis on passe tous par ces creux …
    Donc je te souhaite de guérir très vite et merci pour tes billets qui nous remettent nos pendules à l’heure!
    Go go go!

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