La ligne d’arrivée, si belle et si cruelle

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La ligne d'arrivée, si belle et si cruelle
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La ligne d’arrivée des courses est aussi belle qu’elle est cruelle. Fort à parier que pour tous, elle représente le moment d’une course le plus intense en émotion. Cette phase finale d’une course est celle où on passe par tous les états. Celle où la fatigue est telle qu’on a parfois du mal à se rappeler précisément de ce qui s’est passé pendant ce laps de temps. Mais c’est pour cela qu’on court, pour la beauté de ce court moment qu’est le passage de la ligne d’arrivée d’une course.

Les derniers kilomètres avant la ligne d’arrivée…

C’est dur, très dur, c’est au mental que ce joue le dernier quart de course. À ce moment, on ne se bat pas pour accélérer mais simplement pour ne pas ralentir. On se bat contre son propre cerveau qui ne demande qu’à arrêter, contre ses jambes qui brûlent et crampent de douleur. Mais il faut combattre, simplement pour se dépasser, aller au bout de soi-même jusqu’à la ligne d’arrivée.  Il faut savoir se battre, se sortir les tripes, aller toujours un peu plus loin que ce que l’on imagine possible, dicter à notre corps la marche à suivre par notre seule volonté.

La fin de course est dure certes, mais plus dure elle sera, plus loin on aura réussi à aller loin dans son effort, plus le sentiment de satisfaction en passant la ligne en sera grand.

>> Comment se dépasser en compétition

Semi marathon de New York 2016

Passer la ligne d’arrivée c’est entrer dans un autre monde.

Tout s’arrête d’un coup, c’est brutal, le corps et l’esprit se relâchent, c’est toujours très intense en émotions. Entre énorme satisfaction d’avoir réussi ce combat et les puissantes douleurs qui en résulte, c’est un sentiment indescriptible à celui qui ne l’a pas vécu. Après avoir réussi à maintenir un gros rythme de course jusqu’à la ligne d’arrivée, chaque pas semble alors instantanément être devenu un calvaire, voire devenu impossible.

Avez vous déjà expérimenté la crampe généralisée ? Quand tout vos muscles décident de cramper en même temps ? Je vous le conseille, c’est un must en terme de dépassement de soi ! Et je n’aborderais pas la nausée, la vision floue, les vertiges et autre petites perles dont les coureurs raffolent après une course ! 😉

Pour autant, c’est une certaine euphorie qui nous envahit. On devient en quelque sorte indestructible, insensible à ce qui arrive. On peut avoir toutes les douleurs du monde, ne plus tenir debout et donner l’impression d’être à l’article de la mort, on est heureux. Ce bonheur simple qu’on a été chercher par nous-même, juste à la force de ses jambes, de son coeur et de son mental.

La ligne d'arrivée, si belle et si cruelle

Vous trouverez sûrement ces propos un peu maso, mais malgré cette douleur intense ce sont ces moments que je trouve les plus jouissifs. Quand on se retrouve à avoir des crampes dans chacun des muscles que nos jambes comptent, qu’on voit que la personne à côté de nous est dans le même état, qu’on réussit à faire un sourire pour la photo officielle, qu’on ne sort de je-ne-sais-où et qu’on erre dans l’aire d’arriver pour récupérer mais aussi et surtout en profiter !

Ah cette ligne d’arrivée… Elle nous en fait voir de toutes les couleurs ! 😉

Athlète touche à tout, de l’athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon.
Autodidacte passionné des méthodes d’entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise “S’entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux” pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !
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Athlète touche à tout, de l'athlétisme à la route en passant par le trail et même le duathlon. Autodidacte passionné des méthodes d'entraînement, je suis mon propre coach depuis 6 ans et applique ma devise "S'entraîner sérieusement sans se prendre au sérieux" pour progresser tout en prenant un maximum de plaisir !

8 COMMENTS

  1. ah lala , j’ai eu la chaire de poule en te lisant ! c’est tellement un état d’inconfort total, et c’est clair on ne fait que tenir..moi j’essaye de ne pas “tomber” dans l’anxieté, parfois c’est ce qui m’arrive quand je souffre ! c’est là que je me rappelle que je suis là que pour moi et grâce à moi!
    • ça fait plaisir de lire ça, j’ai réussi à faire passer les émotions que je peux ressentir en fin de course et qu’on ressent tous j’imagine ! 🙂
  2. Très bel article!! On connait cette ligne d’arrivée mais différemment (bon après un 400m nous sommes dans le meme état! ça compte ?! haha) … un jour on espère prendre le départ d’une course longue pour connaitre la vraie ligne d’arrivée! 🙂
    • Ahah ! 😀
      Ayant connu “les deux mondes” je décrirais la ligne d’arrivée de la même manière, que ce soit sur un 400m ou un marathon. Les efforts sont différents, sur un 400 ou un 800m, tout est accéléré, tout est ultra intense… Mais dans le fond la ligne d’arrivée d’une course est toujours loin, toujours dure à atteindre… 100m c’est rien ? Mais sur un 400m c’est une montagne que de parcourir la dernière ligne droite…
      Bref, merci d’être passé ! 😉
  3. Je te rejoins complètement sur ta description! C’est un espèce de feu d’artifice de sensations physiques et psychologiques, comme un état second… et comme tu le dis très bien, on en garde souvent un souvenir un peu flou. C’est comme un mélange de douleur et d’excitation quand la ligne d’arrivée apparait au loin avec les gros chiffres du chrono qu’on n’arrive d’ailleurs même plus à lire! Que c’est bon, c’est sans comparaison!
  4. Super, ca donne la chair de poule de lire tout ca !!! Ca me rappelle la ligne d’arrivee de mon premier semi en mai… Sauf que j’avais personne pour le partager : mes amis couraient le 10 km ! Un peu triste du coup !!!
    Pour mon 2eme semi en decembre, famille et amis devraient m’accueillir, ca risque de faire la difference !!! 😛 J’ai hate !

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