Le pouvoir du cerveau : Entraîner son mental !

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Le pouvoir du cerveau : Entraîner son mental !
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Salut les Addicts ! Je ne sais pas vous mais moi je suis fasciné par le corps humain, ce qu’il est capable de réaliser, d’endurer. Car en course à pied on lui en fait voir des vertes et des pas mûres, on pousse notre corps à bout pour réaliser nos performances, pour progresser. Le corps peut donc faire beaucoup de choses mais il y a une condition : que le cerveau l’accepte ! En course à pied, on ne se bat pas contre les autres, on se bat contre soi même, il faut donc entraîner son mental pour y arriver.

Le cerveau comme moteur du dépassement de soi

Notre cerveau a tous les pouvoirs sur notre corps. Il contrôle tout, c’est pourquoi entraîner son mental en course à pied est si important. Pour illustrer ce propos, il y a une citation que j’aime beaucoup. Elle vient d’un athlète que j’ai beaucoup apprécié étant jeune, le kenyan Paul Tergat aujourd’hui retiré des pelotons. “Se demander si on peut pousser plus : la réponse est oui.”

entraîner son mental pour tout donner en compétition

Entraîner son mental pour dépasser ses limites

Il n’y a pas de limite à la progression. Car quand bien même on atteint son palier physique (ce que peu d’entre nous atteindront un jour, nous ne nous entraînons pas comme des professionnels !), l’aspect mental peut encore permettre de progresser. Le mental, ça se travaille, sur des gros entraînements, mais surtout sur les compétitions. C’est à force de se confronter à nos limites mentales qu’on peut les repousser et se rendre compte qu’on peut toujours aller un peu plus loin.

Avant de poursuivre, je précise que ce type d’attitude est hyper important sur les compétition et certains entraînements ou l’intensité est vraiment forte. Par contre, il ne faut surtout pas avoir cet état d’esprit sur les footings qui doivent rester lents pour être efficaces : Cliques ici pour en savoir plus sur le footing lent.

Notre cerveau nous rend faible face à la douleur

Se dire qu’on a mal, qu’on ne peut plus, que c’est trop dur, qu’on a envie d’abandonner… C’est la réaction facile à la difficulté, à la douleur qui paralyse petit à petit notre corps, aux impacts qui rendent nos muscles durs comme du béton, à l’hypoglycémie naturelle de l’effort de longue durée… Et puis c’est ce que notre cerveau veut nous imposer, donc c’est tout à fait normale d’être dans cet état de doute !

Je crois qu’à chaque course il y a un moment où on commence à penser négatif. Si vous êtes compétiteur, je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Ce moment où on est sur la brèche, où tout peut basculer. Quand on est proche de ses limites, qu’on attaque un record personnel, ou des distances encore inconnues… C’est forcément dur ! Arriver à cet état où le mental pourrait lâcher n’est pas si étonnant.

Le pouvoir du cerveau : Entraîner son mental !
Séance de côte, l’entraînement au mental par excellence !

Entraîner son mental pour ne jamais lâcher !

En fait c’est le moment clé de n’importe quelle course, la pire erreur serait de commencer à lâcher à ce moment. Quand on est facile, qu’on prend son pied, la course c’est génial. Si on n’est pas compétiteur, on peut chercher à garder cette facilité où le plaisir est roi, c’est tout à fait louable ! Mais si le but avoué est de donner le meilleur de soi, de faire le meilleur chrono possible, il ne faut pas se voiler la face, ça demande plus que ça.

Quand on arrive à ce moment de la course où le physique semble montrer ses limites, c’est en fait le cerveau qui veut nous limiter. Si on le laisse faire, on est perdu, il faut alors que notre force mentale prenne le relai. Il faut absolument sortir de cette stratégie de refus de la difficulté que notre cerveau veut nous imposer. Combattre cette idée reçue qu’on est cramé, qu’on ne peut plus avancer et qu’on doit abandonner ou se trainer jusqu’à la ligne d’arriver. Si vous doutez de mes propos, revenez à la citation en début d’article ! 😉

Utiliser le pouvoir du cerveau pour progresser

Le meilleur moyen de combattre ce moment difficile ? Focus ! Essayez simplement de vous recentrer sur vous même, de mettre de côté ce que le cerveau veut faire passer comme message. Concentrez-vous sur votre foulée par exemple, sur la sensation de chaque impact au sol. Ça peut aussi être sur votre respiration mais le principal est d’arrêter de penser au fait que c’est dur. Ça ne durera sans doute pas longtemps mais à chaque fois que les pensées négatives reviennent, prenez en conscience et passez à autre chose.

Et pourquoi pas accélérer ? Oui ça semble un peu fou, oui c’est extrêmement difficile et oui ça ressemblera sûrement plutôt à ne pas ralentir. Mais oui on peut accélérer, juste un peu pour se remettre dans le bon sens. Pour contrer cet état d’esprit négatif qui essaye de prendre le dessus. De toute façon ça fait mal, c’est dur ? Autant que ce soit dur pour quelque chose ! Se mettre l’objectif de suivre quelqu’un qui nous double et est légèrement plus rapide est une stratégie parfaite, c’est “plus facile”.

