Je suis un pauvre coureur solitaire… Traduit littéralement, ce titre peut sembler triste non ? Si vous connaissez Lucky Luke dont est tiré cette réplique, vous comprendrez sûrement que tout dépend de l’interprétation que l’on en fait ! Le pauvre cowboy solitaire n’a pas l’air du tout de mal vivre sa solitude. Et bien, c’est là où je voulais en venir. Je me reconnais parfaitement dans cette phrase !

La solitude du coureur : on l’aime ou on la déteste !

Certains détestent courir car ils trouvent cela bien trop ennuyant. C’est souvent car ils ont essayé de courir seul et que dans la vie se sont des personnes très sociables. Quoi de plus triste quand on adore parler que de se retrouver seul avec soi même ? Ce type de coureur n’a qu’une chance d’aimer courir : EN GROUPE ! La course à pied a beau être un sport individuel, courir en groupe apporte une dimension sociale très forte ! Et au final, courir en groupe c’est souvent ne pas voir passer le temps ! On parle… Et les kilomètres défilent sans qu’on s’en rende compte !

Évidemment, il faut trouver des coureurs qui ont un niveau relativement similaire pour que ces sorties de groupe soient bonnes. Courir trop vite en footing est vraiment contreproductif et courir trop lentement, tout le temps n’est pas idéal non plus. Mais vu le nombre de pratiquants de la course à pied qu’il y a aujourd’hui, les groupes sont de plus en plus nombreux et permettent à chacun d’y trouver son compte !

Quand on aime courir seul on aime…

Le silence presque parfait de certains runs. L’harmonie entre les bruits de la nature et ceux que notre corps génère. Notre foulée est en cadence comme une musique, notre respiration presque silencieuse à allure lente, devient folle lorsque la vitesse augmente… Tous ces bruits, agrémentés des sensations que notre corps transmet au cerveau. Le vent qui nous rafraîchit en été et nous transperce en hiver, la transpiration qui ruisselle le long du visage ou les vapeurs de la respiration qui gèlent…
Et je vous parle juste de ce que le corps perçoit mais ne maîtrise pas… Car lors des footings, il y a le regard que l’on peut balader de droite à gauche pour observer son environnement… Et surtout le cerveau qui, libre de toutes les contraintes de la vie quotidienne, peut nous offrir le luxe de nous perdre dans nos pensées. Les kilomètres défilent alors agréablement… Non mes footings en solitaire n’ont rien de rébarbatifs… J’ai même des astuces pour les rendre ludiques si ça vous intéresse !

Un mix de course en solitaire et en groupe !

Chacun doit trouver la formule qui lui plaît le plus. Courir toujours à plusieurs ? Ou courir toujours en solitaire ? L’idéal est souvent entre les deux ! Pour moi il penche clairement vers une majorité d’entraînements en solo. Pas que je sois un asociable qui ne voit jamais personne et souhaiterait vivre en hermite au fond de la forêt (quoi que, c’est le souhait de Kilian Jornet, comme il l’a confié ici à L’Équipe et je me retrouve pas mal dans son discours ! ;)). J’aime courir avec du monde, mais… À petite dose ! Passer la majeure partie de mes runs en solitaire, au calme me convient parfaitement aussi. Totalement dans mon monde à penser à tout et à rien, à profiter de l’instant, à profiter de la vie !
 
Et vous, plutôt du genre cowboy solitaire ou infatigable parleur ? 🙂
Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

5 COMMENTS

  1. Je suis très partisant des entraînements en groupe. Endurance fondamentale, sortie longue, fractionné, c’est le fait de courir en groupe qui a réussi à me motiver à courir de manière régulière, puis à me fixer des objectifs et m’inscrire à des courses. Le top, c’est dénicher les conseils de coureurs aguerris, et un jour se rendre compte qu’on en a assimilé une bonne partie et qu’on est capable de redonner ces conseils à d’autres membres du groupe. (J’imagine que c’est un peu le sentiment que tu as en écrivant pour ton blog, le plaisir d’apprendre, puis de partager!)
    Néanmoins c’est vrai qu’au moins une fois par semaine, j’aime faire une sortie seul, complètement seul, courir aux sensations, observer. Des fois c’est aussi le seul moyen d’avoir une séance de “qualité” avec des portions à son allure cible, et de ne pas dépendre d’une allure de groupe, allonger ou raccourcir la sortie en fonction de son ressenti, etc.

    Je pense que courir en groupe est un réel avantage pour ceux qui veulent commencer, échanger, se motiver. Alors que courir seul permet d’écouter son corps.

    Mixer les deux types d’entraînement est (pour moi en tout cas) très bénéfique, tant que le plan physique que psychologique !Le plus important est de prendre du plaisir à sortir s’entraîner !

  2. Merci Niko pour cet article. Je cours toujours seul, notamment à cause de mon emploi du temps. Étant musicien, je travaille quand les autres courent en club. Donc je m’entraîne seul le matin. Pas toujours complètement seul. J’emmène mes enfants au collège en courant et reviens avec le VTT de l’un et le monoroue de l’autre dans le sac à dos quand ils commencent à la même heure, ce qui me fait 4 km pour commencer. Si ils commencent à des heures différentes, cela me fait 8 km. Je pars à la lampe frontale en ce moment. Puis je continue mon entraînement toujours seul dans la forêt, les champs ou les villages alentours.
    Je cours toujours sans musique. J’écoute la nature, je reste attentif à mon environnement. Je choisi mon chemin au grès de mes envies, sans demander rien à personne.
    Un gros avantage de courir seul, c’est qu’on se forge un moral fort !
  3. Salut Niko!
    Bon sujet!
    C’est drôle, j’aurais imaginé que tu étais totalement “groupe”. On se fait de fausses idées des gens souvent…
    Moi c’est solo toujours et uniquement, et toujours avec musique.
    Si je courais en groupe, j’aurais l’impression de dissoudre mon plaisir. D’être moins, moins libre oui.
    Il faut dire que je suis une irréductible solitaire. 🙂
    Intéressant de lire les commentaires des autres, de voir combien nous sommes différents dans nos attentes!
  4. Salut Nico,
    Je me reconnais bien dans cet article, et je te remercie du lien vers l’article de Kilian Jornet.
    Je me demandais comment tu arrivais à parvenir à cet état de rêverie du coureur solitaire – si j’ai bien compris, au Québec.
    Y a-t-il beaucoup d’espace libre pour un runner ?
    Merci
  5. [Et surtout le cerveau qui, libre de toutes les contraintes de la vie quotidienne, peut nous offrir le luxe de nous perdre dans nos pensées.]
    J’ai toujours trouvé que l’on approchait de la méditation dans ces moments-là. Bon ptête pas quand on court en pleine ville avec la circulation et tout, mais en campagne au calme, oui. Et quand on rentre le corps et l’esprit sont reposés.
    De plus les jours où les jambes ne sont pas là, si je me concentre trop sur mon allure, mes jambes, mon souffle, c’est dur… Alors je laisse mon esprit vagabonder (bon ok c’est moins évident que les jours où ça va), et c’est bien plus facile ! ^^

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