Cette fois la boucle de mon premier marathon est vraiment bouclée. Une semaine sans aucune foulée, les courbatures qui ont finalement disparu, l’euphorie post course s’en est également allée… Ne reste de place qu’à l’analyse pour l’amateur de statistiques que je suis ! Chaque résultat de course est un ensemble de causes qui, mises bout à bout, donnent tel ou tel déroulement de course. J’aime analyser tous les paramètres pour comprendre mes courses et prendre de l’expérience grâce à chacune d’elle. Et peut-être que lire la manière dont j’analyse ma course peut vous aider à analyser les vôtres ?

Un contexte défavorable

Un résultat de course est donc la résultante de diverses causes. Certaines causes sont externes, on a aucun moyen de jouer dessus et il faut juste faire avec. Malheureusement sur cette course, les causes externes n’ont pas vraiment été en ma faveur… Mais c’est le jeu ! 🙂

  • Météo : mi-octobre on est censé avoir un climat plutôt cool pour courir un marathon. C’est sans compter les exceptions qui comme dimanche dernier viennent modifier la donne. Avec un ressenti de 25 degrés dans une humidité moite qui n’avait rien d’automnale, la météo a été dure avec les marathoniens !
  • Forme du jour : cause pas totalement externe car on peut jouer sur sa forme en faisant attention la dernière semaine. J’ai tout fait sérieusement de ce côté mais dès le début de course j’ai senti que les jambes n’était pas au top, dans la difficulté pour tenir un rythme censé être “facile” sur le premier semi. Des signes de crampes au 12ème km ? Je n’ai juste jamais eu ça avant ce marathon… Je savais que j’étais “musculairement limité” vu ma prépa mais à ce point c’est assez incompréhensible… Ah si un jour sans, tout simplement !
  • Parcours : Annoncé comme plat, il est vrai que le parcours de Toronto n’est pas bien difficile. Il est quand même mentalement compliqué car une fois passé la marque du semi, on se retrouve sur de très longues lignes droites avec très peu de monde sur le côté… Heureusement que les 3 derniers kms reviennent en centre-ville pour aider à terminer !

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Le cardio qui s’emballe et résume le tout !

Un indicateur résume bien ma course et la difficulté générale que j’ai pu éprouver : le cardio ! On court généralement un marathon entre 80 et 85% de sa Fréquence Cardiaque Maximale soit pour moi entre 157 et 168 bpm. À mon allure marathon, sur mes dernières séances et le semi que j’ai fait il y a 3 semaines, c’était parfait, ça donnait autour de 161 bpm en moyenne.

Là j’ai fait… le 1er km à 161 bpm et dès le 2ème à… 166bpm… Moyenne que je vais maintenir sur tout le 1er semi ! 5 bpm de plus qu’à l’entraînement ça fait mal ! Je ne me suis pas trop concentré sur cet indicateur pendant la course mais en le regardant à postériori c’est assez logique que ça n’ai pas tenu jusqu’au bout. Avec une moyenne du 20ème au 30ème km qui monte à 169bpm, le mal était fait, la fin n’en fut que plus difficile !

Des points positifs !

Le marathon, une semaine plus tard...

Ne croyez pas que je vois le résultat de ce premier marathon comme négatif bien au contraire ! J’aime la difficulté, j’aime les courses au contexte compliqué où ça ne se passe pas bien car… c’est dans celles-ci qu’on apprend le plus, ce sont celles-ci qui permettent d’apprendre, de comprendre et de mieux courir les prochaines !

Et surtout, il y a pleins de points positifs sur cette course !!

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  • Mental : C’est un de mes points forts, je sais que je ne lâche jamais. J’ai encore pu me le prouver sur cette course et apprendre sur moi-même. Je sais désormais que même en étant “en difficulté” d’un marathon au 15ème, continuer d’appliquer son plan à la lettre et ne jamais rien lâcher permet de bien limiter la casse ! J’en doutais sérieusement au passage de la mi-course, maintenant je sais que j’en suis capable donc je serai encore plus fort la prochaine fois où ce cas se présentera ! 😉
  • Nutrition / Hydratation : J’ai testé mes limites il y a quelques semaines en allant jusqu’à l’hypoglycémie. Cette erreur m’a permis d’ajuster mon plan de nutrition / hydratation pour ce marathon et… aucun problème de ce côté tout s’est passé comme sur des roulettes !
  • Motivation : Un premier marathon difficile peut rebuter à refaire cette distance… Moi ça me fait l’effet contraire, j’ai adoré cette course, le soir même je pensais déjà au prochain ! Cette distance me plait, je prendrai sûrement du temps à la dompter, mais… à 28 ans, je ne me sens pas vraiment pressé ! 😉

Ce format d’analyse post course est un peu nouveau sur le blog. Je le fais quasi systématiquement pour moi mais je ne l’ai jamais vraiment partagé en détail. Vous me direz ce que vous en pensez, si ça vous intéresse et si je dois le reproduire l’année prochaine ? 😉

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

21 COMMENTS

  1. Oui Niko, l’analyse est super intéressante. Avant-course (entraînt …), course, et après-course (récup). C’est super ce que tu fais, d’aborder ça par thèmes : mental, nutrition, etc.

    Merci pour tes témoignages. Tu nous embarques avec toi !

    • Merci @christophe super feedback, c’est toujours dur de savoir qu’est ce qui est intéressant, je ne veux pas que ce soit redondant et chiant à lire au final alors… Merci de l’écrire ! 😉

  2. Merci pour ce retour. Moi, j’ai ete en difficultés des le 16 eme KM ( probleme gastrique) sur mon premier aussi mais j’ai tenu bon et je l’ai fini. Un peu comme toi courir par 23° un 5 Novembre a Nice ça n’aide pas.
    J’espère que l’on pourra se voir sur ton prochain , pour moi ce sera mon dernier…(peut etre)

    • Dur quand il fait chaud quand même @sev …
      Heureusement côté digestion ça a plutôt bien été pour moi car ça c’est vraiment pas fun… J’ai déjà eu un trou énorme sur un trail obligé de s’arrêter plusieurs minutes tellement j’étais mal et… mauvais souvenir clairement…

  3. Salut Niko.
    Perso j’adore ton blog. M’étant préparé seul pour mon 1 er marathon, je retrouve dans tes articles ce que j’ai vécu pendant de longs mois.
    Je n’avais pas fais le rapprochement jusque là mais j’ai couru mon 1 er marathon en 3h41 min, alors que j’avais 34 ans et…..1 mois, je trouve ça marrant.
    Je me prépare pour Paris mais je me renseigne sur les effets, ou ce qu’est “Le MUR du Marathon”. Ma 1ere expérience s’est plutôt bien passée. Si ce mur est l’épuisement total de ces réserves énergétiques et mentales, alors je n’ai atteint le Mur qu’au 39ème Km.
    Pour Lège Cap-ferret (Parcours magnifique), il y a une série de marches et une petite côte à ce point du parcours (Oui c’est vicieux).Les 3 derniers km furent très difficiles. Impossible de parler, d’avaler quoi que ce soit. Bref en mode zombie.
    DOnc j’ai bien frappé le Mur du Marathon au sens propre comme au sens figuré. ça aussi je trouve ça très drôle.

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