Impossible d’y arriver sans réveiller votre âme de guerrier, ça demande d’aller chercher de l’énergie au plus profond de soi, aller dans ses derniers retranchements. On parle ici du dernier quart d’une course, même moins. Car cette sensation va crescendo. Plus on se rapproche de la ligne d’arrivée, plus on est cuit. Pourtant plus elle est proche, plus on peut se donner car l’incertitude diminue, petit à petit on sait qu’on va y arriver, qu’on ne peut plus lâcher. La preuve, on arrive même souvent à sprinter dans la dernière ligne droite…

Ah, c’est beau le cerveau ! 🙂

Rendez-vous sur l’article “comment se dépasser en compétition” pour plus d’astuces pratiques et mieux finir vos courses !

Athlète touche à tout, de l’athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon.
Autodidacte passionné des méthodes d’entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise “S’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux” pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !
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18 COMMENTS

  1. Vous étes un grand inspiration pour moi, d’aimer courir. J’ai un petit blessure, en ce moment mais ce sera bon dans quinze jour, J’espere!! Quels sont votre PBs??

    J’ai 22 ans.
    Mes PBs: J’ai 4:50 pour le Mile, 9:31 pour le 3,000m a l’intérieur et 16:47 pour 5,000m.
    Comme vous le voyez, je suis nul en francais, mais je le pratique 🙂

    • Bonjour et merci pour ton commentaire !! 🙂
      Quand je faisais de la piste je faisais 2’05 sur 800m et 4’20 sur 1500m. Maintenant je suis à 1h17 au semi-marathon et j’ai un 10km à la fin du mois pour voir mon niveau surcete distance ! 🙂
      Merci d’avoir commenté et n’hésite pas à pratiquer encore ton français ici ça me fera plaisir d’y répondre !!
  2. Attention tout de même à écouter les signes donnés par le corps.
    Les muscles qui tirent, l’essoufflement, pourquoi pas une lassitude, on peut continuer jusqu’à un certain point.
    Par contre, si le cœur s’emballe trop, un mal au crâne qui persiste, une énorme sensation de soif ou autre… Faire vraiment gaffe.
    A la fin de beaucoup d’épreuves on apprend que certaines personnes ont fait des malaises.
    Pour la plupart, c’est pas forcément tragique mais ça peut le devenir. D’ailleurs, même les personnes ayant subit une déshydratation pas forcément grave peuvent avoir ensuite des difficultés à se remettre à courir….

    Alors se dépasser, oui, mais s’écouter, encore plus !

