Première compétition de 2014, le championnat départemental de cross-country. Une étape immanquable pour moi qui suis fan de ces épreuves hivernales. Pourquoi fan? Parce que le chrono est secondaire, seule la place compte! Autrement dire on sort ces tripes dans un combat d’homme à homme (ou de femme à femme bien sûr, car elles ne sont pas les dernières pour tout donner en cross-country!). Je pourrais m’étendre longtemps à ce sujet, car le cross-country et moi c’est une longue histoire, mais nous y reviendront à l’occasion d’un autre billet… Revenons sur la course du jour!
Un dimanche de cross-country? Un dimanche avant tout
Un départ prévu à 13h55, pas besoin de mettre de réveil en ce dimanche matin. C’est plutôt agréable après les 6h15 de la semaine dernière! (En même temps une participation à l’EcoTrail de Paris ça se prépare!). Du coup le petit déjeuner sera copieux pour tenir compte également de repas de midi, manger ou courir il ne faut pas choisir, juste s’adapter! Eggs & Bacon, breakfast so british, I love it! 1h de route pour arriver sur place, le timing est pour cette fois parfait (souvenir, souvenir…). Le coach, les copains, tout le monde est là, ça fait plaisir de revenir en Normandie! On récupère les dossards, on change les pointes sous les chaussures après avoir étudié le terrain… La discussion sera courte aujourd’hui le terrain est relativement sec, pas de doute ça sera des pointes courtes pour tout le monde!
Un cross-country bien géré avec la forme du moment
L’échauffement est bouclé, les pointes sont au pieds… Une photo de groupe pour agrémenter les archives du club et le starter annonce une minute avant le départ. Ah oui j’oubliais, 4kms sont au programme donc autant dire qu’il va falloir partir vite. D’autant plus que le cross-court est aujourd’hui couru en même temps que les cadets, ça va bouchonner au premier virage! PAN! Ça part en effet vite, trop vite même… Le mois de Décembre un peu light se paye sur ce rythme exigeant. On ne se met surtout pas dans le rouge, le parcours est jonché de faux-plat, ça pourrait se payer.
Les hectomètre s’enchainent, le 4ème et dernier kilomètre se profile. Le peloton n’existe plus, et il me reste en tout et pour tout deux “collègues” de course. On oublie pas l’essentiel, c’est la place qui compte en cross-country. Le cardio est toujours proche de la limite mais on approche de la fin alors on va s’autoriser à accélérer! Pas tout de suite car ces deux collègues ont fortement accéléré, un vrai sprint! A 600m de l’arrivée, je préfère y aller progressivement. En vieux briscard… Quoi à 25 ans le terme n’est pas approprié? Avec un premier cross à l’âge de 16 ans on s’en approche tout de même! Bref, en vieux briscard… c’était un bon choix puisqu’à 300m de la ligne d’arrivée les deux ont réduit le rythme. A mon tour de relancer, aucun des deux ne pourra suivre. Un effort supplémentaire pourrait même permettre de remonter un autre concurrent. Cette fois ça coince, la place sera donc définitive.
Une course, un débrief
Le résultat est correct : 21ème sur 59 athlètes classés. L’analyse brute du coach à l’arrivée est concluante. Avec peu d’entrainement on ne fait pas de miracles! L’analyse GPS montrera une moyenne de 16km/h. Sur ce point de vue il y a encore de la marge, marge que j’espère rogner avant les championnats régionaux de cross-country qui auront lieux dans deux semaines. Quelques minutes de footing de récupération en regardant la course des copains… La course junior homme et le cross long femme sont en parallèle, deux victoires pour le HAC Athlétisme, what else? Super journée!

Mes 3 enfants font de l’athlétisme et forcément, la saison d’hier se fait dans la boue des cross. Je suis admiratif de cette épreuve : gérer la rapidité sans se griller ! Il faut vraiment aimer… Félicitations pour ta course !