C’est parti pour un récit de compétition pas comme les autres : le jour ou j’ai fait lièvre sur 10km ! À la base, c’était un 10km tout ce qu’il y a de plus classique. Mais cette fois c’est en qualité de lièvre et qui dit lièvre dit pression doublée car on ne court pas pour soit mais pour l’autre ! Flashback Running car ça commence à dater un peu: 2010 plus exactement. Mais comme ça reste un de mes meilleurs souvenirs de course, je peux vous la décrire comme si c’était hier !

Un padawan sérieux… Ou pas !

Plusieurs semaine que c’était prévu, un 10km en 45′ pas une seconde de plus sinon le défi était raté. Avec un cobaye basketteur donc sportif c’était largement envisageable. Reste que sportif ou pas, sans réel entrainement running c’est compliqué. Ayant essayé de pousser mon padawan à courir un minimum, il en fera… Le minimum! Ça part bien… Il avouera après la course que la veille au soir il a pris l’apéro, mangé gras et que le matin il a zappé le petit-déjeuné. L’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire avant une course en quelques sortes.

Lièvre sur 10km, c’est compliqué !

Un placement correct au sein du peloton c’est primordial, on arrive donc avec un peu d’avance. Au top départ pas de précipitation, on s’extirpe du peloton sur un bon rythme. Une petite tape dans la main des copains venu en soutien, ça motive toujours! km2 : ça commence déjà à souffler fort du côté de mon compagnon, j’engage un premier “Allez!”, la course risque d’être longue… km4 on passe sous les fenêtre de mes parents puis on croise des bénévoles de mon club. L’allure permet de leur faire un coucou personnalisé, j’adore les courses à domicile! 🙂

Ravitaillement au km5, zappé. (Sur un 10km c’est pas vraiment indispensable de toute façon…) En tous cas avec un peu plus de 22′ au chronomètre on est dans le rythme! D’un regard je sens toutefois que la zone rouge est proche. Ça ne manquera pas sur les km6 et km7, le rythme chute et nous sommes en retard. Nous (car nous sommes aussi suivi à vélo par un autre copain) essayons de relancer l’allure avec des encouragements à pleine voix. Tellement que c’est moi qui vait être dans le dur si je continue. on est tout de même à plus de 13km/h. Au km8 le retard est d’environ 30″ sur l’objectif, ça semble compromis…

finish course à pied

Une fin de course de folie

On se regarde, on se comprend, on tente le tout pour le tout. “Tu te cales derrière moi et tu serres les dents”, le message est clair. C’est parti pour un contre la montre. Concentré j’accélère en m’assurant que mon compagnon suit à coup de “On va le faire”. Le km9 se profile et on a reprit 10 secondes, c’est encore faisable. J’en remet une petite couche, ça suit toujours, ça va être juste…

À 500m de la ligne on se regarde une dernière fois, plus besoin d’encouragements il sait ce qu’il a à faire. On est maintenant au sprint dans le dernier virage à gauche. Il reste environ 60m et le chrono sous l’arche d’arrivée indique 44’45… YES!! Bras levés en passant la ligne avec un temps final de 44’57…

joie arrivée course
Un bonheur simple et partagé, que demander de plus c’est ça la running-addict attitude!

Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

4 COMMENTS

  1. Cet article me parle mais en tant que compagnon (au féminin). J’ai fait une course avec mon père en guise de lièvre et ton dernier passage décrit exactement la fin de notre course. Avec mon refus de le décevoir pour voir la fierté dans ses yeux en plus. 🙂

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