    • Salut
      Je dirais oui et non. Tout dépend de qui on parle. Un coureur expérimenté saura faire la différence entre une douleur due à l’intensité de l’effort et au dépassement de soi. Il saura se dire que quelque chose cloche par rapport à ses sensations habituelles, il s’écouter a donc naturellement. Un sportif amateur qui ne connaît pas par contre doit en effet faire attention.
      Pour les coureurs qui se connaissent qui ont de l’expérience et qui cherchent à progresser, le jour J s’écouter c’est assurément ne pas exploiter son potentiel. On est des millions dans le monde à nous dépasser, aller chercher avec notre mental ce surcroît de performance qui fait un record personnel, c’est l’essence même du sport.
      Si je ne cherche plus à me dépasser, à aller au-delà de ce que je pense être mes limites actuelles, autant que j’arrête la compétition tout de suite, ça ne m’intéressera plus ! 🙂
  3. salut niko je me présente arnaud 33 ans 10 de basket dans les jambes et depuis fin janvier 2016 me suis mis au running et depuis je te suis je trouve tes articles vraiment interésant .
    J ai fait ma 1 er course le 27.03.2016 11.900 km en 1h 03.33 avec le soutien de mon compagnion de sortie mon grand frere qui ma aidé a depassé mes limites .
    Du coup semi marathon programmé en 2017 et marathon prévu et 2018 .
    Mercredi 27.04.2016 j ai battu mon record sur 10 km en 49.49 et c est la que je te rejoint je ne me suis pas ecouté pourtant mon esprit m’a attaqué a partir du 7ieme mais j ai continué a me parlé en me disant que voulant terminé un jour un marathon c est n ai pas en etant faible j ai fini dans le dur certes mais reussie sur une petite distance” mais je l ai fait ..
    Au plaisir de te lire ..
    arnaud
    • Merci pour ton commentaire !
      Notre cerveau est le premier à vouloir nous détourner de la difficulté au final… En refusant de ralentir, on se rend compte de notre capacité à décider, à être pus fort que cela. C’est gratifiant en plus à l’arrivée d’avoir réussi ça ! Bravo ! 😉
  4. Toujours plein de bons conseils sur ce blog … !!! Runneuse débutante je lis tes articles par ci par là et je tenais à souligner ton idée d’accélérer quand ça devient difficile car je l’ai fait ce matin par colère ! Colère contre moi même de toujours lâcher et ne pas suffisamment progresser à mon goût. Alors oui, le mental, ce fichu cerveau qui nous fait tout voir 😉 et oui accélèrer peut remettre les idées en place au bon moment !!
    Merci de nous faire partager toute ton expérience !!
    • Merci ça fait plaisir à lire !!
      Tu as bien testé cette idée d’accélération, elle prouve que le fait de ralentir est souvent plus lié au mental qu’au physique en lui même. Évidemment ça ne marche pas tout le temps, parfois on est juste déjà au max ! A force on est capable de reconnaître quand on est à la limite physique qui va nous faire craquer si on accélère ou juste mentale ! 🙂
  5. Bon, à ma prochaine sortie, dès que cela deviendra difficile (et ça l’est souvent quand on n’a pas de mental comme moi) j’accélérerai au lieu de me lamenter. Deux ans de course à pied sans voir mon niveau s’améliorer car je baisse les bras dès que cela devient difficile et pourtant j’aimerais aller au bout de moi-même!
  6. Article super intéressant merci beaucoup ça m’aidera pour mon semi!
    Toute novice en course à pied, je ne courrais pas y’a 5 mois meme si sportive! Je me suis mise à la course à ped avec un coach qui fait du fractionné et je deviens accroc, du coup 10 km en janvier en 56mn et semi prévu début avril! Je me prépare au mieux j’en suis à ma deuxieme course longue….
    Tes articles sur l’endurance fondamentale sont trés intérssant j ai fait presque toutes les erreurs de débutante déjà!!!
    • Salut !
      J’espère que tu penseras à moi après le 15ème kilomètre de ton semi !! À partir de là le pouvoir du cerveau peut clairement (si le physique est encore correct) nous fait aller chercher un record perso ou sombrer dans la déchéance jusqu’à la fin de la course ! 🙂
      • Hello Niko,
        J’ai fait mon semi en février c’était génial, je me suis beaucoup beaucoup entrainé (trop je pense) mais c’était devenu un besoin…depuis le semi j’ai moins envie de courir et j’ai calmé le sport, je fais plus de yoga, pilates.Je suis super triste j’éspere que l’envie de courir reviendra, je veux que ça reste un plaisir donc je ne me force pas. Je pense que j’ai été très fatiguée après le semi, maman de deux enfants dont un bébé je m’étais mis beaucoup de pression, c’était MON challenge et étant sportive je faisais 6-7h de sport par semaine (de toutes sortes). J’ai eu pleins de douleurs vers la fin, le genou, des contractures….
        Bref pour l’instant je privilégie les sports doux mais j’espere vraiment retrouver l’envie de courir, je fais un 10km en avril en plus je m’étais inscrite il y a longtemps….Je pense que j’ai fait des erreurs à mal m’entrainer et je paye un peu les pots cassés maintenant!!!
        • Salut !
          Déjà bravo pour avoir réussi ton défi ! Maman ce n,est pas simple de tout gérer !!
          Pour tam otivation actuelle uen chose que je epux te dire est que après une grosse course moi aussi j’ai souvent un down. Mais à un moment je ne m’écoute pas et j’y vais sur quelques séances et la motivation d’elle même revient à coup sûr ! 🙂
          Pour reste motiver il faut se planifier des objectifs, ¸a aide vraiment : Tu peux regarder mon article sur la motivation à courir ici : http://www.running-addict.fr/conseil-running/comment-se-motiver-pour-courir/
          Et aussi un conseil : si tu peux maintenir un tout petit peu de course ça t’aidera à ne pas perdre le niveau que tu as bataillé pour atteindre, j’en parle ici ( http://www.running-addict.fr/conseil-running/sameliorer-en-course-a-pied-regulier/ ) mais pour progresser, la régularité est hyper importante, mieux vaut faire un peu régulièrement que beaucoup puis plus rien !
          Bref dans tous les cas bon courage pour la suite j’espère que ça va revenir !
          • Merci beaucoup pour ta réponse, ça fait du bien de savoir que ça t’arrives aussi avec ton niveau!
            Tu me donnes envie de me booster et de ne pas lacher sans m’entrainer autant qu’avant!
            J’ai un 10 km le 9 avril à Nice, de toute manière faut pas que je lache!!!
  7. Article super intéressant et merci pour tout les articles que tu mets sur ce blog.
    Concernant ton article j’ai une question. Je pratique du sport toute la semaine (Zumba 2h, crossfit 20min par jour et donc reprise course à pied 2 ou 3 fois par semaine).
    J’ai repris la course à pied après 1 an d’arrêt. La reprise est très dure, mon souffle ne me suis pas.
    Je monte assez vite en pulsation et n’arrive pas à réguler celle ci, du coups des points de côté surviennent durant la course. J’ai un 10km dans 1mois et 1 semaine et je perds espoir d’y arriver et de ne pas progresser assez vite. Pourtant la motivation je l’ai car je l’ai déjà fait.
    Le mental je veux bien le pousser mais des fois impossible de faire autrement que d’écouter son corps.

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